Cette page comprend des hommes nés au Wyoming et d'autres qui n'y sont pas nés mais ont marqués l'histoire ou ont des liens étroits avec l'État du Wyoming à un moment donné.
Vous trouverez les noms suivant sont ci-dessous; Willie Nickell, David Edward Jackson, Elijah Nicholas Wilson et son frère Sylvester Wilson, Ela Collins Waters, Sam Stewart alias Bronco Sam, Phillip Mandel, William Crout, Nathaniel Kimball Boswell, Tim McCoy, Victor Arland, Jacques La Ramée, Bath Family, Asa Mercer, John Colter, Jules L. Lamoreux (ou Lamoureux) et sa femme Women Dress, James Cash Penney, Hiram Martin Chittenden, Robert L. Foote, John H. "Johnny" Owens, Winfield, John B Okie, Dare Castle, William Alexander Carter, Alexander H. Swan, David D. Dare, James Smith, Martin Ringo, Abraham Archibald Anderson, les 3 frères George Luther Willson, Eugene Bigelow Willson et Edmund B. Willson, Eugene Amoretti, Billy et Anna Miller, Ernest Hemingway, Edward Gillette, Elling William Gollings, Charles DeMaris, McGrath Family, Byron Francis Wickwire, Verna Keayes, James Bordeaux, Elmer Floyd Lovejoy, Frank Wilhelm Freund, William H. Zindel, la triste histoire des familles Kelly et Larimer, Philetus Walter Norris, les 2 frères August et Charles Trabing, William Frackleton, George D. Rainsford, Otto Frank, Simon Durlacher, Frank Stillman Lusk, La Morris Family.
Willie Nickell (01/07/2026)
Jeune garçon de 14 ans assassiné par Tom Horn suite à une dispute entre adultes. Je ne reviendrai pas sur les détails de la vie de Horn, je l'ai fait il n'y a pas si longtemps.
L'histoire date des années 1880, le Wyoming, désormais envahi par les colons qui élèvent des moutons. Il y a eu la guerre du comté de Johnson entre éleveurs et riche ranchers qui élèvent du bovin.
Certains colons introduisent des moutons dans les pâturages et entraient souvent en conflit avec les barons du bétail.
Il a eu plusieurs meurtres, les riches éleveurs ayant engagés l'assassin Tom Horn pour régler le problème. Les meurtres de colons étaient monnaie courante à cette époque. Là non plus, je n'entrerai pas dans le détail de la guerre du comté de Johnson.
Kels Powers Nickell, le père du jeune Willie, faisait partie du problème à résoudre.
L'un des barons du bétail est John Coble et il a un différent avec l'éleveur de moutons, Kels Powers Nickell.
Une querelle entre les 2 hommes avait dégénéré peu avant l'arrivé de Tom Horn.
John Coble et Kels P. Nickell en sont venus aux mains à la gare d'Iron Mountain. Le riche éleveur a menacé Nickell de mort s'il ne quittait pas la ville immédiatement et durant la dispute, John Coble sort son pistolet, mais Kels Nickell a été plus rapide et sorti son couteau Bowie et poignarde Coble à l'abdomen. La blessure n'est pas mortelle, mais l'incident est que John Coble engage un tueur à gages afin d'en finir.
La famille Nickell est installée dans mon Wyoming depuis une quinzaine d'années, après avoir quitté le Kentucky.
Kels P. Nickell ne s'est pas fait que des amis. A son arrivée, il a construit un barrage sur sa propriété, privant d'eau plusieurs ranchs. Il a été poursuivit en justice par plusieurs éleveurs et a dû payer une amende de 500$. Il avait aussi come ennemi, une famille voisine, les Mahoney.
Beaucoup de résidents de la région souhaitaient son départ.
Tom Horn est embauché pour régler le problème Nickell et commence à harceler la famille Nickell. Pendant quelques semaines il scrute le moindre mouvement de Kels P. Nickell. Ses habitudes, l'heure a laquelle il quitte son ranch, ce qu'il fait, ou il va etc.
Le 15 juillet 1901, Tom Horn rend visite aux voisins des Nickell, les Miller, et constate que eux aussi détestent Kels P. Nickell.
Le lendemain, Tom Horn tire de loin, comme a son habitude, à plus de 180 mètres de distance, sur Kels P. Nickell qui reçoit une balle dans le bras. Chose inhabituelle pour Tom Horn qui ne rate jamais sa cible.
Kels P. Nickell réussit à s'enfuir et se réfugie dans son ranch ou il se fait très discret pendant quelques temps. En attendant, c'est son fils Willie qui est chargé de faire le travail de son père.
Le matin du 18 juillet 1901, Willie Nickell part faire le travail de son père, qui lui donne son manteau, son chapeau et son cheval.
Le tueur qui attend tapi ans l'ombre, bien caché et quand il aperçoit le cavalier, tire et cette fois ci ne manque pas sa cible.
Le jeune Willie Nickell, 14 ans, est abattu alors qu'il ouvre une clôture près d'Iron Mountain. Son corps est retrouvé 3 jours plus tard.
Le ranch de Kels P. Nickell est le seul élevage de moutons de la région, et le meurtrier, Tom Horn, a pris Willie pour son père.
Comme d'habitude, le meurtrier a un alibi, un employé du ranch de John Coble l'a vu au ranch de ce dernier au moment du meurtre.
Par conséquent, c'est son voisin, Jim Miller et ses fils, Victor et Gus
sont d'abord soupçonnés du crime, incarcérés le 7 août et libérés sous caution le lendemain.
Plusieurs moutons, entre 60 et 80, appartenant à Kels P. Nickell, sont mutilés ou tués par balles ou à coups de bâton au début du mois août 1901 et quelqu'un tire à nouveau sur Kels, et le blesse.
Finalement, après plusieurs mois d'enquête, les soupçons se portent sur Tom Horn.
Le marshal adjoint des États-Unis, Joe LeFors, soupçonne Tom Horn d'être le meurtrier du jeune Willie Nickell et met au point un plan pour le piéger. En janvier 1902, il attire le cow-boy dans son bureau de Cheyenne avec la promesse d'une offre d'emploi de la part d'éleveurs du Montana à la recherche de gros bras.
Joe Lefors l'interroge et le manipule, tout en lui servant a boire et oriente la conversation vers le meurtre du jeune Willie Nickell.
Tom Horn parle librement et ignore qu'il s'agit d'un piège. Dans la pièce adjacente, John LeFors a placé un témoin crédible et un sténographe judiciaire pour retranscrire la conversation.
C'est ainsi que John LeFors obtint des aveux compromettants de Tom Horn qui sera incarcéré et pendu le 20 novembre 1903 pour le meurtre de Willie Nickell.
Avec le temps, certains historiens affirment que Tom Horn a tué Willie Nickell par accident, le prenant pour son père. En revanche, d'autres estiment que Tom Horn ait été délibérément condamné pour un crime qu'il n'a pas commis par des citoyens du Wyoming, attirés par un désir de vengeance.
Je suis allé trainer du côté de Iron Mountain, au Nord de Cheyenne. Mais c'est dommage, il devrait y avoir un marqueur ou un petit monument pour le jeune garçon. Hélas, il n'y a rien et on ne peut approcher, c'est sur un terrain privé.
David Edward Jackson (26/06/2026)
Les Jackson sont connus à notre époque, David certainement le moins, mais dans la famille il y a son père, Edward Jackson, et son oncle, George Jackson, qui servent tous 2 comme officiers de la milice de Virginie durant la guerre d'Indépendance américaine, ensuite, son neveu le général confédéré Thomas J. Stonewall Jackson et Andrew Jackson qui a été le 7e président des États-Unis du 4 mars 1829 au 4 mars 1837. Certains disent qu'il n'a aucun lien de parenté avec le président, mais d'autres affirment qu'ils étaient cousins.
David Edward Jackson est né à Buckhannon, en Virginie, le 30 octobre 1788. Son père, Edward et sa mère Mary étaient une famille influente et fortunée, qui comptait 4 enfants, David, Jonathan (1790–1826) et Rachel (1792–1835). Au décès de sa mère le 17 avril 1796, David n'a que 8 ans. Son père, 3ans plus tard, épouse le 13 octobre 1799, Elizabeth Wetherholt avec qui il aura 7 enfants, Catherine (1800–1876), Cummins Edward (1802–1849), James (1805–1872), Eliza (1807-1849), Margaret (1812–1841), Edward (1817–1848) et Andrew (1821-1867), le demi-frères et sœurs de David.
David fait ses études à la Virginia Randolph Academy et fait l'apprentissage du commerce, de l'agriculture, de la chasse et de l'arpentage auprès de son père.
Il a 21 ans, en 1809, et épouse Juliet, née en 1783, avec qui il aura 4 enfants, Edward John, né le 31 juillet 1810, William Pitt, né le 5 janvier 1812, Nancy, née en 1814 et Mary, née en 1816.
Il participe à la guerre de 1812, qui oppose les jeunes États-Unis à la Grande-Bretagne dans un conflit sur la reconnaissance des droits commerciaux et politiques américains, il devint enseigne (dont le grade équivaut à celui de lieutenant) au 19e régiment d'infanterie de Virginie et participa à la bataille de La Nouvelle-Orléans le 8 janvier 1815 en Louisiane.
Par la suite, David s'installe avec sa famille à Sainte-Geneviève, Missouri, où il se consacre à l'agriculture et les entreprises locales.
Au printemps 1822, il lit une annonce dans un journal du Missouri qui l'intéresse fortement. On recherche 100 jeunes hommes, guides, chasseurs, trappeurs et explorateurs pour la Rocky Mountain Trading Company de William Ashley et Andrew Henry afin de remonter le fleuve Missouri jusqu'aux montagnes Rocheuses.
Son épouse Juliet ne cache pas sa désapprobation, mais David y voit une très bonne opportunité d'explorer l'Ouest et de faire fortune.
Malgré l'opposition de sa femme, il rejoint la compagnie, ainsi que de nombreux hommes connus, Jim Bridger, William Sublette, Thomas Fitzpatrick, Jim Beckwourth, Robert Campbell et Jedediah Smith.
Sa femme et ses enfants restent en Virginie à l'attendre. Ce travail devait durer 1, 2 ou 3 ans maximum, mais l'expédition que l'on appelait souvent "Les Cent d'Ashley" durera 8 ans.
Durant son absence Juliet a joué un rôle dans le maintien de la stabilité du foyer pendant les longues absences de son mari pour les expéditions de commerce de fourrures, gérant les affaires de la famille dans le Missouri pendant qu'il s'aventurait dans les montagnes Rocheuses.
Petite anecdote; Le premier conflit entre soldats Américains et Amérindiens de l'Ouest. Le 2 juin 1823, alors que le groupe de William Ashley se trouve dans l'actuel Sud Dakota, des guerriers Amérindiens Arikara attaquent l'expédition. L'armée américaine riposta, donnant lieu à ce que l'on appelle aujourd'hui la guerre Arikara.
En 1826, David Edward Jackson, William Sublette et Jedediah Smith rachetèrent les parts d'Ashley dans la société Ashley-Smith et continu leur travail sous le nom de la Smith, Jackson and Sublette. Les 3 associés en profitent pour engager de nouveaux trappeurs, tels que Jim Bridger, Joe Meek, Kit Carson et Robert Newell.
Une aventure de 8 ans, le conduit a faire des aller/retour et revenant à chaque fois vers les Tetons. Une belle aventure mais semée d’embûches, notamment de conditions météorologiques difficiles, c'est une époque ou nombre de trappeurs périssent dans les conditions de vie rudes des montagnes Rocheuses, ou assassinés par des concurrents ou des tribus Amérindiennes qui ne se laissent pas faire face à l'envahisseur. La concurrence aussi est présente avec des compagnies commerciales canadiennes, britanniques et françaises.
David Edward Jackson subissent souvent de lourdes pertes, leurs peaux de castor étant fréquemment volées.
David revient souvent dans la vallée des monts Teton où il avait établi son propre territoire de piégeage. C'est ainsi que son ami William Lewis Sublette finit par baptiser la vallée "Jackson's Hole". Hole, parce qu'il trouve que c'est un trou perdu et Jackson en l'honneur de son ami David Edward Jackson.
David n'a pas piégé que du côté Est de la vallée, il passait aussi sur l'autre versant de la montagne, dans l'Idaho, un endroit appelé Pierre Hole. Nommée en l'honneur d'un trappeur du début du XXe siècle un certain "Le Grand Pierre Tivanitagon", qui prospéra dans ces contrées sauvages jusqu'à ce que les implacables Pieds-Noirs l'abattent durant l'hiver 1828.
David Edward Jackson passe l'hiver 1828-1829 parmi les Amérindiens Flathead et explore la région qui porte désormais son nom, Jackson Hole. Travaillant dans les montagnes Rocheuses de 1826 à 1830, il gagna le surnom de "Roi des Tetons".
David retourne le plus souvent possible dans la vallée des grands Tetons où il avait établi son propre territoire de piégeage qu'il appelait son chez lui.
David Edward Jackson, William Sublette et Jedediah Smith ont réalisé un bénéfice important en 1830 et revendent leurs parts à un groupe de leurs trappeurs, Thomas Fitzpatrick, James Bridger, Milton Sublette (jeune frère de William), Henry Fraeb et Jean Baptiste Gervais qui créent la Rocky Mountain Fur Company.
Durant son périple dans l'Ouest est Jackson Hole, David à participé au Rocky Mountain Rendezvous. Le rassemblement annuel, organisé entre 1825 et 1840 chaque printemps ou été. Les trappeurs, les montagnards et même les Amérindiens y vendaient leurs fourrures et peaux et renouvelaient leurs provisions.
Une grande fête ou le whiskey coule en abondance. Tous étaient les bienvenus, trappeurs, Amérindiens, montagnards mais également les femmes et les enfants de trappeurs, ou des prostituées, des voyageurs et, par la suite, des touristes, qui venaient parfois d’aussi loin que l’Europe pour assister aux festivités.
Tout au long de ces expéditions, David E. Jackson a géré des rencontres amicales avec des groupes Amérindiens, Shoshone et Crow, négociant des échanges et des alliances. Mais aussi survivre aux attaques des Blackfeet hostiles et a quelques Crows pillards qui, en 1825, ont volé 17 chevaux au groupe de David.
David Edward Jackson retourne dans sa famille et investit dans l'exploitation minière et la métallurgie et gère ses affaires personnelles et celles de son frère George, décédé le 26 mars 1831.
Mais le gout de l'aventure le rattrape et début avril 1831 il retourne à Saint-Louis pour retrouver ses 2 associés, William Sublette et Jedediah Smith pour un voyage commercial à Santa Fe, visant à échanger des textiles, de la quincaillerie et des couverts contre des mules et d'autres biens.
A cette époque, le Nouveau Mexique et alors sous contrôle espagnol. Un convoi de plus de 20 chariots et environ 70 hommes et animaux quitte Saint-Louis le 10 avril 1831. Afin de gagner du temps, le groupe décide de prendre le raccourci de Cimarron, au risque de ne pas trouver d'eau pendant 2 jours. Jedediah Smith quitte seul le convoi le 27 mai afin de trouver de l'eau. Ils ne le reverront plus jamais.
La caravane poursuivit sa route, ignorant pourquoi il ne revient pas et espère le retrouver un peu plus loin.
Affrontant des conditions désertiques de plus en plus difficiles, soif extrême, chaleur torride, poussière et la nourriture qui diminue mettent à rude épreuve l'endurance des hommes et animaux.
David et son convoi arrivent au Nouveau-Mexique le 4 juillet 1831. Ils visitent un marché et trouvent un marchand mexicain qui vend plusieurs effets personnels de Jedediah Smith.
Ils questionnent le marchand à ce sujet, qui leur indique que des Comanches avaient tué Jedediah Smith et qu'il avait échangé les affairent de Smith auprès d'une bande d'Amérindiens.
Malgré leur tristesse émotionnelles David et William Sublette réussissent à commercer et échangèrent des biens contre des mules et de l'argent.
Suite au succès de ses ventes à Santa Fe, David E. Jackson pense déjà a une nouvelle expédition, mais vers la Californie.
Il s'associe à Ewing Young, qui a déjà fait le trajet entre Santa Fe et la Californie en 1830 et David Waldo, et crée la Jackson, Waldo et Compagnie. L'objectif en Californie et de se procurer des chevaux et des mules auprès des ranchs et missions, les ramener et les vendre au Nouveau-Mexique.
Pour ce voyage, le groupe, est composé de seulement 11 hommes et quitte Santa Fe le 6 septembre 1831 pour atteindre San Diego à la fin de l'automne ils continuent vers Los Angeles ou ils arrivent le 5 décembre 1831, puis remontent vers le Nord jusqu'aux missions de la baie de San Francisco.
Arrivé en Californie , le groupe se sépare par souci d'efficacité, David s'occupe de l'acquisition de bétail auprès des ranchos locaux tandis que Ewing Young cherchait des endroits pour piéger.
Au départ, leur objectif était de réunir entre 1 500 à 2 000 animaux. Mais en mars 1832, leur but n'est pas atteint, ils ont rassemblé environ 100 chevaux et 600 mules.
David emmène une partie du convoi vers Santa Fe au mois de mai, un voyage difficile en raison des crus de la Colorado River. Ewing Young a conservé sa part qu'il transportera plus trad jusqu'en Oregon.
David se rendit ensuite en Californie pour une autre expédition commerciale avant de retourner au Missouri. Après avoir abandonné sa famille pendant si longtemps, il revient, mais ne trouve que son fils William Pitt à Sainte-Geneviève, mais pas sa femme ni ses 3 autres enfants.
Il est âgé de 44 ans, commence à avoir des problèmes de santé, c'est la fin de sa vie de voyageur.
Début 1837, Jackson se rendit à Paris, dans le Tennessee, ou il avait pour mission de tenter de recouvrer une partie de ses investissements.
Malheureusement, David Edward Jackson contracta la fièvre typhoïde. la maladie le diminue et détériore rapidement son état malgré les soins prodigués par le médecin local, le Dr James Porter. Il agonisa pendant plusieurs mois et mourut le 24 décembre 1837 à l'âge de 49 ans.
Plusieurs lieux de l'Ouest des États-Unis portent le nom de David Edward Jackson, témoignant de son importance en tant que trappeur de fourrures dans les montagnes Rocheuses. Rien que dans mon Wyoming, la vallée Jackson Hole, la ville Jackson, Jackson Peak, ou encore Hoback Bassin, une plaine inondable tressée de la Hoback River où se trouve Bondurant, et qui était autrefois connu sous le nom de Jackson's Little Hole.
Les 2 frères Wilson de Jackson Hole.
Elijah Nicholas Wilson (09/05/2026)
Né le 8 avril 1842 à Nauvoo, en Illinois. Ses parents, Elijah (1801–1860) et Martha (1805–1882), étaient des convertis à l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours et parmi les premiers pionniers mormons à partir pour l'Utah.
Elijah à 8 ans en 1850 quand ses parent font le voyage jusque dans la vallée du Grand Lac Salé.
Durant ce voyage, Elijah avait déjà 8 frères et sœurs, Milton Lynch (1828–1898), Eleanor (1833–1882), Melvina (1837–1863), Sylvester (1840–1895), Mary Jane (1846–1908), Martha Jane (1846–1873), Janette (1848–1893) et Harriet (1850–1881).
En 1854, Elijah n'aime pas sa vie à la ferme familiale, et cette année là, à l'âge de 12 ans il quitte la maison attiré par la liberté de la frontière et en quête d'aventure.
J'ai lu également dans un ouvrage, qu'il se disputait souvent avec son frère ainé Sylvester, et que ce serait peut aussi la raison de son départ.
Il voyage vers le Nord et croise une tribu d'Amérindiens Shoshones près de la Bear River qui le capture. D'abord prisonnier, Elijah gagne leur confiance grâce à sa capacité à surmonter les chocs traumatiques et à sa capacité d'adaptation et fut officiellement adopté par la tribu par la mère du grand chef Washakie.
Cette adoption eut lieu lors d'un grand rassemblement dans la région de Wind River, où les coutumes tribales l'ont intégrés par des rituels mettant l'accent sur la loyauté et le partage des épreuves. Parce qu'il avait imité les pleurs des femmes et des enfants, Elijah reçut le nom shoshone de Yagaiki (qui signifie celui qui pleure).
Il apprend leur langue et leurs coutumes, s'immerge dans le mode de vie nomade, devenant un très bon cavalier, apprenant la chasse à l'arc, traquant le gibier à travers les montagnes Rocheuses.
Il participe aussi à des raids tribaux contre leurs rivaux, les Blackfeet et les Crows, apprend des techniques de survie telles que la construction d'abris en peaux de bison et la résistance aux hivers rigoureux sans provisions européennes.
L'adoption par les Shoshones permit à Elijah de découvrir la culture Amérindienne sous un jour nouveau et chef Washakie le traita comme un membre de sa famille.
Il a forgé des liens profonds avec la tribu, même s'il finit par retourner dans la société blanche, il passe environ 2 années avec eux, de 1854 à 1856 et avait acquit une grande notoriété sous le nom de Garçon Indien Blanc.
Elijah reprend une vie d'errance et en 1859, il sert de guide au général Albert Sidney Johnston lorsque qui mène une compagne à la poursuite des Shoshones de l'Ouest en représailles à un raid ultérieur.
Plus tard, selon le récit d'Elijah, lors de cette expédition, l'armée du général Johnston massacre 350 hommes et un nombre indéterminé de femmes et d'enfants. Il est écœurait et quitte ce monde militaire.
En 1860, il a 18 ans, rejoint le Pony Express et profite de son expérience de dressage de chevaux sauvages acquise chez sa famille Shoshone.
Le service du Pony Express exige que les cavaliers parcourent un long parcourt difficile à cheval, relayant le courrier de St. Joseph, Missouri, à Sacramento, Californie, avec des risques liés aux intempéries, à l'épuisement et aux attaques. Il a travaillé dans la division supervisée par Howard Egan, couvrant les stations d'Antelope Station et Spring Valley Station dans le Nevada.
Une petite anecdote; Durant son travail au Pony express, Elijah a été confronté 2 voleurs Amérindiens qui volaient des chevaux à Spring Valley Station.
Il tira 3 coups de feu pour leur faire peur et sans vouloir les atteindre.
Mais un dés pillard, avant de s'enfuir avec les chevaux, le visa avec son arc et Elijah reçu une flèche juste au-dessus de son œil gauche.
Avant de perdre connaissance, 2 employés de la Spring Valley Station, lui ont voulu retirer la flèche mais ont laissé la pointe enfoncée.
Elijah a perdu connaissance, restant dans le coma pendant 18 jours et a été présumé mort.
Les employés ont fait venir le médecin le plus proche, de Ruby Valley, à 60 miles (96km). Le docteur a extrait la pointe de flèche et doutait de sa survie, mais après 6 jours de convalescence, Elijah s'est réveillé, et a ensuite récupéré rapidement.
Malgré des maux de tête persistants et une belle cicatrice au front, il a continué son travail au Pony Express jusqu'à sa fermeture le 24 octobre 1861.
Il devient conducteur de diligence pour l'Overland Stage de Ben Holloday, puis forgeron, gardien de prison, fermier, charpentier-ébéniste, violoniste, commerçant, trappeur et même médecin, en mettant son savoir au service des autres, ce qui témoignait de sa générosité et de son dévouement envers sa communauté, soignant la diphtérie et la variole.
Entre deux, il épouse sa première femme, Matilda Rebecca, le 13 Décembre 1865.
Il s'installa quelques temps à Bloomington, dans la vallée de Bear Lake, en Idaho, puis un peu plus au Nord à Soda Springs, dans l'Idaho, où il devint évêque mormon.
Dans les années 1870, il s'installe au bord de la Fish Creek à Jackson Hole, de l'eau, des poissons, avec la forêt il y a des animaux à chasser.
Il construit une cabane sur le bord du ruisseau, et s'installe, c'est le paradis.
En 1878, il fait venir sa femme Matilda et leur 5 enfants, Matilda (1866–1886), Hannah Louise (1871–1897), Catherine Ann (1874–1923), Sarah Welthia "Etta" (1875–1931) et Nellie (1886–1950).
En 1889, approchant la cinquantaine, Elijah désire faire venir d'autres familles pour s'installer avec lui et sa descendance.
Il repart vers l'Idaho et en chemin, à plus de 370 miles (600km), il croise la route d'un convoi de 6 chariots, bien remplis composés de 5 familles. Nous sommes le 11 novembre 1889.
Dans cette caravane de chariots, il y a son frère Sylvester, sa femme Mary, leurs enfants, ainsi que leur fille mariée Mary Alice et son époux Selar Cheney, et leur fils Ervin, également marié et son épouse Mary Jane.
Pour le convoi, ce n'est qu'un étranger qu'ils invitent à dîner et découvrent peu a peu qu'il s'agit d'Elijah, le frère de Sylvester, disparu depuis 1854.
Elijah leur parle d'une vallée paradisiaque, montagneuse, regorgeant de rivières et ruisseaux riches en poissons, des prairies et des forêts immenses peuplé d'animaux pour la chasse et de vastes étendues de terres libres.
Le groupe de Sylvester décide de suivre Elijah vers ce jardin d'éden si bien décrit et part à travers le col de Teton jusqu'à Jackson Hole.
Le trajet, très accidenté, à pris 14 jours pour seulement 90 miles (moins de 145 kms).
Pourquoi était ce aussi long? Il n'y avait pas de chemin pour venir vers la vallée de Jackson Hole, surtout avec des chariots et pour faire la traversée, Elijah et ses compagnons ont défriché des arbres le long de leur route afin de créer un chemin. Pour traverser les rivières trop profondes et mouvementées, le groupe empilait des bûches et des planches de bois de chaque côté et mettait les chariots au-dessus.
On comprend mieux pourquoi ils ont mis 14 jours pour 90 miles.
Pour la famille d'Elijah et les quelques 28 résidants déjà sur place, cette arrivée fut une surprise. Fin novembre, c'était vraiment très tard dans l'année pour arriver et tenter de s'installer. Le groupe n'aurait pas le temps de chercher un emplacement convenable, ni de ramasser du bois pour construire une maison et se préparer aux fortes chutes de neige de Jackson Hole.
Heureusement les familles furent chaleureusement accueillies par les habitant déjà installés dans de la vallée.
Une ville se forme, et sera nommé Wilson en l'honneur d'Elijah Nicholas Wilson. Bien que certains historiens indiquent que c'est pour son frère Sylvester que la ville porte ce nom. Quoi qu'il en soit, c'est par respect de la famille Wilson.
La route qui traverse Wilson est celle que prend la diligence pour aller vers l'Ouest, ils construisent un grand hôtel, un saloon, magasin général et un bureau de poste qui abrita plus tard le premier magasin de Wilson. Avant que le bureau de poste ne soit créé à Wilson, le courrier arrivait que 4 ou 5 fois par an, grâce a celui qui traversait le col pour se rendre en Idaho pour s'approvisionner, et qui rapportait en même temps le courrier.
Elijah a été le premier président de la congrégation mormone locale, chargé de conduire les services religieux pour aider les pionniers de passages, les éleveurs et les bûcherons de la région et même les Amérindiens.
En 1891, 2 enfants de Sylvester meurent, Sarah Ellen (1879–1891) et Joseph Henry (1881–1891). La famille établi le premier cimetière de la vallée.
La première école de Wilson a eu lieu dans une pièce de la cabane d'Elijah en 1892.
Sa femme, Matilda, est décédée très jeune à l'âge de 51 ans le 10 novembre 1899.
Elijah s'est remarié 7 mois après le décès de son épouse, avec Charlotte Rachel le 15 juin 1900. Elle est née le 4 octobre 1870, à Salt Lake City, Utah. Lui a 58 ans et Charlotte, 30 ans. Avec sa nouvelle épouse il aura encore 3 enfants, Charles Alma "Charley" (1901–1998), Sarah Charlotte (1903–1905) et George (1905–1999).
Par moment je lis qu'il avait déjà une autre épouse, mais je ne trouve rien sur elle.
En se mariant avec sa second épouse, Charlotte Rachel, il pratique la polygamie et fut emprisonné pour concubinage illégal avec sa seconde épouse. En prison, il fabriqua des meubles pour le bureau du directeur.
En vieillissant, Elijah a gagné le surnom affectueux d’Oncle Nick et divertissait les jeunes enfants en leur racontant ses aventures et ses exploits, sa vie de jeune fugitif ou avec ses amis Amérindiens Shoshones, qu'il considéré toujours comme sa famille adoptive, son travail au Pony Express, comment il avait eu cette cicatrice sur le front, son arrivé à Jackson Hole etc.
Elijah a écrit son autobiographie publié dans le livre "The White Indian Boy".
Il décède le 26 Décembre 1915, âgé de 73 ans et fut enterré au cimetière de South Park à Jackson.
Toujours bienveillant envers les Amérindiens, il défendit sans relâche leurs causes et dénonça les atrocités commises à leur encontre. Jusqu'à la fin de sa vie, il resta leur ami et reçut en retour leur amitié.
Aujourd'hui, 2 monuments lui sont dédiés, l'un au cimetière, un monument en hommage à son travail pour le Pony Express, et depuis 1989, une deuxième sculpture à l'occasion du 100e anniversaire de la traversée du col Teton par les premiers pionniers qui amenèrent femmes et enfants à Wilson et on peut voir à gauche du magasin général Hungry Jack's à Wilson, au bord de la Fish Creek.
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Sylvester Wilson (10/05/2026)
Après avoir décrit la vie d'Elijah Nicholas Wilson, l'Amérindien blanc, il est normal que je parle de l'histoire de son frère ainé.
Comme son frère Elijah, il naquit à Nauvoo, en Illinois, mais 2 ans avant, le le 30 janvier 1840. Ses parents sont Elijah (14 février 1801-15 janvier 1860) et Martha (6 septembre 1811-31 octobre 1897). Il était l'un des 13 enfants de la famille et voyage avec elle en 1852, pour participer à la fondation de la ville de Grantsville, dans l'Utah, alors qu'il n'a 12 ans.
Elijah, le père de Sylvester, mourut prématurément en 1860 et Sylvester, qui a 20 ans, le plus âgé des garçons, devint alors chef de famille.
Il est souvent en désaccord avec son jeune frère, Elijah, avec qui il se brouille. C'est là que son jeune frère quitte le foyer familiale pour mener sa propre vie d'errance. (Voir l'article sur Elijah sur le groupe).
Sylvester fait parti d'une famille de mormons et été un homme aux convictions profondes, qui avait la force de caractère et l'ambition de les mettre en œuvre. Il devient d'ailleurs une figure importante de la communauté mormone et s'impose comme un dirigeant influent de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours.
Sylvester rencontre une Anglaise dans l'Utah en 1860, Mary (2 Novembre 1844–18 Juin 1913) et ils se marient le 26 mai 1861 à Cache, en Utah. Ils eurent au moins 12 enfants, 7 fils et 5 filles, Mary Alice (1862–1923), Sylvester Jr. (1863–1864), Ervin (1865–1897), Rebecca Ann (1866–1940), Martha (1868–1937), John Henry (1870–1916), George Abraham (1873–1947), Charles (1875–1949), Elias (1877–1950), Sarah Ellen (1879–1891), Joseph Henry (1881–1891) et Melvina Edna (1886–1952).
En 1870, en sa femme et déjà 6 enfants, il vit à Swan Lake, en Idaho.
En 1878, à 38 ans, il fut envoyé fonder une nouvelle, au bord de la Cottonwood Creek, accompagné de ses frères George, Nick, Chris, Davis et Silas ils furent les premiers à s'installer et fonder une petite ville et lui donne le nom de Wilsonville.
Sylvester obtint le service postal chez lui, dans la cabane qu'il avait construit. Le sac postal destiné à Wilsonville était entreposé dans la fourche d'un peuplier de Virginie jusqu'à ce que Sylvester y construise un vrai bureau de poste en rondins qui a fut ouvert le 26 septembre 1879 et fermé le 18 juillet 1882.
La cabane existe toujours, bien qu'elle ait été déplacée de l'autre côté d'une colline, dans le canyon de Rock Creek. Sylvester était violoniste et a animé les bals.
De 1879 à 1882, il fut maître du bureau de poste de Wilsonville, emploi qu'il quitta avec l'arrivée du chemin de fer.
En 1889, une grave sécheresse contraint nombre d'habitants de Wilsonville à partir. Sylvester ne fait pas exception et vend ses terres et repart vers le Nord.
Le 31 mai 1889, la famille Wilson quitta Wilsonville avec 6 chariots et 80 têtes de bétail et quelques familles qui les suivent. La caravane des Wilson était composée de Sylvester, sa femme, Mary, leurs enfants, leur fille Mary Alice et son époux Selar Cheney, ainsi que leur fils Ervin et son épouse Mary Jane qui était enceinte de 5 mois et devait accoucher en septembre.
Après presque 2 mois de trajet et 400 miles (plus de 640km) plus loin, ils arrivent à St. Anthony, dans l'Idaho, le 23 juillet 1889.
Ils pensaient s'installer sur place et les hommes du convoi installent leur campement et commencent à ramasser du bois pour construire leurs nouvelles maisons.
Quelques temps après, un voyageur arrive et demande s'il peut les rejoindre pour la nuit. Ils partagent leur repas et Sylvester découvre qu'il s'agit de son frère avec qui il se disputait souvent lorsqu'ils étaient jeune et qui était parti vivre sa vie en solitaire. C'est bien Elijah, qu'il n'a pas vu depuis 35 ans.
Elijah leur parle de sa vie et explique qu'il s'est installé dans une vallée fertile et préservée du Wyoming, riche en pâturages, avec de la faune pour la chasse, des rivières pour la pêche, un paradis terrestre.
Après quelques semaines, le groupe de Sylvester décide de suivre Elijah qui va repartir vers ce jardin d'éden et quelques jours plus tard, ils s'organisent pour leur voyage à travers les montagnes jusqu'à la vallée de Jackson Hole.
Sylvester décide de faire un premier voyage pour ouvrir une route qui n'existe pas encore. Un chemin, bien décrit par Elijah, jusqu'à Jackson Hole, avec des arbres qu'il faudra abattre pour permettre le passage des premiers chariots qui traverseront à travers le col de Teton. Un paysage encore sauvage.
Sylvester connait bien les histoires de hors-la-loi qui circulent, et Jackson Hole est réputé être une cachette de bandits. Mais Elijah les rassure en leur disant que ce n'est que des histoires.
Pour ce premier convoi, Sylvester choisi de prendre ses 3 fils plus âgés, Ervin, John Henry et George Abraham, sa fille Rebecca, et Catherine Ann (une des filles d'Elijah qui devait certainement voyager avec lui), pour préparer les repas en route.
Sylvester laissa les autres attendre leur retour dans l'Idaho. Après quelques jours de voyage, le petit groupe arrive, est très bien accueilli et commence à s'installer et à bâtir une cabane en rondins.
Mais il temps, avant que l'hiver ne surgisse accompagné de ses premiers flocons de neige, d'aller chercher le reste de sa famille.
Sylvester conclu un accord avec Billy Green pour s'occuper de son ranch le temps qu'il reparte jusqu'à St. Anthony, en Idaho, ou sa famille, son bétail et ses chariots l'attendent.
Ils arrivent le 26 septembre, et un mois plus tard, fin octobre, toute la famille repart pour l'Eden, Jackson Hole.
Ils mènent les 6 chariots à travers la montagne, il n'y a pas de sentier balisé et la famille dut dégager le passage des arbres pour permettre aux chariots de passer. La progression était lente, car la route était escarpée et difficile. Pour la traversé de rivières, il fallait construire un radeau pour transporter les chariots sur les eaux mouvementées. Le trajet à pris 14 jours pour seulement 90 miles (moins de 145 kms) et arrivent le 11 novembre 1889.
Ce fut le premier convoi de chariots à passer par cet itinéraire encore indéfini. Une route appelée aujourd'hui Teton Pass.
Pour les 28 habitants déjà sur place, sont surpris de voir arriver ce convoi à cette date tardive dans l'année.
Il est trop tard pour chercher un emplacement convenable, pour ramasser du bois, pour construire un abri pour l'hiver, mais les résidants les aides, et ils furent chaleureusement accueillies.
Le mauvais temps et l'hiver passés, il est temps de construire. La plupart du temps chaque famille construit une cabane de 2 pièces, avec une cheminée et un poêle à bois.
Comme écrit dans mon premier article sur Elijah Nicholas Wilson, une ville est née, et sera nommé Wilson en l'honneur d'Elijah. Bien que certains historiens indiquent que c'est pour son frère Sylvester que la ville porte ce nom. Quoi qu'il en soit, c'est par respect de la famille Wilson.
Malheureusement, 2 enfants de Sylvester meurent en 1891 à 2 semaines d'intervalle, Sarah Ellen le 12 juin et Joseph Henry le 30 juin. La famille Wilson crée le premier cimetière de la vallée.
La première école de Wilson a eu lieu dans une pièce de la cabane d'Elijah en 1892. Mais, Mary, la femme de Sylvester, menace de retourner dans l'Idaho si elle ne peut pas obtenir une éducation correcte pour ses enfants. Son mari lui promet d'en construire une le plus vite possible et il tient sa promesse en faisant bâtir la première école de Wilson en 1896 à South Park et des fonds furent trouvés pour embaucher un instituteur.
Une des filles de Sylvester, Melvina Edna, adore monter à cheval, a sa propre carabine 32, et est devenue une pianiste talentueuse.
Pas de médecin, mais Mary était connue pour son dévouement aux soins de santé. Elle avait appris le métier sage-femme et infirmière lorsqu'elle vivait à Wilsonville.
De plus, elle était aidé par Matilda (épouse d'Elijah) qui avait acquis son expérience en soignant des voisins malades, et toutes 2 veillaient à ce que leurs familles et leurs voisins reçoivent toute l'aide possible.
Sylvester n'a vécut que 6 ans à Wilson, il décède le 2 août 1895, à l'âge de 55 ans, et y fut inhumé.
Aujourd'hui, la descendance de la famille Wilson vie toujours à Jackson Hole et gère le rodéo de Jackson.
Ela Collins Waters (27/03/2026)
L'homme était détesté dans le Wyoming et surtout par les touristes du Yellowstone Park.
Il a commencé comme directeur général des hôtels de la Yellowstone Park Association, puis à la tête de sa propre entreprise, la Yellowstone Lake Boat Company, semant la zizanie parmi son entourage, ses collègues, les autres entreprise du Yellowstone Park, les touristes et même l'armée américaine. Malgré tout, il était difficile de se débarrasser d'Ela Collins Waters, car il était politiquement lié à Russell Harrison, le fils du 23e président des États-Unis, Benjamin Harrison. Il bénéficiait de la protection présidentielle parce qu'il était ami avec le fils du président.
Ela Collins est né le 05 mai 1849 à Martinsburg, dans l'État de New York. Pendant la guerre de Sécession, après avoir été refusé par l'armée régulière, il sert comme tambour au sein du 38e régiment d'infanterie du Wisconsin.
Le 4 mars 1878, épouse Martha Bartus Amory, qui est née en 1853 dans le Wisconsin, et aura 2 filles, Edna Alberti (1879–1913), Anna Amory (1885–1905) et un fils Amory Oakes (1888–1949). Avec sa famille, en 1882, il s'installe à Glendive, dans le Montana, a quelques miles du Nord Dakota et ouvre un hôtel, le Merrill (Morrell) House Hotel, avec un certain M. Klaus. Son hôtel sera détruit dans un incendie en 1885. La même année, la famille Waters ouvre un autre hôtel, mais à Billings, le Headquarters Hotel.
Il vient travailler dans le Yellowstone Park en 1887 ou il devient le directeur général des hôtels de la Yellowstone Park Association en 1887. Il occupera ce poste jusqu'à son licenciement en 1890.
Durant son emploi de directeur, il s'implique dans plusieurs entreprises minières dans la région de Cooke City, Montana, fut l'un des fondateurs de la National Park Transportation Co. en 1889, et rachète l'exploitation de Wakefield dans le Yellowstone Park. Il était, à cette époque, l'un des hommes les plus influents et les plus puissants de l'administration du parc.
Durant cette période, le surintendant par intérim F.A. Boutelle, racontera plus tard que Ela Collins Waters avait l'habitude de quitter le Mammoth Hot Springs Hotel au coucher du soleil, en compagnie d'une jeune employée domestique, pour se rendre dans un autre hôtel, et passait la majeure partie de la nuit sur la route entre Mammoth Hot Springs et Norris.
Outre ses pratiques commerciales douteuses, son caractère offensant et arrogant, cet homme était moralement corrompu et malgré tout, il gravit les échelons en devenant président de la nouvelle compagnie de bateaux du Yellowstone Park Association à partir de 1891 et obtient un bail pour des terres supplémentaires en bordure du Yellowstone Lake et fait construire une maison et un hangar devant le Lake Hotel.
Voyager à l'intérieur du Yellowstone Park, impliquait de longs trajets en diligence inconfortables, et ça, Ela Collins Waters l'a vite compris. Il est convaincu que les visiteurs seraient prêts à payer un supplément pour un voyage plus confortable et il ne faut pas longtemps pour comprendre comment gagner beaucoup d'argent sur le compte du Yellowstone Park.
Dès la première année il veut lancer une ligne de transport par bateau à vapeur entre le Yellowstone Lake et West Thumb et réussi à obtenir un permis de bateau lui permettant de naviguer sur le lac.
Rapidement, Ela Collins Waters fait transporter un petit bateau à vapeur jusqu'au Yellowstone Park par train et chariot. Le bateau arrive du lac Minnetonka, dans le Minnesota, en 3 parties et dut être réassemblé sur les quais de la baie de West Thumb, sur le Yellowstone Lake, par Amos Shaw (Shaw & Powell).
Ce bateau officiellement nommé "Clyde", mais qui était surnommé "L'Inutile", a cause de sa construction était défaillante, fut rebaptisé "The Zillah" en l'honneur de la fille du président de la compagnie ferroviaire.
Il effectuera sa première traversée le 22 juin 1891 avec un équipage d'ouvriers des routes du gouvernement et Amos Shaw, qui avait réassemblé le bateau, en fut responsable pour les saisons 1891-1892. Il transportait les voyageurs de West Thumb au Lake Hotel, sur la rive nord du lac.
Les voyageurs étaient ravis et préféraient de loin la balade en bateau, plutôt que le trajet cahoteux et poussiéreux en diligence autour du lac.
Pour avoir plus de monde, Ela Collins Waters avait conclu un accord avec les conducteurs de diligences qui passait exprès par les quais ou le bateau était amarré.
Les sources divergent quant au prix exact du billet, les passagers payaient entre 2,50$ et 3$ pour la traversée, et 0,50 $ par billet était reversé aux cochers, en guise de remerciement.
Ela Collins Waters facturait un supplément par rapport aux tarifs des compagnies de diligence, ce qui mécontentait les touristes. Malgré le coût supplémentaire, le bateau "The Zillah" était souvent plein à craquer, transportant 125 visiteurs à la fois à travers l'immense lac. Ela Collins Waters gagnait plus ou moins 300$ par traversée et le conducteur de diligence environ 60$.
Le Yellowstone Lake, est l'un des lacs les plus froids, les plus grands et les plus hauts des États-Unis. Il y a 3 îles sur le lac, Frank Island, Dot Island et Stevenson Island.
Avec son bateau, il amenait les voyageurs de son hôtel jusque de l'autre côté du lac, ou sur l'île Stevenson où personne n'a encore mis les pieds. Bien que depuis, des fers de lance aient été retrouvés, les Amérindiens y avaient certainement déjà débarqué.
Mais ensuite, Ella C Waters devient gourmand, cherchant une opportunité d'augmenter ses bénéfices. Toujours en quête de profits, il profite de sa position de directeur général et développe d'autres activités. Il commence à vendre des produits d’épicerie, propose des excursions, loue de petites embarcations aux touristes, aménage plusieurs petites rampes de mise à l’eau et même à offrir des services de forgeron.
Stevenson Island est un ilot si petit que le relevé de l'expédition Hayden de 1872, l'avait baptisé "Dot Island" (Île du Point), car il ne représentait guère plus qu'un petit point sur la carte.
Sur l'île Stevenson, il n'y a pas de faune sauvage, dommage pour les touristes qui souhaitent observer des animaux. Pas grave, Ela Collins Waters ne manque jamais des idées, surtout si ça lui rapporte encore plus d'argent.
Il fait déposer sur l'ile, bisons, wapitis, mouflons etc, dans un enclos. Quasiment un zoo composé d'animaux déjà présents dans le Yellowstone Park. Il facturait 3$ pour les visites de Stevenson Island. C'est énorme à l'époque.
Au débuts, les animaux étaient bien traité, bien nourris pendant l'hiver. Mais avec le temps, les animaux furent négligés, il les nourrissait avec les restes de la salle à manger de son hôtel, ce qui amena certains visiteurs à se plaindre de leur malnutrition, voire de leur inanition.
Outre ces mauvais traitements infligés aux animaux, Ela Collins Waters exploitait largement les touristes qui n'étaient plus trop heureux de devoir payer autant pour leur trajet ou la visite de l'ile.
Les passagers étaient de moins en moins satisfaits des tarifs, mais il était le seul à proposer ce service.
Ela Collins Waters est le premier à tirer profit des ressources naturelles du Yellowstone Park, mais il avait également la réputation d'être abrasif, acariâtre et avide. Mais il continu sur sa lancé, même s'il sait qu'il est de plus en plus impopulaire.
Il a une nouvelle idée qui allait exaspérer les voyageurs.
Une fois la visite de l'île Stevenson et des animaux terminée, au moment de remonter à bord, on annonçait que leurs billets ne couvraient que le trajet du retour et qu'ils devaient payer un supplément.
Comme on pouvait s'en douter, cette idée fut très mal accueilli. Ela Collins Waters s'attirait une certaine animosité, en raison de son caractère difficile, de ses agissements et du coût exorbitant du voyage.
Les responsables du Yellowstone Park en avait assez de ce comportement abusif et suggérèrent de faire appel à des compagnies de bateaux concurrentes pour encadrer les prix et les faires baisser, mais Ela Collins Waters s'y opposa farouchement avec son mauvais caractère habituel.
Même si un homme était présent en permanence sur l'ile pour s'occuper des animaux, ils avaient l'air misérables et à moitié affamés, et les visiteurs se plaignaient régulièrement du traitement des pauvres animaux.
Fin 1907, le ministère de l'Intérieur ordonna la libération des animaux.
En plus de se caractère ignoble, des années auparavant, Ela Collins Waters causa des problèmes à presque tous les occupants et avait été arrêté dans le Yellowstone Park en 1888 pour avoir savonné un geyser, c'est a dire jeter du savon dans un geyser pour provoquer une réaction chimique et des éruptions.
L'armée l'arrêta, ainsi que des responsables du chemin de fer Northern Pacific, pour avoir vandalisé un geyser, ce qui l'humilia devant ses supérieurs.
Il a été interdit d'accès au parc, mais brièvement, son statut lui avait rapidement été rétabli grâce à son amitié avec Russell Harrison, fils du futur président Benjamin Harrison.
Par la suite, l'armée le surprit en flagrant délit de braconnage d'animaux, alors que son bateau était en cours d'assemblage.
L'exploitation abusive des visiteurs du Yellowstone Park fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase.
À un moment donné, Ela Collins Waters ajoute de petites barques à rames à louer, permettant aux touristes de faire un tour sur le lac ou aux pêcheurs d'aller pêcher au milieu le lac. Il ajoute un magasin où il vend des objets insolites, des bonbons, des noix, des produits d'épicerie pour les campeurs et des articles de pêche mais toujours a des prix excessif. Ela Collins Waters est détesté de tous et surtout par les touristes du Yellowstone Park.
Plus tard, il tenta d'utiliser ses relations politiques pour empêcher le capitaine Hiram Chittenden de construire la nouvelle route entre Old Faithful et le lac, prétendant que cela nuirait à ses affaires. Hiram M. Chittenden, était officier du Corps des ingénieurs de l'armée américaine chargé de la construction des routes du parc.
De nombreux témoignages font état des prix exorbitants pratiqués par Ela Collins Waters pour ses produits et services. Avec de l'humour, un visiteur à même dit "s'il avait dû payer ces prix-là, on sait pourquoi Jésus avait marché sur l'eau, pour économiser la location du bateau".
Le bateau et le zoo se sont révélés lucratifs, mais il en voulait plus et souhaitait acquérir un plus grand bateau afin de transporter davantage de passagers, un projet qu'il souhaitait ardemment réaliser, surtout que "The Zillah" qui avait été acheté d'occasion commencé a être en mauvais état, et les passagers commençaient à s'inquiéter de sa navigabilité.
Il était en piteux état et les passagers potentiels craignaient qu'il ne soit plus en état de naviguer, même sur un lac.
En 1905, il acheta un second bateau de 60 000 $, de 125 pieds (38m) de long, 26 pieds (8m) de large, qui pouvait transporter de 300 à 400 passagers. Il en avait organisé la livraison du nouveau bateau qui venait de Dubuque, dans l'Iowa, s'occupa l'assemblage, et preuve de son ego démesuré, il baptisa le nouveau bateau "EC Waters".
Il fut utilisé une partie de la saison 1905, mais ses opposants au sein de l'administration du Yellowstone Park ont enfin un moyen de pression sur lui. Ils refusent de lui accorder une licence pour l'utilisation du nouveau bateau. Trop gros bateau par rapport au Zillah qui limitait le nombre de passagers autorisés à 125 personnes.
Ela Collins Waters est indigné par cette limitation de passagers mais il était impuissant à imposer sa volonté. Durant toute cette lutte administrative, le nouveau bateau reste à quai, hormis quelques essais en mer à vide.
Il exaspérait tellement les touristes qui empruntaient son bateau à vapeur ou louaient ses barques qu'ils lui adressèrent des lettres ainsi qu'aux responsables du Yellowstone Park de réclamation pour fausses déclarations et surfacturation.
Il a laissé son bateau "The Zillah" se dégrader à tel point que certains visiteurs ont refusé de l'emprunter.
Les touristes étaient en colère contre cet homme qui voulait toujours plus d'argent. Tellement égoïste qu'il préférait laissé les passagers à terre quand il ne remplissait pas son bateau et refusait de transporter moins 125 passagers.
Pour couronner le tout pour pour cet homme que tout le monde déteste, en 1907, The Zillah est jugé trop dangereux pour être à l'eau. Le bateau a été vraisemblablement sabordé, mais l'emplacement exact de l'épave demeure inconnu.
Ela Collins Waters continuera de se battre pour obtenir le droit d'exploiter son nouveau navire à pleine capacité, mais les autorités en avaient plus assez de cet homme.
Le nouveau bateau "EC Waters", n'ayant jamais obtenu son permis de transport de passagers, fut amarré à l'île Stevenson, au milieu du Yellowstone Lake. Il a été amarré dans une anse à l'abri des glaces hivernales, mais en 1921, il s'est détaché et les intempéries l'ont poussés sur la plage.
Le navire abandonné a enduré les coups incessants du vent, des vagues, de la glace et de la neige du Yellowstone Lake.
En 1926, les responsables du parc récupérèrent une partie des machines du navire pour ses pièces détachées, et la chaudière servit à chauffer le Lake Hotel pendant près de 50 ans.
Aujourd'hui, il ne reste du "EC Waters" que le bois gorgé d'eau et de la ferraille rouillée, se décomposant lentement là où il s'est échoué sur le rivage de l'île Stevenson.
Ela Collins Waters a irrité de nombreuses personne vivant dans le Yellowstone Park, entre les dirigeants du parc, les ouvriers qui venaient travailler, les fournisseurs, les touristes etc, la liste est longue.
Il a aussi supprimé le 0,50$ de l'accord conclu et qu'il donnait aux conducteurs de diligences, ce qui a provoqué leur colère.
Comme Ela Collins Waters ne respecta pas sa part du marché, les conducteurs de diligence, en représailles, affirmèrent à leurs passagers que "The Zillah" était dangereux et inapte à naviguer sur le Yellowstone Lake.
Beaucoup pensaient qu'il souffrait de troubles mentaux, les personnes étaient le surintendant du parc, John Pitcher, le photographe F.J. Haynes, l'historien Aubrey Haines et bien d'autres.
Ela Collins Waters a un penchant pour les femmes, comme expliqué au début de l'article avec une jeune employée à Mammoth Hot Springs Hotel.
En 1906, un touriste, le docteur Edward Newman Roberts de Pocatello, dans l'Idaho, s'est plaint de son attitude envers 2 femmes. Il insistait lourdement pour les emmener faire un tour gratuitement en bateau, juste elles et lui. Comme elles hésitaient à l'accompagner seules, le docteur Edward Newman Roberts, les accompagna, contre l'avis de Ela Collins Waters. Comme beaucoup d'autres, le docteur n'apprécia guère M. Waters.
Les responsables du parc apprirent qu'il abusait de sa position pour extorquer de l'argent à un fournisseur de viande.
Il n'était ni une personne de confiance, ni un homme d'affaires respecté, et son spectacle d'animaux sauvages était une honte et un danger pour la santé des animaux du Yellowstone Park.
Durant la saison 1907, Ela Collins Waters était de plus en plus odieux, insupportable, méprisant et fut finalement chassé du parc, banni à vie et devint l'homme le plus détesté du Wyoming.
Il devait quitter le Yellowstone Park, mais il resta encore quelques temps, son magasin n'était plus qu'une simple tente et il fut presque ruiné. Pourtant, il parvint apparemment, d'une manière ou d'une autre, à rester sur place jusqu'à son expulsion définitive du parc par l'armée le 21 juin 1909.
Un avis était affiché par le surintendant général Young aux entrées du parc indiquant que Ela Collins Waters, est interdit d'accès au parc et ne sera pas autorisé à y revenir sans autorisation.
Au cours de l'hiver 1930, le bateau a été brulé par 2 rangers venus avec un bidon de kérosène. Les restes en décomposition sont blanchis au fil du temps et dépassent du rivage. Aucun projet d'enlèvement de l'épave de l'île Stevenson n'est signalé.
En 1996, les chercheurs ont passé au peigne fin les restes partiellement submergés du bateau, documentant chaque poutre, planche et débris endommagés de son système de propulsion, y compris l'hélice en fonte. Quelques morceaux de l'ancien navire ont été récupérés et enlevés.
Vous pouvez voir son ancre qui est exposée à la marina de Bridge Bay du parc, le point de départ du lac Queen's. Mais au final, le vieux bateau et les mystères qu'il recèle font encore partie des légendes qui abondent dans l'histoire du Yellowstone Lake.
Aujourd'hui, les pauvres animaux sont revenus dans le Yellowstone Park et le bateau à vapeur encore amarré sur l'île Stevenson est tombé en ruine et est devenu un refuge pour les oiseaux.
Ela Collins Waters a gagné beaucoup d'argent en profitant des eaux naturelles du Yellowstone National Park et des touristes. Il était connu pour ne pas traiter les animaux avec humanité. Les responsables du parc de Yellowstone ont reçu tellement de plaintes le concernant, que l'on a demandé a l'homme le plus détesté du Wyoming, de quitter le parc pour de bon.
Le magazine Yellowstone Insider a consacré un article sue "The Zillah" en 2016, précisant qu'il avait été construit dans l'Iowa, avant 1888, pour naviguer sur le lac Minnetonka, au Minnesota. Cependant, en raison de défauts de construction, son tirant d'eau était trop important pour les eaux peu profondes du lac, et il gîtait fortement sur tribord et avait été racheté par Ela Collins Waters.
Ela Collins Waters décéda le 18 avril 1926 à King, dans le comté de Waupaca, Wisconsin, aux États-Unis, à l'âge de 76 ans, et fut inhumé au cimetière à Fond du Lac, dans le Wisconsin, aux États-Unis. Son esprit était complètement détraqué, et il n'avait aucun souvenir de son passé à Yellowstone Park. L'ego de Ela Collins Waters lui furent autodestructrices et finalement tragiques.
Sam Stewart, le meilleur cavalier du Wyoming (25/03/2026)
Savez vous qu'environ un cowboy sur 5 était une personne de couleur, afro-américaine, hispanique ou Amérindienne ? Ils travaillaient comme conducteurs de troupeaux, cuisiniers et gardiens de chevaux.
D'après de nouvelles recherches américaines, on estime qu'environ 25% des cowboys étaient noirs, 15% hispaniques et 20 % Amérindiens.
Certains cowboys noirs sont devenus des dompteurs de chevaux sauvages célèbres, comme Bass Reeves, Bob Lemons, William "Bill" Pickett, John Ware, Bones Hooks, Nate Love ou le cowboy que nous verrons sa biographie aujourd'hui, Bronco Sam.
Son vrai nom est Sam Stewart, il est né métis afro-américain et latino au Mexique en 1852 et on disait qu'il était le meilleur cavalier du Wyoming.
Les gens le décrivaient comme un grand homme avec des épaules si larges que cela le faisait paraître plus petit qu'il ne l'était. Il avait le nez d'un guerrier Amérindien, les cheveux bouclés de l'Africain et la courtoisie et la grâce équestre de l'Espagnol.
Son talent pour le domptage de chevaux sauvages, la maîtrise des taureaux et ses exploits étaient légendaires, dans tout l'Ouest Américain et jusqu'au Canada et au Mexique. Bronco Sam n'avait peur de rien et il pouvait monter n'importe quel cheval.
Il a grandi avec les Caballeros, c'est a dire les cavaliers du Sud-Ouest, Mexique et Texas. Bronco Sam travaillait pour l'ancien Texas Rangers devenu rancher, Charlie Goodnight et a commencé comme cuisinier et s'est frayé un chemin pour devenir un très bon dresseur de chevaux et arrivait toujours a calmer les chevaux sauvages.
Il parti avec un convoi de bétail pour le Nord en 1874, ce qui le conduit jusqu'à Cheyenne, dans mon Wyoming.
On le retrouve un temps à Fort Laramie en 1877 ou bizarrement, il est facteur.
Son habilité à monter et à dresser les chevaux sauvage lui permette d'être remarquer par Tom Alsop, éleveur du comté d'Albany qui tenait un relais de diligence près de la Big Laramie River. Tom débourrait les chevaux, participait aux rassemblements de bétail et embaucha Bronco Sam qui s'est installé à Laramie.
A cette époque, les cowboys blancs étaient appelés "cowhands". En revanche, les cowboys blacks, on utilisait un terme raciste et diminutif, "boy". Mais cela n'empêchait pas Bronco Sam de travailler comme il faut, malgré un petit salaire (en moyenne 1 dollar par jour), le travail était long, froid l'hiver et peu attirant. Cependant, cette situation laissait ce cowboy black prêts à affronter la nature sauvage, le froid et le danger.
Voici d'ailleurs un petite anecdote; Dans le Wyoming, il neige énormément l'hiver et au printemps, la fonte des neiges provoquait fréquemment d'énormes crues. Tom Alsop, avait un fils, John, âgé de 3 ans, et une année il tomba dans les eaux tumultueuses et glaciale. Bronco Sam a été le plus rapide et le plus courageux. Il accourut aussitôt et sauta du pont dans les eaux gelées, tout habillé, et sauva le petit John. La famille Alsop n'oublia jamais le geste de Sam et le vénéra.
Pour Tom Alsop, Sam Bronco débourrait les chevaux et participait aux rassemblements de bétail faisant preuve d'une grande habileté pour dompter les chevaux sauvages, montant à califourchon n'importe quel cheval ou taureau.
En 1881, Bronco Sam épousa Kitty, décrite uniquement comme une squaw de sang pur.
Bronco Sam avait toujours la réputation à savoir calmer les chevaux et les taureaux sauvages. C'était un cavalier incroyable.
Ce qui nous amène à une deuxième anecdote; Un jour, à Cheyenne, son équipe de cowboys décida d'attraper le plus gros longhorn du troupeau au lasso, de le seller et de laisser Bronco Sam le chevaucher à travers la ville et vous allez voir qu'en plus d'être considéré comme le meilleur cavalier du Wyoming, c'est un gentleman.
Les cowboys attrapèrent au lasso le plus gros longhorn et le plus nerveux du troupeau, lui ont mis une selle et de le faire monter par le Bronco Sam à travers la ville de Cheyenne. L'idée plut à Sam.
Le taureau énervé avec son cavalier sur le dos dévala la rue principale sous les cris et les hurlements des cowboys. Le longhorn effrayé, les yeux exorbités, qui cabrait et mugissait descendait la rue et lorsqu'il aperçut son reflet dans la vitrine d'un magasin de vêtements, s'arrêta net, gratta le sol du pied, puis s'élança à travers la vitrine.
Les employés du magasin se jetèrent dans les coins pour se mettre a l'abri pour ce protéger. Le taureau, lui, rien ne pouvait l'arrêter, il dévalait les allées, franchissant le comptoir et contournant les étagères ou plutôt renversant tout sur son passage.
La monture de Bronco Sam était affolée, mais il réussi à le faire sortir par l'encadrement de la vitrine vide est cassée, les cornes du taureau ornées de pantalons, de manteaux, de sous-vêtements et autres bricoles qu'il avait pu accrocher au passage.
Le taureau sautillait encore lorsque les cowboys s'approchaient pour l'attraper et le conduire vers le troupeau.
Bronco Sam, imperturbable, était toujours en selle et cria en riant "J'ai sorti un costume pour chaque membre de l'équipe".
Une fois descendu du taureau, Bronco Sam et les cowboys retournèrent tous en ville. Mais lorsque le commerçant les aperçut, il n'était pas content les accueillit froidement.
Bronco Sam, sourit, présenta ses excuses et demanda poliment le montant des dégâts. Le responsable du magasin sortit sa comptabilité et fit le total, 350$. Bronco Sam ne sourcilla même pas et remboursa simplement les 350$ démontrant ainsi la véritable valeur qu'il accorde à son travail et à sa réputation !
Les cowboys du Wyoming sont des amuseurs. Ce n'est pas la seul fois ou un taureau est lâché comme ça dans un lieu public. Comme cette fois où dans les années 1970, quelqu'un a lâché un taureau à l'intérieur du Beacon Club de Mills, juste à côté de Casper, dans le Wyoming. C'était amusant.
Toujours dans les années 1970, un événement similaire c'est produit au Wild Steer Saloon à Linch, toujours dans le Wyoming. Comme c'était peu après, à peu près à la même période, ça devait être courant à l'époque.
Bronco Sam était toujours prêt a monter les chevaux ou taureaux sauvages qu'on lui présenté à chaque occasion, généralement lors de fêtes, de rodéos ou simplement pour le plaisir.
Hélas, des rumeurs le persuadèrent de l'infidélité de sa femme Kitty, et le 9 septembre 1882, Bronco Sam l'a abattu en tirant sur elle puis a retourné l'arme contre lui. Il est décédé quelques jours plus tard, le 27 septembre 1882.
Pendant des années après sa mort, les journaux Laramie et Cheyenne ont décrit Bronco Sam comme l'un des meilleurs cavaliers de l'histoire du Wyoming.
Les documents judiciaires concernant le meurtre et son suicide démontrent que les rumeurs étaient infondées.
Une triste fin pour un cavalier exceptionnel, capable de monter n'importe quel cheval ou taureau.
Bronco Sam était un homme formidable et un vrai gentleman !
Phillip Mandel (24/02/2026)
Il aurait été le premier résident permanent européen des plaines de Laramie, et il était Français.
J'ai déjà écrit sur Philip Mandel il a quelques années, mais pourquoi ne rédiger un nouvel article avec plus de détails ?
Phillip Mandel est né le 2 octobre 1834 à Weinbourg, Département du Bas-Rhin, en France. Bien que dans certains documents, il dit être né en Allemagne. En tout cas, il parlait la langue de Beethoven (Pas le chien, le musicien), du couturier Karl Lagerfeld ou des frères Grimm.
Il arrive en Amérique quand il a 15 ans en 1849.
En janvier 1855, Phillip s'engage pour 5 ans dans l'armée régulière des États-Unis, à Newport, dans le Kentucky. Il fut affecté au 7e régiment d'infanterie, au camp Floyd, qui s'est dirigé vers le territoire de l'Utah avec une mission, construire un camp. Fini d'être construit en juillet 1858, le camp portera le nom de Camp Floyd, en l’honneur du secrétaire à la Guerre de l’époque, John B. Floyd (1er juin 1806 - 26 août 1863).
Pour venir jusque dans l'Utah, les soldats passent par le territoire du Dakota (dont le Wyoming faisait partie avant de devenir un état) cette année-là. Un territoire qui a plu a Phillip Mandel.
Peut être est il libéré de l'armée quand il revient vers le territoire du Wyoming en 1859. Mais on sait qu'il lui restait un an a faire.
Fin 1859, il a 25 ans et voyage avec un attelage de bœufs lorsqu'il est pris dans une forte tempête de neige. Il est contraint de se mettre à l'abri, et pour donner une meilleures chances de survie aux bovins, il les laisse en liberté.
Au printemps suivant, pensant retrouver ces bêtes mortes de froid ou de faim, il les retrouve en parfaite santé et en pleine forme. Il aime cette région et s'y installe en construisant une cabane dans la vallée de Little Laramie et ensuite le premier ranch du comté vers 1862.
Son ranch s'est développée grâce à l'emplacement stratégique le long de l’Overland Trail (anciennement Cherokee Trail) et sur la Little Laramie River.
Cette piste, emprunté, par les pionniers, mormons, chercheurs d'or, diligences et autres, commençait le long de la Platte River, dans l'actuel Nebraska, et passe par la future ville de Laramie et le ranch Mandel. Un bureau de poste y a même été établi pendant un certain temps.
Le ranch Mandel était l'un des plus beaux de la région et fut l'un des premiers blanc installé dans les plaines de Laramie. Il est le premier à déposé une demande de titre de propriété dans ces plaines, en 1864, alors que le Wyoming n'était pas encore constitué en territoire, qui sera créé le 25 juillet 1868.
Fort Sanders était un fort en bois construit en 1866 sur les plaines de Laramie, juste au Sud de ce qui allait devenir Laramie City. Nommé à l’origine Fort John Buford, il est destiné à protéger les voyageurs sur l’Overland Trail des attaques Amérindiennes et protéger les travailleurs de l’Union Pacific et du télégraphe et rebaptisé Fort Sanders en l’honneur du général William P. Sanders qui est mort pendant la guerre civile.
Pour le nouveau fort Sanders, il livrait de foin, mais également du bois et du bœuf, puisqu’il était l’un des premiers éleveurs du bassin Laramie.
En plus de s'occuper de son ranch, et des livraisons au fort, il a fait plusieurs jobs, chef d'arrêt à la station de Little Laramie Stage, entrepreneur, travaillé pour Ben Holladay qui gérait une entreprise de diligence.
Avec ses employés, Philip accueillait la diligence et ses passagers et offrait un refuge aux voyageurs victimes d'attaques Amérindiennes. Il arrivait même que la diligence voyage de nuit pour éviter les dangers.
De plus, pour agrandir son cheptel de bovins, il achetait tout le bétail épuisé et meurtri des voyageurs de passage, qu'il laissait paître dans les pâturages afin qu'il reprennent des forces.
L'augmentation du trafic sur l’Overland Trail entraîna une résistance de la part des tribus locales, les vies et les terres étaient traversées par la piste, ce qui affecta gravement leurs économies et leurs cultures.
Une année, au début du printemps, les Amérindiens attaquèrent le Ranch Mandel et capturèrent la quasi-totalité de son troupeau.
Phillip Mandel était présent bien avant la création de la ville de Laramie en 1868.
C'est à cette époque qu'il rencontre Jane Louisa Campbell, qui était née en septembre 1840 à Norfolk City, en Virginie, et qu'il épouse en janvier 1871. Elle était veuve et avait déjà 2 enfants, John et Emma, d'un précédant mariage, et avec Phillip ils auront 3 enfants de plus, Louis Philip, qui meurt en bas âge en 1874, âgé de 6 mois, Catherine, née en 1876, et Margaret, née en 1881.
Sa femme, Jane, déclara être une parente/descendante du général Robert E. Lee et avoir été infirmière dans l'armée confédérée durant toute la guerre de Sécession.
Pour sa nouvelle famille de 5 personnes, Phillip Mandel construit une maison en bois de 2 étages en 1880, à environ un mille au sud de sa station.
Une maison que l'on peut toujours voir, mais pas l'approcher sans l'autorisation de son propriétaire. Aujourd’hui, c'est toujours un ranch actif avec beaucoup de bovins.
Il a déménagé la forge de la station de diligence de Little Laramie River à son nouvel emplacement près de la maison de 2 étages. Ce bâtiment n’existe plus, mais il y a toujours une grange et une dépendance plus grande.
À cette époque, un voyage aller-retour du ranch Mandel jusqu'à Laramie à cheval et en charrette pouvait prendre la majeure partie d’une journée, il n’était donc pas rare pour les familles de ranch d’avoir également des résidences en ville. Au moment du recensement de 1900, une maison de la famille Mandel se trouvait au 610 S. 7th St, à Laramie. Dans certains récits, une autre adresse est situé pour la famille au 311 S. 4th St. toujours à Laramie
Ils avaient déménagé en ville pour offrir une bonne éducation scolaire à John, Catherine et Emma (Margaret n’était pas encore née).
Sa femme, Jane Louisa, meurt le 25 juin 1907 à l'âge de 66 ans à Denver. Elle est enterré au Riverside Cemetery à Denver.
Après la mort de sa femme, Phillip Mandel qui a alors 73 ans, s’installe à l’hôtel Johnson à Laramie, d'après le recensement américain de 1910.
Il était modeste, refusa de parler beaucoup de sa vie et fut rarement mentionné dans les journaux.
A la fin de sa vie, il s'est installé chez sa fille Catherine au 412 Grand Avenue, à Laramie ou il meurt le 22 octobre 1917 à l'âge de 83 ans.
Il n'est pas enterré au même cimetière que sa femme, Jane Louisa, sa sépulture est visible au Greenhill Cemetery de Laramie, dans son Wyoming qu'il aimait tant.
Phillip Mandel a passé le reste de sa vie ici, dans les plaines de Laramie, et ses exploitations d'élevage seront décrites, ainsi que les autres ranchs situés sur la Little Laramie River.
Il a vécu de manière simple et paisible des hommes qui ont travaillé longtemps et bien.
En rédigeant sa nécrologie, le journal républicain de Laramie a écrit "Il est venu aux États-Unis à l’âge de 15 ans et au Wyoming à l’âge de 20 ans, s’installant dans la vallée de Little Laramie, où il a vécu la vie d’un pionnier, mourant comme il avait vécu, à la manière simple et paisible des hommes qui ont travaillé longtemps et bien".
La route Mandel Lane a été nommé pour lui, là ou se trouvait son ranch.
La notice nécrologique affirme que sa station sur le Little Laramie était utilisée par le Pony Express, mais c'est peu probable, car l'itinéraire du Pony express suivait la piste de l’Oregon qui contournait complètement le comté d’Albany.
Le révérend John Roberts, l'ami de Chef Washakie (09/02/2026)
John Roberts était un missionnaire épiscopalien qui œuvra auprès des peuples arapaho et shoshone dans la réserve Amérindienne de Wind River, dans mon Wyoming.
Il est né le 31 mars 1853 à Rhuddlan, au Pays de Galles, ou il fit ses études et obtint une maîtrise à l'université d'Oxford, en Angleterre. Il fut ordonné diacre en 1878. Sa passion était de servir l'Église sur le terrain comme missionnaire.
Cette année 1878, il embarqua pour Nassau, aux Bahamas, où il fut ordonné prêtre et nommé aumônier de l'église anglicane Saint-Matthieu. Roberts concentra son ministère auprès des populations de couleur et des lépreux. Toutefois, ces derniers étaient déjà chrétiens, et le prêtre souhaitait relever de plus grands défis, notamment auprès des Amérindiens.
Durant son séjour aux Bahamas, John Roberts s'était fiancé à une jeune organiste d'église nommée Laura Brown.
Il reste aux Bahamas 2 ans et en 1880 part pour New York et postula pour la mission qu'il avait toujours désirée, aider les Amérindiens. Il rencontra l'évêque John Spalding du Wyoming et du Colorado et demanda un poste missionnaire dans la région la plus difficile du diocèse. On lui dit qu'il s'agissait de l'agence Amérindienne Shoshone et Bannock, située dans le territoire du Wyoming, qui est devenu plus tard la réserve Amérindienne de Wind River.
Cependant, l'évêque John Spalding souhaitait que le tout jeune prêtre, qui n'a pas encore 30 ans, s'imprègne d'abord de l'expérience et l'envoya d'abord répondre aux besoins spirituels des mineurs de charbon de Greeley, au Colorado.
Là, John Roberts fonde la mission de la Trinité à South Pueblo et lorsqu'une épidémie de variole entraîna la mise en quarantaine de la communauté, il travailla à l'hôpital.
En 1869, le 18e président des États-Unis, Ulysses S. Grant, a pris des dispositions afin de confier aux confessions religieuses la gestion des réserves Amérindiennes dans tout l'Ouest.
Au Wyoming, l'Église épiscopale fut chargée de la nouvelle réserve indienne Shoshone, mais dans les années 1870, l'Église était pauvre et manquait de clergé. Ce n'est qu'en 1883 que le premier missionnaire fut envoyé dans la réserve, le révérend John Roberts.
Son voyage fut un peu dur, il prit le train jusqu'à Green River, puis parcourut les 150 miles (240km) restant en diligence durant plusieurs, en plein blizzard, avec des températures atteignant les -60 degrés.
Plusieurs passager et conducteurs de diligence avaient perdu des membres à cause des gelures et certains sont morts durant le voyage.
Malgré tout, il était heureux de venir travailler auprès du peuple Amérindien qu'il aimait.
Il arrive le 10 février 1883, dans sa nouvelle demeure. Laura Brown, sa fiancée, n'avait pas pu le suivre immédiatement, et ils continuèrent leur relation par correspondance jusqu'à ce qu'elle puisse le rejoindre dans mon Wyoming. Elle arriva le 24 décembre 1884 à Rawlins ou John était venu la retrouver. Ils se marièrent dés le lendemain, jour de Noël, à l'église épiscopale Saint-Thomas. Ils eurent 5 enfants.
Déterminé, courageux et intrépide dans son travail d'aider, à Fort Washakie, il se mit rapidement au service de la population Shoshone et Arapaho et même pour les colons blancs qui s'étaient installés dans un rayon d'environ 150 miles (240km) autour de Fort Washakie.
L'école était obligatoire pour les enfants amérindiens, et John devint le premier directeur de l'école de la réserve.
Toujours soucieux d'aider, John Roberts entreprit d'organiser des congrégations dans plusieurs villes, Shoshoni, Riverton, Thermopolis, Lander, Dubois, Hudson, Crowheart et Milford. En 1885, il fonde l'Église du Rédempteur, destinée aux Shoshones et aux autres habitants de la région. Il officia lors de nombreux baptêmes, communions, mariages et funérailles et le Père Roberts, comme on l'appelait, passa beaucoup heures à visiter ces églises, voyageant à cheval par tous les temps.
John Roberts est devenu un ami proche du grand chef Amérindien, Washakie.
Une anecdote circulait à propos de leur relation. En 1885, Jim Washakie, fils du chef, est abattu par un Blanc lors d'une dispute concernant l'achat d'alcool.
Apprenant la nouvelle, chef Washakie, fou de rage, jure de tuer tous les Blancs qu'il croisera jusqu'à sa propre mort.
Apprenant le drame, son ami le révérend John Roberts rend visite au chef pour tenter de le dissuader, et offrit sa propre vie en échange. Washakie, se ravisant, déclara "Je ne veux pas de votre vie. Mais je veux savoir ce qui vous donne plus de courage que moi".
Une autre réponse a peut être été dite par le Chef Washakie a savoir "Ce n'est pas le Blanc qui a tué mon fils. C'est Whiskey".
Bref, ce qu'il faut retenir c'est que John Roberts a réussi a calmer Chef Washakie et en profita pour parler de sa foi et a convertir chef Washakie au christianisme.
Une autre histoire est racontée, qui n'a rien à voir avec celle ci mais qui mérite d'être mentionnée.
Durant toutes ses années, John Roberts a toujours aidé son prochain, et pour sauver la vie d'un homme victime d'une opération ratée et se vidé de son sang, il a parcouru une vingtaine de kilomètres à travers l'obscurité et un froid glacial, jusqu'à la garnison la plus proche, pour trouver un médecin militaire, qu'il a ramené et qui a sauvé l'homme in extremis.
Soucieux de préserver la culture Amérindienne, John Roberts a collaboré avec Fremont Arthur, Michael White Hawk et Charles Lajoe pour traduire des passages de la Bible en Shoshone et Arapaho.
L'école publique accueillait principalement des garçons, et John estimait important d'assurer une bonne éducation également aux filles.
Ce projet est devenu réalisable en 1887 grâce au don personnel de 65 hectares (160 acres) de chef Washakie, destiné à la construction d'une nouvelle école qui appréciait de plus en plus la présence de son ami John Roberts. L'école de la Mission épiscopale shoshone, plus tard appelée "Mission Roberts", ouvrit ses portes en 1889 et jusqu'à sa fermeture en 1945, accueillit de nombreuses filles Shoshone et Arapaho.
Le terrain donné par Chef Washakie pour l'école, fut longtemps considéré comme un lieu sacré par les Amérindiens.
Un jour, l'évêque épiscopalien Ethelbert Talbot, qui admirait beaucoup le révérend John Roberts lui proposa un poste plus prestigieux. Mais John refusa gentiment en disant "Merci, Monseigneur, mais ne m'éloignerez jamais de mes Amérindiens. Je préfère passer ma vie ici, parmi mon peuple d'adoption".
Le révérend John Roberts a officié lors de nombreuses inhumations à Fort Washakie, mais 2 funérailles restèrent gravées dans sa mémoire.
La première est celle du vénérable Chef Washakie, le 20 février 1900, âgé de 102 ans. Il fut inhumé le 22 février avec les honneurs militaires au cimetière militaire. Il avait servi de nombreuses années dans l'armée américaine comme éclaireur.
La second eut lieu le 10 avril 1884. Une femme connue sous le nom de "Wad-ze-wipe", décéda à presque 100 ans. Wad-ze-wipe plus connue sous le nom Sacagawea est morte dans la réserve de Wind River.
De nombreux chercheurs modernes soutiennent que Sacagawea mourut après son voyage historique et est enterrée dans ce qui est aujourd'hui le Sud Dakota et d'autres maintiennent qu'elle est dans le Missouri.
Quoiqu'il en soit, dans le cimetière de Fort Washakie on retrouve bien la sépulture de Sacagawea, avec a ses côté son fils Baptiste et son beau fils Basil.
Le révérent John Roberts a servi son peuple aussi longtemps qu'il l'a pu durant 66 ans, Servant aussi bien les Natives que les blancs installés autour la réserve. Il est décédé le 22 janvier 1949 et repose au cimetière de Mount Hope à Lander.
Un drapeau du Wyoming a été offert pour être hissé dans la cathédrale nationale de Washington en son honneur.
L'école construite en 1887 a été inscrite au Registre national des lieux historiques le 11 avril 1973, mais le 17 mars 2016, le bâtiment a été détruit par un incendie.
William Crout (11/01/2026)
Une vie mouvementée et de nombreuses épouses.
Il naquit en 1826 à Wayne, dans l'État de New York, aux États-Unis et il était de descendance écossaise et néerlandaise. Il a fait ses études à New York et à Liberty Township, dans le Michigan avant de s'engager dans la troupe de volontaires pour la guerre américano-mexicaine et l’annexion du Texas. Après avoir participé à 6 grosses batailles, il est blessé et démobilisé en 1849.
Ensuite, il s'installe, avec 3 cousins, à Colima, en Californie, (aujourd'hui, dans la banlieue de Los Angeles) et travaille dans les mines. Plus tard, il déménagea à Oroville, au Nord Sacramento où il resta un an, avant de retourner au Michigan.
En 1851, il épouse sa première femme, Eliza Tompkins, née le 20 mars 1824 à New York. Ils auront 3 filles, Jeanette (1852), Sara (1854) et Mariam (1855).
En 1854, William s'engagea une seconde fois dans l'armée. Lors de la guerre indienne, Il est envoyé dans mon future Wyoming, à Fort Laramie, après le massacre de Grattan sur la North Platte.
Le massacre de Grattan, est un affrontement qui s'est déroulé le 19 août 1854 à proximité de Fort Laramie et a vu s'opposer environ 1200 sioux à 29 soldats de l'armée américaine dirigés par le lieutenant Grattan. La bataille s'est achevée par la mort de tous les soldats présents et de 2 Amérindiens. Cet événement marque le début de la guerre des Sioux contre les États-Unis.
En 1857, William Crout est envoyé dans la vallée de Willamouth, où il combattit aux côtés des Britanniques au sujet de la délimitation du territoire de l'Oregon.
Une fois de plus blessé après 3 mois de service, et fut démobilisé. Il en profite pour retourner dans le Michigan, à Jackson, retrouver sa femme Eliza et ses 3 filles.
Malheureusement, a peine de retour dans sa famille que sa femme décède le 5 Mai 1857 à l'âge de 33 ans.
Incapable d'élever ses enfants, de 5, 3 et 2 ans, il confie ses filles à leurs grands-parents.
Il part en Colombie-Britannique, au Canada près de la Fraser River, et reprend son activité de mineur. Mais cette vie ne lui sourit pas et ayant tout perdu, il part plus au Sud, et revient en Amérique, dans la région de Puget Sound, proche de Seattle et travailla dans les forêts jusqu'en 1859.
Il retourne une nouvelle fois dans le Michigan, ou il rencontre Melissa Bryant qui est née en 1829, dans l'état de New York. Elle sera sa deuxième femme qu'il épouse en 1860. Ils auront un fils, David Frank né le 14 octobre 1861.
William Crout aime l'armée et quand la Guerre de Sécession éclate (12 avril 1861 – 9 avril 1865), il s'engage de nouveau quand le 16è président des États-Unis, Abraham Lincoln, lança un appel aux volontaires pour l'armée de l'Union.
William rejoint la cavalerie du 1er régiment de volontaires réguliers du Michigan, où il obtint le grade de sergent.
Il participe à la première bataille de Bull Run, de Bull Run, aussi nommée première bataille de Manassas, le 21 juillet 1861, sous les ordres du général Irwin McDowell. Persuadées d'obtenir une victoire facile, les soldats nordistes, non aguerries, subissent un échec cuisant face aux forces Sudistes et doivent se replier.
En 1864, William est encore blessé à 2 reprises, il obtint une permission de 60 jours pour rentrer chez lui.
Une petite anecdote; Une erreur sur ses papiers de permission, à la place d'écrire, 60 jours de permission, il est écrit 60 ans. Ce qui a intrigué l'armée et après avoir passé 5 mois chez lui à se rétablir, une patrouille débarque chez lui et l'arrête pour désertion.
Heureusement, après quelques jours, tout rentre dans l'ordre et après que les bons documents de sa permission soit arrivé et il est libéré.
Il reprend du service, et part à Fort Collins, Colorado.
La Guerre de Sécession est terminée depuis quelques mois, mais William reste dans l'armée. Il s'est vu confier un travail particulier, celui d'escorter le courrier et les convois de chariots de Denver à Salt Lake City, Utah.
Puis avec un détachement de 9 hommes sous les ordres du sergent Cooley du 1er régiment de cavalerie du Colorado, il est chargé d'escorter 2 chariots gouvernementaux transportant des provisions vers le Nord de mon Wyoming.
À environ 8 miles (13km) du relais de diligence de Little Laramie, le sergent Cooley, après avoir aperçut un groupe d'Arapahos, ordonna a tous de rester groupés près des chariots et de ne pas faire courir leurs mules.
Des coups de feu éclatent, qui effraye les mules qui prennent la fuite. En infériorité numérique de 20 contre 1, quelques hommes arrivent à s'échapper. Le soldat James E. Baker, du Michigan, est tué rapidement, et d'autres sont capturé. Les Arapahos ont pillés les chariots et ensuite après avoir attachés leur prisonniers à un chariot ils les ont brûlés vifs.
Ceux qui se sont enfuis sont rattrapé et 3 autres hommes furent tués.
Pour les quelques malheureux restant, c'est chacun pour soit, fuyant pour son propre compte.
William Crout réussi a rejoindre un groupe qui conduit du bétail, avec un homme nommé, Mandel. Peut être Philip Mandel, qui était le premier résident des plaines de Laramie, ou alors son frère, George Mandel, qui construit la première maison à Sheridan.
William, Mandel et quelques hommes réussissent à ralentir les Arapahos, mais pas à les arrêter. William sauva sa vie en s'accrochant à la bride d'un cheval jusqu'à ce qu'un lieu sûr soit atteint.
Un jour ou deux plus tard, 2 compagnies de soldats arrivèrent sur les lieux de l'attaque et trouvèrent les 2 chariots incendiés avec les hommes carbonisés. Les restent des hommes furent enterrés sur place.
William Crout quitte enfin l'armée en mars 1866, mais comme il n'est jamais à la maison, sa second épouse, Melissa, divorce.
C'est à partir de ce moment, William s'installe au passage de Willow Creek, sur l'ancienne route des diligences, dans le territoire du Wyoming. Il avait construit une cabane et fournissait du foin à la compagnie Overland Stage qui assurait alors la liaison entre Fort Steele et Rawlins.
Un jour qu'il fauchait du foin avec 2 autres hommes, ils furent attaqués par des de Cheyennes. Ces 2 compagnons furent tués et scalpés. William, quand à lui, blessé, il réussi à se cacher dans les fourrés et reste allongé là jusqu'à ce que les Cheyennes repartent, sans oublier d'incendié sa récolte et d'emmené son bétail.
Les corps des 2 hommes furent enterrés là où ils avaient été tué, dans des tombes anonymes sur les rives de Willow Creek.
Comme il a tout perdu, il part et participe à la construction de Fort Sanders et s'y installe. Lorsque le chemin de fer de l'Union Pacific arrive à Laramie en 1868, il déménagea à Laramie.
Une époque, ou Laramie se vantait d'être l'une des villes les plus rudes de l'Ouest.
En ville, un Hôtel avait été construit par Legh et Frederick Freeman qui étaient éditeurs du journal "Frontier Index". L'hôtel était une simple cabane en rondins mais suffisamment spacieuse pour abriter un saloon, plusieurs chambres et l'imprimerie pour leur journal. L'hôtel fut baptisé "Frontier Hotel".
William Crout rachète l'hôtel en octobre 1868, l'agrandit et connait un grand succès. D'après certaines sources, les Freeman avaient déjà vendu l'hôtel à Thomas W. DeKay et à William et Lucy Crawford quand William l'acheta.
À Laramie, le Frontier Hotel était célèbre pour son hangar inachevé.
Ce qui amène une deuxième anecdote; C'est dans ce hangar que furent pendu les hors la loi Big Steve Long et ses demi-frères, Ace et Con Moyer.
Bien que Big Steve Long était Marshall, avec ses demi-frères, ils ont ouvert un saloon appelé Bucket of Blood (Seau de Sang), et ont commencé à voler fortement les colons pour qu’ils cèdent leur propriété. S’ils refusaient, ils étaient le plus souvent tués dans des circonstances mystérieuses. En octobre 1868, Long avait tué 13 hommes dans des fusillades, et plusieurs autres étaient soupçonnés d’avoir été tués par lui, mais seuls ces 13 hommes sont confirmés.
Arrêté par Nathaniel Kimball Boswell, le premier shérif du comté d'Albany et la Rocky Mountain Detective Agency, ils ont été lynchés à Laramie, le 28 octobre 1868, dans le hangar inachevée de William Crout.
Son hangar inachevé avait déjà servit également de potence à un voyou surnommé "Kid" lors d'une opération de justiciers menée à la fin de l'été 1868.
Le Frontier Hotel, est l'un des 12 premiers bâtiments de Laramie.
En 1872, William agrandit une partie de l'hôtel en rondins, et y fait construire un bâtiment à ossature bois de 3 étages en 1877 dont il était fier.
William à du se marier une troisième fois à une certaine Rebecca, du Michigan. Mais nous ne savons rien d'autre sur cette union.
Néanmoins, en septembre 1876, williams épouse en quatrième noce, Mary Ann Grimes, qui est née en 1838 dans l'Indiana. Un mariage qui ne durera pas longtemps, elle aurait quitté le domicile conjugal en emportant des biens d'une valeur de 500 $.
Peut être par humour, mais le journal Daily Sentinel annonça : "William Crout est de nouveau célibataire".
Par réponse, il fit paraitre à son tour un avis indiquant "Considérant que ma femme, Mary Ann, a quitté le domicile conjugal sans raison valable, ne m'envoyé pas ces factures, je ne les paierai pas.
Pour l'aider dans les tâches de l'hôte, il engagea Elizabeth Casteel comme gouvernante, qui travaillait déjà à l'hôtel avant le départ de Mary.
William était connu en ville pour son caractère irascible, son langage grossier et ses nombreux mariages.
Un jour, un pensionnaire ivrogne fait du tapage et cause des troubles dans le nouveau hall. William entra dans une colère noire et le roua de coups. William dut comparaître devant le tribunal pour payer une amende de 200$ et subir une leçon de bienséance.
En 1879, William Crout se disputa avec John M. Coolbroth, Mme Lincoln et un autre homme qui louaient l'hôtel qui souhaitaient résilier leur bail. William tint des propos grossiers et vulgaires à Mme Lincoln.
John M. Coolbroth envoya un télégramme au mari de Mme Lincoln, Joseph Lincoln, un marchand de tissus cheyenne, disant "L'honneur de votre femme est en jeu ! Allez-vous la défendre, ou dois je le faire ?"
Joseph Lincoln est venu jusqu'à Laramie voir sa femme et John M. Coolbroth.
Coolbroth et les Lincoln discutaient de l'incident dans le salon de l'hôtel lorsqu'ils virent William Crout sortir et se diriger vers sa maison derrière l'hôtel.
Joseph Lincoln sorti en courant une arme à la main et tira sur William, le blessant une première fois à la cheville et fut touché par un second coup de feu, qui manqua de peu l'artère fémorale. Le shérif Daniel Nottage arrêta John M. Coolbroth et les Lincoln qui furent emprisonnés à Cheyenne et William fut condamné à une amende de 31,05 $ par le juge Bill Nye pour avoir proféré des injures et des propos offensants à l'encontre d'une femme.
Après 3 semaines de convalescence, William marchait à l'aide d'une canne.
Un évènement tragique a eu lieu au Frontier Hotel. Sam Steward, un cow-boy afro-américain connu sous le nom de "Bronco Sam" épousa une femme du nom de Kitty, décrite comme une squaw de sang pur. Ils vécurent au Frontier Hotel pendant de nombreuses années.
Des rumeurs persuadèrent Sam que sa femme le trompait avec d'autres hommes. Convaincu de l'infidélité de sa femme, Kitty, il lui tira dessus puis retourna l'arme contre lui. Elle survécut 3 jours, et lui 10, avant de succomber à ses blessures le 27 septembre 1882.
Nous arrivons au cinquième mariage de William en 1883. L'heureuse élue est la gouvernante qui l'aide à l'hôtel, Elizabeth Casteel, qui a déjà un enfant, un garçon du nom de T. J. Casteel.
Cette même année, William veut changer de travail et veut devenir entrepreneur en bâtiment.
Après 15 ans au Frontier Hotel il vend ses parts à A.J. Gregory. Il sera resté à l'hôtel de 1868 à 1883.
Il vend aussi tous les biens qu'il avait acquis au fil des ans à Laramie, il voulait construire une belle maison en briques sur le terrain qu'il garde derrière l'hôtel. Malheureusement, ce projet ne se concrétisa jamais. Le Frontier Hotel fut démoli et le terrain servit de parking pour le matériel agricole.
Fin 1883 ou début 1884, William et sa nouvelle femme, Elizabeth, s'installent à Beaver Creek, dans la Platte Valley, près de Saratoga et de son fils, David Frank.
Hélas, l'année ne sera pas que bonne pour William, sa cinquième épouse, Elizabeth, meurt à l'âge de 62 ou 63 ans le 12 avril 1888.
Cette même année 1888, on disait que William était l'un des agriculteurs les plus prospères de la région.
Un sixième mariage à l'horizon. Le 23 février 1889, soit moins d'un an après la disparition de sa cinquième, il épouse Elizabeth Bicktold (ou Becktold). Elle aussi, comme sa première Elizabeth, a déjà donné naissance, 2 fois au Nebraska, John Thomas Bicktold, né en février 1861, et Emma F. Bicktold Rourke le 30 juillet 1864.
Tout en gérant ses terre et ses récolte, il exerça la fonction de maître de poste à Collins en 1889. Est-ce le Caspar Collins qui a un rapport avec Casper ou Fort Collins, dans le Colorado ? Peut être que quelqu'un à la réponse.
Il remporta le deuxième prix pour la meilleure récolte de blé et d'avoine à Saratoga en 1892 et gagne une théière en cuivre.
Mais le temps de quitter ce monde arrive pour William Crout, le 23 août 1894, William décéda d'un cancer de l'estomac. Il est enterré au Greenhill Cemetery de Laramie.
Un peu avant de mourir, il avait encore de l'humour et avait dit "Je ne sais plus combien de femmes j'ai eues".
Sentant la mort toute proche, il avait demandé à la Grande Armée d'organiser ses funérailles, et les Fils des Vétérans et le Corps de Secours des Femmes, ont assisté à la cérémonie qui était très émouvante, surtout lors de la prière du révérend Norris qui toucha profondément les personnes présentes. Du clairon fut joué par les Fils des Vétérans, qui tira une salve au-dessus de la tombe avec une précision militaire remarquable.
À sa mort, William Crout était l'un des citoyens les plus âgés de mon Wyoming.
Nathaniel Kimball Boswell (16/12/2025)
Il arrêta Jack McCall, l'assassin de Wild Bill Hickok et le célèbre voleur de diligences George Big Nose Parrott et a été le premier directeur de la prison territoriale du Wyoming à Laramie.
A sa mort survenue le 12 octobre 1921, à l'âge de 84 ans, William E. Chaplin, secrétaire d'État du Wyoming, dit de lui qu'il était le plus intrépide agent de la paix que les Rocheuses ait jamais connu. Il a eu affaire à plus de criminels que Wild Bill Hickok, Bat Masterson et Wyatt Earp réunis et tout cela sans jamais tuer personne.
Au cours de sa longue carrière, il a été shérif de comté, adjoint du marshal fédéral, marshal de ville, directeur de pénitencier et chef du bureau des détectives de l'Association des éleveurs du Wyoming, à une époque où le territoire du Wyoming était ravagé par les hors-la-loi.
Voici la belle et longue histoire sur un homme de loi, digne, intègre et courageux. Je ne pense pas qu'il y ait un film sur sa vie, ce qui est vraiment dommage pour cet homme que j'aurais aimé connaître.
Nathaniel vient au monde le 4 novembre 1836, à Haverhill, dans le New Hampshire. Ces parents, John et Lucinda Boswell, avaient eu 12 enfants, 7 garçons et 5 filles. Nathaniel quitte la maison à l’âge de 17 ans et se rend d’abord au Michigan, puis au Wisconsin, où il travaille comme bûcheron.
L’année de ces 21 ans en 1857, il a courtisé Martha Salsbury qui est née le 6 septembre 1836 à Ellisburg, dans l'état de New York et avec qui il s'est marié le 21 février 1859 à Jefferson, dans le Nebraska.
En décembre de la même année, lui et 2 bûcherons traversaient Green Bay, au lac Michighan, pour se rendre sur une île afin de couper du bois lorsqu’ils ont été pris dans une tempête soudaine. Le bateau a chaviré et ses 2 compagnons, avec leurs lourds vêtements d’hiver, se sont rapidement noyés, mais Nathaniel a réussi à redresser le bateau et à remonter à bord. Trempé, il a failli mourir de froid avant de trouver de l’aide. Il a survécu, mais une pneumonie l’a laissé avec des lésions pulmonaires. Les médecins lui ont conseillé un changement de climat, et s’est dirigé vers l’ouest, disant à sa fiancée qu’il l’enverrait la chercher une fois installée. Il arrive dans le Colorado, ou il pratique toujours son métier de bûcheron et travail dans les mines.
Avec le déclenchement de la guerre de Sécession en 1861, il s’inscrit dans un régiment de volontaires du Colorado. La guerre se termine en avril 1864, et en juin, il est membre du parti qui répondit au tristement célèbre massacre de Hungate, au cours duquel des pillards d’Arapaho tuèrent brutalement un colon, sa femme et ses 2 filles en bas âge, abandonnant leurs corps horriblement mutilés.
Nathaniel Kimball Boswell a aidé à ramener les restes des 4 morts à Denver, où les corps ont été exposés au public. Créant de la colère et incitant à la vengeance pour les attaques d'Amérindiens. Ce qui a amené au massacre de Sand Creek, qui fut encore plus horrible, tuant 150 hommes, femmes et enfants Cheyennes et Arapahos.
Eux aussi subirent des pertes, 15 morts et une cinquantaine de blessés. Nathaniel Kimball Boswell faisait parti de l'unité vengeresse, mais ne participa pas aux atrocités, notamment à la mutilation des corps des Amérindiens.
Nathaniel arrive ensuite en 1865 dans le futur Wyoming et en 1867 s’installe à Cheyenne, qui est encore le Territoire du Dakota (le Territoire du Wyoming est né le 25 juillet 1868).
Comme beaucoup, il est attiré par la fièvre de l'or et travail dans une mine, mais rapidement il échange sa concession minière contre un stock de médicaments, ouvrit la première pharmacie de Cheyenne et envoya chercher sa femme Martha.
On lui demanda alors comment il comptait réussir dans le commerce de la drogue alors qu'il n'y connaissait rien en pharmacie. Il répondit qu'il y avait de nombreux pharmaciens au chômage qu'il pourrait en embaucher pour gérer le magasin.
Il trouva 2 candidats qui se portèrent volontaires pour tenir la pharmacie. elle fonctionnait tellement bien, que Nathaniel en ouvrit une deuxième à 50 miles (80km) à l'Ouest de Cheyenne, à Laramie.
Son frère George Boswell et sa famille le rejoignirent dans mon Wyoming.
À cette époque, la région était extrêmement rude et sauvage, et de nombreux hors-la-loi et desperados y étaient attirés par l'absence de forces de l'ordre. Parmi ces voyous à Laramie, se trouvaient Big Steve Long et ses demi-frères Ace et Con Moyer.
Nathaniel Kimball Boswell fut le premier shérif du comté d'Albany où se situe Laramie et Big Steve Long devint marshal de Laramie. Les deux hommes de loi ne s'entendaient pas et s'opposèrent immédiatement.
En ville, l'anarchie régnait et Nathaniel rejoint rapidement le Comité des citoyens local, dont il était membre fondateur, un groupe d'autodéfense formés pour lutter contre les hors-la-loi.
Son engagement a faire régner l'ordre attira l'attention de son ami David J. Cook, le shérif de Denver, qui avait récemment créé un groupe informel de justiciers de l'Ouest, la Rocky Mountain Detective Agency, et enrôla Nathaniel dans cet effort.
Grâce aux efforts des membres de la Rocky Mountain Detective Agency, les forces de l'ordre anéantirent l'une des pires bandes criminelles, dirigée par Lee H. Musgrove en 1868.
Bien que Big Steve Long était marshall, avec ses frères ils ont ouvert un saloon appelé Bucket of Blood (Seau de Sang), et ont commencé à voler fortement les colons pour qu’ils cèdent leur propriété. S’ils refusaient, ils étaient le plus souvent tués dans des circonstances mystérieuses. En octobre 1868, Long avait tué 13 hommes dans des fusillades, et plusieurs autres étaient soupçonnés d’avoir été tués par lui, mais seuls ces 13 hommes sont confirmés.
Encore une fois, c'est la Rocky Mountain Detective Agency et Nathaniel Kimball Boswell qui ont mis fin a ses agissements en capturant les membres du gang, Big Steve Long, Big Ned Wilson, Ace et Con Moyer qui ont été lynchés à Laramie, dans une cabane inachevée.
Nathaniel Kimball Boswell et d'autres justiciers du territoire du Wyoming capturèrent un autre hors-la-loi qui était recherché, Sanford Duggan et le livrèrent au sheriff de Denver David J. Cook ou il fut également lynché.
Les responsables du territoire du Wyoming ont organisé le nouveau comté d’Albany en 1869, qui s’étendait alors au Nord de la frontière du Colorado à la frontière du territoire du Montana, sur une distance de 400 miles (644km). En raison de sa renommée en tant que chasseur de hors la lois, Nathaniel Kimball Boswell, a été nommé premier shérif du comté de Laramie le 25 mai 1869 par le 1er gouverneur territorial du Wyoming, John Allen Campbell.
Le Wyoming avait adopté le suffrage féminin en 1869, et le shérif Boswell surprit de nombreux résidents réticents lors d’un procès très médiatisé à Laramie en 1870, il convoqua alors une femme pour faire partie du jury puis une autre. Les deux nominations féminines a eu une grande proportion et d’une présence imposante en tant qu’huissier de justice.
Nathaniel Kimball Boswell était un excellent tireur et avec n'importe qu'elle arme à feu, et pourtant il n'a jamais tué personne tout au long de sa carrière de policier. Il était d’une grande précision avec un revolver à 6 coups ou sa carabine, comme il a du le démontrer peu de temps après.
Porteur d’un mandat d’arrêt contre un desperado nommé Kelly, recherché pour un meurtre à Fort Steele. Nathaniel a rattrapé le fugitif près de Red Oak, dans l’Iowa après l'avoir poursuivi dans plusieurs Etats. Lorsque Kelly a pris la fuite et a ignoré l’ordre de s’arrêter, Nathaniel qui était armé seulement d’un pistolet, à mis un genou a terre, a pris Kelly pour cible et avec un coup de feu qui l’a mis hors service sans le tuer. Un tir extraordinairement de plus de 650 pieds (200m), selon son adjoint.
Un jour de 1871, un dangereux tireur nommé Jack Watkins était à Cheyenne, et l'officier de la ville ne semblait pas comment faire pour l'arrêter. Nathaniel Kimball Boswell était justement en ville et un juge fédéral s’est approché de lui, suppliant le shérif d’arrêter Watkins avant qu’il ne tue quelqu’un.
Nathaniel hésitait, disant qu’il n’avait pas le pouvoir de procéder à une arrestation hors de sa juridiction. Le juge a répondu en épinglant l’insigne d’un maréchal américain adjoint sur le gilet de Boswell et en l’assermentant sur place. Enhardis par l’aide du célèbre shérif du comté d’Albany, les officiers locaux ont aidé Boswell à mettre Watkins en détention. À partir de ce jour, Boswell conserva son autorité en tant que maréchal américain adjoint.
En juillet 1872, le shérif Boswell réprima une émeute naissante dans la prison du comté d’Albany, toujours sans perte de vie.
L’année suivante, un pénitencier territorial ouvrit ses portes à l’extérieur de Laramie, et Nathaniel Boswell, en plus de ses fonctions de shérif du comté et de maréchal adjoint des États-Unis, accepta le poste de premier directeur de la prison.
Une chose dans son métier que Nathaniel n'aimait pas faire, celle de la perception des impôts, et donc, sous prétexte que son nouveau poste de directeur l’empêchait de visiter les vastes étendues du comté à cette fin, il refusa de se représenter aux élections de 1872. Mais les habitants de la région et ses admirateurs à Laramie l’ont plutôt poussé a ce représenter, et bientôt il a épinglé une nouvelle fois l' insigne.
Son arrestation la plus mémorable fut celle en août 1876 à Laramie de Jack McCall, l’assassin de Wild Bill Hickok à Deadwood. Nathaniel Kimball Boswell a remis McCall aux autorités de ce territoire, qui l’ont emmené à Yankton, où il a été jugé, reconnu coupable du meurtre lâche et pendu.
En 1878, les commissaires du comté d’Albany pressaient encore une fois Nathaniel Kimball Boswell de se présenter à nouveau comme shérif, promettant qu’ils prendraient d’autres dispositions pour les odieuses taxes d'impôts et Nathaniel a été réélu en novembre.
Le boom de l’or dans les Black Hills dans le Dakota avait attiré de nouveaux hors-la-loi dans le Territoire du Wyoming. Les attaques de diligences, de trains et hold-up étaient en fortes hausses.
Les habitants du territoire du Wyoming ont été particulièrement furieux en août 1878 lorsqu’un gang de hors-la-loi dirigé par George Big Nose Parrott a assassiné les agents de la paix E.R. Bob Widdowfield et Henry H Tip Vincent. Nathaniel Kimball Boswell, a appris, en décembre, que 4 membres du gang Parrott, étaient rassemblés près de Rock Creek, à environ 50 miles (80km) à l’Ouest de Laramie.
Il rassembla un groupe de 14 hommes expérimentés et s’arrangea pour qu’une voiture de l’Union Pacific l’emmène, lui et ses hommes, à Rock Creek. Là, il a attrapé un premier homme du gang dans son lit et sous la menace d’un lynchage, lui a fait révéler l’emplacement du hors la lois.
Nathaniel et son équipe ont encerclé le camp des hors-la-loi, les ont réveillés de leur sommeil et ont arrêté Joe Minuse, Charles Kid Condon, Hank Harrington et Fred Robie, tous des associés connus de George Big Nose Parrott, sans tirer un coup de feu. Les biens appartenant aux 2 agents Widdowfield et Vincent et un manteau pris au messager Boone May lors d’un hold-up de diligence ont fourni de solides preuves circonstancielles de la culpabilité des suspects.
Nathaniel Kimball Boswell a emmené ses prisonniers à Laramie, les a enfermés dans la prison du comté et, dans les jours qui ont suivi a attrapé 4 autres membres du gang Parrott.
Mais George Big Nose Parrott avait un complice de sa bande tout aussi recherché, c'est Dutch Charlie et Nathaniel était déterminé à les traquer.
En étudiant bien les hommes qui étaient déjà en prison, Nathaniel a décidé que Joe Minuse était le plus susceptible de se briser sous la pression et de fournir une piste. Employant une méthode qui déclencherait l’apoplexie chez les avocats, mais que les hommes du shérif trouvaient assez efficace, Nathaniel hissa Joe Minuse par le cou et le laissa pendre jusqu’à ce qu’il crache des détails sur les chefs de gang.
Il appris que Dutch Charlie se trouvait certainement à Green River, dans mon Wyoming et que George Big Nose Parrott s’était enfui dans les environs de Miles City, dans le territoire du Montana.
Pour une fois, Nathaniel Kimball Boswell ne se déplace pas, il a envoyé ces informations aux officiers de ces zones, et ils ont rapidement capturé les 2 hors-la-loi recherchés. La plupart des hommes arrêtés par Nathaniel et ses hommes ont été jugés, reconnus coupables et condamnés à des peines au pénitencier.
Les 2 hommes n'auront pas le temps d'effectuer leur temps en prison.
Le 4 janvier 1879, alors que des hommes de loi transféraient Dutch Charlie de Laramie à Rawlins pour y être jugés, une foule d’hommes masqués l’a sortie du train à Carbon et l’a pendu à un poteau télégraphique.
Même chose pour George Big Nose Parrott, il a été jugé pour meurtre, a été reconnu coupable et condamné à mort, mais le 22 mars 1881, une foule armée a pris d'assaut la prison de Rawlins, l’a traîné dehors et l’a pendu, également d’un poteau télégraphique.
Par la suite, Nathaniel Kimball Boswell fut de nouveau élu pour un mandat de shérif en 1880, mais en 1882, il décida qu’il avait occupé ce poste depuis assez longtemps, choisit de quitter cet emploi et déménagea dans son ranch au Sud/Ouest de Laramie, au bord de la Laramie River a quelques pas du Colorado.
Ce ranch qui est toujours visible sur l'highway 10, a été bâti vers 1873 par un certain C.T. Waldron. Il servait également d'étape de diligence sur la route reliant North Park à Laramie Plains. C'est en 1886 que Nathaniel a acheté le ranch.
Le ranch Boswell a été inscrit au Registre national des lieux historiques le 21 juillet 1977.
Nathaniel Kimball Boswell n'est pas resté longtemps en dehors de son travail d'homme de loi. Environ 1 an après avoir quitté ses fonctions et être parti dans son ranch, en juillet 1883, la Wyoming Stock Growers Association a mis en place un bureau de détectives et a choisi Nathaniel pour le diriger avec le salaire attrayant de 200$ par mois.
Il était presque un agent secret avant l'heure, travaillant en douce, en espion et encore une fois il excellait dans ce domaine. Il parcourait plusieurs états, Montana, Texas, Arkansas, Colorado et un grand nombre de voleurs ou de meurtriers ont été arrêtés.
Cette fois ci, en octobre 1887, Nathaniel Kimball Boswell démissionna pour de bon, invoquant des problèmes de santé.
Bizarrement, celui qui le remplaça, on ne sait pas si on doit le mettre dans la rubrique homme de loi ou hors-la-loi. Cet homme est Josiah Horner, plus connu sous le nom de Frank Canton. Braqueur de banque et de diligence, voleur du bétail, assassin, et c'est en 1879, après s'être évadé d'une prison au Texas, qu'il part dans le Nebraska, change son nom, se lance dans l'élevage, se promet de changer d'attitude et s'engage à faire respecter la loi et l'ordre.
Voilà comment, un ancien Hors-la-loi, une figure controversée de l'Ouest Américain, remplace un vrai homme de loi, digne, intègre, courageux.
Nathaniel Kimball Boswell avait 50 ans quand il s’est retiré au ranch avec sa femme Martha et leur unique enfant, Minnie, âgée de 11 ans. Il était vraiment malade et a eu une crise de névralgie du cœur et son système nerveux était assez bien miné.
Quelques années après, sa femme Martha mourut en 1893, poussant Nathaniel plus dans l’isolement et ne quittant pratiquement jamais son ranch.
A une exception près, lors de la visite du Wyoming en 1903 du 26è président des États-Unis, Theodore Roosevelt. Il avait passé 2 semaines à camper à Yellowstone en avril. Il a aussi prononcé un discours à Newcastle, Evanston, Laramie, Cheyenne.
Teddy Roosevelt montait très bien à cheval et quand il était à Laramie, il a voulu faire le trajet Laramie/Cheyenne à cheval, et le président avait besoin de gardes du corp. On avait demandé à Nathaniel s'il voulait faire partie des 10 personnes qui l’escortèrent à cheval sur les 65 miles sur ce trajet de Laramie à Cheyenne pour lui servir de garde du corp, chose qu'il accepta.
Nathaniel Kimball Boswell était l'homme le plus craint de son époque par les hors la lois. C’était un homme dont les pages de vie sont exemptes de tache, de lâcheté ou de peur. Chaque fois que des problèmes arrivaient dans le Wyoming, le cri de la population était "Envoyez Boswell!".
À cette époque, le ranch de Boswell était devenu l’un des plus grands et des plus productifs du territoire du Wyoming. Boswell mourut le 12 octobre 1921, à 3 semaines de son 85e anniversaire.
Son ranch dans le Wyoming est maintenant inscrit au Registre national des lieux historiques depuis 21 juillet 1977, bien visible et on ne peut le rater en passant devant, une pancarte indique "Boswell Ranch".
Nathaniel Kimball Boswell restera a tout jamais une figure importante du Wyoming, comme Pierre Terrail de Bayard en France, il était sans peur et sans reproche.
Tim McCoy et Inga Arvad (11/10/2025)
C'est certainement le plus connu des acteurs de western du Wyoming.
Avant d'arriver dans mon Wyoming, Tim, de son vrai nom Timothy John Fitzgerald McCoy, nait à Saginaw, Michigan, le 10 avril 1891, de parents immigrants irlandais, et c'est le plus jeune de 7 enfants.
Tim qui n'y connait rien de la vie de cowboy, les découvre en 1898 lorsque le Wild West Show de Buffalo Bill passe dans sa ville natale. Grâce à son père qui chef de la police, Tim rencontre Buffalo Bill Cody, qui lui fait une forte impression.
C'est fait, il aime la vie des cowboys et à 18 ans, en 1909, il part pour l'Ouest et dans le train il fait la connaissance d'un Wyomingois, un marchand de chevaux, qui lui suggère de venir dans le Wyoming et arrive à Lander.
Au bord de la Wind River il a le Double Diamond Ranch ou Tim trouve un premier emploi.
Il travaille d'abord dans les champs et après avoir réussi cette initiation, il fut inclus dans le rassemblement de bovins d'automne, réalisant ainsi son rêve de devenir cow-boy.
Après quelques années, en 1915, Tim décide d'acheter son propre ranch sur la Owl Creek, proche de Thermopolis. Ranch de 5 000 acres (plus de 2000 hectares), appelé Eagle’s Nest. Il participe aux 2 guerres mondiales, bien qu'il n'ait pas servi au combat de la première.
Tim McCoy a épousé Agnes Miller, qu'il avait rencontrée près de Jackson Hole. Agnes est la fille d'un acteur de théâtre et d'une actrice.
Après la première guerre, Tim et sa famille s'installent à Owl Creek Ranch. Il se demande s'il doit ou non rester dans l'armée. Sa décision sera prise peu de temps après, lorsque le gouverneur Robert Carey lui offre le poste d'adjudant général du Wyoming en 1919, qu'il accepte aussitôt. À 28 ans, il était l'un des plus jeunes généraux de brigade de l'histoire de l'armée américaine.
Vient enfin le cinéma.
En 1922, le président de la Mountain Plains Enterprise Film Company, David Townsend, prévoit de tourner un film intitulé "The Dude Wrangler", écrit par Caroline Lockhart, mais le projet fut abandonné.
Il est dans son bureau au capitole, quand, toujours en 1922, Jesse L. Lasky, directeur de Famous Players–Lasky, qui veut lui aussi tournée un film nommé "The Covered Wagon", lui demande de fournir des figurants Amérindiens.
Il s'assure que les figurants Amérindiens seraient bien traités et bien payés, et après avoir démissionné de son poste d'adjudant général, fait venir des centaines d'Amérindiens dans l'Utah, ou le film est tournée et sert de conseiller technique pour le film.
Le tournage terminé, Tim emmène quelques uns des figurant jusqu'à Hollywood pour une représentation scénique précédant chaque projection du film.
Il continu sur sa lancé et est également conseiller technique pour Le film The Thundering Herd (La Ruée sauvage) ou il a son premier rôle et anime une présentation de The Iron Horse.
Tim McCoy a du succès, se produisant durant 8 mois à Hollywood et plusieurs mois supplémentaires à Londres et à Paris.
Ensuite Tim McCoy retourne dans son ranch du Wyoming, mais Irving Thalberg de la MGM le fit bientôt signer un contrat pour jouer dans un nouveau western "War Paint" (1926) et tenir le rôle principal. En plus il est tourné dans le Wyoming et avec ce rôle vedette, Tim accède à la célébrité.
Ainsi commence la carrière de Tim McCoy qui comprendra plus de 90 films. Il joue même dans le premier western parlant en 1930 " The Indians Are Coming", qui est déjà son neuvième film.
Sa carrière dans le divertissement comprendra également quelques séries télévisées, dans le cirque Barnum et le Wild West and Rough Riders of the World.
Tim McCoy aimait beaucoup les Amérindiens, et dans le films ou il y en avaient, Tim s'assurait qu'ils soient toujours dépeints avec sympathie, jamais comme des sauvages sanguinaires.
Dans la vie privé, Tim et Agnes McCoy divorcent en 1931 après avoir eu 3 enfants.
Il rencontre Inga Arvad lors d'un dîner à Hollywood en 1946. Elle est née le 6 octobre 1913, à Copenhague, Danemark. Elle a été élue reine de beauté en 1931 et journaliste danoise.
Inga est connu dans le monde journalistique, elle s'est fait connaître au milieu des années 1930 en interviewant 2 ou 3 fois Adolf Hitler lors des Jeux olympiques d'été de 1936 et rencontra des nazis, Joseph Goebbels, Hermann Göring, auquel elle fut même invité à son mariage avec l'actrice allemande Emmy Sonnemann.
Ce qui lui valut d'être l'objet d'une enquête du FBI en tant qu'espionne potentielle. Ce qui n'a pas porté préjudice à sa vie professionnelle ni à son statut social aux États-Unis après que les enquêtes n'ont révélé aucune preuve. Mais était quand même comparée à Mata Hari.
Elle était arrivée en Amérique en 1940 alors qu'elle a 27 ans, vivait sur la côte Est, à Washington, D.C., où elle travailla comme chroniqueuse au Washington Times-Herald.
Elle y rencontre Kathleen Kennedy, sœur de John F. Kennedy, qui lui présente son frère. Elle aurait eu une relation amoureuse avec John F. Kennedy en 1941 et 1942. il avait 24 ans et elle, 28.
Ensuite elle travaillait comme chroniqueuse mondaine à Hollywood, et rédactrice de mode.
Elle a été scénariste pour la Metro-Goldwyn-Mayer en 1945 et chroniqueuse à Hollywood.
Quand elle fait la connaissance de Tim McCoy en 1946, elle a déjà eu plusieurs maris, Kamal Abdel Nabi, Paul Fejos, avec qui elle était toujours mariée durant sa liaison avec Kennedy et obtint le divorce de Fejos en juin 1942, ensuite on la retrouve fiancé au député britannique, Robert Boothby, mais n'ira pas jusqu'au mariage, puis soupçonnée d'être la maîtresse d' Axel Wenner-Gren, un industriel suédois.
Inga Arvad épouse Tim McCoy le 14 février 1947 à Yonkers, dans l'État de New York. Pourtant, Tim McCoy a affirmé ensuite qu'ils s'étaient mariés bien avant. Tim a 56 ans et a déjà une belle carrière d'acteur derrière lui, et son épouse Inga à 34 ans.
Pour revenir sur le Wild West and Rough Riders of the World créé par Tim McCoy, son spectacle ne connut pas le même succès que le Wild West Show de Buffalo Bill. Après une perte de 300 000$, dont 100 000$ personnels. Le Wild West and Rough Riders of the World fit faillite à Washington, D.C.
Toutes les personnes du cirque qui faisaient rêver le public ont perdu leur emploi, cowboys et Amérindiens, recevant chacun 5$ avec les remerciements d'un Tim McCoy déçu.
Du coup, Tim McCoy, même s'il n'a pas arrêté de tourné, est de nouveau plus disponible pour le cinéma. A la fin des années 1930 il touche un salaire de 4000$ par semaine.
En 1941, Charles Frederick Gebhart, un autre acteur connu sous le nom de Buck Jones, fait appel à Tim pour jouer dans la série de film "The Rough Riders. Je pense que le premier film ou l'on trouve Buck Jones et Tim McCoy est Forbidden Trails.
Ce fut un grand succès pour les 8 films ou Tim interprète le rôle du maréchal Tim McCall. Son contrat arrivant a sa fin, Tim McCoy refusa de renouveler, préférant se consacrer a autre chose.
Tim McCoy s'est intéressé à la politique, et en 1942, il convoite une place au sénat. Durant sa campagne, il établit la première liaison radiophonique d'État de l'histoire du Wyoming. Mais il échoue aux primaires.
Avec la deuxième guerre mondiale en cours, il s'engage, 48 heures après, dans l'armée américaine. Il était toujours réserviste et a immédiatement été accepté, remportant plusieurs décorations.
Après son mariage avec Inga en 1947, le nouveau couple McCoy vivait dans le comté de Bucks, en Pennsylvanie, appelé Dolington Manor, également connu sous le nom de Benjamin Taylor Homestead et aussi dans son ranch Eagle's Nest du Wyoming.
Si la date de leur mariage mentionnée ci-dessus est correcte, Inga était enceinte, car elle accoucha de leur premier enfant Ronald, en août 1947. Ils eurent un deuxième fils, Terence. Ce qui fait que Tim McCoy avait désormais 5 enfants en comptant les 3 qu'il avait déjà eu de son précédent mariage avec Agnes Miller.
Tim McCoy vendit son ranch Eagle's Nest du Wyoming en 1952, où il avait vécu 37 ans.
Après avoir vécu quelques temps en Pennsylvanie, la famille McCoy déménage en Californie ou Tim est recruté pour une émission de télévision pour enfants à Los Angeles, intitulée The Tim McCoy Show.
Le programme met en vedette McCoy et Iron Eyes Cody, un autre acteur, se faisant passé pour un Amérindien. Mais il était descendant d'Italien, avec une mère, Francesca Salpietra, originaire de Sicile, et d'un père, Antonio de Corti, du sud de l'Italie. Le vrai nom de Iron Eyes Cody était Espera Oscar de Corti. Mais il aimait raconter que son père était Cherokee et sa mère Cree.
Tim McCoy et Iron Eyes Cody racontaient des anecdotes historiques, avec des Amérindiens exécutant des danses. Tim remportera un Emmy Award pour ses présentations sur l'histoire de l'Ouest américain, mais ne se déplaça pas pour recevoir le prix.
Quand l'émission "The Tim McCoy Show" s'arrête, Tim McCoy est obligé de chercher un emploi ailleurs et retourne jouer dans quelques cirques durant quelques années.
En 1962, la McCoy family déménage en Arizona ou Tim continue à interpréter des spectacles de cow-boy.
Sa femme Inga, décède d'un cancer le 12 décembre 1973 à l'âge de 60 ans.
Tim McCoy prend sa retraite quelques mois plus tard.
Durant sa carrière, Tim à côtoyé les plus grandes stars de l'époque, John Wayne, Joan Crawford, Jean Arthur, Walter Brennan, David Niven, Shirley MacLaine, Charles Bronson, Frank Sinatra, Buster Keaton, Brian Keith, Victor McLaglen, Rod Steiger et même les acteurs Européens, les Français, Fernandel et Charles Boyer, et l'actrice Allemande Marlène Dietrich.
Il publiera une autobiographie en 1977 et mourra un an plus tard le 29 Jan 1978 âgé de 86 ans.
Dans cette autobiographie, il apparu clairement que ses plus beaux souvenirs concernaient ses années passées dans mon Wyoming, et plus particulièrement ses expériences dans la région de Wind River.
Un peu poète, il écrivait parfois, et a propos du Wyoming il écrit un jour;
These are the mountains of the West (Ce sont les montagnes de l'Ouest).
Where the Sun God seeks his sleep (Où le Dieu Soleil cherche son sommeil).
Where the West Wind howls (Où hurle le vent d’Ouest).
And where evil spirits prowl... (Et là où rôdent les mauvais esprits...)
Mais la référence aux Mauvais Esprits, pour Tim McCoy était positive.
Pour sa carrière cinématographique, Tim McCoy à son étoile sur le Hollywood Walk of Fame depuis 1960, juste en face du Montalban théâtre, il a été intronisé au Hall of Great Western Performers du National Cowboy & Western Heritage Museum et au Cowboy Hall of Fame en 1973, National Cowboy & Western Heritage Museum d'Oklahoma City et au Hall of Fame du comté de Hot Springs, dans le Wyoming, où se trouvait son ranch.
Il était aimé du peuple Amérindien, et a été par les Arapahoe du Wyoming et a reçu le nom de High Eagle (Grand Aigle).
Tim McCoy était réputé pour ses chapeaux de très grande taille, caractérisé par ses larges bords et calottes surdimensionnés. Max Meyer, propriétaire d'une chapellerie à Cheyenne, Wyoming, passa commande spéciale pour Tim et collabora avec la société Stetson pour produire des exemplaires toujours plus grands.
Je finirais mon article par une petite anecdote; A sa mort, en 1978, il a été incinéré et ses cendres déposé auprès de son épouse Inga, en en Arizona. En 1987, soit 9 ans plus tard, Tim et Inga ont été rapatriées à Saginaw, la ville natale de Tim, dans le Michigan, pour être inhumées au cimetière Mount Olivet, à côté de la concession familiale.
John Gottlieb Borner, beau frère de Calamity Jane (23/01/2025)
John est né en Saxe, Allemagne, le 4 janvier 1835 et il était l'un des pionniers du bassin de Big Horn, dans mon Wyoming.
Il a immigré à Oak Grove, dans le Wisconsin, en 1859 et en 1861, il s'est enrôlé dans la compagnie du 12e Wisconsin. C'était un vétéran de la guerre civile, ayant servi 4 ans.
Il a traversé les plaines avec un convoi de chariots dans les premiers temps et a été fait franc-maçon dans l'Utah avant de venir s'installer dans le Wyoming.
Attiré par la ruée vers l'or, il était dans la région de South Pass en 1875, à Miner's Delight. Là, il s'est cassé la jambe à la suite d'une chute de cheval.
Il est soigné par une femme qui lui sert d'infirmière, Martha Jane Canary, alias Calamity Jane. Bien que je pense pas que Calamity Jane a suivi des cours d'infirmière, mais a cette époque, on fait avec les moyens du bord. Pendant sa convalescence, par l'intermédiaire de son infirmière, il fait la connaissance sa sœur, Lena.
Ils s'aiment, se marient quelques temps après et s'installent à Lander au début des années 1880. Ils auront une fille, May Rebecca Borner, née le le 4 mai 1876. Ils auront 7 enfants, May Rebecca, Tobias John, Hannah Rosanna, Frantz Edward, William, Theresa et Bertha Pauline.
Donc sa femme était Lena Pauline Canary, née en 1859, fille de Robert Wilson et Charlotte Canary et Sœur de Martha Jane Canary, alias Calamity Jane. Hélas, Lena est décédé très jeune dans l'année 1886, âgée de 26 ou 27. Elle est enterrée dans le vieux et petit North Fork Masonic Cemetery de Lander. Pour la photo, la porte était fermé, j'ai pris le minuscule cimetière en plan large.
Ensuite John Gottlieb Borner fut le premier colon à s'installer dans ce qui est aujourd'hui la ville de Greybull qui est venu dans la région après le décès de sa femme en 1886.
Il construit une cabane assez grande avec un toit en gazon. Un côté de la maison était pour lui et l'autre extrémité été utilisée pour abriter des animaux. La cabane a été construite par John G Borner et son ami JA Benjamin de Lander.
Sa cabane fut plus tard utilisée comme école. Avec l'arrivée du chemin de fer, John Gottlieb Borner vendit sa propriété à la Lincoln Land Company.
Je pense qu'il avait construit sa cabane, dans ce qui est aujourd'hui le Greybul Park. La cabane à disparu, mais il reste la cheminée encore debout à cet endroit.
Comme il a été le premier à vivre dans le futur Greybull, pourquoi, me demanderez vous, la ville ne porte pas son nom, comme c'est souvent le cas en ce temps là.
Le nom de la ville, comme la rivière, doit son nom à un bison albinos qui a été vu dans la région. L'apparition d'un bison albinos est considérée par les Amérindiens des Grandes Plaines du Nord comme ayant une grande signification. Elle nous rappelle, à travers la légende de la Femme Bison Blanc, que Dieu, Wakan-Tanka, pourvoit à tous nos besoins.
John Gottlieb est décédé le 13 décembre 1919 à 84 ans à Greybull, Wyoming.
D'autres disent que le nom vient d'un chef Amérindien Crow, mais personnellement je préfère l'histoire du bison blanc.
Au cours de sa longue vie dans les environs, John Gottlieb Borner est devenu cher à des centaines de personnes qui ont pleuré sa disparition.
Cette article était surtout pour Lena Pauline Canary, sœur de Calamity Jane.
Victor Arland, un Français qui a fondé la ville qui porte son nom (06/10/2025)
Ce Gaulois a créé une ville dans mon Wyoming, Arland, une des colonies les plus hostiles de l'histoire de l'état.
Victor Arland est né en 1848, à Vincennes, près de Paris, en France. Il était commerçant de fruits, de produits du terroir et certainement agriculteur.
A l'âge de 22 ans il quitte la France pour le nouveau monde et arrive le 13 juillet 1870 à New York.
D'après plusieurs documents, Victor Arland connaissait bien Camille Pierre Dadant, un autre Français. Avec sa famille, Dadant a immigré en Amérique en vers 1863, à Hamilton, dans l'Illinois. les Dadant avaient l'intention de cultiver du raisin de Champagne et d'élever des abeilles. Malgré l'échec de cette entreprise champenoise, la famille a créée une entreprise apicole qui existe encore aujourd'hui.
De son côté, Victor Arland arrivait de l'autre côté de l'Atlantique, rejoint son ami Victor Arland dans l'Illinois. Par la suite, Victor Arland partit vers le sud en 1872, à La Nouvelle Orléans, ou il trouve du travail dans un restaurant.
Il repart certainement dans l'Illinois, car on retrouve sa trace en 1874, ou il travaillait comme vigneron à Grafton.
L'aventure du grand Ouest le fascinait et il parlait souvent de partir vers le Colorado. Avec l'engouement de l'or trouvé dans les Black Hills, en 1875, il en profite pour partir. Mais cette région des Black Hills se révèle peu intéressante pour lui et il part plus loin toujours vers l'Ouest.
En 1878, il est à Fort Custer, dans le Montana, et mais semblait las de sa vie nomade. Il pense même retourner en France, mais il y renonce.
Il est passionné de chasse, il passa plusieurs années à Trail Creek, dans le Wyoming, au Nord de Cody. Là, il élève des moutons.
Ayant rencontré John F. Corbett, les 2 hommes s'associent en 1880 et établissent un comptoir commercial sur Trail Creek, un affluent de la Stinking Water River (aujourd'hui Shoshone River), dans le Wyoming.
Victor construit un ranch sur Trail Creek pour la somme de 200$, qu'il vend a un compatriote français, le comte Ivan du Doré, pour un bénéfice de 400$, une belle affaire.
Pour son comptoir Victor Arland à commandé, en 1882, du miel à son ami Camille Pierre de la société Dandant & Fils.
Durant son séjour à Trail Creek, Victor Arland s'occupait aussi de ses travaux agricoles qui lui rapportait beaucoup d'argent.
Il avait mis sa passion, la chasse, de côté, parce qu'il avait beaucoup de travail. Mais il n'aime pas les ours, et chaque fois que l'occasion de tuer un ours se présente, il ne la rate pas, il n'avait aucune sympathie pour ces animaux.
Pour s'approvisionner, il doit souvent aller jusqu'à Billings, Montana, et jusqu'alors, il n'y avait pas de pont sur la Stinking Water River. C'était un voyage périlleux, imprévisible et long.
Quand en mars 1883, le Congrès autorisa une nouvelle route avec un pont, Victor Arland et son associé John F. Corbett déménagèrent leur magasin/comptoir près du pont, ce qui augmenta considérablement leur activité.
Victor Arland qui correspondait toujours avec son ami Camille Pierre Dadant et qui lui commandait aussi du miel, lui annonça qu'il allait ouvrir un nouveau magasin à Meeteetse Creek pour être au cœur du territoire bovin et des ranchs en plein essor.
Victor et John ont vendu leur nouveau comptoir proche du pont à un éleveur de bétail.
Très vite à Meeteetse Creek ils construisent un magasin, un club et un restaurant. Victor continu ses activités agricoles, pommes de terre, oignons, choux, carottes et d'autres légumes.
En octobre 1884, la construction de leur entreprise était presque terminée avec un coût compris entre 1200 et 1500$. Mais, entre la construction, le travail agricole et servir au magasin, la santé de Victor Arland laisse à désirer et il a besoin de repos.
Très vite autour de leur magasin, d'autres constructions s'installent, des maisons, des entreprises, un saloon, des maisons closes, dont une maison de prostitution tenue par Rose Williams, une amie d'Arland, un bureau de poste, un hôtel de 2 étages, une forge, un quartier chaud, une mine de charbon, des écuries et des corrals.
Dans leur magasin qui sert aussi de saloon, les cow-boys venaient se défouler, et se sont fait une réputation déplorable à cause de leur audace et de leur manque de retenue.
Quand quelqu'un se tenait mal, Victor Arland et John jetaient les individus directement dans la rivière pour les calmer. Malgré ça, les clients ont fait preuve d'un grand respect pour eux. Le fait de jeter des cow-boys ou clients turbulents dans la rivière a peut-être quelque chose à voir avec la mauvaise santé d'Arland, surtout avec l'hiver rigoureux en 1884. Mais au printemps, Arland se sentait mieux, rétabli et un bon été a permis à ses affaires de reprendre pour Victor Arland et John Corbett.
La petite ville qui voit passer des Amérindiens, des colons, des trappeurs, des chasseurs, des cowboys etc, prend le nom d'Arland. La ville fut fondée au printemps 1884 par Victor Arland, un Français, et John Corbett, un chasseur de bisons.
Une diligence passait chaque semaine par Arland, contribuant à faire de la ville un centre commercial pour les ranchs de la région et un haut lieu pour les cow-boys et autres personnages intrépides de la région.
Une lettre du frère d'Arland à Varennes, en France, datant de janvier 1888, demandait à Camille Pierre Dadant des nouvelles de son frère Victor Arland, parce qu'il avait écrit quelques temps auparavant qu'il avait failli être assassiné en avril 1887 et que sa santé n'était pas très bonne à cette époque.
En fait, Victor Arland a failli être tué 2 fois a cette époque.
La première tentative, un homme nommé Joe Crow, un homme violent et colérique, s'est comporté de telle manière que Victor s'est disputé avec lui. Joe Crow a sorti son revolver et a tiré. Victor Arland a évité la balle, selon lui, grâce à son agilité et à son sang-froid.
La deuxième fois, c'est Thomas Brady qui discuté avec Victor sur les vertus de la Nouvelle-Angleterre. Mais étant en désaccord sur le sujet, Thomas Brady sorti son arme pour le pointer sur Victor qui a été plus rapide et a tiré sur Thomas Brady.
Nous n'avons rien d'autres sur ces sujets, à part que la ville d'Arland était un lieu de violence, où de nombreuses personnes y périrent de mort violente.
Près d'un an plus tard, Victor Arland a fait la une des journaux locaux. Il y avait un bal en ville le 22 février 1888, et Victor, en légitime défense a tué un homme, connu sous plusieurs noms de Scarface Jackson et Broken Nose Jackson. Le vrai nom de cet homme était DC Dye et faisait parti de ces hommes violents qui avait déjà participé a plusieurs fusillades jusqu'à celle-ci, plus tragique.
Selon les journaux, l'affaire avait débuté la veille. DC Dye, travaillait au ranch d'Otto Franc, et s'était battu avec un certain Lothario chez Victor Arland. DC Dye est retourné au ranch pour revenir armé de sa Winchester. Victor Arland est intervenu pour empêcher une nouvelle altercation entre les 2 hommes et c'est malheureusement lui qui dut tua DC Dye, pour éviter d'être tué lui même.
Hélas pour Victor Arland, alors agée de 42 ans, lors d'un voyage dans le Montana, le 24 avril 1890 il fut tué par Bill Landon, un ami de DC Dye, au Dunivan's Saloon de Red Lodge.
Victor Arland qui tenait le saloon de Arland s'enrichit grâce à lui et personne ne savait ce qu'il a fait de son argent, ni ou il le cachait. Mais après sa mort, des gens crédules ont fouillé toute la région alentour, à la recherche du trésor qu'il aurait enterré.
Après la mort de Victor Arland, sa ville continua de fonctionner de façon aussi tristement célèbre pendant environ 7 ans et devint un repaire de hors-la-loi. On y trouvé des personnages connus comme Butch Cassidy, Black Jack Miller, Al Durant, Ed Nye, Rose Williams, John Bliss, W.A. Gallagher, Blind Bill Hoolihan, Sage Brush Nancy et Belle Drewry, surnommée "La Femme en bleu" qui est enterrée à Old Trail Town de Cody.
Arland fut le théâtre de nombreuses disputes et de morts violentes. Plusieurs prostituées, s'y installèrent et causèrent plus de carnage que l'alcool ou les parties de poker.
En 1897, Arland avait été désertée et beaucoup s'installèrent dans la nouvelle ville voisine Meeteetse. Aujourd'hui, il ne reste plus rien du vieux Arland, à part les histoires et les fantômes du passé. Mais Arland n'est pas complètement disparu. On retrouve 2 bâtiments à Old Trail Town, dont le bordel de Rose Williams depuis 2024.
En plus au cimetière on retrouve des noms célèbres de la ville d'Arland, Belle Drewry, ou la dame en bleu, William Gallagher et Blind Bill.
John H. "Johnny" Owens (11/09/2025)
Shérif, joueur, propriétaire d'un saloon et d'une salle de danse et épouse 2 fois la même femme.
Il est né d'un père Virginien et d'une mère Kentuckienne à Marshall, au Texas, le 11 août 1843. Johnny et son père vivaient à West Plains, dans le Missouri, où ils s'occupaient des chevaux du gouvernement. Pendant cette période, le jeune Johnny a apprit à jouer, à faire courir de bons chevaux et à tirer.
Il a 17 ans en 1861, et s'enfuit pour rejoindre la Garde d'État du Missouri sous les ordres du major-général confédéré, Sterling Price. Il n'y resta que 3 mois.
On le retrouve éclaireur pour un convoi de chariots en 1863 à destination de Fort Laramie, dans mon Wyoming. Mais l'état carré est déjà réputé pour être une Hell on Wheels (L'Enfer de l'Ouest) à cause des nombreux hors la loi qui viennent s'y perdre ou se cacher. Un an plus tard, en 1864, il est engagé par le commandant de Fort Laramie comme éclaireur et pour traquer les hors-la-loi le long de la Piste des Émigrants.
Johnny a tout de suite aimait le Wyoming et achète un ranch près de la Chug Springs, au Sud de Fort Laramie. Il continu de temps en temps a travailler pour le fort.
En faisant une partie de poker avec les détenteurs d'une station de diligence, il gagna et en devint le nouveau propriétaire.
Sa première femme, dont je n'ai pas le nom, mourut en 1875.
Johnny devient acquéreur de 2 autres ranchs, le Three Mile et le Hog Ranch.
Comme il travaille toujours mais occasionnellement pour le Fort Laramie, il fréquente le saloon du fort et fait la connaissance d'une belle danseuse, Serena Bolt, de 36 ans, née en 1844. Il l'épouse en 1880, mais divorce rapidement.
Avec l'arrivée du chemin de fer à Lusk, elle devient la ville la plus prisée de la région. En 1887, Johnny fut nommé adjoint spécial. A Lusk, comme beaucoup d'endroits dans le Wyoming, durant ses premières années, la vie est rude, sans justicier, elle est qualifiée d'enfer miniature etc.
Mais avec l'extension du chemin de fer jusqu'à Casper, Lusk connut un certain calme, trop calme pour Johnny et en 1890 il déménage à Newcastle. Il est parti au bon moment, car 4 mois plus tard, son remplaçant, le shérif adjoint Charles S. Gunn, fut abattu par Bill McCoy dans un saloon.
Johnny s'installe en ville et ouvre un saloon nommé "The House of Blazes" (Maison des Flammes), avec une salle de danse. Il n'était pas rare qu'un saloon de cette époque porte ce nom, il y en avait déjà un dans l'Ouest, en Californie, à San Francisco, et 2 autres dans l'Est à New York.
À Newcastle, la légende raconte que ce nom faisait référence aux nombreuses fusillades qui y éclatèrent.
Peut être que la réputation de Johnny Owens d'homme droit en tant que sheriff à Lusk la suivi, ou parce qu'il était connu en tant que tenancier du "The House of Blazes", mais il fut de nouveau élu pour être l'homme de loi à Newcastle en 1892 ce qui marqua le début d'une nouvelle carrière.
Durant son mandat, il prenait son emploi très au sérieux, il arrêta de nombreux voleurs de bétail et criminels et en abattit quelques-uns dans l'exercice de ses fonctions.
Il a 51 ans en 1894 quand il épouse Addie A. Parker, 31 ans. Elle est danseuse de cabaret, très jolie, mais réservée. Ils eurent un fils, Sterling Robert. Addie mourut en 1906.
Il perd son emploi de shérif en 1910, mais est engagé comme gardien à Cambria, à quelques miles de Newcastle. Quelques troubles avaient éclaté et Johnny était là pour faire respecter le calme.
Il tira et tua les 2 premiers coupables avant de se rendre au shérif, mais l'affaire fut classée sans suite lorsque le tribunal arriva.
Une petite anecdote; Johnny Owens était ami avec Seth Bullock, le célèbre shérif et US marshal. Seth Bullock, lui, était un ami de Theodore Roosevelt depuis 1884. Ils se sont rencontrés la première fois quand Seth Bullock, qui était shérif adjoint de Medora, dans le Nord Dakota, escortait un voleur de chevaux surnommé Crazy Steve pour le ramener là où plus tard se dresserait la ville de Belle Fourche, dans le Sud Dakota.
Les 2 hommes devinrent vite de grands amis, et Teddy Roosevelt disait de lui" Seth Bullock is a true Westerner, the finest type of frontiersman" (Seth Bullock est l'homme de l'Ouest par excellence, un admirable exemple de pionnier).
Quand Teddy Roosevelt est devenu le 26e président des États-Unis de septembre 1901 à mars 1909, il a demandé a Seth Bullock de faire parti de la parade inaugural en l'honneur du président Teddy Roosevelt en 1905.
Comme le shérif Johnny Owens était ami et l'un des premiers membres de la brigade de cow-boys de Seth Bullock, il a été invité à y participer. Johnny était très content et très fier de faire partie du voyage.
Ils ont emmené leurs chevaux à Washington D.C. en mars 1905 pour participer au défilé. Mais Johnny est tombé malade en route, mais il a continué le route avec ses amis.
Mais il était trop mal-en-point pour continuer. Au grand regret de son ami Seth Bullock, Johnny qui a tenu jusqu'à Broken Bow, dans le Nebraska, a du être laissé sur place.
On dit que Johnny Owens a pleuré lorsque le train est parti sans lui.
Rentré chez lui il s'est remis et quelques temps après il est engagé pour surveiller les détenus qui construisaient l'Institut industriel d'État de Worland. La ville lui plaisait et il est resté.
Un jour, alors qu'il se trouve à Thermopolis, il entend qu'une collecte est en cours pour aider une femme qui a eu un accident. N'écoutant que son bon cœur, il donne de l'argent à la quête. Mais il est curieux et décide de rendre visite a cette dame blessée.
Incroyable, quand il découvre cette malheureuse personne, c'est Serena Bolt, sa première femme. Rappelez vous, Il l'avait épousé en 1880, mais ils ont divorcé rapidement.
Sa deuxième femme, Addie A. Parker, était décédée entre temps en 1906. Il avait eu un enfant, Sterling Robert “Bob” Owens, né le 5 décembre 1891 à Newcastle.
Etant libre, ils se marièrent à nouveau et Johnny ramena sa nouvelle épouse à Worland. Cette fois ci, ils restèrent ensemble.
Plus tard ils se sont installé à Thermopolis, ou Johnny a de nouveau était sheriff jusqu'à sa retraite en 1920, alors âgé de 78 ans.
Johnny et Serena vécurent heureux jusqu'à la mort de Johnny, le jour de son anniversaires à 80 ans, le 11 août 1927.
Serena a vécu 3 ans de plus et a quittée se monde en 1930 âgée de 85 ou 86 ans.
Bath Barn
Bath Family et leurs constructions à Laramie (17/08/2025)
Une famille qu'on ne peut oublier à Laramie, déjà parce que c'est l'une des plus anciennes familles du comté d'Albany mais aussi par leurs constructions solides qui sont toujours debout, le Bath Ranch construit entre vers 1869-1870 et plusieurs maisons construites en 1883 et toujours habitées.
Henry Bath est né en Allemagne le 25 novembre 1832. Après avoir fait ses études en Allemagne il arrive à New York à l'âge de 16 ans en 1848 ou il reste quelques années en travaillant dans une écurie.
Il épouse Anne Catherine Fischer à New York, également Allemande, née le 24 février 1837 et arrive en Amérique en en 1853. Durant la guerre de Sécession, il rejoint le 45e régiment d'infanterie comme simple soldat durant 21 mois. Il a été prisonnier de guerre à la prison de Libbey. Il est démobilisé avec le grade de premier lieutenant.
Avec sa femme, Anne, il part ensuite vers l'Ouest, en 1866 et arrive à Boone, Iowa ou il dirige un hôtel quelques années.
Mais comme beaucoup à cette époque, l'appel de l'Ouest est trop fort et ils déménagent à Cheyenne, dans mon Wyoming. Après quelques semaines, ils partent à Laramie, au printemps 1868, soit 2 mois seulement après la fondation de la ville, mais avant la création du territoire du Wyoming le 25 juillet 1868 et l'arrivé du chemin de fer à Laramie, qui lui arrive quelques mois plus tard en automne de la même année.
Ils ont déjà 4 enfants, William H. (1857–1893), Philippe H. (1859–1927), Alfred H. (1865–1908), Frederick C. (1868 – 1931) et en auront encore 4, Louis J. (1870–1932), Emma D. (1874–1949), Catherine K. (1876–1918) et Herman (1878–1896).
Ma petite anecdote; On dit que William serait l'homme qui a abattu le dernier bison de la région des plaines de Laramie. Même si certains Laramigos en doutent.
Henri est ébéniste de métier, et construit la première maison à ossature bois à Laramie en 1869 et l'hôtel Globe sur First Street (ou New York House, selon les livres d'histoire) qu'il dirige pendant plusieurs années.
Il avait quelques bœufs, et manquant de nourriture pour l'hiver, Henri décide de les laisser se débrouiller seuls dans la prairie, pensant les retrouver morts de faim ou de froid au printemps suivant.
De manière inattendue, il retrouva ses bêtes en pleine forme et bien grasses.
Ipso facto, Henri Bath s'intéresse à la région environnante et se lance rapidement dans l'élevage du bétail et des chevaux.
Henry Bath fut l'un des premiers à exploiter un ranch dans les plaines de l'actuel comté d'Albany. L'un des premiers, parce qu'avant lui, il y a eu Philip Mandel, qui, au début des années 1860, a fondé le premier ranch de la région.
Il bâti un petit ranch au bord de la Little Laramie River entre 1869 et 1870. Comme écrit plus haut, ébéniste de métier, il se construit une petite cabane en bois et une grange, qui malheureusement n'existe plus de nos jours.
C'est une période ou l'on rencontre encore quelques hostilités avec les Amérindiens. C'est surement pour cette raison qu'Henri décide de construire une maison plus sur pour sa famille en 1875.
Avec ses fils, il utilise la pierre semi-taille, courante dans la région de Laramie à la fin du XIXe siècle, et un peu d'ingéniosité allemande et construit un ranch solide avec 2 imposantes structures, la maison et la grange.
Conçus comme un refuge fortifié avec des murs de plus de 18 pouces (plus de 45cm) d'épaisseur et qui s'étendent bien en dessous du niveau du sol.
Une légende raconte qu'Henri avait fait construire des hublots contre les attaques Amérindiennes. Mais ces fenêtres n'ont jamais existé. Cela fait parti du folklore historique.
La maison s'élève sur 2 étages, avec une cuisine et une salle à manger, sous une extension à toit en appentis à l'arrière se trouve un petit bâtiment rectangulaire construit pour le fumoir et le stockage des aliments et les chambres à l'étage. La maison est tout à fait unique à cet égard et ne ressemble à aucune autre dans la région, une forteresse miniature.
Des bâtiments si robustes, qu'ils se dressent toujours dans la prairie, aussi bien la maison que la grange, visible sur Herrick Lane, à environ 12 miles (19km) à l'ouest de Laramie. Ils sont d'ailleurs inscrits au Registre national des lieux historiques de puis le 13 décembre 1985.
Après 150 ans, le Ranch appartient toujours à la famille Bath.
Juste à côté, il y a une belle petite maison blanche, que j'adore. Elle date de 1912, et a été construite par son fils Frederick C. et son épouse Vallie, avec l'aide de ses frères. Belle maison toujours visible également de nos jours.
Henri Bath avait des frères et sœurs, Frederick (1834–1881), Mary (1836–1901), Wilchelm (1838–1881), Théodore (1838–1918), Carl F. (1844–1844), Augustas (1844–1864), Sophia (1846–1895) et Isabella (1848–1925).
L'influence de la famille Bath sur l'histoire de Laramie fut profonde, allant de la création du ranch, d'une brasserie, de plusieurs hôtels et d'un pâté de maisons en pierre surnommés Bath Row.
Bath Row, connu également sous le nom de Theodore Bath Historic District, est un ensemble de maison construites par les frères Bath en 1883 dans le centre de Laramie. C'est surtout sous l'influence de Théodore que les maisons ont été bâties.
Theodore Bath (1840-1918) il a 8 ans quand il arrive à New York avec avec ses parents et ses frères. Il épouse Johanna O'Conners en 1864 à New York et auront 3 fils et comme son frère Henri qu'il suit, il s'installe dans l'Iowa en 1866. Il rejoint son frère un peu plus tard dans le Wyoming ou il arrivent avec sa femme et ses enfants dans les années 1870.
Theodore ouvrit d'abord un magasin d'alimentation, puis suivit les traces de ses frères en ouvrant l'hôtel Laramie. Débrouillard, en avril 1877, le journal Laramie Sentinel mentionne que Théodore tenait déjà un étal de légumes, une épicerie et était également directeur de l'hôtel Mechanics House et un an plus tard, directeur du frontier Hotel et il dirigeait une entreprise de transport de vers la région de Yellowstone.
Puis un jour de 1881, Theodore se met a construire une grande bâtisse sur ce qui est aujourd'hui, University Ave, et comme pour le ranch de son frère Henri, il choisi comme matériaux les grosse pierres. Ce n'est pas tout, en plus de cette grande structure, il construit 9 maisons (7 suivant les livres d'histoire) avec ses frères, sur la 6Th ave, juste a côté de la grande maison.
Il construit ces maisons pour les louer aux employés de l'Union Pacific Railroad. Il construisit ensuite une maison à ossature bois de deux étages à l'extrémité sud de la rangée pour loger le propriétaire. À l'est de cette maison, il construisit une grange en pierre des champs. La première indication que Theodore Bath construisait des maisons solides, est apparue dans le journal "Laramie Sentinel" le 27 août 1881.
La grande maison est en faite une grange en pierre, avec 8 boxes pour chevaux, 4 enclos, une sellerie, grenier à foin, des mangeoires.
mais une fois terminée, la grange servait surtout pour y organiser des fêtes, de nombreuses soirées dansantes y étaient organisées et on y venait de toute la vallée et de Laramie pour danser et faire la fête toute la nuit, et repartir le lendemain matin. La grange était souvent appelée la Maison de Pierre.
On ne sait pas avec certitude quel frère conçut les bâtiments ni qui en réalisa la construction, mais on sait que les Bath effectuèrent la majeure partie des travaux. Ils avaient déjà construit de nombreux autres bâtiments en pierre à Laramie, dont le Fredrick Brasserie, au nord de la ville pour leur frère Frederick C.
les maisons très solides étaient appelés, Bath Row.
La femme de Theodore, Johanna, meurt en 1892 des suite d'engelures attrapés dans un train de voyageurs de l'UPRR, suite à une panne du système de chauffage.
Les propriétés de Theodore Bath furent transférées à ses fils John et Thomas, tandis que Theodore, devenu veuf, s'est installé temporairement dans la maison du soldat à Cheyenne en 1894.
Cependant, vers 1893, Theodore Bath traversa apparemment une période difficile et la Banque nationale du comté d'Albany prit possession de Bath Row.
Si bien que Theodore du vendre ses maisons. Sayer et Mary Hansen achetèrent les propriétés en décembre 1893 et devinrent connues alors sous le nom de Hansen Row. Les Hansen commencèrent à vendre une ou deux maisons à la fois et, en 1907, ils ne possédaient plus aucune maison de la rangée.
Il est possible que l'écurie soit devenue une résidence en 1911, lorsque Sayer Hansen a vendu la propriété à Isora McClure.
À cette époque, Theodore était revenu à Laramie et vivait dans une maison au 1005 South First Street. Aujourd'hui, a cet endroit il n'y a plus de maison, mais un Mobil Home.
Dans des documents datant de 1911 je lis que Theodore fut gravement blessé et brûlé par l'explosion du poêle de sa maison. Après s'être remis de ces blessures, Theodore qui a 71 ans tombe du toit en nettoyant la cheminée. Après ce dernier accident, Bath s'installa en Californie pour se rapprocher de son fils ou il mourut en 1918.
Depuis, la plupart des maisons ont connu de nombreux propriétaires, Sayer et Mary Hansen, Isora McClure, John et Robert Davies, Nora Sander, la famille Ryland, Bill Darcy qui vendit ensuite à Fred Knadler en 1983. Durant cette période, l'ancienne écurie en pierre du 611 University fut transformée en 4 appartements.
Fred Knadler la vend en août 2006, à Bennie et Patricia Ramsey, qu'ils ne conservent qu'un an avant de la revendre à Ann Mears en décembre 2007. l'idée d'Ann était de la transformer en lieu d'exposition pour sa vaste collection de poupées anciennes.
En 2009, le Laramie Plains Museum acquit la grange. Les membres du Laramie Plains Museum souhaitaient préserver et réaménager ce magnifique bâtiment historique. Lors de son acquisition, l'écurie avait été transformée en 4 appartements individuels, que le musée continua de louer jusqu'en août 2015. Mais à force de louer, et que l'intérieur est mal entretenu, les appartements étaient en ruine.
Le conseil du Laramie Plains Museum décida de créer 2 appartements haut de gamme. Les travaux débutèrent en septembre 2015 par un vidage complet de l'intérieur du bâtiment et la pose d'une nouvelle toiture. Plomberie et électricité neuves, CVC, murs, isolation, escaliers.
Depuis, le bâtiment, nouvellement baptisé Mason Loft Condos, a subit de nombreux travaux.
On a gardé l'arche d'origine de la façade pour construire une fausse porte d'écurie.
Il a été noté que sur les 9 (ou 7) maisons, 4 sont encore debout. Une maison a perdu ses 2 cheminées, tandis qu'une autre n'en a perdu qu'une. Sur les maisons restantes, 2 ont été légèrement agrandies à l'arrière.
Le nom de Bath Row est revenu, et les maisons et la grange ont été inscrites au Registre national des lieux historiques le 8 mai 1986.
La famille Bath, importante contributrice aux débuts de la colonisation de Laramie.
Jules L. Lamoreux (ou Lamoureux) et Women Dress
Il est né le 28 octobre 1836 près de Saint-Hyacinthe, province de Québec, Canada, et à l'âge de 12 ans il s'est enfui de chez lui et est devenu mousse sur un bateau à vapeur du Mississippi avant de partir vers l'Ouest quelques années plus tard. Au début des années 1860, il arrive à Fort Laramie, dans mon Wyoming ou il apprend le métier de transporteur de marchandises.
En mars 1864, il a épousé une Amérindienne Sioux, Woman Dress Gingrass.
Lizzie “Women Dress” Gingras est née en 1845 à Pine Ridge, Sud Dakota et était la sœur du chef Amérindien sioux Gall.
Au printemps 1868, Jules a été attiré par l'engouement pour l'or à South Pass City et a envi de partir tenter sa chance.
Worden P. Noble, personnage très connu à l'époque, est aussi au fort et sympathise avec Jules. Ensemble ils prévoient de partir vers les mines d'or à South Pass City.
Un convoi de chariots tiré par des bœufs prend la route le 10 mars 1868, plusieurs familles sont du voyage, dont Worden P. Noble et Charles "Seminoe" Lajeunesse. Ils suivent la North Platte River et passe par ce qu'on appelle aujourd'hui, Orin Junction. Là ils sont attaqué par un groupe d'Amérindiens qui leur tire dessus mais son trop loin pour blesser quelqu'un et ont rapidement abandonnés.
Quelques temps après, arrivant proche de l'actuel de Casper, ils subissent une nouvelle agression des Amérindiens. les convoyeurs rassemblent les chariots bien serrés, certainement en cercle, comme c'était la façon de faire pour se protéger et les hommes ont surveillés toute la nuit. Mais au matin, plus aucune trace des assaillants.
Le convoi continu sa route en passant par les endroits les plus connus pour les pionniers, Independence Rock, Devil's Gate puis Split Rock en suivant désormais la Sweetwater River.
C'est là que la femme de Jules L. Lamoreux va jouer un rôle important. Elle se nomme Woman Dress, et c'est la sœur du célèbre guerrier Amérindien, Chef Gall qui était considéré par les Amérindiens et les Blancs comme un type de virilité physique des plus impressionnants. Il a participé à la bataille de Little Bighorn, ami d'autres grands chefs, Red Cloud, Crazy Horse ou Sitting Bull qui l'avait même adopté comme frère. Il participa à la guerre de Red Cloud, refusa, avec Sitting Bull et Crazy Horse de signé le traité de paix à Fort Laramie. Il était craint par beaucoup.
Le convoi arrivé près de Split Rock ou il fit un arrêt. Quand soudainement ils ont été encerclés par un important groupe de guerriers Amérindiens. Trop nombreux cette fois ci, et les pauvres personnes du convoi pensaient que leur heure était venue.
Comme toujours, ils ont rassemblé les chariots à la hâte et se sont préparés pour le combat. Les Amérindiens tournaient tout autour de nous, criaient et hurlaient, lançant des flèches et tirant avec leurs fusils. Il y avait 2 femmes enceintes qui se serrées l'unes contre l'autres dans le chariot, essayant d'allonger leurs enfants pour les mettre à l'abri.
Les guerriers Amérindiens étaient au moins 20 fois plus nombreux qu'eux. Un des chefs Amérindiens criait des ordres, quand la femme de Jules, Woman Dress, reconnu la voix d'un agresseur Sioux.
Elle s'est mise a crier son tour aux Amérindiens qu'elle était la sœur de Chef Gall et de cesser leur attaque, sinon son frère, leur propre chef de guerre sioux Hunkpapa, se vengerait s'il lui arrivait quelques chose a elle ou ses 2 enfants, Elizabeth “Lizzie” et Richard “Dick”.
L'un des guerriers lui demanda alors de sortir du chariot pour voir si elle mentait ou pas. Elle s'est exécutée et quand les guerriers l'ont vu, l'attaque a pris fin. Tout le groupe devait la vie à cette courageuse Amérindienne, Woman Dress.
Le reste du chemin s'est fait sans encombre et ils arrivèrent à South Pass City le 24 mai 1868. Le lendemain, Woman Dress, donna naissance à son troisième enfant, qu'ils prénommèrent dans un premier temps, Willow. Plus tard, ils le baptisèrent William.
Ma première petite anecdote; Leur fille Elizabeth “Lizzie” Lamoureux, née le 24 décembre 1864 à Fort Laramie épousa Edward Jerome Farlow, appelé Stub Farlow. Bien que quelques Wyomingois ne sont pas d'accord, Stub Farlow serait le cowboy qui est représenté sur le bronco "Dead Man" des plaques minéralogiques du Wyoming.
Le fils de Lizzie et Stub, est Albert Jerome “Stub” Farlow. Ce serait peut être lui sur les plaques. Sur sa tombe il est même écrit "Rider Of Bucking Horse Of Wyoming License Plaque".
D'autres pensent que ce serait Clayton Danks et son cheval "Steamboat" sur les plaques. Il y a aussi le nom de George N. Ostrom, vétéran de la Première Guerre mondiale, qui est nommé.
Le couple Jules L. Lamoreux et Woman Dress ont eu 10 enfants, 2 sont décédés très jeunes, Ida qui est morte à l'âge de 10 jours et Laura n'avait que 4 ans.
Ils s'installent dans la vallée de Popo Agie et a établi un ranch. Il était l'un des premiers pionniers de l'élevage de bétail de la région et avait environ 6000 têtes de bétail et un important troupeau de chevaux.
Jules s'est lancé dans le commerce à Atlantic City, proche de South Pass dans le Wyoming. Il possédait également à cette époque plusieurs attelages de bœufs utilisés pour le transport de marchandises pour l'Union Pacific.
Lorsque les blizzards de l'année 1888 l'ont durement frappé, il aurait perdu beaucoup d'animaux. Surtout qu'un deuxième hiver sévère est de nouveau présent en 1890. Ces hivers rigoureux et les voleurs de bétail, ont dévasté ces troupeaux jusqu'à ce qu'il vende le reste en 1998, soit environ 800 têtes à cette époque et s'installe au centre de Lander (encore connu sous le nom de Push Root) en ouvrant une boucherie au 200 Main Street.
Ma deuxième petite anecdote; Dans leurs enfants, Jules et Woman Dress avaient eu une fille, Dora Josephine née le 1 avril 1874 à
Lander. En devenant adolescente, la jeune Dora est une jeune femme populaire et elle a eu un prétendant qui la courtisait. Un homme qui est souvent dans le Wyoming, il avait acheté un ranch prés de Dubois, il trainait souvent à Thermopolis, et avait travaillé dans une boucherie à Rock Springs. C'est peut être ça qui la rapproché de la famille Lamoureux qui tenait une boucherie à Lander. C'est homme était Butch Cassidy. Une petite anecdote historique intéressante.
Il a continué à exploiter sa boucherie, tandis que sa femme Woman Dress s'efforça de civiliser Lander, elle a même été élue la jeune femme la plus populaire de Lander en 1884.
Jules L. Lamoreux est devenu le deuxième maire de Lander en 1891 après Eugene Amoretti.
Lizzie “Women Dress” Gingras Lamoreux meurt jeune le 20 avril 1908 âgée de 62 ou 63 ans. Elle est enterré au Cimetière Mount Hope à Lander. Lors sa mort, les commerces de Main Street ont fermé par respect pour l'une des mères fondatrices de Lander.
En plus d'être maire de la ville, Jules occupa d'autres fonctions publiques locales et possédait des fermes et ranchs jouxtant la ville, ainsi que d'importants biens immobiliers.
Il décède à son tour d'une pneumonie le 27 décembre 1914 à l'âge de 78 ans. Sa sépulture est avec sa femme, Women Dress, au Cimetière Mount Hope à Lander.
J'ai lu dans certains livres d'histoire que Jules ce serait remarié en 1910, mais je n'ai rien trouvé qui prouve cette information à part que dans les documents de son décès mentionnent "Il laisse dans le deuil, sa veuve et ses 8 enfants.
Asa Mercer et les bandits des plaines (02/08/2025)
Non, ce n'est pas un nouvel article sur un hors la loi.
Il est né le 6 juin 1839 à Princeton, dans l'Illinois et s'il est connu c'est grâce à l'histoire des Mercer Girls et son livre sur la guerre du comté de Johnson, qui s'appelle "The Banditti of the Plains", en Français "Les bandits des plaines", d'où le titre de ce récit.
Il avait 12 frères et sœurs aînés. Durant son enfance, il a passé du temps avec le futur 16e président des États-Unis, Abraham Lincoln, qui l'a l'encouragé à voyager.
Asa Shinn Mercer, son nom en entier, fréquente l'école presbytérienne Franklin College de New Athens, dans l'Ohio et obtient son diplôme.
Il rejoint son frère aîné, Thomas, à l'Ouest, à Seattle en 1859, peu après avoir obtenu son diplôme universitaire dans l'Ohio. Il enseigne durant 2 ans à Université de Washington et assuma brièvement la présidence par intérim de 1861 à 1863.
En mars 1863, il quitte son emploi pour accepter le poste de commissaire à l'immigration du territoire à Seattle. Là, il s'aperçois qu'il y a un grand manque de femmes et décide d'y remédier.
En mars 1864, grâce a des financements privés et au soutien public, il se rend dans l'Est du pays, en Nouvelle-Angleterre, à la recherche de femmes célibataires pour travailler comme enseignantes à Seattle. Il est de retour à Seattle le 16 mai 1864 avec 11 femmes qui trouvent toutes un emploi d'enseignante. Parmi ce premier voyage, 8 d'entres elles trouvent un mari.
Deux ans plus tard, en 1866, il décide de recommencer son voyage féminin et a l'ambition de revenir avec 1000 femmes à marier. Leurs âges s'échelonnaient d'Annie Mae Adams qui a 16 ans, à Lizzie Ordway, âgée de 35 ans, mais la plupart avaient la vingtaine.
Pour les 1000 femmes s'est raté, mais il est quand même revenu avec beaucoup de célibataires et parmi c'est nouvelles venues, il trouve lui même l'amour en la personne d'Annie Elizabeth Stephens qu'il épouse le 15 juillet 1866.
Cette histoire de convoi de femmes a été appelé "Mercer Girls" et a inspiré une série télévisée "Here Come the Brides" (Voici les mariées), dans lequel on retrouve David Soul (Starsky et Hutch), le chanteur Bobby Sherman, Mark Lenard (Star Trek), Joan Blondell (Grease) et même Bruce Lee dans un épisode.
Avec ces voyages, des dizaines de femmes épousent des hommes de la région dont la descendances des "Mercer Girls" représentent encore de nos jours une population importante de Seattle.
Dans les années 1860, Asa, son épouse Annie et 2 enfants, quittent Seattle et passent quelques années à Astoria, en Oregon. Il travaille comme receveur adjoint spécial des douanes pour le gouvernement fédéral.
Le couple Mercer eurent 2 filles et 6 garçons, mais 3 de leurs enfants moururent en bas âge et un autre à l'adolescence.
Il est forcé de quitter son emploi en 1867 à Astoria, soupçonné de contrebande d'alcool, ce qui a donné sa première incarcération. Le gouvernement échoua après 2 procès où les jurys ne parvenaient pas à un accord. De plus, durant les procès, un problème est survenu, la disparition soudaine des témoins clés, comme c'était fréquent dans l'Ouest sauvage de ces années là.
Les accusations portées contre Asa Mercer ont été abandonnées.
Durant sa vie en Oregon, en 1874, il fonda le journal l'Oregon Granger le 4 décembre 1873, mais ne dura moins d'un an. Il travaille comme publiciste pour le territoire en 1875-1876, publiant des brochures pour attirer les colons dans la région.
C'est en 1876 qu'il emmène sa famille au Texas, à Sherman. Ils y resteront 7 ans, ou ils cultivent la terre dans le comté de Limestone et Asa publie 6 journaux, le Sherman Courier, l'Henrietta Shield, le Wichita Herald, le Vernon Guard, le Bowie Cross Timbers et le Mobeetie Panhandle de 1880 jusqu'au milieu de 1883 environ.
Il devient un journaliste et éditeur de journaux réputé, mais aucune de ces entreprises ne s'avéra rentable, et les Mercer quittent le Texas en aout 1883 pour mon Wyoming, à Cheyenne, ou il devient rédacteur en chef d'un journal.
Il ne s'est pas fait que des amis dans le Wyoming. Il y publie le journal Northwest Live-Stock qui sort le 25 novembre de la même année et qui contient 8 pages, qu'il doublera au printemps suivant et 5000 exemplaires par semaine. Le Journal continua de fonctionner tranquillement environ 5 ans, publiant des nouvelles de l'industrie de l'élevage provenant d'au moins 10 États et territoires, dont le Texas et la Californie. Asa bénéficiait du soutien de la puissante et prospère Wyoming Stock Growers Association (WSGA), une organisation américaine d'élevage de bétail qui a débuté en 1872. Mais ça ne va pas durer.
Asa n'aimait pas la façon de faire du WSGA durant la guerre du comté de Johnson (de 1889 à 1893) et le faisait savoir dans son journal avec ses mots quelques fois un peu durs. Au fil des guerres de pâturage, Il sympathise avec les colons et se retourne contre la WSGA.
Dans son journal, il écrit des articles sur les projets de loi en cours et d'autres questions touchant les éleveurs de bétail.
Personne ne sait pourquoi il était à ce point contre la WSGA qui va riposter et avant la fin de la tristement célèbre guerre du comté de Johnson il écrit un livre en 1892, le fameux "The Banditti of the Plains" (ou L'invasion du Wyoming par les Cattlemen).
Il continuait en plus les attaques contre la WSGA, et Charles A. Campbell, qui s'est senti personnellement visé s'est rendu au bureau du journal de Mercer et le frappa violemment au visage et lui ouvrit l'arcade sourcilière. Asa saignait abondamment, mais n'était pas gravement blessé.
Cela n'a pas arrêté Asa, qui poursuit ses attaques en dénonçant quelques personnes en les nommant. Il se rendit même à Chicago en tant que commissaire suppléant du Wyoming pour l'Exposition universelle, afin de rencontrer les autres commissaires. Chicago était la ville natale de John Clay, un éleveur sur qui Asa s'acharne.
Pendant qu'Asa est a Chicago, John Clay intenta une action en diffamation contre lui, et fut brièvement de nouveau emprisonné dans l'Illinois. Cependant, une action contre Asa ne put être engagée dans ce territoire et il fut libéré.
En même temps, le shérif saisit les biens du Journal d'Asa. Seulement, le matériel était au nom de sa femme, et tout lui fut restitué.
Son opposition aux éleveurs de bétail provoqua une attaque contre sa boutique de Cheyenne. Les planches du livre furent détruites, ainsi que tous les exemplaires qui s'y trouvaient.
Il s'est retrouvé avec beaucoup trop de monde contre lui. Pour son livre "The Banditti of the Plains", beaucoup ont dit qu'il est rédigé avec d'insouciance et d'imprudence. Il est accusé de mentir ou de se tromper sur ces déclarations.
Son livre "The Banditti of the Plains" s'en prenait à l'Association du bétail du Wyoming. En représailles, sa vie fut menacée, sa réputation détruite et sa carrière terminée.
Il continua de publier le Journal pendant 9 mois supplémentaires avant de fermer à l'été 1893.
Peu après, Asa Mercer quitte Cheyenne et s'installe dans le bassin de Big Horn en 1895. Il construit sa maison à Hyattville, sur une propriété à Paint Rock Creek. Mais les problèmes ne sont pas fini pour lui et sa famille.
Il avait presque terminé sa maison et un jour que la famille Mercer est partie chercher du bois dans les montagnes, quelqu'un mit le feu à la maison et la détruisit.
Nous ne saurons jamais s'il s'agit d'un incendie criminel ou toujours de représailles supplémentaires suite à la publication de son livre.
Mais cet incendie reste, à ce jour, sans réponse.
Intrépides les Mercer, ils reconstruisent leur maison, et se mettent à planter du foin et à se lancer dans l'élevage. En 1909, l'entreprise devint la Mercer Brothers Land and Livestock Company, Inc., et devenant le plus grand de Paint Rock Creek en 1916. Le ranch appartient toujours à la famille aujourd'hui.
je trouve dans quelques documents qu'il aurait travaillé comme guide à Yellowstone Park et ensuite comme promoteur immobilier.
Sa femme Annie meurt au domicile de sa fille, Janet, à Buffalo, le 16 octobre 1900 âgée de 63 ans.
Asa vécut encore 17 ans, quittant ce monde le 9 août 1917, à l'âge de 78 ans.
Actuellement, au moins 32 bibliothèques aux États-Unis et au Canada possèdent des éditions originales du livre "The Banditti of the Plains", et en juin 2016, il y en avait 5 en vente en ligne, à des prix allant de 1250 $ à plus de 6000 $. Cela suggère que le livre original est extrêmement rare. Il est peu probable que quiconque sache un jour où se trouvent la plupart des 950 exemplaires restants, ou s'ils ont été détruits.
Dans l'émission de télé réalité Pawn Stars de Las Vegas, en 2012, un visiteur s'est présenté avec un revolver Colt .45 de 1884 ayant appartenu au shérif Fred Coats et un exemplaire de "Banditti of the Plains". Le vendeur a souligné que la page 140 du livre mentionne que Coats était l'un des trois hommes impliqués dans une agression pendant les guerres de la chaîne du Wyoming.
Hiram Martin Chittenden (29/07/2025)
Cet homme est plus connu comme étant historien, mais c'était avant tout un ingénieur qui a joué un rôle important dans le Yellowstone Park.
Né le 25 octobre 1858 (ou 1859), dans l'État de New York, près de Buffalo. Il est le premier enfant d'un couple d'agriculteurs, William Fletcher Chittenden (1835-1923) et Mary Jane Wheeler Chittenden (1836-1924). Il a eu 1 frère, Clyde et 1 et sœur Ida.
Hiram avait une santé était fragile, mais faisait sa part de travail à la ferme. Il excella dans ses études et à 16 ans, il fut admis à la Ten Broeck Free Academy, un centre de formation pour futurs enseignants proposant un cursus préparatoire à l'université. C'est là qu'il nourrit le désir de devenir avocat et rencontra sa future épouse, Nettie M. Parker.
À l'été 1878, Chittenden accepta une bourse pour l'Université Cornell et une nomination de son représentant au Congrès à l'Académie militaire des États-Unis de West Point et obtient son diplôme de West Point le 15 juin 1884, se classant premier de sa promotion et troisième au classement général.
Le 30 décembre 1884, il épouse Nettie M. Parker à Arcade, dans sa ville natale. Ils eurent 2 fils et 1 fille.
Avec une santé fragile Hiram contracta la fièvre typhoïde en 1890. Il bénéficia d'un congé de 6 mois et, avec Nettie, partit pour une lune de miel en Europe qu'ils n'avaient pu faire avant.
je passerais les détails de sa vie pour en venir à la partie qui nous intéresse.
À son retour, il est affecté à Yellowstone Park.
Pendant les 2 années suivantes, jusqu'au printemps 1893, il supervise jusqu'à 130 hommes chargés de construire de nouvelles routes et de réparer les anciennes dans le premier parc national américain.
Il s'opposa activement aux tentatives de la Northern Pacific Railway de faire traverser le parc par des voies ferrées. Il a écrit (anonymement) une lettre à ce sujet au Harpers Weekly intitulée "Vandalisme legalisé".
Ensuite il est envoyé à Louisville, dans le Kentucky, pour participer à l'entretien et à l'exploitation du canal de Louisville et Portland, puis en 1894, à Columbus, dans l'Ohio, pour des missions similaires.
Il profite de son temps libre pour rédiger son premier ouvrage historique majeur, The Yellowstone National Park: Historical and Descriptive, et reçut de bonnes critiques et resta en circulation pendant des décennies.
Il est de retour à Yellowstone Park.
Entre 1899 et 1906, Chittenden occupa plusieurs postes dans le parc. Il supervisa de nouveau la construction de routes touristiques supplémentaires et d'autres améliorations.
Cela aurait pu suffire à occuper plusieurs ingénieurs, mais Hiram trouve le temps d'écrire des volumes d'histoire, minutieusement documentés. En 1902, fut publié ce qui est considéré comme son œuvre majeure "The American Fur Trade of the Far West". Un ouvrage en 3 volumes sur le commerce américain des fourrures du Far West.
L'année suivante, paraît son Histoire des premiers bateaux à vapeur sur le fleuve Missouri en 2 volumes, et reçut également des critiques élogieuses. Le dernier ouvrage historique d'Hiram Martin Chittenden est "Life, Letters and Travels of Father Pierre-Jean DeSmet" publié en 1905, mais connut moins de succès.
Hiram a effectué 2 mandats à Yellowstone Park (1891-1893, et 1899-1904), durant lesquels il a beaucoup travaillé à l'amélioration du réseau routier du parc. Mais 2 choses retiennent mon attention; l'Arche Roosevelt et le Chittenden Bridge.
C'est 2 choses, comme je dis, on y est tous passé, dessous pour l'Arche et dessus pour le pont.
L'Arche Roosevelt à l'entrée Nord du Yellowstone Park, porte le nom du 26è président des États-Unis, Théodore Roosevelt, appelé Teddy.
C'est Hiram Martin Chittenden, qui fait parti du Corps des ingénieurs de l'armée américaine et travaille pour le Yellowstone Park et qui estimait que l'entrée Nord du parc n'était pas suffisamment impressionnante. Il a eu l'idée d'une Arche qui serait expressive pour les visiteurs arrivant du Montana.
Avant la construction, les visiteurs arrivaient en train jusqu'à la gare de Cinnabar au Nord/Ouest de Gardiner et ensuite prenaient des calèches pour accéder au parc. Ce n'est qu'en 1903, que le chemin de fer arrive enfin à Gardiner augmentant la venue de touristes. L'entrée Nord, a cette époque, était la première entrée principale du Yellowstone Park.
Avec le développement de la gare, Hiram propose de construire l'arche comme élément de l'ensemble de la gare. La construction de l'arche a commencé le 19 février 1903. Le président Théodore Roosevelt était justement en visite à Yellowstone Park et on fait appel à lui pour poser la première pierre le 24 avril 1903. Sous cette première pierre que le 26è président des États-Unis, Théodore Roosevelt à posé, on installe une capsule temporelle contenant une Bible, une photo de Roosevelt, des journaux locaux, des pièces de monnaie américaines, l'Almanach du Monde de 1903, une copie des Actes de la Grande Loge du Montana pour 1902, une copie de la brochure descriptive du Northern Pacific Railway de 1903, une copie du Code maçonnique du Montana,
des photos de Nathaniel Pitt Langford et Cornelius Hedges, tous 2 membres de l'expédition Washburn de 1870, des articles originaux du Helena Herald sur l'expédition et d'autres objets. Ils doivent toujours y être.
On peut encore apercevoir la pierre angulaire, juste sous l'Arche. Prenez votre temps pour admirer ce magnifique monument historique.
Lors de cet évènement, il y a du monde, dont le surintendant du parc, Patrick Conger, l'architecte Robert Reamer qui a conçu la gare de Gradiner, Théodore Roosevelt bien sur et John F. Yancey, qui avait ouvert l'un des premiers hôtels au Nord du Yellowstone Park.
Hélas pour lui, Oncle John, comme on l'appelait affectueusement, attrape un rhume ce jour là et mourut à Gardiner d'une pneumonie le 7 mai 1903.
La construction de l'Arche sous la supervision de l'armée américaine installée à Fort Yellowstone s'est achevée le 15 août 1903, pour un coût d'environ 10000$.
Elle mesure 52 pieds (16m) de haut, 2 tours encadrent l'arche principale, percée pour le passages piétonniers avec de lourdes portes en bois.
Au sommet de l'Arche figure une citation de la loi organique de 1872, loi qui a créé Yellowstone "For the Benefit and Enjoyment of the People" (Pour le bien et le plaisir du peuple).
Comme beaucoup le pensent, l'Arche n'a pas été construite pour la visite de Theodore Roosevelt, ni à l'honorer, mais comme il était en vacance dans le parc et a été invité à prendre la parole lors de la cérémonie d'inauguration et à poser la première pierre, on lui a donné son nom. D'autre part, Theodore Roosevelt n'est jamais retourné à Yellowstone Park, il n'a donc jamais visité l'arche achevée qui porte son nom.
Les plans avant la construction prévoyaient que l'Arche soit entouré par un jardin paysager avec 2 étangs et une cascade. Ce projet s'est avéré impossible en raison du climat aride de Gardiner.
Hiram Martin Chittenden était fier de ce monument, l'Arche à l'entrée Nord du Yellowstone Park, surtout qu'aujourd'hui elle est inscrite au registre national des lieux historiques depuis 2002.
Cette même année 1903 de la construction de l'Arche Roosevelt, Hiram Martin Chittenden a une autre construction en tête, un pont sur la Yellowstone River.
L'un des endroits les plus visités dans le Yellowstone Park est Upper Falls et Lower Falls. Mais avant 1903, on pouvait admirer cette merveille naturel que du côté Nord. Les quelques visiteurs qui osaient aller côté Sud devaient prendre un bac, ou un ferry. Mais à cette endroit, la Yellowstone River est agitée. Il n'existait aucun autre moyen plus fiable pour se rendre sur l'autre rive.
Le bac était piloté par un certain Thomas Richardson qui transportait les visiteurs d'une rive à l'autre, mais avec l'augmentation du nombre croissant de visiteurs, il est devenu évident qu'un simple ferry n'était plus suffisant et dangereux.
Avant 1903, aucun pont n'enjambait la Yellowstone River à proximité des chutes, et la rive droite du Grand Canyon était pratiquement inaccessible au public. Mais les plus belles vues étaient de ce côté, il était souhaitable de prévoir un moyen de franchissement.
Il fallait trouver une solution et c'est à ce moment qu'Hiram Martin Chittenden entre en jeu.
Cette section ou la rivière passe offre un passage a plusieurs endroits touristiques et surtout plus étroit. La forme exacte du pont est soigneusement étudiée afin d'obtenir des lignes attrayantes et répondant aux exigences artistiques. Il fut donc décidé de construire un ouvrage en forme arche unique au profil élancé fut choisie comme type de structure. Un pont en arc en béton et en acier de plus de 121 pieds (37m) de long qui enjambe la Yellowstone River, juste en amont des Upper Falls.
Bien qu'il s'agisse d'une opération complexe, Hiram Martin Chittenden donne au pont une apparence élégamment simple.
Hiram servit comme ingénieur du Yellowstone National Park pendant 2 mandats, de 1891 à 1892 et de 1899 à 1906. Une fois le pont terminé en 1903, il aura fallu attendre 9 ans pour que l'on commence à lui donner le nom de son créateur, Chittenden Bridge en 1912, 6 ans après qu'il eut quitté ses fonctions.
Ce pont permet d'accéder par la route de Grand Loop à la route secondaire sur la rive Sud du Grand Canyon du Yellowstone Park, permettant ainsi aux visiteurs d'admirer les chutes supérieures et inférieures.
De nos jours, ce n'est plus le même pont, en 1961, le pont ce fait vieux et a besoin d'être remplacé. Les Services des parcs nationaux a fait démolir le pont d'origine et l'a remplacé par une structure plus moderne et plus large. A la cérémonie d'inauguration en 1963, le nouveau pont a été rebaptisé "Chittenden Memorial Bridge" et une plaque commémorative a été installée.
Hiram Martin Chittenden s'est installé à Seattle et meurt à l'âge de 58 ans le 9 octobre 1917.
Morris Family (28/08/2025)
Désolé d'avoir été si long pour écrire cet article, mais toute la famille est bien connue dans mon Wyoming, ce qui ma donné beaucoup de recherches à faire dans les mairies, bibliothèques et même au capitole.
Wyoming, un nom qui évoque le Far West, où l'homme était un homme, un vrai, le cowboy viril, yeux plissés face au soleil des prairies ou aux tempêtes, rude et coriace, ou le pionnier aventureux, le trappeur qui découvre de nouvelles terres etc...
Sans omettre les femmes de mon Wyoming, tout aussi courageuses, n'ayant peur de rien.
Dans cette famille dont je vais vous parler, il y a Esther Hobart Morris, première femme juge de paix au Wyoming et aux États-Unis, la statue trône au Capitole, ses fils, Edward Archibald Slack, colonel durant la guerre de Sécession, policier à South Pass City, greffier, et crée les journaux Laramie Independent, puis du Laramie Sun, ensuite il y a les jumeaux Morris, Robert et Edward qui ont créé les première banque de Morris Mercantile, la Morris State Bank, et Edward est élu premier maire de Green River.
Vous voyez, j'en ai beaucoup à raconter dans cette biographie familiale.
Esther Hobart Morris
Je commence par Esther, qui vient au monde un 8 août 1814, à Spencer, dans l'État de New York. On lis souvent qu'elle était devenue orpheline très jeune, mais en réalité, c'est sa mère qui est décédée alors qu'ester est adolescente (entre 11 et 14 ans) et elle a continué à vivre avec son père, sa grand-mère et ses frères et sœurs jusqu'à l'âge de vingt et un ans. Esther a ensuite déménagé à Owego ou elle fut apprentie couturière et finit par créer une entreprise de chapellerie prospère.
Elle épousa Artemus Slack, ingénieur des chemins de fer, en 1841 et auront 1 fils, Archibald Slack qui est né en octobre 1842, malheureusement son mari meurt 3 ans plus tard.
Quelques années plus tard, elle rencontre John Morris, un commerçant local, qu'elle épouse en 1846. Elle donne naissance à un fils, John, en 1849. Esther n'aime pas les lois de l'État de New York interdisant aux femmes de posséder des biens, et part s'installer, avec son jeune fils et John, à Peru, dans l'Illinois, où son défunt mari, Artemus, avait acquis des terres. Mais c'est surtout pour liquider les biens détenus par la succession de son mari décédé. Elle du se battre, parce qu'elle se retrouva dans l'impossibilité d'hériter de ses biens, car elle était une femme.
Son jeune fils, John, mourut en bas âge. Esther et John auront 2 enfants, les jumeaux Edward et Robert né le 8 novembre 1851.
En 1868, son mari John et Archibald Slack, partent s'installer dans une ville en plein essor du Territoire du Wyoming, South Pass City, qui pour l'instant fait encore partie du territoire du Dakota. Comme beaucoup de personnes arrivant en ville, ils achètent des mines et occupent divers emplois, créant ainsi un foyer pour Esther et les jumeaux.
Un an plus tard, Esther et ses jumeaux de 18 ans les rejoignent. Ils voyagent en train jusqu'à une halte du chemin de fer récemment achevé à Bryan, à 15 (24 km) miles de l'actuelle Green River. De là, Esther et ses fils poursuivirent leur route vers South Pass City.
Ils traversèrent les dunes de sable avant de gravir un col de montagne jusqu'au district minier de Sweetwater.
Esther, voyant le paysage sec et rocailleux en arrivant à South Pass City semblait très différent des paysages fertiles qu'elle avait connus dans l'Est. La famille Morris s'installent dans une cabane en rondins au toit de tourbe, achetée par le fils aîné d'Esther, Archibald.
Esther Morris défendit l'idée d'accorder le droit de vote aux femmes dans le Territoire du Wyoming, et l'émancipation des femmes y fut accordée en 1869, accompagnée de lois autorisant les femmes mariées à gérer leurs biens et garantissant l'égalité de rémunération pour les enseignantes.
A peine installée dans sa demeure de South Pass City, le juge du tribunal de district John W. Kingman voulait avoir Esther comme juge de paix. Réticente au début, elle fini par accepter en 1870, après quelques insistances du juge kingman. Par la suite, le greffier du comté télégraphia un communiqué de presse au monde entier disait notamment : Le Wyoming, le plus jeune et l’un des territoires les plus riches des États-Unis, a accordé des droits égaux aux femmes, tant en actes qu’en paroles.
Même si la femme est reine dans mon Wyoming, sa nomination a été contestée, mais finalement, son mandat a été maintenu.
Sa première action fut d'arrêter son prédécesseur, le juge J. W. Stillman, qui refusa de lui remettre son rôle. Finalement, elle classa l'affaire, estimant qu'en tant que partie intéressée, elle ne pouvait arrêter l'ancien juge, et se récusa.
Elle comptait sur le soutien de ses fils au tribunal et nomma Archibald greffier de district et Robert greffier adjoint à temps partiel, chargés de tenir les archives judiciaires et de rédiger les mandats d'arrêt.
Une petite anecdote; Son mari John, était de l'ancienne école, et ne voyait pas d'un très bon œil le fait que sa femme soit juge. De plus, les hommes étaient 4 fois plus nombreux que les femmes et le soutien de son mari ne fut pas aussi généreux que ses fils.
Son mari, John, avait la réputation d'être bagarreur, paresseux et ivrogne. Il s'opposa tellement à la nomination de sa femme et a fait une telle scène devant son tribunal qu'Esther le fit carrément emprisonner pour coups et blessures.
En tant que juge, Esther Morris a statué sur 27 affaires au cours de ses plus de 8 mois de mandat, dont 9 affaires criminelles.
Elle avait fort à faire, en tenant d'une main ferme la cour d'un camp de mineurs, de joueurs, de spéculateurs, de chefs d'entreprise, de prostituées, de hors la loi, d'assassins et de commerçants. Aucune de ses affaires n'a été annulées selon les archives de l'État du Wyoming, malgré que quelques uns ont fait appel.
Esther Morris défendit l'idée d'accorder le droit de vote aux femmes dans le Territoire du Wyoming, et l'émancipation des femmes y fut accordée en 1869, accompagnée de lois autorisant les femmes mariées à gérer leurs biens et garantissant l'égalité de rémunération pour les enseignantes.
Elle a conservé son poste de juge de paix jusqu'à l'expiration du mandat, le 6 décembre 1870. Elle a cherché à se faire réélire, mais n'a pas réussi à obtenir de nomination des partis républicain ou démocrate. Le mandat historique d'esther Morris comme juge lui a valu des critiques très favorables à la fin de son mandat au journal South Pass News. En même temps, c'était son fils Archy qui en était le rédacteur en chef.
Peu après le départ de son premier fils, Archibald, qui a déménagé à Laramie, l'hiver 1871-1872 fut particulièrement rigoureux, et Esther quitta son mari et South Pass City et partie rejoindre son fils où elle vécut brièvement avec.
Esther Morris participa en février 1872 à la convention de l'American Woman Suffrage Association à San Francisco. L'année suivante, elle fut désignée par le Parti des femmes du Wyoming comme candidate à la législature territoriale du Wyoming, mais elle déclina cet honneur.
En juillet 1876, elle prit la parole à la Convention nationale pour le suffrage à Philadelphie et, en juillet 1890, elle présenta le nouveau drapeau du Wyoming au gouverneur Warren lors de la célébration de l'accession au statut d'État du Wyoming, où elle fut honorée en tant que pionnière du suffrage et en 1895, elle fut élue déléguée à la Convention nationale pour le suffrage à Cleveland, dans l'Ohio.
Par la suite, elle passa les hivers à Albany, dans l'État de New York, puis à Springfield, dans l'Illinois. L'été elle revenait dans le Wyoming, pour passer du temps avec ses fils.
Ses voyages prirent fin dans les années 1880 lorsqu'elle retourna à Cheyenne vivre avec son fils Robert ou elle décèdera le 2 avril 1902 à l'âge de 87 ans. Esther Morris est enterré au Cimetière de Lakeview
Cheyenne.
Le Cheyenne State House et le Statutory Hall de Washington, D.C., installèrent des sculptures à son effigie, en 1960, rendant hommage à son rôle dans le mouvement pour le suffrage et sans oublier sa statue au Capitole de mon Wyoming.
Pour faite le tour de la famille, je parle vite fait de son premier mari, Artemas Slack. Il est né le 5 mars 1811à Windsor, dans le Vermont, ses parents étaient Jesse et Betsy Slack. Il est hélas, décédé très jeune, à l'âge de 32 ans en mai 1843, à Owego, comté de Tioga, New York, ou il est enterré.
Edward Archibald Slack
Le premier fils de Artemas Slack (1811–1843) et de Esther Morris (1814–1902) Archibald, que l'on surnomme Archi est né en octobre 1842 à Owego, état de New York.
À 18 ans, lorsque la guerre de Sécession éclata, il s'engage dans le 19e régiment d'infanterie de l'Illinois, où il sert jusqu'en 1864, comme simple soldat. Il est peut être sorti de l'armée avec le grade de colonel, parce que c'est ainsi que beaucoup de gens l'appellent, Colonel Slack.
Bien qu'il mentait beaucoup, ses mensonges concernant son grade pendant la guerre de Sécession aient pu être trompeurs.
Après l'armée, il retourna à Chicago et termina ses études à l'Université de Chicago et apprit le métier d'imprimeur.
Il arrive dans le Wyoming au printemps 1868 avec son père, John et s'installe à South Pass City pour y exploiter une mine d'or. Mais, comme beaucoup d'autres qui se précipitent vers les mines de Sweetwater, il fut d'abord découragé par la rareté de l'or. Archi et son père finissent par acquérir des propriétés minières et commerciales, notamment les filons de Mountain Jack, Grand Turk, Golden State et Nellie Morgan.
Bien qu'il n'ait vécu dans la ville que depuis moins de 6 mois, Archi fut nommé agent de police de la ville de South Pass. Cela reflétait son caractère dynamique et sympathique, ainsi que l'important renouvellement de la population et des officiers de South Pass durant la première année de prospérité.
Grâce à son métier d'imprimeur il crée sa première entreprise à South Pass City avec la création d'un journal dans le camp minier.
Entre temps, sa mère, Esther Moris est devenu juge de paix en 1870 et avait nommé Archi greffier de district. Il était chargé de tenir les archives judiciaires et de rédiger les mandats d'arrêt.
L'année 1871 sera chargé pour Archibald.
Cette année là, il retourne dans l'Illinois pour épouser Sarah F. Neely, qui est née 16 Août 1841. A cette époque, Sarah est la belle-sœur du gouverneur John M. Palmer, qui sera plus tard sénateur des États-Unis.
Toujours en 1871, à son retour à South Pass City, un incendie ravagea les bureaux de son journal.
Cette même année 1871, à cause de ce sinistre, Archi et Sarah, quittent South Pass et partent s'installer à Laramie.
Et pour finir avec cette année bien rempli en évènements, Archi lance 2 nouveaux journaux, le premier le Laramie Independent, puis du Laramie Sun.
Durant 5 ans, il vivent à Laramie, mais en 1876, ils déménagent a nouveau et partent pour la capital, Cheyenne, où il achète le Cheyenne News, puis le Cheyenne Leader.
Avec sa famille il habite une très belle maison, qui est toujours visible de nos jours.
Je lis que cette maison était située au 345, House Street, ce qui me semble loin du centre de Cheyenne a cette époque. Mais en consultant d'autres publication, elle aurait été sur Carey Ave, là où se trouve aujourd'hui le nouveau palais de justice. Ce qui est plus crédible.
Elle a ensuite été déplacée à l'angle de la 21st Street et d'Alexander, et elle y est toujours louée, même si elle semble un peu délaisser.
Dans le Wyoming, tout le monde connaissaient Archi qui était une personnalité influente à Cheyenne. Il était rédacteur en chef du journal local, un confident de beaucoup d'habitants de Cheyenne, tels que Francis E. Warren ou Joseph Carey.
Il a milité en faveur des réseaux d'eau et d'égouts municipaux, de meilleurs salaires pour les enseignants des écoles publiques, des associations de construction et de prêt, et de l'éclairage électrique des rues de la ville. Il prenait rapidement position sur les questions d'intérêt public et défendait avec vigueur et détermination ce qu'il considérait comme le plus sage et le meilleur.
Par exemple, il fut le premier à réclamer la gratuité des manuels scolaires, préconisa l'intégration d'objets d'exposition adéquats aux expositions nationales et recommanda très tôt la coopération des journaux pour le bien de l'État.
Il soutint également le mouvement des congrès industriels qui aboutit à la création d'une foire d'État permanente. Membre de l'Association des pionniers, il encouragea la première Journée de la Frontière, devenue un événement permanent à Cheyenne.
Il était un membre actif de la Grande Armée de la République, commandant à une époque le poste J.F. Reynolds, ainsi que divers organismes maçonniques et l'Ordre des Élans. Nommé receveur du Bureau foncier des États-Unis en 1898 par le président McKinley, il fut reconduit dans ses fonctions en 1902.
Sa force de caractère, ses nombreuses années d'activité dans le Wyoming et son influence considérable et durable ont fait d'Edward Archibald Slack l'un des hommes les plus remarquables de mon Wyoming.
Archi est décédé à Cheyenne le 23 mars 1907 âgé de 64 ans, dû à une complication de maladies dont il souffrait depuis plusieurs années.
Son épouse, Sarah, le rejoindra le 2 mars 1921 à l'âge de 79 ans.
Ils sont enterrés tous les 2 au Lakeview Cemetery de Cheyenne.
Il me reste à parler des jumeaux, Edward et Robert.
Edward ou "Ed" son surnom et Robert viennent au monde le 8 novembre 1851, à Peru, dans l'Illinois.
En 1868, leur père John est parti, avec son beau fils Archi, pour South Pass City en éclaireur pour préparer un nid douillé pour sa famille, sa femme Esther et ses 2 fils jumeaux, Ed et Robert. Ce n'est qu'un an plus tard, qu'Esther et ses jumeaux, qui ont maintenant 18 ans, les rejoignent.
Ed et Robert ne reste pas longtemps à South Pass City et préfèrent s'installer plus au Sud, à Green River, à une centaine de miles (environ 160 km).
Ed et Robert construisent le Morris Mercantile en 1891. Dans ce grand bâtiment on y trouvait plusieurs choses, il faisait fonctions, de magasin général, de bureaux professionnels, de bureau de poste et la Morris State Bank.
Ed et Robert Morris vivaient tous 2 dans le centre-ville de Green River et étaient associés en affaires.
Ed était démocrate, il se rapprocha plus tard des principes républicains et s'identifia au parti républicain de ce comté. En 1889, il fut élu et siégea à la convention constitutionnelle précédant l'accession du Wyoming au statut d'État et fut le premier maire de Green River, Réélu en 1892, 1896 et 1900 et signa la Constitution de l'État du Wyoming le 5 septembre 1889.
De son côté, par la suite, Robert fut responsable des subventions pour les bibliothèques Carnegie de Green River et de Cheyenne, acquérant les terrains de la Bibliothèque d'État et du réseau de bibliothèques gratuites du comté. Il fonda également la Société historique de l'État du Wyoming et en fut le secrétaire. Il fut actif à Cheyenne, où il fut sténographe au tribunal de district et secrétaire particulier des gouverneurs Hale, Warren et Richards.
Edward décède jeune, à l'âge de 50 ans le 7 septembre 1902. Il reste à jamais gravé dans les mémoires comme un symbole de générosité.
Hélas, le bâtiment Morris Mercantile brûla le 25 mars 1917 et fut une perte totale. Il fut plus tard remplacé par l'hôtel Stanley et le théâtre Isis.
La construction du bâtiment actuel débuta en 1919 et l'hôtel Stanley et le théâtre Isis ouvrirent en 1921. Outre le théâtre, l'hôtel abritait trois autres commerces. Le théâtre Isis resta ouvert jusqu'à l'ouverture du Star Twin sur Uinta Drive. Aujourd'hui encore, le marquis du théâtre Isis est visible sur le bâtiment.
Pendant de nombreuses années, Robert a été reporter officiel de la Cour suprême de l'État du Wyoming et on a dit qu'il était le reporter le plus expert que l'État ait jamais eu. C'est à Robert que Cheyenne doit principalement sa bibliothèque Carnegie. C'est en grande partie grâce à ses efforts qu'un don de 50 000 dollars a été obtenu.
Après avoir travaillé comme reporter judiciaire, Robert retourne à Green River pour reprendre activement les affaires commerciales que dirigeait par son frère, Ed.
Il a repris l'ensemble des entreprises après le décès de son frère.
A son tour, Robert quittera ce monde le 22 janvier 1921, âgé de 69 ans. À sa mort, il était président-directeur général de la société et caissier de la Morris State Bank, qu'il avait fondée plusieurs années auparavant.
Une maison historique à Green River.
Cette maison, que je ne connaissais pas il y a quelques temps, je les découverte après une visite à la mairie de Green river, puis à la bibliothèque.
Cette maison est construite en 1888 à l'angle de la 2è rue et North Centre Street. Mais, direz-vous, qu'a t'elle de spéciale cette maison ?
Edward Morris fait construire sa maison en 1888. C'est une vieille dame bien entretenue qui a 137 ans.
Aujourd'hui, la maison historique à Green River a été acheté par Marsha Harris et sa famille. Conscients de la valeur historique de la maison et des besoins de préservation que la maison demande, la famille Harris entreprend quelques travaux.
Les enfants de Green River l’appellent depuis longtemps "The Fairy House” (La Maison des Fées).
Quand la famille Harris l'achète, elle était tellement en mauvais état qu'il était presque impossible de l'apprécier. Mais c'est une maison historique et il faut la préserver.
Elle a une architecture de l’époque victorienne, des vitraux et un beau jardin qui entour la maison.
Il y avait des trous dans les murs et de l’intérieur on voyait l’extérieur a travers. De nombreuses fenêtres étaient détachées de leurs cadres et prêtes à tomber. Dans certaines pièces il y avait 15 couches de papier peint.
La maison est dans un tel état qu'il a fallu embaucher des ingénieurs pour évaluer et consolider la vieille dame de 135 ans. Les fondations ont été consolidées en ajoutant du béton et un genre de pilotis pour la soulever. Les salles de bains, la cuisine et la plomberie ont été entièrement refaites. La famille a voulu garder les boiseries et planchers en bois de l'époque, et ils ont tous été décapés, poncés et remis à neuf. Les systèmes électriques, le chauffage et la climatisation ont été mis à jour.
Les matériaux et les éléments qui pouvaient être réparés ont été remis en état. Lorsqu’il était nécessaire de remplacer, la famille prenait soin de reproduire à l’original. 22 fenêtres et 3 portes ont été réparées ou remplacées à l'identique. Certaines fenêtres avaient des vitraux originaux, ils ont été remis comme ils étaient.
Marsha Harris explique "Je ne crois pas qu'il y ait un seul centimètre carré de la maison qui n'ait pas eu besoin d'être préservé et réhabilité. Cela a été un effort passionnant, épuisant et enrichissant".
La House Morris est maintenant une maison confortable, et c'est aussi une partie importante de l'histoire de Green River et du Wyoming. Elle peut être visitée sur réservation.
Marsha Harris a elle-même fait des recherches sur l'histoire de la maison et a fait le nécessaire pour inscrire la maison au registre national des lieux historiques. C'est fait depuis juillet 2023.
Une maison qui mérite un détour dans les petites rues de Green River.
La maison se dresse toujours près du palais de justice du comté de Sweetwater et figurent dans le circuit historique de Green River.
La cabane Archi Slack à South Pass City;
Le bâtiment d'origine sur cette propriété était le chalet d'Edward Archibald Slack, fils d'Ester Hobart Morris. Slack était l'éditeur du South Pass News jusqu'à la destruction de son bureau par un incendie en 1871. Fait remarquable, sa presse manuelle Gordon d'origine a survécu et est maintenant exposée dans une version reconstituée de son bureau, dans l'arrière-salle.
La pièce principale rend hommage à sa mère, Esther Morris, qui a eu l'honneur d'être la première femme juge de paix, et à William Bright, un législateur de South Pass City qui a présenté et défendu la loi sur le droit de vote des femmes à l'assemblée législative territoriale. Cette loi a permis au Wyoming de devenir le premier État à accorder le droit de vote aux femmes.
Une famille qui a fait de grandes choses pour le développement du Wyoming.
Robert L. Foote, premier sheriff de mon Wyoming (22/07/2025)
Les hommes de loi était déjà connus en 600 av. J.-C. Dans l'Angleterre anglo-saxonne, un "reeve" était un officier nommé par le roi et un haut fonctionnaire était appelait "shire-reeve", le représentant d'un comté. Le plus célèbre est certainement le shérif de Nottingham, ennemi de Robin des Bois.
Aux États-Unis, un shérif est généralement, mais pas toujours, le plus haut responsable des forces de l'ordre d'un comté. Venons en au premier sheriff du Wyoming.
Le Wyoming, avant de devenir un État, faisait partie du territoire du Dakota.
Ce qui lui donnait le pouvoir de nommer des fonctionnaires, tels que des sheriffs. Le premier sheriff nommé à ce poste nommé par l'Assemblée législative du Dakota fut Robert L. Foote en 1867. Le bureau du sheriff était sous le territoire du Dakota, mais faisait parti du comté de Laramie qui avait été créé à l'époque.
Cette même année 1867, le territoire du Wyoming a été organisé, le comté de Laramie étant le premier comté établi à cette époque, englobait l'ensemble du nouveau territoire du Wyoming.
Robert L. Foote naquit à Dundee, en Écosse, le 2 février 1834. Jeune homme, il partit pour le Nouveau Monde. Quelques années plus tard, il retourna brièvement dans son Écosse natale. Mais l'appel de l'Ouest était trop fort et il est revenu dans son pays d'adoption.
Robert L. Foote occupa le poste de sheriff durant une année, de janvier 1867 à janvier 1868.
En vieillissant, des problèmes de santé ont poussé Robert L. Foote à déménager en Arizona où il est décédé le 12 novembre 1916.
A noter que les 4 premiers sheriffs, Robert L. Foote, James L. Laird, DJ Sweeny et Seth M. Preshaw ont exercé des mandats de courte durée en raison de leur nomination en vertu de la loi du territoire du Dakota.
Je ne sais pas si il y a un rapport entre Robert L. Foote et la station de diligence de Pine Grove, Wyoming. Mais les dates correspondent.
Le site de la station de Pine Grove est un ancien relais sur l'Overland Trail, dans le comté de Carbon, Wyoming, près de Bridger's Pass. Construit en 1862 par un homme nommé Robert Foote.
La station fut incendiée en 1865 et 1867 par des Amérindiens. Il n'y a pratiquement rien, quelques restes de la station de diligence et le cimetière de Pine Grove avec 3 ou 4 tombes. Mais il pourrait y avoir entre 5 et 8 tombes sur la colline, ce qui suggère la présence potentielle de tombes non marquées.
Le site a été inscrit au Registre national des lieux historiques le 6 décembre 1978.
Darrell Winfield, cowboy Marlboro du Wyoming (11/07/2025)
Beaucoup de cow-boys ont été utilisés pour promouvoir des marques de vêtements, de voitures, du parfums ou autres, mais les plus connus sont ceux qui ont représenté la marque de cigarette Marlboro. Le cow-boy Marlboro se démarque des autres, il représente l'homme, le vrai, le dur, la virilité.
Le premier cow-boy de Marlboro, Carl "Big-un" Bradley, est mort à 90 ans… sans avoir jamais fumé.
Au total une quinzaine d’acteurs ont incarné le cowboy Marlboro et 5 seraient bien morts des conséquences du tabagisme, Wayne McLaren, David McLean, Eric Lawson, Dick Hammer, Jerome Edward Jackson, alias Tobin Jackson. les 5 cowboys morts d'un cancer du poumon.
Ce qui a valu aux cigarettes Marlboro, et plus particulièrement aux Marlboro Reds, le surnom de "tueurs de cow-boys".
Venons en au plus connu, Darrell Winfield, qui habitait mon Wyoming. Darrell Hugh Winfield est né à Little Kansas en Oklahoma, le 30 juillet 1929. Il est l'aîné d'une famille de 6 enfants. Ses parents, Marion et Dapalean Winfield, déménagent avec la petite famille à Hanford, une petite ville de la Vallée Centrale, à l'Est de Sequoia National Forest, alors que Darrell n'a que 6 ans.
A l'âge de 19 ans, il épouse Lennie Spring en 1948 et auront 6 enfants, 1 garçon, Brian, et 5 filles, Janet Mendes, Nancy Eppler, Lisa Saunders, Debi Walters et Darlene.
Dans les années 1960, il emmène sa famille vivre dans mon Wyoming et commence l’élevage.
C'est en 1968, qu'il arrive à Pinedale, et travaille au Quarter Circle 5 Ranch.
Des cadres de l'agence de publicité Leo Burnett Worldwide, de l'agence Phillip Morris, qui commercialise les Marlboro, visitent le Wyoming en juin 1968 et passent au ranch où Darrell Winfield travaille.
Ils sont là pour prendre des photos, et remarquent Darrell au travail. Il est viril, musclé et a une allure de vrai homme.
Les cigarettes Marlboro, étaient à l'origine commercialisées pour les femmes avec le slogan "Doux comme le mois de mai. Mais dans les années 1950, les dirigeants voudraient attiré plus d'hommes vers leur cigarette.
Le publicitaire Leo Burnett a eu l'idée du Marlboro Man en 1954, il a transformé les cigarettes Marlboro en incontournables pour les machos. Mais les premiers cowboys représentés dans leurs publicités ne sont pas de vrais cowboys, ce sont des mannequins déguisés et qui ne savait pas monter à cheval.
L'agence avait utilisé le ranch de Robert Norris pour les tournages et photos. Les réalisateurs devaient salir les vêtements des mannequins pour donner l'impression qu'ils travaillaient dur dans un ranch. Mais ils n'avaient aucune prestance, aucun style, surtout avec les chevaux. De plus il fallait salir leurs vêtements trop propre pour représenter un cowboy.
Pendant qu'ils faisaient les photos, ou qu'ils essayaient de prendre les mannequins en photo, en arrière-plan, un peu plus loin, il y a un homme qui gère un troupeau de chevaux, Robert Norris. C'est le coup de foudre pour les publicitaires, c'est de lui qu'ils ont besoin.
Voilà comment ont commencés les cowboy Marlboro.
Donc en juin 1968 afin de prendre des photos pour une nouvelle campagne publicitaire de Phillip Morris et Marlboro, ils sont au Quarter Circle 5 Ranch.
Ils apprécient le physique Darrell Winfield et lui demandent s'il serait intéressé par une collaboration avec Marlboro. La première publicité Marlboro mettant en scène Winfield s'intitulait "Le Shérif".
Son allure robuste, ciselée et son regard font de Darrell Winfield l'image macho des cigarettes Marlboro, aussi bien à la télévision, dans les journaux, les magazines et sur les panneaux d'affichage.
Darrell Winfield portait ses propres vêtements pour les photos et ceux là, pas besoin de les salir.
Le bétail et les chevaux qui sont dans les publicités avec Darrell, sont les siens, pas besoin d'aller en louer ailleurs. C'est un vrai cowboy, et il n’a jamais voulu porter de maquillage, sauf pour cacher les égratignures occasionnelles sur son visage.
Darrell Winfield, fut le cowboy Marlboro à apparaître le plus longtemps sur des panneaux d'affichage et dans des publicités, de 1968 à 1989.
Lorsqu’on lui a demandé à quoi aurait pu ressembler sa vie s’il n’était pas devenu le cowboy Marlboro, il a répondu clairement: "Ma vie aurait été essentiellement la même, cowboy".
Darrell Winfield, dont la beauté robuste, les yeux bleus silex et la moustache rougeâtre ont été au cœur de l’une des campagnes publicitaires les plus réussies du 20e siècle.
À l'origine, pour attirer les hommes, le personnage de Marlboro incluait d'autres professions masculines, comme celles de capitaine de navire, d'athlète et d'armurier. Cependant, au fil du temps, ces professions ont été abandonnées au profit du cow-boy, plus populaire.
Pour les femmes, les publicités étaient un peu plus érotique. Avec des photos de femmes presque dénudée.
Avec l'évolution ou le monde est vite choqué, plus le droit de fumer ou l'on veux, en 1997, Philip Morris retire le cowboy Marlboro de ses campagnes publicitaires aux États-Unis.
Darrell Winfield, a 68 ans, il est reparti a sa vie de cowboy.
Il est décédera à Riverton, dans le Wyoming, le 12 janvier 2015, à l’âge de 85 ans. Cette année-là, Winfield est intronisé au "Wyoming Cowboy Hall of Fame" il laisse dans le deuil sa femme, son fils, ses cinq filles et ses petits-enfants.
John B Okie et son grand manoir de Lost Cabin (10/07/2025)
Après avoir écrit un article sur Otto Chenoweth ou le manoir a une large part, il est normal que j'en parle aujourd'hui.
Les Amérindiens Shoshone, qui passaient par là, l'ont surnommé le Grand Tipi.
Le manoir est construit par John Brognard Okie à Lost Cabin, dans mon Wyoming, en 1901. Il est né le 10 Décembre 1864 à Madison County, Indiana, et part pour l'Ouest à l'âge de 17 ans en 1882. John B. Okie était le fils d'une agente immobilière et d'un médecin aisé de Washington, D.C.
Il arrive à Rawlins, et travaille quelques temps, juste un été, comme cow-boy. Le jeune John B est ambitieux, il repart voir sa mère et la persuade de lui prêter 4500$ pour acheter un troupeau de moutons.
En même temps, il vend une propriété qu'il possède à Washington pour 300$.
Avec son argent en poche, il retourne dans le Wyoming et en novembre 1882 achète 1000 brebis, 16 béliers, 2 attelages de chevaux et un chariot. Les moutons, pour l'instant, appartiennent aussi à sa mère. Ils avaient convenu ensemble qu'elle lui prête l'argent, mais John B. devrait partager les bénéfices de la première vente de la récolte de laine au printemps et des agneaux à l'automne.
Il fait une erreur de débutant. Le premier hiver, il garde ses moutons près de Beaver Creek, et manquant d'expérience en élevage, il les laisse paître trop longtemps au même endroit, abîmant l'herbe et affaiblissant ainsi les animaux. Lors d'une violente tempête, près de la moitié de son troupeau périt.
L'été suivant, il rejoint un autre berger avec de l'expérience et qui l'aide. Les 2 hommes mélange leur troupeau et John B. travaille pour le berger pour 40$ par mois. Ce faisant, il apprit de meilleures méthodes pour s'occuper de son propre troupeau.
Maintenant seul, il fait paître son troupeau le long de la Sweetwater River avant de les déplacer vers le Badwater Creek, dans le comté de Fremont, en 1883.
Cette année là, Howard, le frère de John B. le rejoignit. Ils passèrent l'hiver sous une tente. L'année suivante, ils construisirent une cabane rudimentaire. Howard ne resta pas et partit en quête d'autres aventures, mais Okie passa 3 hivers supplémentaires dans la cabane.
L'hiver historique de 1886-1887, très rigoureux, à presque anéanti l'élevage bovin dans une grande partie du Wyoming et du Montana, a décimé les trois quarts du troupeau d'Okie. Mais tandis que les prix du bétail chutaient et continuaient de baisser, ceux des moutons continuaient d'augmenter.
Chaque année, John B., remboursait une partie de l'argent à sa mère. Mais le jour de ses 21 ans, la mère d'Okie a annulé le reste de sa dette.
Après le dur hiver, au printemps 1887, à Rawlins, il rencontre Jeannette Anderson, une jeune Suédoise de 20 ans récemment arrivée dans le Wyoming avec ses parents. Ils correspondent pendant l'été et se marièrent à l'automne suivant.
Sa cabane qu'il a agrandie devient un petit ranch, Jeannette y travaille, elle a apprit à tondre les moutons et à soigner les bêtes blessés. Pendant ce temps, Jaybee, comme beaucoup l'appelle, a construit une cabane plus grande et plus solide sur un terrain dominant Badwater Creek. Au cours des 15 années suivantes, le couple eut 8 enfants, mais l'un d'eux mourut à l'âge de 4 ans. Au fur et a mesure que la famille s'agrandissait, Jaybee ajouta des pièces à la cabane.
John B (ou Jaybee) continu d'acheter des moutons et de les revendre avec profit, puis d'en acheter davantage et de les revendre. En 1891, le Wyoming Derrick de Casper le surnommait, roi des moutons, ses troupeaux atteignaient 12 000 têtes. En 1893, il fonda la Big Horn Sheep Company, dont il détenait la moitié des actions et sa mère l'autre moitié.
Près de son ranch, la diligence passe et un bureau de poste s'installe. Il lui faut un nom et on demande à Jaybee de le trouver. Il l'appelle Lost Cabin (la Cabane Perdue).
Ce nom vient de plusieurs histoires, un chercheur d'or, a trouvé un filon, mais n'a jamais retrouvé l'endroit de sa cabane. Ce sera surement mon prochain article.
Toujours en 1893, Jaybee achete le Smith Mercantile à Casper Son frère Fred, venu le rejoindre, prend la direction du magasin. En 1895, pour loger le grand nombre d'employés qui vivaient près de sa cabane, Jaybee ouvre un autre magasin près de Badwater Creek. Ce magasin donnait à l'endroit des allures de ville, tant il y avait de allées et venues étaient nombreuses.
Pendant ce temps, à Casper, Fred, son frère, attrapa la fièvre de l'or. Il quitte le magasin en 1897 et partit prospecter sur le mont Casper.
Jaybee, ferme le magasin de Casper et transfert toute la marchandise à Lost Cabin.
Quelques années plus tard, il ouvrit des magasins dans plusieurs hameaux du centre du Wyoming, Lysite, Arminto, Moneta, Shoshoni et Kaycee.
Dans ses magasins, les prix étaient un peu élevés. Mais cela évité de faire de longs voyages vers les grandes villes. Cowboys, éleveurs et bergers pouvaient acheter le matériel et les outils nécessaires pour passer d'une saison à l'autre.
Les épouses pouvaient acheter une machine à coudre et du tissu, des médicaments, des chapeaux, des robes élégants et beaucoup d'autres choses.
Jaybee avait le sens des affaires, sachant que son entreprise dépendait de ses nombreux clients, il leur faisait volontiers crédit. Ils pouvaient acheter maintenant et payer plus tard, quand ils auraient de l'argent, après la tonte ou l'expédition des agneaux.
Il embauchait des gens intelligents, les payait bien, et s'écartait de leur chemin lorsqu'il y avait du travail et les laissait faire. En retour, ses employés travaillaient dur pour lui. Tout en gardant un œil sur eux.
Un jour, alors qu'un de ses employés allait couper le crédit à un client fidèle qui avait du mal a payer, Jaybee l'avait réprimandé publiquement.
Un autre jour, alors qu'un voleur était entrée dans le magasin et s'apprétait a s'enfuir, Jaybee l'a affronté sans crainte.
Il était déterminé à faire de Lost Cabin un lieu important. Dans les années 1890, il finança la construction d'une école et en fit don au district scolaire. Il ouvrit une mine de charbon dans les collines pour desservir la ville et construisit une scierie pour fournir du bois aux habitants. Il construisit ensuite une centrale électrique au diesel pour produire de l'électricité et créa des réseaux d'eau et d'égouts.
La petite anecdote; John B "Jaybee" Okie doit souvent aller à Casper déposer son argent. La ville est à plus de 90 miles (presque 150km) et a plus de 3 jours à cheval.
Un jour, il part avec une grosse sommes d'argent sur lui, 4000$. Il selle son cheval et était prêt à partir quand un ami lui apprit qu'une canaille convoitait son argent.
Jaybee pris la route quand même et à environ 10 miles (15km), le hors-la-loi lui emboîta le pas. Ils échangèrent de brefs salutations et continuèrent le chemin ensemble.
Au crépuscule, Ils établirent un campement pour la nuit au bord de la Powder River. Alors qu'ils s'installaient et déroulaient leurs couvertures, Jaybee se redressa et regardant son compagnon de route lui dit "Mon ami, j'ai 4000$ sur moi et j'ai peur que quelqu'un qui sait que j'ai cet argent, vienne la nuit pour me les voler. Au cas ou, je préfère que c'est toi qui gardes cet argent".
Il lui donna les 4000$ et se coucha dans sa couverture pour la nuit. A l'aube, le hors-la-loi qui en voulait à son argent était toujours là et préparait le petit-déjeuner. Il rendit les 4000$ à Jaybee.
Puis arrive la nouvelle demeure.
Nous sommes en 1901, et pour sa grande famille, il fait construire un grand manoir. La même année, son manoir fut achevé. Construit en bois et en pierre locale, avec des lignes élégantes sur 2 étages. Le manoir contient 16 pièces, ce qui est énorme à cette époque. Une véranda sur 3 côtés est ajoutée et une belle tour octogonale qui donne un aspect de troisième étage à l'angle de la façade.
Jaybee y ajoute un logement supplémentaire pour les domestiques au-dessus du garage et un immense porche enveloppant en grès.
Les Amérindiens Shoshone, qui passaient fréquemment à Lost Cabin, apercevant la grande maison, l'ont surnom le Grand Tipi. Le nom est resté encore aujourd'hui.
Avec la tour octogonale au sommet du manoir, Jaybee peut observer son empire dans toutes les directions. Aujourd'hui, avec les peupliers qui l'entourent et qui ont grandit ce n'est plus possible.
Il embauche des jardiniers japonais et leur demande d'incroyables variétés de plantes et d'arbres qui n'avaient aucune chance de survivre dans les conditions difficiles du Haut Désert.
Il continu sur sa lancé et construit des patinoires, de nouveaux magasins à Lander et dans le Nebraska, des hôtels et une piste d'atterrissage dans la région sauvage et isolée de Badwater.
Il fait également bâtir un grand bâtiment administratif, qui est toujours visible à Lost Cabin.
Jaybee savait que le chemin de fer arrive Chicago Burlington and Quincy Railroad (le futur Burlington Northern) travaillait pour relier Seattle à la côte Est et voulait avoir sa part du gâteau.
Il espère que le Chicago Burlington and Quincy Railroad choisira sa ville pour une construire une gare. Au lieu de cela, le chemin de fer a choisi une pente plus progressive à Lysite, à seulement 4 miles de Lost Cabin. Sans se considérer vaincu, il a acheté le magasin à Lysite et a établi son entreprise.
Son empire s'étend et grandit à la fin des années 1890, il s'irrite des restrictions dans ses activités d'éleveur de moutons imposées par sa mère. Elle a quelques difficultés immobilières, ce secteur est en crise et elle lui interdit d'investir dans le ranch, afin de privilégier ses paiements.
En 1898, il persuade sa mère de lui vendre le reste de ses parts dans l'entreprise pour 30 000 $. Une fois cet accord conclu, il put réinvestir l'argent qu'il souhaitait dans l'entreprise. Les nouveaux investissements furent rapidement rentabilisés. L'entreprise prospéra.
Quelques temps après, le marché ovin explosa et connut une forte hausse et Jaybee gagne encore plus d'argent.
Sa mère est convaincue d'avoir été trompée, et elle le poursuivit devant un tribunal de l'Est, juste au moment où le manoir était terminé, à l'automne 1901.
Elle prétend que les 30 000$ versés par son fils étaient bien trop bas et qu'il avait profité de son ignorance. Néanmoins, après s'être défendu, un juge en décide autrement, et donne raison à Jaybee qui gagne en justice face a sa mère.
Tous 2 des requins du business.
Durant leur mariage, Jaybee et sa femme, Jeannette, parcoururent de nombreux voyages, sur les 2 côtes, Est et Ouest, à Yellowstone Park, au Mexique et en Europe, en France, en Italie etc...
A peu près au même moment ou sa mère le traine devant les tribunaux, le couple entre en conflit et commence a s'éloigner l'un de l'autre.
Jeannette, souffrant de maladies pulmonaires, passe ses hivers à Washington, D.C., avec la mère de Jaybee. Elle emmène certains de leurs enfants avec elle. C'est à cette époque, en 1902, que, Paul, leur fils de 4 ans, resté avec son père, meurt de diphtérie à Lost Cabin.
En 1906, il achète une voiture Great Smith, qu'il fait importer par train. C'était la première voiture du centre du Wyoming. Mais les routes ne sont pas bien praticables et il engage des employés pour améliorer les routes avoisinantes.
Une femme, Clarice Lovett, qui sera reconnue pour être la plus belle femme de mon Wyoming à cette époque, arrive à Lander avec son mari Herbert. Elle est née le 28 décembre 1886 dans l'Iowa. Jeune et instruite, elle est venue pour diriger la compagnie de téléphone. Jeune, belle, instruite, une femme bien plus raffinée que Jeannette qui a presque 20 ans de plus.
Clarice intéresse fortement John Brognard "Jaybee" Okie. En 1907 il divorce de Jeannette et Clarice obtint le divorce d'Herbert. Il ne faut pas longtemps pour que les nouveaux amants se marient, on parle même du lendemain des divorces.
Il l'emmena sa nouvelle épouse faire le tour du monde et en rentrant ajoute une volière à la grande maison dans laquelle il fait mettre des cacatoès et d'autres oiseaux exotiques, des paons trainent également dans le jardin. Ils construisirent plusieurs maisons d'hôtes près du manoir pour accueillir des invités.
Durant sa courte vie, Jaybee a fait beaucoup de bonnes choses, mais il n'était pas toujours satisfait. Il finance une école et en fait don au district scolaire, il ouvre une mine de charbon dans les collines pour desservir Los Cabin, il construit une scierie pour fournir du bois aux habitants, il construit ensuite une centrale électrique au diesel pour produire de l'électricité et créa des réseaux d'eau et d'égouts.
Il cherche toujours à améliorer les choses et à étendre son empire.
Lors d'un hiver désastreux il envoie ses moutons paître au Mexique, il a fini par acheter la franchise Piggly Wiggly au Mexique, qui était une chaîne d'épiceries libre-service en pleine expansion et ouvrit 6 magasins. Les bénéfices réalisés grâce à cet investissement compensent la perte sur les moutons.
Le transport de moutons est un échec et coute cher. En plus, il doit embaucher des bergers Mexicains, qui le volent. Il engage aussi des hommes pour surveiller les bergers, mais c'est pas mieux. En blaguant, il dira plus tard, qu'il était obligé de recruter d'autres hommes pour surveiller les hommes qui surveillaient les bergers.
Il fini par vendre son troupeau du Mexique à perte. Mais les 6 magasins Piggly Wiggly ont été une belle réussite et ont largement compensé cette perte.
Dans le Wyoming, Il engage des éleveurs de moutons basques, reconnus comme les meilleurs bergers du monde.
Sa vie personnelle s'assombrit, son fils Howard, qui n'a que 20 ans, meurt de la grippe en 1919, victime de la pandémie qui fit des millions de victimes dans le monde.
En 1921, soit 14 ans après leur mariage, Jaybee qui a 56 ans et Clarice 35 ans, divorcent.
Il continu ses voyages au Mexique, et fera la connaissance de Leonor Ortiz Mastache. Ils se marient et auront 3 enfants, Juan, Maria del Pilar et Justina. On ne saura rien sur sa nouvelle épouse.
Pourtant, dans les livres d'histoires et document des Archives de l'État du Wyoming du Fremont County, je lis qu'il aurait eu 6 enfants nés de 3 femmes mexicaines différentes. John Brognard Okie devait aimé les femmes.
Malgré le krach boursier de 1929, ses entreprises semblent avoir plutôt bien survécu.
Malheureusement, un après-midi du 6 novembre 1930, Jaybee part à la chasse au canard avec son ami et directeur général, RP Pruitt. Il glisse sur la rive abrupte et boueuse du petit réservoir près de Lost Cabin et se noie.
L'eau avait 12 mètres de profondeur, il portait des vêtements épais, ne savait pas nager et était hors de la vue de RP Pruitt. Les habitants durent vider le réservoir pour retrouver son corps, il avait 65 ans.
Bien que plus petite aujourd'hui, Lost Cabin, à son apogée, était une ville industrielle. Mais de nos jours, l'ancienne ville ressemble à un endroit hanté. Du moins c'est l'idée que j'ai quand j'y passe, avec les quelques maisons abandonnées, un ancien bâtiment de plus en plus délabré et surtout cette grande propriété avec un grand manoir digne des grands films d'horreur.
Ce qui donne cette étrange impression de ville hantée, c'est surtout lorsqu'on traverse Lost Cabin en hiver, lorsque les arbres sont dépouillés de leurs feuilles et que les branches nues dansent avec le vent. Brrrrr...
J'aime m'arrêter à Lost Cabin, ma Belle pas trop, elle préfère passer sans s'arrêter et même prendre une autre route.
Le grand manoir appartient maintenant à Conoco Phillips, un géant du pétrole et du gaz. Il est bien entretenu, fraîchement repeint, et une partie de la pelouse, à l'intérieur de la vieille clôture en béton coulé, est parfaitement tondue. On dirait que l'on attend le retour de Jaybee d'un instant à l'autre, pour une fête avec sa famille et ses employés, et pour discuter de ses brillantes idées.
Les Amérindiens Shoshone, qui passaient fréquemment par là en se rendant de la réserve aux montagnes, ont surnommé la demeure le Grand Tipi. Le nom est resté.
Ce magnifique monument d'antan est toujours utilisé comme résidence privée et peut être visité. Zane Frost vous fait visiter la grande demeure avec son garage pour 5 véhicules, 6 chambres, 4 salles de bains, sa belle tour octogonale, les salons, la grande salle a manger etc... Un Big Teepee magnifique.
Dare Castle, Alexander H. Swan et David D. Dare (11/06/2025)
Une histoire de Cheyenne avec un château et 2 hommes qui font parler d'eux. Le premier est Alexander Hamilton Swan Swan né le 24 novembre 1831 à Carmichaels, en Pennsylvanie. Il aurait été marié a Anna McCollough qui est née le 2 Décembre 1834, mais décède très jeune à l'âge de 21 ans le 3 Décembre 1855, le lendemain de ses 21 ans.
Alexander Hamilton Swan épousera ensuite Elizabeth Richey en 1858, déménagera dans l'Ohio, ou ils auront un fils, William Richey Swan, 18 Avril 1862. le couple et le fils déménagent dans l'Iowa en 1862. Une nouvelle naissance donnera le jour à une fille, Louise, en Septembre 1864. La famille Swan restera dans l'Iowa jusqu'en 1874, année ou ils partent s'installer dans mon Wyoming et s'installent dans une ferme sur le ruisseau Chugwater, près de l'actuel Chugwater. Mais avant de s'installer dans le Wyoming, où il fonda la Swan Land and Cattle Company.
Il s'associa à son frère aîné, Thomas, pour former la société Swan Brothers et au cours des 6 années suivantes, la société acheta des terres et du bétail. Il a amené les célèbres bovins Hereford d'Angleterre sur le territoire du Wyoming.
Alexander Hamilton Swan est rapidement devenu une figure marquante de l'État à la tête de la Swan Land and Cattle Company, l'une des plus grandes entreprises du genre au monde.
En 1876, Alexander est élu président de la Laramie County Stock Association, ancêtre de la puissante Wyoming Stock Growers' Association. L'année suivante, il exerça un mandat à l'assemblée législative territoriale du Wyoming.
Par la suite, Alexander Swan, possédait ou détenait des participations dans au moins 20 entreprises prospères, principalement dans l'élevage, l'engraissement, la reproduction et le transport de bétail, mais également des investissements dans des banques, des chemins de fer, diverses petites entreprises et quelques biens immobiliers urbains.
À son apogée, au début des années 1880, Alexander Hamilton Swan était l'homme le plus connu du commerce du bétail aux États-Unis et à l'étranger. Son élevage était estimé à plus de 100 000 têtes de bétail, son ranch s'étendant sur des millions d'acres, c'était certainement le ranch le plus grand au monde.
Son entreprise, Wyoming Stock Growers' Association, possédait plusieurs ranchs dans le Sud/Est du Wyoming et louait des terres à plusieurs autres ranchs de la région pour le pâturage de leurs bovins et ovins. De plus, la diligence qui faisait le chemin entre Cheyenne et Deadwood s'arrêtait au Ranch de Swan.
En novembre 1882, Alexander Hamilton Swan était président de 3 sociétés d'élevage de bétail, Swan & Frank Live-Stock Company, National Cattle Company et Swan, Frank & Anthony Cattle Company.
A la fin des années 1870, sa fille Louise rencontre Rensselaer Schuyler Van Tassell, véritable pionnier et l'un des plus grands propriétaires terriens du Wyoming. Il faisait parti de l'entreprise de Swan. C'est surement comme ça qu'il a rencontré Louise. Louise, qui a 22 ans, épousa VanTassell le 12 septembre 1886, qui lui a 41 ans.
Comme cadeau de mariage, le père de Louise, Alexander H. Swan, veut lui construire un château à Cheyenne. Cela faisait longtemps qu'il en rêvé et le mariage était une bonne occasion de le réaliser.
Le travaux ont commencé dans les années 1880, certainement au moment du mariage de sa fille.
L'avenir d'Alexander H. Swan était sur le point de s'effondrer. Au cours de l'hiver rigoureux de 1886/1887, plusieurs dizaines de milliers d'animaux moururent de froid.
L'été 1886 avait été exceptionnellement chaud et sec, marqué par de nombreux incendies de prairie et des sources d'eau souvent taries. À l'automne, les signes d'un hiver rigoureux commencèrent à apparaître, les oiseaux commencèrent à migrer vers le sud plus tôt que d'habitude, les castors furent aperçus en train de ramasser plus de bois que d'habitude pour l'hiver à venir, et le pelage de certains bovins devint plus épais et plus hirsute.
Les premières neiges sont tombées plus tôt, dés novembre. Le froid, le blizzard, la neige, le gèle cet hiver 1886/1887 fut répertorié comme le pire hiver de mémoire d'homme. Le froid extrême a tué humains et animaux. Certaines personnes se sont perdues près de chez elles et sont mortes de froid tout près de leur porte.
Des centaines de milliers de bovins périrent lors de cet hiver qui reçu le surnom de la Grande Mort.
L'empire de Swan n'y échappera pas et s'effondra lors de la perte massives de son bétail durant l'hiver. Les spéculations pour lesquelles il avait emprunté de l'argent fit faillite. Il en résulta une perte soudaine de son immense fortune. Swan est passé d'une richesse démesurée à une pauvreté extrême, laissant des centaines de milliers de dollars à ses créanciers.
Le château qu'il était occupé à faire construire, doit être vendu et avec sa famille, il quitte le Wyoming pour l'Utah.
C'est là qu'apparaît David D. Dare.
Alexander Hamilton Swan décède le 9 Août 1905 âgé de 73 ans. Sa femme, Elizabeth, mourra 2 jours après lui, le 11 Août 1905 elle avait 70 ans. Les 2 époux seront enterrés dans la même tombe, au Parc commémoratif d'Altorest, à Ogden, Utah.
Obligé de vendre le château, c'est David D. Dare qui l'achète pour 30 000$. Il termina la construction du château, qui est devenu l'une des résidences les plus somptueuses de Cheyenne avec des poignées de porte dorées, des plafonds en acajou, des décorations peintes à la main, des rampes d'escaliers finement sculptées et des luminaires en marbre, 2 salons, une salle de musique et une bibliothèque ne constituaient qu'un échantillon de la résidence. Des tourelles courbes, des fenêtres et des portes cintrées apportaient une touche encore plus luxueuse.
Le château Dare était particulièrement célèbre pour ses 3 salles de bains avec des lavabos en marbre, un grand luxe à cette époque.
La demeure portait bien son nom de château quand la remise à calèches a été ajoutée ultérieurement, elle imitait un château médiéval en pierre.
David D. Dare est un escroc, un touche à tout, un aventurier qui disait avoir été commis des postes, pharmacien et quincaillier. Un homme aux multiples talents, mais son atout majeur, ces discours enjôleurs. Si bien, qu'au milieu des années 1880, la ville de Cheyenne fit appel à David D. Dare comme photographe et fabricant d'enseignes.
Mais David D. Dare abandonna vite la fabrication d'enseignes pour se lancer dans le secteur bancaire, en s'associant à un autre habitant de Cheyenne, l'employé de banque John W. Collins.
Dare et Collins se connaissaient déjà bien. C'est Collins qui a joué un rôle déterminant dans l'obtention par Dare des fonds nécessaires acheter et achever la construction du Château. De plus, tous deux ont collaboré sur plusieurs projets en ville. Finalement, lorsque les relations de Collins avec le président de la banque où il travaillait se sont dégradées, Collins et Dare ont décidé non seulement de créer une nouvelle banque, mais une meilleure.
La Cheyenne National Bank a finalement provoqué la disparition du président de la banque où ils travaillaient et la crédibilité de ces hommes a augmenté.
La rumeur veut qu'une pyramide de Ponzi soit à l'origine de la fortune insensée de David D. Dare. C'est a dire des montages financiers frauduleux, ils proposaient des investissements à un taux très attractif. Ce qui lui permis d'attirer toujours plus de clients, au fur et à mesure que sa réputation s'accroit.
La croissance du nombre d'investisseurs permettait de rémunérer les premiers investisseurs et de rembourser les quelques clients qui souhaitent retirer leurs fonds, aussi longtemps que ceux-ci ne sont pas trop nombreux. Lorsque les nouveaux arrivants deviennent plus rares, le fonds commence à perdre de l'argent et l'instigateur peut alors s'enfuir avec l'argent restant et les investisseurs qui n'ont pas retiré leur argent perdent leur mise.
Hélas il reste peu de preuves d'une telle machination.
La banque connut un succès fulgurant, mais cela ne suffisait pas à Dare et Collins, et en 1887, ils s'installèrent à San Francisco pour ouvrir la California National Bank.
Il est intéressant de noter que Dare fit construire une deuxième maison aux allures de château, à San Francisco. Les journaux la présentèrent à l'époque comme la maison la plus chère de San Francisco. Cette maison à 3 étages devint un autre symbole de la richesse croissante de Dare.
Mais à San Francisco que les stratagèmes bancaires de Dare s'effondrèrent. En 1891, un chèque de 10 000 dollars fut refusé à l'encaissement à la California National Bank.
Informé du problème, le maire de San Diego, Matthew Sherman, tenta de retirer 45 000 dollars de fonds municipaux de la banque. Ce chèque, lui aussi, ne put être encaissé. Un inspecteur bancaire fut appelé et constata la disparition de 200 000 dollars.
Coïncidence, juste avant l'arrivée de l'inspecteur de la banque, David D. Dare était parti pour l'Europe. Prétextant une santé fragile, il embarqua avec sa femme sur un navire à destination de l'Italie le 11 novembre 1891, à la recherche d'un climat plus clément, laissant John W. Collins seul responsable et qui fut accusé de détournement de fonds.
Peu de temps après, la Cheyenne National Bank ferma également ses portes.
Finalement, John W. Collins se suicida avant d'être jugé.
Après des mois d'enquête judiciaire, il était évident que David D. Dare avait détourné et emporté jusqu'à 200 000 $.
David D. Dare disparut. Une rumeur, dit qu'il aurait tenté d'assassiner sa femme en la poussant hors de leur bateau de fuite. Il échoua, et elle retourna aux États-Unis et demanda le divorce.
David D. Dare resta à l'étranger et introuvable pour le reste de sa vie
Pendant un certain temps, il aurait vécu en Égypte vers 1900 jusqu'à sa mort à Athènes, en Grèce, en 1909.
Qu'est il devenu du château Dare ?
Le légendaire Château servit de pension de famille, de funérarium et de loge des Odd Fellows jusqu'en 1963, date à laquelle l'espace fut jugé plus adapté à un parking et la luxueuse demeure, autrefois le joyau de Millionnaire, a été démolie pour faire place à un parking.
La remise à calèches resta en place jusqu'en 1993, date à laquelle une tentative de relocalisation échoua.
Mais le château n'a pas complètement disparu. Les vestiges de la maison ont servi à construire une clôture autour de l'aire de jeux sur le thème du château à Holliday Park.
Les pierres furent récupérées pour construire le mur qui entoure aujourd'hui l'aire de jeux de Holliday Park. C'est dommage que le Castle Dare ait été démoli, c'était un superbe monument au centre de Cheyenne.
Il reste le siège social de la Swan Land and Cattle Company, un ranch historique situé à Chugwater. Aujourd'hui beaucoup plus petit qu'il ne l'était à l'époque, le site a été classé monument historique national en 1964. Malheureusement, il n'est pas entretenu et avec tous les véhicules abandonnés autour, ça ressemble plus a une casse.
Juge Carter et la première école du Wyoming (08/06/2025)
Elle était à Fort Bridger qui a été créé en 1842. Le fort est un point vital pour les convois de charriots sur la piste de l'Oregon, la piste de la Californie et la piste des Mormons. L'armée y crée un poste militaire en 1858 pendant la guerre de l'Utah, jusqu'à sa fermeture définitive en 1890.
Mais c'est en 1860 que le juge William Alexander Carter érigea cette maison d’école pour l’éducation de ses 4 filles, ses 2 fils et les enfants du fort.
Considérée comme la première école de mon Wyoming, je tiens quand même a souligner qu'une école existait déjà à Fort Laramie en 1852. Ce n'était pas la première école publique mais elle se trouvait dans un avant-poste militaire, dans un bâtiment transformé plus tard en blanchisserie.
Bref, le juge Carter était un descendant direct du premier ancêtre américain, John Carter, arrivait dans la colonie en 1649.
William A. Carter est devenu très jeune orphelin, son père est mort alors qu'il n'avait que 7 ans, laissant une veuve et 5 enfants. Encore jeune, son cœur était empli de pensées d'avenir et de l'ambition de devenir un leader parmi les hommes. Il n'est donc pas étonnant que son esprit d'aventure l'ait poussé à s'engager dans l'armée américaine pour combattre les Indiens Séminoles à l'âge de 17 ans.
Il était fort, avec une allure virile et une forte personnalité qui impressionnait ses supérieurs. Il fut rapidement nommé sergent dans la compagnie A du Second US Dragoons. Il accomplit fidèlement son service et, après sa démobilisation, il obtint sans difficulté une nomination de cantinier ou de commis de poste dans plusieurs postes militaires américains en Floride. En 1842, après s'être remis d'une grave crise de fièvre jaune, il retourna en Virginie et, en 1845, avec ses frères John et Richard, William A. Carter émigra dans le Missouri, où il acheta une ferme à 7 miles (11km) de Columbia, dans le comté de Boone, et se lança dans l'agriculture.
C'est là qu'il épousa, le 2 novembre 1848, Mary Eliza Hamilton , récemment arrivée de Virginie dans le comté de Boone avec la famille de sa mère.
Ils se connaissaient déjà depuis l'enfance. Le jeune couple résida sur la propriété familiale près de Columbia pendant plus de 2 ans.
L'esprit d'aventure s'éveilla de nouveau chez William A. Carter. En avril 1850, il part, sans sa femme, mais avec son frère Richard et de son beau-frère Richard Hamilton faire un long et périlleux voyage à travers les plaines et les montagnes en direction du pays envoûtant de l'or vers la Californie. Une grave maladie entraînant une perte partielle de la vue le força à retourner prématurément au Missouri retrouver son épouse.
Je passerais vite fait ses voyages au Nicaragua, Cuba et ailleurs, mais il revient toujours vers Missouri natal.
Lorsque l'expédition militaire contre les mormons en Utah fut décidée, on lui offrit un poste de commerçant dans le futur Wyoming. C'est ainsi que Carter devint commerçant a environ 2 miles (3km) de Fort Bridger.
En 1858, l'emplacement du magasin était dans le fort, proche du bâtiment des officiers. Sa maison était également près de cet endroit.
C'est a cette époque que le titre de juge lui a été donné. Il lui venait de sa nomination comme commissaire américain, fonction dans laquelle il devait fréquemment interroger et souvent traduire en justice par la cour fédérale de Salt Lake City les hommes sans foi ni loi et dangereux qui fréquentaient alors cette région sauvage. C'était un fonctionnaire ferme et intrépide, qui n'était pas impressionné par des menaces ou des tentatives d'intimidation.
Comme écrit plus haut, c'est en 1860, que le juge William A. Carter fait construire une école pour l'éducation de ses 6 enfants et des autres enfants du fort.
Des instructeurs compétents ont été envoyé de l’Est pour faire les cours aux les élèves. Ainsi, la voie a été tracée pour l’éducation future dans le Wyoming.
En août 1861, les exigences de la guerre de Sécession emmenèrent la garnison de Fort Bridger. Le capitaine Clark, du quartier-maître, accompagné d'un simple soldat, fut chargé des biens du gouvernement jusqu'au printemps 1862, date à laquelle il reçut lui aussi l'ordre de se diriger vers l'Est en passant par Denver, Colorado.
À sa demande urgente, le juge Carter prit en charge le transport des biens du gouvernement jusqu'à Denver de 40 chariots et, outre l'armement de chaque conducteur, une garde de 20 hommes pour accompagner le convoi.
Arrivait à Denver, le juge Carter retourna vite à Fort Bridger où le départ des troupes n'avait laissé aucune sécurité pour les vies humaines et les biens.
Des bandes Amérindiennes commettaient des atrocités et rien ne pouvait les arrêter. La station Millersville, était à 12 miles (19km) de Fort Bridger, fut incendiée, des troupeaux de chevaux furent volés et l'on craignit pour la sécurité du fort.
Pour faire face à cette urgence, le juge William A. Carter organisa une compagnie de 60 hommes, composée de colons, d'employés de l'Overland Stage Co. et de lui-même pour surveiller le fort. Après avoir acheté des armes à ses frais, il transforma une partie de son magasin en armurerie et salle d'exercices, et des exercices quotidiens furent organisés.
Bien qu'elle n'ait aucune autorité gouvernementale, l'installation de cette compagnie a maintenu l'ordre et la paix, et a protégé en toute sécurité le fort, les propriétés privées et publiques jusqu'à l'arrivée d'une compagnie de volontaires californiens en décembre 1862, mettant fin à la nécessité de son existence.
Le général Conner, commandant de ce département militaire, avait rapporté au ministère de la Guerre que le juge Carter était mû par des intérêts égoïstes, avait exagérait les dangers avec les Amérindiens et était considéré comme un mercenaire.
Cependant, après avoir visité le terrain et mieux connaitre le juge, il fut convaincu que son action était patriotique et digne d'éloges. Il devint l'un de ses meilleurs amis.
Convaincu que les récits de déprédations Amérindiennes que lui avait rapportés le juge Carter n'était pas amplifiées, il organisa au printemps 1863 une expédition pour punir et vaincre les Amérindiens.
Durant toute cette période, le juge Carter était constamment et dangereusement actif. Il était alors agent spécial du département de l'USP chargé de l'inspection du traitement du courrier, ses fonctions l'appelant fréquemment sur la route sauvage de l'Overland Stage Co., et parfois jusque sur la côte Pacifique.
Comme les diligences étaient fréquemment attaquées par les Amérindiens, il connut son lot d'émotions et échappa souvent à la mort. Mais son courage, inébranlable et sans faille, ne faiblit jamais, aucun devoir ne fut négligé et toute sa démarche fut chaleureusement approuvée par ses partisans.
En même temps, il avait investi dans d'autres domaines et entreprises. Dès mars 1867, il commença à localiser des concessions minières et réussit à obtenir de précieuses propriétés minière à South Pass City, conservant Fort Bridger comme base d'opérations. A South Pass City, il équipa plusieurs équipes de prospection.
C'était un homme énergique, et lorsque du pétrole fut découvert dans une source du comté d'Uinta, non loin de Fort Bridger, il l'utilisa, un petit alambic produisant et raffinant suffisamment d'huile pour l'éclairage du fort avant l'arrivée du chemin de fer Union Pacific.
Il fut aussi le premier à se lancer dans la fabrication du bois d'œuvre dans l'Ouest du Wyoming. Ses projets étaient ambitieux, sages et perspicaces. Bien que calme, prudent et conservateur, chaque fois que son jugement approuvait une entreprise, il y consacrait toute sa force et son énergie et la menait à bien avec persévérance.
Il joua même un rôle important dans les efforts d'organisation du territoire du Wyoming et, grâce à ses opportunités et à ses nombreuses relations, fut en grande partie responsable de la création de mon Wyoming. Il passait ses hivers à New York et à Washington, et ses relations personnelles avec d'éminents hommes politiques et d'État furent précieuses pour la réalisation de ce sage projet.
Durant l'hiver 1867-1868, il consacra généreusement son temps et ses ressources à informer les membres du Congrès de la véritable situation du territoire et du droit du peuple du Wyoming à être représenté au sein des conseils de la nation. Son travail fut fructueux et, une fois les frontières du territoire établies, ses efforts permirent de déterminer sa ligne occidentale.
Il fut si étroitement lié à la formation du territoire que le 18e président des États-Unis Ulysses S. Grant lui offrit d'en être le premier gouverneur. Un honneur prestigieux, qu'il déclina.
Dans sa résidence de Fort Bridger, nombre des personnalités américaines les plus influentes ont apprécié l'agréable compagnie du juge et de son excellente épouse, qui le seconda et l'aida beaucoup dans ses entreprises.
Parmi leurs amis et visiteurs figuraient d'éminents scientifiques. Les paléontologues et paléo ichtyologistes américain, les professeurs Joseph Leidy, Othniel Charles Marsh ou Edward Cope. Des généraux, William Selby Harney, William Tecumseh Sherman, Edward Otho Cresap Ord ou John Pope Cook. Ainsi que les grands magnats et financiers des chemins de fer, John W. et Robert Garrett de la Balti.
Le juge William Alexander Carter décèdera le 7 novembre 1881, âgé de 63 ans à Fort Bridger, ou il est enterré. Sa femme, Mary Eliza, le rejoindra en 1904 à l'âge de 72 ans.
Une chose que je peux ajouter, c'est que William Alexander Carter est aussi devenu le premier millionnaire de mon Wyoming !
L’école Carter à Fort Bridger existe toujours et fait partie du district historique national de Fort Bridger.
Jacques La Ramée (30/05/2025)
Dans mes articles, je parle souvent de Laramie, la ville, le Fort, Laramie Peak, le comté, les plaines, ou encore la Laramie River, mais je n'ai jamais parlé de Jacques La Ramée.
Son nom a plusieurs orthographes et on ne sait pas vraiment laquelle est le bonne, Laramie, La Ramie, Laramée ou La Remy.
On sait peu de choses à son sujet, tout comme son histoire complète, mais des recherches plus approfondies permettent de mieux comprendre son impact historique et pourquoi tant d'endroit dans mon Wyoming porte son nom.
Jacques La Ramée est né le 7 juin 1784 à Yamaska, au Canada, fils de Joseph Fissiau, dit Laramée et de Marie Jeanne Mondou.
Non seulement son nom de famille à plusieurs orthographes, mais certains historiens se demandent si Jacques était son vrai prénom. Certains disent que c'était Baptiste ou Joseph.
Il arriva en Amérique vers 1815 avec la Compagnie du Nord-Ouest, un acteur majeur de l'industrie de la fourrure, impliqué dans un conflit permanent avec une compagnie rivale, la Compagnie de la Baie d'Hudson. Ces compagnies de fourrures conflictuelles créaient souvent une concurrence entre leurs employés, ce qui entraînait des violences. Jacques La Ramee forma un groupe de trappeurs libres, qui commencèrent à piéger sur la North Platte River, dans le Wyoming.
Il était du genre calme et paisible, et disait souvent qu'il y avait assez de place pour tous. En plus de son amour pour la paix et son influence, il jouissait d'une réputation d'honnêteté et d'égalité.
Jacques amena sa bande de trappeurs pacifiques et travailleurs vers un territoire incontesté où ils pouvaient piéger une abondance de fourrures sans querelle.
Jacques La Ramée travaillait pour la Compagnie du Nord-Ouest, alors en violente compétition avec la Compagnie de la baie d'Hudson, mais les 2 compagnies fusionnèrent enfin en 1821.
Avec son groupe ils se lièrent bientôt d'amitié avec de nombreuses tribus indiennes. Dès le début, les Amérindiens tenaient Jacques La Ramee en haute estime.
Jacques à contribué à l'avènement d'un événement marquant dans le Wyoming, les rencontres de trappeurs. Ces rencontres avaient lieu depuis des années dans le Missouri et le Mississippi, mais pas encore dans mon Wyoming.
Comme la majeure partie de la vie de Jacques La Ramee, les récits de sa mort sont fondés sur des ouï-dire. On raconte que La Ramee s'aventura à piéger le long de la rivière Laramie et de ses affluents en 1820. Cette région était connue pour être un dangereux champ de bataille entre les tribus amérindiennes du Nord et du Sud. Faisant fi des avertissements et des supplications de ses compagnons, La Ramee suivit courageusement son plan pour ouvrir ce qu'il croyait probablement être un territoire de piégeage privilégié. Il partit fidèlement, confiant trouver de nouveaux endroits pour le piégeage.
Un an plus tard, toujours pas de nouvelle de Jacques La Ramee et il est absent à son rendez-vous de trappeurs.
Une équipe de recherche fut formée pour le retrouver, lui et sa dépouille, mais n'a jamais été retrouvé.
Selon certaines sources sur les circonstances exactes de sa disparition, quelques uns y vont de leurs propres histoires, vrai ou pas, nous ne le saurons jamais.
Pour certains, son corps aurait été retrouvé dans une petite cabane. D'autres accusaient rapidement les Arapahos de l'avoir tué. Mais les Amérindiens, amis de Jacques, ont toujours nié. Une source affirme que son corps aurait été retrouvé mort sous un barrage de castor. Son corp trouvé dans une petite hutte au bord de la Laramie River. Il a aussi glissé sur une rivière gelé et s'est noyé. D'autres enfin suggèrent qu'il aurait été tué par des trappeurs rivaux ou encore par des commerçants.
Une autre version, documentée par Janet Lecompte, implique Pierre Lesperance, qui prétendait avoir été témoin oculaire de la mort de Jacques LaRamee. Le récit de Lesperance inclut 2 autres trappeurs non identifiés qui campaient avec Jacques sur la Laramie River. Selon Pierre Lesperance, le campement fut attaqué par des maraudeurs Amérindiens et LaRamee fut tué. Ses camarades l'enterrèrent là où il aurait été tué.
Jacque La Ramee, était un coureur des bois, pionnier, commerçant de fourrures, chasseur, explorateur, montagnard canadien-français et un trappeur respecté disparu sans laisser de traces il y a plus de 200 ans. Sa disparition mystérieuse suscite encore aujourd'hui plusieurs théories, mais aucune réponse.
Peut être qu'un jour nous aurons une réponse, une vrai...
Son nom La Ramee a été Américanisé en Laramie, et de nos jours plusieurs endroits portent son nom.
Martin Ringo (02/05/2025)
Pourquoi je parle de cet homme ?
Il est enterré dans le Wyoming et c'est le père de Johnny Ringo, figure emblématique du western.
De plus la famille a beaucoup de nombreuses similitude avec divers hors la loi que nous verrons dans l'article.
Martin Ringo est né le 1er octobre 1819 dans le Kentucky, et a grandi dans l'Indiana.
Ses parents étaient John Robert Peters (1792–1860) et Frances Augusta Simms Peters (1796–1848).
Sa mère, Frances Augusta Simms, avait un frère, Benjamin A Simms. Il fut brièvement marié à Zerelda Elizabeth Cole James, qui est la mère de Frank et Jesse James.
En juin 1846, il est dans le Missouri, et s'engage dans le régiment d'infanterie volontaire montée du Missouri du colonel A.W. Doniphan. Il a été honorablement libéré à La Nouvelle Orléans en juin 1847, à la fin de la campagne.
En 1848, il épousa Mary Peters à Liberty et retourna avec elle dans l'Indiana. Leur premier enfant, John Peters, y naquit le 3 mai 1850. John Peters est le futur Johnny Ringo. Le couple aura encore 4 enfants avant 1862. Ils retournèrent bientôt dans le Missouri, peut-être pour se rapprocher de sa famille.
Martin Ringo avait la tuberculose, et luttait chaque jour contre sa maladie. En 1864, la famille décide de déménager à San Jose, en Californie, pour un climat plus sec. Ce qui serait mieux pour Martin.
Mary avait sa sœur Augusta qui y vivait et ils voulaient la rejoindre.
Sa sœur Augusta avait épousé le révérend James MC Inskeep le 21 juillet 1842, mais il est décédé le 11 novembre 1849, à l'âge de 49 ans, dans le Missouri. Devenue veuve, elle épousa le colonel Thomas Coleman Younger le 17 mars 1853.
Younger ? Oui, vous avez bien lu, le célèbre nom hors la loi. Son nouveau mari était l'oncle de l'autre Cole Younger, célèbre pour son gang James-Younger et également oncle des Dalton.
La famille Ringo quitte le Missouri en mai 1864. Cependant, cette année-là, des troubles sévirent sur les pistes et dans le Missouri. Entre l'Ouest du Nebraska actuel et le centre du Wyoming, les raids contre les voyageurs blancs menés par des groupes de guerriers Amérindiens Sioux et Cheyennes étaient réguliers.
Plusieurs convois se rejoignent en route pour être plus nombreux face aux attaques.
Un soir du 29 juillet, le convoi Ringo s'arrête pour passer la nuit à l'Ouest de Deer Creek. De toute évidence, tout le monde était nerveux.
À la nuit tombée, l'un des émigrants s'éloigna des chariots pour vérifier l'état de quelques chevaux postés et surprit un guerrier en train de les voler. Le pauvre émigrant fut blessé, mais survivra. Le guerrier solitaire réussira à voler 3 chevaux. Les hommes du convoi, craignant une attaque bien plus importante, montèrent la garde toute la nuit.
Le matin du 30 juillet 1864, Juste après le lever du jour, Martin Ringo sortit du chariot, pour regarder autour de lui afin de voir si des Indiens étaient en vue. Son fusil dans ses mains, partit accidentellement, la charge pénétrant dans son œil droit et ressortant au sommet de sa tête.
Au coup de feu, sa femme et ses enfants hurlèrent voyant son chapeau s’envoler et sa cervelle s'éparpillée dans toutes les directions. Les émigrants expliqueront plus tard qu'ils n’avaient jamais vu de spectacle plus déchirant, de voir la détresse et la douleur de sa femme et de ses enfants, Johnny Ringo inclus.
La mort de Martin Ringo jeta un profond désespoir sur toute la compagnie…
Son fils Johnny Ringo, qui n'a que 14 ans, creusera lui même la tombe de son père près de l’endroit où il fut abattu, dans les meilleures conditions possibles dans les plaines.
Sa femme Mary qui tenait un journal, avait écrit "Et maintenant, oh mon Dieu, arrive le jour le plus triste de ma vie, car ce jour-là, mon mari s'est accidentellement tiré une balle et a été enterré au bord du chemin et, oh, mon cœur se brise, si je n'avais pas d'enfants, avec quelle joie je me coucherais avec mes précieux morts - mais, oh mon Dieu, je prie pour avoir la force d'élever nos précieux enfants et, oh, que personne ne souffre jamais de l'angoisse qui me brise le cœur, mes petits enfants pleurent tout le temps et moi - oh, que dois-je faire.
Leur fille, Mattie Ringo, écrira plus tard à propos de l'accident de son père, qu'il avait été tué alors qu'il brandissait son arme. L'arme s'est prise dans la courroie de sa botte, car ses bottes étaient portées par-dessus son pantalon et un coup de feu est parti.
La vie et la route continuent. Avec le convoi de chariots, Mary et ses enfants suivirent la route des diligences vers l'Ouest passant par Salt Lake City, traversant directement le centre du Nevada ou ils arrivent à Austin. Là, Mary vendit l'un des 2 chariots des Ringo et un attelage de bœufs.
Arrivé à San José, dans le ranch de sa sœur Augusta, ils y vécurent 1 an, puis s'installèrent à San José. Mary courageuse éleva ses 5 enfants et ne se remariera pas. Mary décèdera jeune, à l'âge de 49 ans le 16 Juillet 1876, à San Jose, Californie.
Le fils aîné, Johnny Ringo, quitta la Californie dans les années 1870 pour le Texas, où il devint un tireur et un hors-la-loi réputé
Vous avez bien noté, les hors la loi qui font partie de près ou de loin à la famille, Cole Younger, les Dalton et Frank et Jesse James.
La tombe de Martin Ringo se trouve à environ 2 miles (3km) à l'Ouest de Glenrock, dans mon Wyoming. J'ai eu un peu de mal a la trouver la première fois. Aucune indication et je suis passé 2 fois devant avant de la voir en contre bas de la highway 87/26.
Près de sa tombe se trouve un autre émigrant, JP Parker, décédé 4 ans plus tôt sur la même piste de chariots.
Ernest Hemingway et le Wyoming (25/03/2025)
On ne présente plus ce romancier, qui a eu le Prix Nobel de littérature en 1954 et le Prix Pulitzer en 1953, amateur de femme et de whiskey.
Il y a 2 endroits qu'Hemingway aimait plus que tout au monde, l'Afrique et mon Wyoming.
Ernest Miller Hemingway né le 21 juillet 1899 à Oak Park dans l'Illinois, fils d'un médecin, et d'une musicienne, il était 2ème enfant d’une fratrie qui en comptera 6.
Après leur mariage, ses parents déménagent avec le père de sa mère, Ernest Hall, raison pour laquelle ils ont appelé leur premier fils Ernest.
Le futur écrivain n'aimait pas son prénom, lui rappelant le Ernest de la pièce de théâtre d'Oscar Wilde "The Importance of Being Earnest".
La famille était aisé et possédait une résidence sur les rives du lac Walloon, près de Détroit dans le Michigan, une région habitée par les Amérindiens Ojibwés. C'est là qu'Hemingway apprit avec son père à chasser, à pêcher et à camper dans les bois et en 1909, son père lui offre son premier fusil de chasse, pour son 10ème anniversaire. Ses premières expériences dans la nature lui inculquèrent une passion pour l'aventure en plein air et la vie dans des régions éloignées ou isolées.
Il est à peine âgé de 17 ans, lorsqu'il s'engage comme volontaire dans le service ambulancier de la Croix-Rouge et 19 ans quand il est envoyé à Milan, Italie, comme ambulancier, durant la première grande guerre. Il noua une amitié sincère avec William Horne, qu'on appelait Bill. Les 2 hommes partageaient de nombreux intérêts communs, notamment la chasse et la pêche.
Il a été blessé aux jambes moins de 3 semaines après son arrivée en Italie et a passait 6 mois d'hospitalisation à Milan.
Près de lui se trouvait son collègue ambulancier, Henry Villard, futur ambassadeur des États-Unis, qui souffrait d'une jaunisse. Ils échangèrent des anecdotes sur la taille des truites qu'ils avaient pêchées chez eux et qu'ils avaient cuites au bacon sur un feu.
C'est là qu'il entend pour la première fois la beauté du Wyoming. Son ami décrivit un ranch sur la rive sud de la Shoshone River, dans le Wyoming, où il avait passé l'été précédent et disait qu'il allait vivre là-bas. Il avait tellement bien décrit avec enthousiasme le Wyoming, qu'Ernest répondit "Bon sang, j'irai moi aussi là-bas un jour".
Après la guerre, en Amérique, Ernest et Bill ne se perdent pas de vue et reste très bon amis toute leur vie.
Tellement bons amis, que Bill Horne était présent au 2ème mariage d'Ernest et était porteur honoraire du cercueil à sa mort en 1961.
Bref, passons sa vie de jeune pour arriver directement dans le passage qui nous intéresse, le Wyoming.
Il est passionné par l'Ouest Américain et est désireux d'y voyager.
À l'été 1928, pour son premier voyage dans l'Ouest, Ernest avait prévu d'aller pêcher dans l'Idaho. Mais son ami Bill Horne l'invita dans un ranch touristique les Bighorn Mountains, du Wyoming. Il n'aimait pas les ranchs touristiques qu'il considérait comme réservé aux familles aisées de la côte Est.
Mais il avait hâte de passer du temps avec son vieil ami Bill Horne, avec qui il aurait pêché. Il savait que le Wyoming regorgeait de rivières et de ruisseaux remplis de truites. Il savait également, que le Wyoming est un endroit calme et tranquille pour travailler, il serait heureux.
Nous sommes en 1928, Ernest et Bill montent dans la Ford jaune d'Ernest et se dirigent vers l'Ouest, mon Wyoming.
Les deux hommes traversèrent les plaines couvertes d'armoises du Wyoming, puis empruntèrent un chemin de terre rouge et dangereux pour atteindre leur destination, Folly Ranch appartenant à Donnelley's Upper et Lower Folly.
Ils arrivèrent le 30 juillet et restèrent plusieurs jours au ranch. Mais il y avait plusieurs jeunes étudiantes qui y séjournèrent. C'était trop frivole, alors Ernest décida de changer d'endroit. Gêné par le bruit et les touristes féminines bruyantes du Folly Ranch, il s'installa au Sheridan Inn.
Le journal de bord du ranch mentionne que le Dr Spaulding fut appelé en pleine nuit pour traiter les insomnies saccadées d'Hemingway, probablement un syndrome des jambes sans repos.
Là encore, Ernest est difficile, et trouvait que ce n'était pas un endroit tranquille pour écrire. Les chambres étaient trop petites, avec une salle de bain par étage et il logeait au 3ème étage. Il faisait très chaud, la chambre ne fermait pas à clé, très bruyant à cause des allées et venues dans les couloirs, sans compter les trains de voyageurs qui passaient.
Il n'arrivait a écrire que 9 pages par jour et devait s'investir davantage dans son livre.
Il écrivit beaucoup pour son 3ème roman "A Farewell to Arms", assis sous le porche du Sheridan Inn et surtout en attendant le train de sa chérie Pauline qui a eu 3 heures de retard.
Une fois Pauline arrivée, ils déménagèrent pour s'installer à Spear-o-Wigwam Ranch, non loin de Folly Ranch, où il termina le brouillon de son nouvel ouvrage.
Dans ce ranch à cette époque vivait le futur 25e homme le plus riche du monde, Forrest Mars. Fils de Frank C. Mars, créateur des barres chocolatés Milky Way, M&M's et bien sur Mars.
Ernest était heureux, Pauline l'avait rejoint et il écrivait 17 pages par jour. Son roman "A Farewell to Arms" est terminé, ils décidèrent de rester à Spear-O-Wigwam pour pêcher et se détendre.
Mais Ernest a un problème, des récits révèlent des traces de traumatisme et d'agitation psychique d'Hemingway.
Puis le couple Hemingway repart le 26 août pour explorer la région de Yellowstone en passant par Cody ou ils passent quelques jours dans le L-Bar-T Ranch, au Nord de Cody.
En chemin, ils s'arrêtèrent dans la petite ville, Shell, afin d'y rencontrer Owen Wister, auteur du Virginien , le western le plus célèbre de son époque, dont l'action se déroule dans le Wyoming. Wister était un fervent défenseur de l'œuvre d'Hemingway, et tous deux partageaient un amour profond pour l'observation et le détail.
La petite anecdote; Lors de son séjour à Cody, Ernest et Pauline font du cheval. Après être tombé de sa monture, un bai nommé Goofy, et traîné à travers d'épais buissons et lui déchirant le visage, il a été admis à l'hôpital de Cody. Il était blessé au point de nécessiter plusieurs points de suture.
Après quelques jours, Ernest déclara qu'il voulait acheter ce cheval, Goofy. Le propriétaire du canasson lui explique qu'il y a de bien meilleurs chevaux que celui-là. Ce à quoi Ernest Hemingway répondit "Je ne le veux pas pour le monter, je veux tirer sur ce salaud !"
Ensuite, il trouva ce qu'il cherchait près de Cooke City, dans le Montana, une ancienne ville minière à l'entrée Nord/Est de Yellowstone. C'était un endroit rude et chaotique où le whisky de contrebande est le meilleur produit de la ville.
C'est vrai qu'Ernest Hemingway avait un petit problème avec l'alcool. Déjà sur la route en venant dans le Wyoming, il s'était arrêté à Kansas City ou il avait eu du mal a en trouvé, nous sommes en pleine prohibition. Mais il a réussi a en trouver et à cacher 4 bouteilles dans Ford pour la route.
Hemingway adorait la chasse au gros gibier et la plupart des chasses au gros gibier qu'il pratiquait se déroulaient soit en Afrique et dans le Wyoming, dans le Yellowstone et ses environs.
Il écrivit; J'ai vu des mouflons de 12 mètres il y a une semaine. Je peux vous garantir des prises d'élans, de cerfs, d'ours et de mouflons d'Amérique. Une magnifique pêche à la truite arc-en-ciel ! J'en ai attrapé 28 hier, toutes à la mouche. C'est le plus beau pays que vous ayez jamais vu.
Il partait chasser le grizzli et pour attirer l'animal, Il abattait un vieux cheval comme appât et attendaient qu'il se mette à fumer et commence à sentir.
Il aimait se promener sur la magnifique Beartooth Highway.
Cette route a poussé Hemingway à se plaindre qu'elle attirait trop de pêcheurs et ruinait la pêche. Il avait surement oublié qu'il faisait parti de ces pêcheurs.
Hemingway adorait le Yellowstone Park, passant devant des troupeaux de bisons, de mooses, d'antilopes, des ours et s'émerveillant devant la beauté des plantes, devant des lupins, des arnicas et des épilobes.
Après avoir admiré la beauté du parc national de Yellowstone, Hemingway et Pauline ont terminé leur voyage en voiture à Casper, où ils ont pris le train pour rendre visite à la famille de Pauline à Piggot, Arkansas. Hemingway aurait écrit 600 pages dans le Wyoming cet été là, ce qui représentait à peu près le même nombre de poissons que lui et Pauline avaient pêchés pendant leur séjour Wyomingois.
Le couple quitte le Wyoming, mais pas pour longtemps. Ce pays merveilleux, Ernest l'adore et il revient en 1930, avec Pauline et le fils d'Ernest, Jack (Bumby), cette fois à Cody et retournèrent ensuite au L Bar T Ranch.
Le ranch appartenait à Olive et Lawrence Nordquist, avec qui ils devinrent amis. Olive Nordquist rapporta plus tard qu'Hemingway commençait chaque journée par un copieux petit-déjeuner et une demi-bouteille de vin, puis se retirait dans sa cabane pour écrire et buvait du whiskey.
Qu'il s'agisse d'imprudence ou d'alcool, Ernest Hemingway a eu quelques accidents durant ses séjours dans mon Wyoming, il y a eu celui cité plus haut, sa chute de cheval, blessé au point de nécessiter plusieurs points de suture. Une deuxième chute alors qu'il dévala la montagne au galop, se fracassa le genou et dut être transporté à l'hôpital de Cody, où il souffrit d'une septicémie. Lors d'un autre accident, il se taillada le visage en chassant et dut recevoir de nouveaux points de suture, il s'est même retourné avec sa voiture, disant qu'il avait été ébloui par les phare d'un véhicule venant en face, mais il était surtout ivre. Il a eu une fracture en spirale du bras nécessita plusieurs interventions chirurgicales et une convalescence de 2 mois à l'hôpital.
Les accidents sont une manifestation reconnue du syndrome de stress post-traumatique, en particulier chez les personnes ayant vécu la guerre.
Plus tard, en 1936, Hemingway travaille à l'écriture de "To Have and Have Not" (Avoir et ne pas avoir) au L Bar T. Le livre est violent, avec la mort ou la menace de mort comme thème récurrent. Depuis le ranch, il écrit au poète Archibald MacLeish qu'il a tué deux grizzlis. Il en tuera un autre plus tard. Il ajoute; J'aime beaucoup la vie. À tel point que ce sera un dégoût immense de devoir me tirer une balle.
Dans les années 1930, l'écrivain américain emblématique Ernest Hemingway passa 5 étés dans un ranch en bordure du parc national de Yellowstone, en 1930, 1932, 1936, 1938 et 1939. Cette dernière visite au L Bar T Ranch marqua un tournant dans sa vie.
Il n'ira plus au ranch, mais ne délaisse pas le Wyoming.
Un jours de juillet 1939, Hemingway rencontra l'agitée et ambitieuse Martha Gellhorn. Ils s'étaient déjà croisé en 1936, au café bar Sloppy Joe's à Key West, en Floride.
Alors qu'Ernest et Martha sont a Cheyenne, sa femme Pauline prit l'avion pour le rejoindre. Il comptait bien profiter de ce moment pour mettre fin à leur mariage. Ils divorcèrent en novembre 1940, et, sans broncher, Ernest et Martha se marièrent le même mois devant un juge de paix à la gare de l'Union Pacific Railroad à Cheyenne.
Les nouveaux mariés prirent le train pour New York.
Alors que leur mariage battait déjà de l'aile en 1944, à Londres, Hemingway rencontra et commença à courtiser Mary Welsh. Martha divorça en 1945, et Ernest et Mary se marièrent en 1946 à Cuba.
En 1946, Ernest et Mary sont à Casper, Wyoming.
Mary était enceinte et fut admise à l'hôpital du Natrona County pour une grossesse extra-utérine et une rupture des trompes de Fallope. Après des heures de douleurs intenses, ses veines se déchirèrent et le médecin traitant déclara qu'il ne pouvait plus rien faire.
Mais Ernest passa à l'action, ordonnant au médecin de trouver une veine adéquate et d'administrer du plasma. Ernest manipula lui même la poche de sang et la ligne jusqu'à ce qu'il coule. Après d'autres injections de plasma, des transfusions sanguines et une intervention chirurgicale, Mary survécut. Pour Ernest, c'était la preuve que les médecins disent quelques fois des bêtises.
Attendant que sa femme se remette à l'hôpital, Ernest retrouva ses fils à Rawlins et les emmena à Casper, où ils pêchèrent dans la North Platte River.
Au Mission Motor Court de Casper, Ernest commença le manuscrit qui deviendrait plus tard Le Jardin d'Éden . Parallèlement, il écrivait le roman, De l'autre côté de la rivière et sous les arbres. Le décor se situe une fois de plus en Italie, mais le Wyoming y apparaît très tôt avec un chauffeur/mécanicien automobile de Rawlins du nom de Jackson qui veut partir en Italie.
Dans sa vie il voyage beaucoup entre la France, Cuba, l'Afrique, l'Espagne et les Etats Unis, sa vie voyageuse est bien rempli.
Dans ses livres, Ernest Hemingway parle régulièrement du Wyoming ou des hommes qui ont marqué son histoire, Jim Bridger, Jeremiah Johnston ou encore des tribus Amérindiennes et les colons envahisseurs.
Le dernier lieu où Hemingway a été retrouvé dans le Wyoming est à nouveau Casper. Ernest était à bord d'un vol de l'Idaho à destination de la clinique Mayo, dans le Minnesota, où il devait se faire soigner pour sa dépression.
L'avion a fait escale à Casper pour des réparations, et Hemingway a tenté de percuter l'hélice en marche, probablement une tentative de suicide.
Ernest Hemingway luttait contre la dépression, le diabète, l'hypertension artérielle et une maladie du foie causée par des années de consommation excessive d'alcool, la cirrhose.
Il parlait souvent de suicide, et son épouse Mary avait caché les clé de l'armoire ou se trouvaient ses armes. Malheureusement, Ernest savait où se trouvaient les clés.
Les thérapies par électrochocs ont provoqué des pertes de mémoire et une incapacité à articuler des mots. De plus en plus il parlait par à coups.
Après une nouvelle hospitalisation, toujours, avec de nouveaux électrochocs, il est sorti avec un pronostic d'amélioration, mais Mary estimait que ce n'était pas le cas.
Le 2 juillet 1961, à Ketchum, en Idaho, il a pointé une arme sur son front et, comme son père, a appuyé sur la détente, il n'avait que 61 ans.
Il a écrit 8 romans, 6 publiés de son vivant et les 2 derniers après sa mort.
Il y a eu de nombreux suicides dans la famille Hemingway, son père, Clarence Hemingway, qui était médecin, son frère, Leicester, écrivain lui aussi et qui se suicide par arme à feu, une de ses sœurs (mais je ne sais pas laquelle, il avait 4 sœurs) et sa petite-fille, l'actrice Margaux Hemingway.
Ernest Hemingway a été marié 4 fois, Hadley Richardson du 3 septembre 1921 au 26 janvier 1927. Pauline Pfeiffer du 10 mai 1927 au 4 novembre 1940. Martha Gellhorn de novembre 1940 (trois semaines après son divorce d'avec Pauline) à 1945. Mary Welsh Hemingway de mars 1946 jusqu'au suicide d'Hemingway, en juillet 1961. Il a eu 3 enfants, John, Patrick et Gregory.
Dans le Wyoming, chaque année, une célébration annuelle de la vie et de l'œuvre de l'écrivain, organisée par le Sheridan College, Wyoming Humanities, la Fondation Ucross et le Wyoming Institute for Humanities.
Edward Gillette (07/03/2025)
Après avoir écrit sur la ville qui porte son nom, j'ai eu envi d'en savoir plus sur cet homme.
Il est né à New Haven, dans le Connecticut, le 14 décembre 1854.
Grâce à ses études, il est diplômé du lycée de New Haven de la promotion 1874 et également diplômé de l'Université Yale.
Il a obtenu son diplôme d'ingénieur à l'Université Yale le mois et l'année mêmes de la bataille de Custer, en juin 1876.
Il a ensuite été lié à l'étude de la géodésie des États-Unis et a été lié à l'étude géologique des États-Unis à l'Ouest de 1876 à 1881.
En juillet 1878, à l’âge de 23 ans, il fut nommé topographe adjoint pour les relevés topographiques des États-Unis menés par le département d’ingénierie de l’armée au Nouveau-Mexique.
Il a été ingénieur localisateur et dessinateur en chef du Rio Grande & Western Railway dans le Sud des Etats Unis de 1881 à 1884 et ingénieur localisateur du Burlington & Missouri River Railroad de 1884 à 1892 dans le Nord du pays.
Il travailla sur des projets pour le gouvernement et pour des compagnies de chemin de fer au Nouveau-Mexique, au Colorado, en Utah, au Nebraska et au Dakota du Sud, à des postes à responsabilités.
C'est justement la Burlington and Missouri Railroad qui donnera son nom à la ville de Gillette. Le nouveau tracé des voies ferrés arrivent dans mon Wyoming, les voies qui remontent du Nebraska en passant légèrement dans le Sud/Ouest du Sud Dakota, entre dans l'état carré au Sud de Newcastle et remontent vers le Montana.
Grâce à Edward Gillette le tracé des nouvelles voies qui passent à Donkey Town ou les ouvriers ont déjà construit une gare. Il devait tenir compte des pentes, des rivières à traverser en construisant des ponts et des kilomètres de voies ferrées et un nouvel itinéraire plus court a permis à la Burlington and Missouri Railroad d'économiser 5 miles (plus de 8km) de voies et la construction de 30 ponts est économisé autour de Donkey Town.
De ce fait, la Burlington and Missouri Railroad qui a construit Donkey Town, renomme la ville Gillette.
Il avait également calculé la voie ferroviaire qui venait de Belle Fourche dans le Sud Dakota et qui passait par Aladdin avant d'arriver à Gillette.
L'équipe de Gillette se déplaça e, 1890 vers l'Ouest avant la construction des voies ferrées et étudia le tracé de la voie ferrée qui doit remonter jusque dans le Montana.
Les habitants se demandaient quelles communautés de la région allaient bénéficier du chemin de fer et quels en seraient les avantages. Serait-ce Sheridan ? Big Horn ? Buffalo ? La réponse était entre les mains d'Edward Gillette et de son équipe qui choisirent Sheridan comme prochaine étape du chemin de fer.
En 1891, la ligne de chemin de fer devait traverser la réserve des Crows pour partir vers le Nord. En attendant l'autorisation de commencer les travaux dans la réserve, l'équipe s'est déplacée vers la frontière entre le Wyoming et le Montana, dans le Bighorn Canyon. Le Bighorn Canyon est un canyon en forme de boîte de 55 miles de long, aux parois abruptes et aux eaux vives. Les parois atteignent à certains endroits 2493 pieds (760m) de haut.
Jusqu'à ce jour, personne, à part les Amérindiens Crow, n'avait jamais survécu à une traversée de ce canyon. Le défi a fait appel au sens de l'aventure de Gillette, alors il a décidé de tenter sa chance avec NS Sharpe, un chercheur d'or qu'il avait déjà rencontré dans les Black Hills.
En traversant la réserve Crow, Gillette essayait d'obtenir autant d'informations que possible sur le canyon auprès des Amérindiens.
D'ailleurs Gillette et les Crows son devenus amis, surtout avec le medicine man, Old Yellowtail.
La température était de moins vingt degrés. Pendant la majeure partie du trajet, ils marchèrent sur la rivière gelée, car les parois du canyon étaient si abruptes qu'il n'y avait pas de rivage. Le voyage n'était possible que grâce au froid et à la glace.
Gillette et Sharpe furent les premiers hommes blancs à explorer les Bighorn canyon.
Entre temps, la voie vers Sheridan est créé, le premier train est arrivé en ville en novembre 1892.
La grosse locomotive noire de Burlington, le cheval de fer, comme l’appelaient les Amérindiens, serait celle qui se trouve aujourd’hui en face de l'historique Sheridan Inn.
Edward est tombé amoureux de Sheridan et d'une de ses filles, Halie Coffeen, et s'est installé là-bas.
Le 10 avril 1893, Edward Gillette épouse Hallie O. Coffeen, à Chicago est ils s'installent à Sheridan. Le couple Gillette a eu 3 enfants : Harriett Selby, Edward C., décédé d'une bronchite alors qu'il n'a que 1 mois et Edward H, qui fréquentera le lycée de Sheridan.
En mai 1893, Edward Gillette était toujours géomètre, mais à Sheridan, il s'était associé à MG Swan dans l'immobilier.
Des annonces ont commencé à apparaître dans les journaux de Sheridan pour Edward Gillette & Co. annonçant qu'elle avait 500 lots à vendre en ville avec des conditions avantageuses et des incitations spéciales pour construire.
Gillette a siégé au conseil d'administration de plusieurs entreprises de Sheridan, notamment Sheridan Electric Co. et la State Bank of Sheridan et était très actif dans la communauté avec le Parti républicain.
Ce n'était pas un homme a rester confiné dans un bureau ou en ville, il partait souvent dans la région, explorant les Bighorn Mountains et y faisant des découvertes comme le Dome Lake en 1893 et y a construit une cabane.
Il s'engagea ensuite dans la pratique générale en tant qu'ingénieur civil et fut pendant 4 ans surintendant de la division des eaux pour mon Wyoming, occupant ce poste de 1894 à 1898.
Il devint ensuite ingénieur pour le gouvernement, choisissant le tracé du chemin de fer de la rivière Copper en Alaska en 1899.
L'année suivante, Edward Gillette revient dans le Wyoming, à Sheridan. Il est nommé surintendant de la division Sheridan du chemin de fer de Chicago, Burlington & Quincy et occupa ce poste jusqu'en 1906, ou il décida de quitter l'aventure ferroviaire.
Entre-temps, il s'était intéressé aux affaires publiques du Wyoming, un état qui lui plaisait. Il est devenu un leader dans les rangs du parti républicain, qui le nomma au poste de trésorier de l'État de 1907 à 1911. Toute sa vie, son travail a été en grande partie de nature publique. Il fut président du conseil d'administration pour le Nord du Wyoming et le Montana en 1915 et 1916 et, cette dernière année, il fut nommé membre du conseil de préparation industrielle de l'État du Wyoming.
Dans son livre autobiographique, Edward Gillette raconte qu'il a visité le Yellowstone avant qu'il ne devienne un parc, donc ce serait avant 1872, date de création du Yellowstone Park. Il explique que c'est là qu'il a rencontré Theodore Roosevelt avec qui il a dîné à l'auberge Old Faithful. Mais Roosevelt était jeune, même s'il a visité le Yellowstone 1 an avant qu'il ne devienne un parc, le futur 26e président des États-Unis n'aurait eu que 13 ans. Je n'ai pas trouvé de trace de cette visite, que ce soit pour Gillette ou Roosevelt. La seule trace de la visite du président est en 1903. Là il aurait pu se rencontrer, mais le Yellowstone était déjà un parc.
Il a rencontré Teddy Roosevelt, mais également Buffalo Bill Cody et le grand peintre Frederick Remington.
Edward Gillette a toujours milité pour le développement de Sheridan, affirmant qu'elle pourrait être plus grande et meilleure que des villes comme Billings et Cheyenne. Véritable ingénieur, il a toujours œuvré pour le développement et la croissance.
Environ 4 ans après le départ à la retraite, les Amérindiens qu’il avait rencontrés le long de la piste vinrent lui rendre visite chez lui, sur Coffeen Avenue. En raison de son intérêt sincère pour eux et de son souci de leur bien-être, ils ne l’avaient jamais oublié.
Il est décédé le 3 janvier 1936, à 81 ans, après une longue maladie, mais il vit toujours dans l'histoire de Sheridan, ou il est enterré et de l'Ouest américain.
Après sa mort, son ami Amérindien Old Yellowtail arriva à la maison de Gillette, sans savoir ce qui s’était passé. Lorsqu’on lui annonça la triste nouvelle, il resta silencieux, tandis que des larmes coulaient sur ses joues ridées.
Sa femme, Halie Coffeen, qui était née le 24 décembre 1866 dans l'Ohio, ne lui a pas survécu longtemps, 1 an après, le 5 janvier 1937, elle le rejoint à l'âge de 70 ans.
Ils sont ensembles au Cimetière municipal de Sheridan.
Dans sa jeunesse, il n'était pas allé très loin de chez lui, mais une fois qu'il a découvert mon Wyoming, il n'y est jamais retourné dans le Connecticut.
Eugene Amoretti, père de Lander (01/03/2025)
L'un des figures de la fondation de Lander est Eugene Amoretti, homme d'affaire, politicien et l'ami des hors la loi.
Beaucoup de ceux qui immigrent vers l'Ouest Américain ne réussissent pas et restent dans la pauvreté.
Cet homme, Eugene Amoretti, s'en est sorti de façon remarquable.
Il est né le 6 Janvier 1817 à Venise, en Italie, et avec sa femme Mary originaire de Venise également, ont immigré en Amérique du Sud et en Amérique centrale dans les années 1840.
Il a ensuite remonté la côte Ouest jusqu'en Californie, puis au Colorado en 1848 où il a gagné beaucoup d'argent lors de la ruée vers l'or.
Une petite chose que j'ai un peu de mal a comprendre, Eugene et Mary ont une fille, Joséphine, qui est née en France le 15 Février 1860. Mais dans aucun livre d'histoire je trouve une trace de leur voyage en France a cette époque. Cela restera un grand mystère.
Après plusieurs années le couple décide de retourner en Italie mais entend alors des rumeurs sur une ruée vers l'or à South Pass, dans mon Wyoming. Eugene Amoretti décide alors de tenter sa chance dans le nouveau camp ou il arrive dans cette région reculée le 4 juillet 1868 et achète immédiatement une propriété minière.
Eugene Amoretti fait parti des premiers à vouloir réussir en arrivant en ville. Il se lance rapidement dans l'exploitation minière et possède très vite plusieurs mines, les plus connues sont Eldorado Mine, Washington Mine, Tollgate Mine, Hunkadori Mine et Caribou Mine.
Il construit un moulin à timbres. Pas pour fabriquer des timbres poste, mais une machine qui permet d'écraser le minerai ou la pierre pour révéler des dépôts d'or.
Il comprit rapidement qu'il s'enrichirait plus vite en vendant du matériel aux mineurs que d'être dans une mine. Surtout aussi, parce qu'on lui a volé son or, qu'il abandonne la mine.
Il ouvre son premier magasin dans une tente à South Pass City. C'est un entrepreneur prospère et ouvre promptement des établissements commerciaux à South Pass, Atlantic City, Miners Delight et North Fork.
Le 1er janvier 1871, sa femme, Mary, donna naissance à leur premier enfant à South Pass City, un garçon appelé Eugene Jr. Il serait le premier enfant blanc né dans les mines.
Il se lance activement dans des affaires de toutes sortes et acquit rapidement la réputation d'être un homme d'affaires entreprenant et prévoyant.
Mauvais choix que de choisir North Fork pour ouvrir un nouveau magasin. Il avait 2 options ce premier qu'il a choisi, et l'autre est Push Root, qui est beaucoup plus petit, avec seulement une cabane en rondin, un hôtel et une écurie qui sont sur le terrain de Benjamin Franklin Lowe. Alors qu'à North Fork on comptait plusieurs saloons, de bordels, d'hôtels. Les soldats passaient beaucoup de temps à North Fork, comme les Amérindiens Shoshone. C'est pour cette raison que Eugene Amoretti a choisi ce lieu pour son magasin.
Comme expliqué sur l'article de Lander, on cherche à installer un bureau de poste, soit à Push Root ou à North Fork. Quand Push Root est choisi, et qu'il commence a grandir, Eugene Amoretti fut invité à se joindre à eux en raison de ses capacités commerciales.
C'est ainsi qu'il déménage vite son magasin à Push Root sur le terrain de Benjamin Franklin Lowe et lui achète un tiers des parts pour 4000 $.
Trois hommes possèdent les terrains du futur Lander, Benjamin Franklin Lowe, Eugene Amoretti et un troisième qui a également acheté du terrain, Peter Dickenson. Chacun construisit une maison familiale dans sur son terrain respectif. les 3 hommes en profitent pour tracer les plans de la future ville de Lander.
Peter Dickenson choisi le nom du comté et de la ville, le comté en hommage au célèbre officier de l'armée américaine John C. Frémont parce qu'il avait servi sous ces ordres et Lander est choisi en référence au général Frederick W. Lander qui construisit la route des chariots dans le territoire du Wyoming et de l'Oregon, le Lander Trail.
Eugene Amoretti est devenu le premier maire de Lander qui est devenu le siège du comté ou il faut un palais de justice. C'est Eugene Amoretti qui fait don d'un terrain pour le palais.
Il a fait un excellent investissement non seulement en aidant a créer la ville au cours des décennies suivantes, mais aussi, une grande partie de l'infrastructure économique initiale du comté de Fremont. Il contribua même à la construction d'un moulin à farine.
Il était ambitieux et avait un don pour les affaires. Parmi ses entreprises commerciales, on compte les exploitations minières, les magasins de marchandises, l'immobilier, l'élevage et la banque.
Eugene Amoretti a également ouvert une série de banques dans le bassin de Big Horn et jusqu'au Montana. Il était connu pour sa générosité en tant que philanthropes communautaires.
La première banque de Lander était la Amoretti's Bank qu'il avait commencé dans son magasin.
Mais pourquoi a t'il eu l'idée d'ouvrir une banque. La raison en est toute simple, les gens lui faisaient tellement confiance, que quand il dirigeait son magasin, très souvent, les éleveurs lui confiaient leur argent pour qu'il le garde.
Finalement, quelqu'un lui aurait dit "Vous êtes dans le secteur bancaire, pourquoi ne pas créer une banque" ? A cela, Eugene Amoretti répondit "Comment faire pour démarrer une banque ?" et une autre personne répondit de simplement peindre un panneau indiquant la banque et de l'accrocher au dessus de sa porte d'entrée.
Ce qui est incroyable, c'est que les gens confiaient leur argent alors que la banque dans le magasin n'avait pas de coffre-fort, l'argent était placé dans des boîtes de conserve et enterré sous le magasin.
Il avait tellement d'argent à garder qu'il a fait construire la première banque de Lander. Un bâtiment en grosses pierre et a déménagé la banque à cet endroit, avec cette fois ci un coffre fort.
Armoreti a aussi fait pression pour obtenir le soutien nécessaire à l'installation d'un chemin de fer à Lander.
À Lander, il a fondé un autre établissement, l'usine d'alimentation animale et a été l'un des investisseurs de la centrale électrique.
Eugene Amoretti avait un petit ranch en bordure de la Popo River et son voisin le plus proche était, Robert Leroy Parker, plus connu sous le pseudonyme de Butch Cassidy.
La petite anecdote; Vers la fin des années 1880, Eugene Amoretti, un cassier et le fils Amoreti Jr. étaient tranquillement assis dans la banque.
Un hors-la-loi pas encore très connu est entré dans la banque. Il a jeté un sac ou ceinture en cuir sur le comptoir et a dit au caissier "Comptez l'argent". Le caissier s'est exécuté, a pris le sac et a comptait. Il a découvert que les billets s'élevaient à 17500$.
Eugene Amoreti a conservé les dollars dans son coffre comme n'importe quel autre client.
Cet homme était Butch Cassidy qui allait devenir un ami de la famille Amoretti.
Par la suite, le banquier Eugene Amoretti avait accordé des prêts occasionnels à Butch Cassidy.
Cependant, certains historiens ont du mal a croire a cette aventure banquière ou alors elle a été exagérée.
On sait qu'à cette époque, l'argent devait venir du braquage de Telluride, dans le Colorado, et qui s’élevait à environ 20 000 dollars. Si Butch Cassidy a empoché 17500$, ses complices n’ont alors reçu que 2500$. Cela semble très peu probable que ces hommes soient d'accord.
Mais, parce qu'il y a souvent un "Mais", Butch Cassidy a eu affaire à la banque Amoretti en 1894, pour payer ses frais juridiques lors de son procès pour vol de chevaux de 1892 à 1894.
Je pense que Eugene Amoretti était probablement le seul banquier de tout l'Ouest Américain qui pouvait se vanter que Butch Cassidy était son ami.
Le fait d'être ami avec Robert Leroy Parker, alias Butch Cassidy, la banque Amoretti n’a jamais été cambriolée pendant toute la période des hors-la-loi et des attaques de banques.
Eugene Amoretti s'est également lancé dans des entreprises plus ou moins douteuses, ce qui a contribué à accroître sa fortune.
A son ranch il faisait de l'élevage et il aurait vendu du bétail de mauvaise qualité à l'Agence de Fort Washakie et a pu ainsi empocher un plus grand profit.
Malgré tout, il était quand même philanthrope, on se souvient qu'il a offert gratuitement un bloc entier afin de construire le palais de justice, mais il a contribué financièrement à la construction de toutes les églises de la ville.
Comme l'un de ses voisins le plus proche était Butch Cassidy, celui ci aurait travaillé au ranch Amoretti de l'automne 1889 et au printemps 1890.
Lorsque Butch Cassidy et un complice, Al Hainer, furent accusés d'avoir volé des chevaux et traduits en justice en 1893, l'un des membres du jury était un ami d'Eugene Jr Amoretti, qui avait été envoyé par Jr.
Un chose étonnante est que le shérif Charles Stough pourchassait Butch Cassidy et d'autres hors-la-loi dans le comté de Fremont. Ce qui amenait le shérif à passer régulièrement à Lander ou il a rencontré Eugène Amoretti et ils sont devenus amis.
En 1909, le shérif Charles Stough et Eugene Amoretti se tenaient côte à côte pour une photo alors qu'ils posaient la première pierre d'une nouvelle bibliothèque à Lander.
Les deux hommes amis travaillaient côte à côte sur de nombreux projets à Lander et faisaient partie des mêmes cercles sociaux, même s'ils n'avaient pas toujours les mêmes amis.
L'âge est là, 93 ans, et ce 3 Juillet 1910 Eugène Amoretti quitte ce monde entouré de ses enfants, Josephine et Eugène Jr.
Sa femme Mary était déjà décédée le 16 décembre 1883 à l'âge de 58 ans.
Ils ont leur Sépulture au Mount Hope Cemetery de Lander ou ils seront rejoint par leur fille Josephine qui mourra le 19 janvier 1924, âgée de 63 ans et plus tard leur fils Eugène Jr qui décèdera le 31 janvier 1950 à l'âge de 79 ans.
Voilà une belle histoire de l'homme que l'on appelle le père de Lander.
James Cash Penney (24/02/2025)
Les magasins J.C Penney, on connait, mais voici l'histoire.
James Cash Penney Jr. est son nom complet, est né le 16 septembre 1875 dans une ferme proche de Hamilton, dans le Missouri. Il est élevé par James Cash Penney, Sr. père qui était également pasteur baptiste et sa femme Mary Francis dans une ferme et était le 7è enfant d’une famille d’une douzaine d’enfants, dont 6 seulement ont atteint l'âge adulte.
En tant que baptiste fervent, son père a inculqué les vertus de la Règle d’or à ses enfants. Les leçons d’autonomie, d’autodiscipline, d’honneur et d’éducation ont constitué un mode de vie pour James tout au long de sa longue vie. A tel point que pour son père, la discipline stricte consistait notamment à faire payer à son fils ses propres vêtements une fois qu'il avait atteint l'âge de 8 ans.
Très bon élève, il a obtenu son diplôme d’études secondaires de Hamilton en 1893, il avait l’intention d’aller à l’université dans l’espoir de devenir avocat mais n’avait pas l’argent nécessaire pour l’enseignement supérieur.
Il trouve du travail chez un boucher et travaille plus tard pour un marchand de produits secs local. À compter du 4 février 1895, il a 19 ans, et il est payé 25$ par mois ce qui lui permettait d'aider sa famille surtout après la mort prématurée de son père.
J.C Penney était déjà très courageux, mais n'est pas athlétique ou physiquement robuste, un peu plus de 2 ans après avoir commencé à travailler sa santé commence à se dégrader. Il a la tuberculose ce qui le pousse, sur les conseils de son médecin, à s'aventurer vers l'Ouest en 1897, à Longmont et son air pur dans le Colorado pour retrouver la santé. Il a 22 ans a cette époque.
Il a travaillé brièvement dans 2 magasins, puis a acheté une boucherie, mais a fait faillite parce qu'il refusait de vendre du whiskey à un hôtel local afin d’obtenir plus de clients.
Un autre marchand, Thomas Callahan, le remarque, et avec son associé Guy Johnson, lui propose un travail dans le premier magasin Golden Rule qui deviendra une petite chaîne. En mars 1899, Callahan envoya J.C Penney, qui a 24 ans, travailler dans son magasin d’Evanston, dans mon Wyoming, avec un salaire de 50 $ par mois.
Peu après, le 24 août 1899, J.C Penney épouse Berta Hess qui lui donne 2 fils, Roswell Kemper et James Cash, Jr.
Le 14 avril 1902, Callahan et son associé Johnson, ouvrent un Golden Rule Store à Kemmerer.
Impressionnés par son éthique de travail et son sens de la vente, ils offrent à James Cash Penney une participation d'un tiers dans le nouveau magasin à Kemmerer. JC Penney investi 2000$ et déménage à Kemmerer, pour gérer dés 1902 le magasin.
JC Penney fait parti des 2 associés et est le responsable du Golden Rule Store de Kemmerer.
Il est excité rien qu'à penser et à imaginer l’idée d’avoir lui même un jour une chaîne de magasins. Il gère un premier magasin a Kemmerer, et grâce à son éthique de travail et son esprit de vente, il vend pour plus de 466$ le premier jour, ce qui est énorme à l'époque.
Sa philosophie d’entreprise était double, il acceptait seulement de l’argent comptant et disait "faites aux autres ce que vous voudriez qu’ils vous fassent".
Même s'il n'était pas le patron de l'entreprise, il savait y faire et mettait tout son cœur à l'ouvrage. Mais le jeune James Cash est toujours très courageux et ambitieux. A Kemmerer, il ouvrait le magasin dés 7 du matin et jusqu'à 21 ou 22h et en plus ouvrait aussi le dimanche matin. JC Penney et sa famille vivent dans la mansarde ou grenier juste au dessus du magasin Golden Rule Store.
Mais cela devenait impossible de vivre là, avec 2 enfants. C'est ainsi que J.C Penney achète sa première maison en 1904. Petite, certes, construite en 1900, mais c'est son premier investissement personnel. La petite maison mesure environ 25 pieds (7,6 m) de large et en pente vers l’arrière, allant environ 30 pieds (9,1 m) de profondeur. Sur la façade se trouve un porche, soutenu par des poteaux, avec une balustrade ce qui donne à la maison une apparence un peu victorienne. Bien que la famille Penney n’ait résidé dans la maison que pendant 7 ans, de 1902 à 1909, elle est restée dans la famille jusqu’à la mort de James Penney en 1971.
Bientôt, les magasins Golden Rule commencèrent à ouvrir 2 autres magasins, un à Rock Springs et le second à Park City, dans l'Utah et James Cash participe à l'ouverture des 2 magasins. Par la suite c'est même lui qui gère les 3 Golden Rule Store.
Un changement en 1907, Thomas Callahan et son associé Guy Johnson, lâchent l'affaire. James Cash Penney en profite, il a de l'argent de côté, et achète la totalité des parts des 3 magasins. Il sélectionne et forme lui même ses employés, ils devaient être courtois avec les clients, toujours polis, il était convaincu qu'il avait le devoir de partager ses expériences avec les employés qui sont maintenant dans plusieurs magasins.
Dans les personnes qu'il embauche il y a un certain Earl Corder Sams, et nous reparlerons de lui plus loin.
Il déménage le siège social de Golden Rule en 1909 à Salt Lake City , dans l'Utah ou il fonde en même temps la First Methodist Church of Salt Lake City.
Mais le malheur frappe la famille, sa femme Bertha meurt d'une pneumonie le 26 Décembre 1910 âgée de 35 ans.
Durant l'année 1912, il avait déjà 34 magasins Golden Rule dans les États des Rocheuses. C'est à ce moment qu'il décide de changer le nom de l'entreprise en JC Penney Company.
Le siège social de la chaîne s’installe à New York en 1914.
A partir de l'année 1916, il commence a étendre sa chaine de magasin JC Penney à l'Est du fleuve Mississippi et, au cours des années 1920, il s'étend carrément à l'échelle nationale, avec 120 magasins dés 1920, ouverture du 1000e magasin en 1928, pour atteindre le nombre de 1400 magasins en 1929 dans 29 États différents.
James Cash Penney confia a partir de 1917 la gestion opérationnelle quotidienne de la chaîne à son collègue de longue date, Earl Corder Sams. Souvenez vous, il a été embauché en 1907.
JC Penney reste président de ses magasins, mais délègue un peu.
Après le décès de sa femme Bertha, il reste longtemps seul avant de rencontrer et d'épouser Mary Hortense Kimball en juillet 1919. Marie a donne naissance à un fils en 1920.
Dans les années 1920, il donne naissance à une autre entreprise, la Foremost Dairy Products, Incorporated, une grande laiterie du Sud des États-Unis. Une société qui permettait a tout le monde d'avoir du lait frais sur la table chaque jour. C'est une idée qui peut paraitre toute simple, mais il fallait y penser, et JC Penney l'a fait.
Au début il faisait distribuer des produits laitiers localement, environ 12 villes, puis dans 4 États, la Floride, l'Alabama, la Caroline du Sud et la Georgie et ensuite dans 112 pays.
Durant ces mêmes années 1920, JC Penney a investi massivement dans l'immobilier en Floride, avec et son ami et partenaire Ralph W. Gwinn.
JC Penney est riche, avec sa famille, il a un domaine dans la vallée de l'Hudson, au Nord de New York, un manoir à Miami, une maison à Salt Lake City, et toujours sa première maison à Kemmerer.
Mais malheureusement, Mary, décède elle aussi très jeune, à l'âge de 43 ans le 15 Février 1923 de problèmes médicaux non spécifiés.
James Cash Penney a le cœur sur la main et aime son prochain.
En 1927, il crée une communauté agricole expérimentale de 120000 acres (490 km2 ) dans le Nord de la Floride appelée Penney's Farms, où les agriculteurs démunis et leurs familles pouvaient vivre et travailler jusqu'à ce qu'ils reconstruisent leur vie. JC Penney était un philanthrope qui œuvre pour le bien de ses semblables, pour l'amélioration de leur condition, de leur sort, qui vient en aide aux déshérités.
A la fin des années 1920, il y avait des magasins JC Penney partout dans mon Wyoming, Riverton, Pavillion, Cokeville, Lovell, Greybull, Dubois, Lusk, Torrington, Newcastle, Thermopolis, Hudson et Edgerton.
En 1926, J.C Penney épouse sa troisième femme, Caroline qui lui donne 2 nouveaux fils. Mais une fois de plus, le sort s'acharne. En 1928, Caroline tombe de cheval, se blesse gravement et restera handicapée jusqu'à sa mort le 17 Mars 1992, âgée de 96 ans.
On arrive dans les années 1930, ou JC Penney pense encore une fois aux personnes qui ont de faibles revenu dans leur fin de vie, les retraités, les hommes de dieu, ou les missionnaires et les laïcs, y compris leurs épouses et leurs familles et innove en créant le Memorial Home Community sur le site de Penney's Farms qui aide déjà les agriculteurs démunis et leurs familles.
Même après avoir délégué la gestion quotidienne de l'entreprise à son ami Earl Corder Sams, JC Penney a continué à s'impliquer activement dans la gestion de l'entreprise et de ses magasins.
La Grande Dépression arrive en 1931, pour que l'entreprise survive, JC Penney dû réduire son personnel et plutôt que d'en licencier beaucoup, il a préféré vendre son manoir de Miami.
Dans ses employés, il y a un jeune homme du nom de Sam Walton qui s'occupe du magasin JC Penney à Des Moines, dans l'Iowa.
En 1940, lors d'une visite dans l'un de ses magasins à Des Moines, il a rencontré ce jeune homme Sam Walton. James Cash est content du travail de Sam et l'aide a faire des économies et lui apprend la façon d'emballer des paquets avec une quantité minimale de papier et de ruban.
Sam Walton a du quitter son emploi chez JC Penney à cause de la second guerre mondiale. En 1945, après avoir quitté l'armée, Sam Walton, qui a 26 ans, ouvre son premier magasin, le Walton's Store, à Newport, en Arkansas. Par la suite, il ouvrira plusieurs magasins.
Si je parle de Sam Walton, c'est que c'est lui qui a ouvert les magasins très connues aux Etats Unis, les Walmart ou les Sam's Club.
Il peut dire merci a JC Penney de lui avoir bien appris le travail.
JC Penney prend sa retraite en 1946, il fut nommé président honoraire du conseil d'administration, un titre qu'il conserva jusqu'à sa mort, et Earl Corder Sams, son ami depuis qu'il a été embauché en 1907, fut nommé président du conseil d'administration jusqu'à sa mort subite en 1950.
Il n'a jamais trouvé le moyen de prendre véritablement sa retraite, il se rendait régulièrement dans ses bureaux jusqu'à sa mort. JC Penney avait, dés le début, ordonné que ses magasins soient fermés le dimanche pour que les employés puissent aller à l'église.
Le 26 décembre 1970, James Cash Penney tombe et se fracture la hanche. Quelques semaines plus tard, il a subi une crise cardiaque et ne s’est jamais complètement remis. Il est décédé le 12 février 1971, à New York, il avait 95 ans.
Avant sa mort, James Cash Penney vivait à New York, mais passait les hivers à Palm Springs, en Californie.
Une belle vie, pourtant, la vie a été dur avec lui, avec des hauts et des bas, il n'avait pas une bonne santé, il a perdu ses 2 premières femmes très jeunes, mais qui n'a jamais baissé les bras et ne se plaignait jamais.
En 1975, la première maison de James Cash Penney à Kemmerer, a été acquise par la ville pour en faire un musée, et déplacé après la mort de J.C. Penney. Rénové et entretenu par des bénévoles, la petite maison est décoré et meublé avec des pièces appropriées au début des années 1900. Tout n'appartenait pas à la famille Penney.
Dans la maison il y a également une abondance d’artefacts de magasins, comme les vieux catalogues JC Penney et les manuels des employés qui racontent l’histoire d’une autre époque, et montrent à quel point Kemmerer a joué un rôle important dans le succès de JC Penney.
La première fois que les ouvriers ont voulu repeindre la maison ils ont du gratté les 13 couches de peinture qui avaient été posé durant toute ces années. La chambre à l’étage dispose d’un berceau ayant appartenu à la famille. Le porche arrière expose des caisses d’expédition du magasin d’origine.
La maison a été inscrit au Registre national des lieux historiques en 1976, et est une propriété contribuant au J.C. Penney Historic District, un monument historique national. Le 9 juin 1982, la première restauration de la maison terminée, le site a ouvert ses portes au public.
Les guides touristiques de la maison Penney sont tous bénévoles, y compris Robin Leming a qui j'ai eu affaire la dernière fois, qui fait du bénévolat depuis 2010. Les guides fournissent des morceaux intéressants de l’histoire sur Penney et son héritage comme celle ou Robin nous explique qu'au début, la famille Penney a utilisé des caisses en bois pour servir de meubles. Robin Lemming est toute fier de nous expliquer que des touristes qui sont de passage sur leur chemin vers l’un des parcs nationaux du Wyoming s'arrêtent souvent à Kemmerer et viennent voir la maison. Elle continu en disant "Même si tous ne rentre pas, un jour j'ai eu 75 visiteurs".
Bien que les visiteurs n’ont besoin que d’environ une heure pour visiter la maison, mais ça vaut vraiment la peine.
Le siège de J. C. Penney Company a également été basé à Plano, au Texas, dans la banlieue de Dallas ou il y avait sa statue.
Mais les temps sont durs et en janvier 2015, la firme annonce la fermeture de 40 magasins et la suppression de 2250 emplois aux États-Unis. En avril 2020, la firme JC Penney étudie la possibilité de se déclarer en faillite. Les mesures de confinement liés à la pandémie de Covid-19 ont condamné l'entreprise à fermer 850 magasins et à licencier une grande partie de ses 95000 employés.
Ce qui m'amène a vous parler de la statue de bronze qu'il y avait à Plano au Texas. Statue que j'avais vu il y a quelques années.
Cette fameuse statue, qui n'a plus sa place a Plano, la municipalité de Kemmerer, Wyoming s'est battu quelques temps pour la récupérer. C'est chose faite, avec des dons arrivés de partout dans le Wyoming, la statue de JC Penney est arrivé il y a quelques temps à Kemmerer. Maintenant, il fallait lui trouver un endroit ou la poser. Ce sera sur le triangle, la place au centre de Kemmerer juste en face du premier magasin J.C Penney.
Comme je pense que quelques magasins resteront ouvert, j'espère retrouver la statue devant J.C Penney de Kemmerer.
Si je ne dis pas de bêtise, il y a 3 magasins J.C Penney dans mon Wyoming, Kemmerer bien sur mais un autre à Cheyenne et à Casper. Il a quelques années il y en avait encore un à Evanston, mais il est fermé.
Elling William Gollings (01/12/2024)
Pas autant connu que Frédéric Remington, son idole, mais il était peintre.
Né le 17 mars 1878 à Fort Pierce City, en Idaho, il a passé la plus grande partie de son enfance entre New York, l'Idaho et le Michigan. Après la mort de sa mère, il fut élevé dans une ferme du Michigan par sa grand-mère. Il a 12 ans, quand sa famille déménage à Chicago. Depuis tout jeune, il aimé dessiner. Surtout des cowboys, des paysages de l'Ouest Américain ou des scènes de la vie en pleine air.
Très jeune, son désir est de partir vers l'Ouest, et il prend le train pour le Montana à 18 ans.
À 19 ans, il voyage dans de petites villes minières et d'élevage de bétail du Sud Dakota, du Nebraska et mon Wyoming où il a passé la majeure partie de son temps comme berger et cow-boy. Il est très courageux et fait toute sorte d'autres métiers le rapprochant des chevaux et du bétail, marquage du bétail, conducteur d'une diligence, piégé les bêtes a fourrure, et même chercheur d'or...
Malgré ses activités d'éleveur de bétail, il a toujours eu un intérêt pour l'art et il a commencé à peindre à l'âge de 25 ans, lorsqu'il a commencé à travailler avec un ensemble de peintures vendues par correspondance.
Le frère d'Elling avait donné quelques dessins à M. Freeman, de Sheridan, qui les avait affichés dans son magasin de meubles, où
ils s’étaient immédiatement vendus et M. Freeman voulait d’autres tableaux.
Après avoir peint quelques toiles supplémentaires, Gollings retourna à son travail de cowboy jusqu’à ce qu’une somme de 50 $ arrive par la poste. Elling en conclut qu’il pouvait se permettre d’être un artiste à temps partiel.
Il reçut une bourse pour étudier la composition à la Chicago
Academy of Fine Arts en 1905 et a été admis à l'Académie des Beaux-Arts de Chicago.
De retour dans le Wyoming, il a passé du temps dans une réserve Cheyenne une fois de plus en tant que cow-boy. Tous les petits boulots qui ont non seulement payé sa chambre, mais lui ont aussi appris a vivre la vie d'un cow-boy à ciel ouvert ce qui serait la source de son travail artistique.
Elling William Gollings a conservé son intérêt pour l'art et est devenu compétent en gravure sous la direction de l'artiste du Wyoming Hans Kleiber, un artiste né en Allemagne en 1887 et mort à Dayton, Wyoming, en 1967.
Sa première exposition de ses peintures a eu lieu vers l’âge de vingt-cinq ans lorsqu’il commençait à travailler sur la peintures par correspondance.
En 1909, Elling à 31 ans et se construit un studio à Sheridan, abandonnant pratiquement la vie de ranch. Il continua cependant à compléter ses revenus en marquant du bétail et en dressant des chevaux. À Sheridan, il se consacra à la peinture de scènes de l'Ouest.
Il a étudié et admiré les dessins de Frederic Remington. Son admiration pour Remington est restée tout au long de sa la vie.
Ses œuvres sont fortes, audacieuses, et généralement pleines d’action, des broncos cabrés, des bœufs sauvages capturés au lasso,
des fusillades dans les saloons etc... Il avait son style et utilisait habilement des arrière-plans plus clairs, des diagonales dans le paysage pour attirer le regard et des sujets simplifiés pour concentrer l’attention du spectateur. Son utilisation de la couleur pour façonner les ombres et l’ambiance était magistrale.
Il créé habilement l’impression du grand ciel et des vastes plaines du Wyoming.
Il peignait également des portraits d'Amérindiens Crow et Cheyenne.
Grâce a son travail remarquable, il a rencontré et parlé avec
quelques-uns des plus grands peintres américains : H.H. Sharp, Howard, Russell Butler, William B. Henderson, C.M. Russel, et son idole Frédéric Remington.
Au Capitol de Cheyenne, 4 des grandes peintures à l’huile de Elling William Gollings sont accrochées dans le bâtiment, Indian Attack on the Overland State, Immigrants on the Platte, The Smoke Signal et The Wagon Box Fight.
Peut être avez vous vu une statue à Cheyenne, en face du Capitol, et peut être que vous l'avez pris en photo. C'est Elling William Gollings. En repassant devant la statue de bronze à Cheyenne, vous saurez maintenant qui elle représente. La belle statue de Elling William Gollings qui regarde le Capitol, montré avec une botte s'appuyant sur une selle, il tient une palette d’artiste dans une main et un pinceau dans l’autre, on dirait qu'il peint le Capitol.
Elling William Gollings meurt à l’âge de 54 ans à Sheridan, des suites d’une crise cardiaque le 16 avril 1932.
Ses peintures sont considérées comme relativement rares et pourtant vous en avez certainement déjà vu ses œuvres exposées dans des musées, comme au Buffalo Bill Historical Center à Cody, au National Museum of Wildlife Art à Jackson, Wyoming et si vous êtes allé au Gilcrease Museum à Tulsa, Oklahoma.
Charles DeMaris (25/05/2024)
Créateur de la ville de Cody et des sources chaudes qui portent leur nom.
Dans un article précédant sur la création de Cody, on voyait que c'est Charles DeMaris qui a commencé la ville. Même si Cody n'est plus tout à fait à l'endroit de départ, c'est bien, lui qui a commencé Cody.
Charles DeMaris est né à Ottawa, Canada en octobre 1827. Il a 9 ans quand il déménage avec ses parents en Amérique, à Chicago. Par la suite il travaille dans le secteur de la construction et du commerce du bois à Chicago et au Michigan, déménage en Louisiane à la fin de la guerre civile, mais insatisfait de la région, il s'est dirigé vers le nord sur un bateau à vapeur jusqu'à Fort Benton, Montana et a continué sa route jusqu'au bassin de Leesburg dans l'Idaho pour extraire de l'or.
Charles DeMaris est courageux et travaille beaucoup. Ses efforts sont couronnés de succès et, en 1871, il acheta du bétail et se lança dans l'élevage.
Il vend ses intérêts miniers en 1879 et a conduit son bétail au Montana pour paître sur les terres où se trouve aujourd'hui Billings.
Charles DeMaris est dans l'Idaho, quand il repart avec un troupeau de bovins au printemps 1886. Sur le trajet, il campe au bord de la Stinkingwater River (aujourd'hui, Shoshone River) pour ses sources chaudes.
Souffrant de maladies, il se baigne dans cette eau chaude et ça lui fait du bien.
Ces fameuses sources chaudes, sont en fait, celles que John Colter a découvertes au cours de l'hiver 1807-1808. C'est cet endroit qui porte le surnom de l'Enfer de Colter, au portes du futur Cody.
Comme les sources lui font du bien, Charles DeMaris décide, de s'installer ici.
Il épouse Nellie Fitzgerald en 1898 et le couple eut un fils, Charles “Bill” DeMaris né le 21 septembre 1900. Nellie est née le 25 novembre 1871 en Ireland.
Ils construisent un hôtel qui a ouvert ses portes en 1903 juste à côté de ces sources chaude que la future ville de Cody prends forme.
Il a demandé et obtenu des droits d'eau sur le site et y a construit des installations touristiques. Par la suite, les sources portent son nom et la zone générale est devenue connue sous le nom de DeMaris Springs.
Il existe 4 zones de sources chaudes le long de la Shoshone River. La source la plus à l'Est est la source DeMaris qui s'étend sur environ 720 pieds le long (soit 220m) de la rive nord de la rivière, avec une température de l'eau de 75°F à 93°F.
Charles DeMaris a vanté les prétendues qualités curatives de ces eaux et de ses pouvoirs de guérison. Il embouteille même de l'eau qu'il expédie partout aux Etats Unis, mais pas que, il en envoie partout dans le monde.
Sa femme Nellie aida grandement Charles dans le développement de la ville chaude.
Entre deux, la future ville de Cody prend forme autour de la région de DeMaris Springs, mais divers problèmes provoquèrent le déplacement de la ville vers l'est jusqu'à son emplacement actuel en 1896.
Quand il construit un grand hôtel en 1902, il a 2 étages près des sources, le long de la route de Yellowstone, sur la rive nord de la rivière et il attire du monde.
Le fils, Bill, devait aller à l'école, mais de la maison qui est au bord des sources chaudes, rend le trajet long pour l'enfant. Charles achète donc un terrain en ville en 1906 et construit une maison en 1907 pour sa famille. Leur maison était le seul bâtiment de ce pâté de maisons jusqu'à la construction du palais de justice du comté de Park en 1912. La famille a continué à exploiter les sources minérales pour la baignade, a également mis l'eau en bouteille et l'a vendue, mais a continué à vivre en ville.
Charles DeMaris est décédé le 26 juin 1914 à son domicile à l'âge de 87 ans après plusieurs semaines de maladie. Il laisse dans le deuil son épouse Nellie de 43 ans et son fils Bill 13 ans. Il est enterré au Riverside Cemetery de Cody.
Sa femme reprend l'entreprise et en 1923, un nouveau bâtiment est construit qui entoure la source, mais le toit fut ensuite enlevé pour laisser s'échapper la forte odeur de soufre.
Entre temps, le bâtiment ait été détruit par une inondation en 1981, le public a continué à accéder aux sources via un vieux pont branlant.
Le pont devenu trop dangereux a été retiré et l'accès fermé par le propriétaire.
Nellie DeMaris continua à faire la promotion des qualités curatives des sources chaudes, apparemment remarquables.
Tout en gérant les sources, elle s'occupait de maison familiale. Le fils Bill, vivait a l'étage et a une époque à également exploité un bar dans la demeure.
La grande maison que Charles avait construit pour sa famille a été divisée en duplex et abritait diverses entreprises, dont Fraley Real Estate.
Le 27 mai 1935, Nellie F Fitzgerald DeMaris, nous quitte à l'âge de 63 ans après avoir dirigé l'entreprise durant 21 ans après la mort de son époux. Elle a été enterré au Riverside Cemetery de Cody près de son mari.
Je ne sais pas si, le fils, Bill DeMaris a continué l'entreprise de ses parents. Mais il a vendu la grande maison familiale à Carl Putz qui, à son tour, l'a vendu au comté de Park en 1971-72. Entre 1975 et 1998, le cabinet d'avocats Simonton était hébergé dans la maison DeMaris, pour ensuite laisser la place bureaux du Fire District. Les soldats du feu ont occupé la maison de 1998 à 2007.
Quand le Fire District déménage dans les anciens bâtiments des forces de l'ordre, le bâtiment reste abandonné.
On parle de le démolir, mais les commissaires du comté de Park acceptent de louer le bâtiment au conseil du musée du patrimoine de Cody.
Le fils, Charles “Bill” DeMaris, est décédé en juin 1988 âgé de 87 ans à Cody. Il a été incinéré et les cendres répandues sur le sommet de Cedar Mountain surplombant Cody. De là, pensait il surement, qu'il aurait pu surveiller les Sources Chaudes DeMaris.
Petite anecdote; Cedar Mountain, il parait que c'est à cet endroit que William Frederick Cody, "Buffalo Bill", serait vraiment enterré et pas dans le Colorado. C'était la volonté de "Buffalo Bill", il voulait que sa dernière demeure soit sur les hauteurs de Cody.
En avril 2011, le conseil d'administration et les bénévoles ont vidé la maison DeMaris, accessoires, moquette, panneaux, fenêtre etc...
La toiture est remplacée ainsi que la cheminée.
Ensuite différents travaux de restaurations ont suivi, comme la grande fenêtre du côté sud qui a disparu laissant la place a un mur en brique. En 2015, une nouvelle fondation a été coulée sous la maison qui approche les 110 ans, à cet époque, pour la stabiliser.
De nouvelles fenêtres sont installées, les travaux de finition intérieure, suivant la conception du musée, ont été achevés, y compris la plomberie, l'électricité, le câblage Internet, les lignes téléphoniques, les toilettes etc...
Les travaux ont durés 7 ans, et pendant ce temps, le conseil d'administration, avec l'aide de la communauté et de généreux collaborateurs, a recueilli et dépensé plus de 450 000 $ pour restaurer cette maison historique et créer un nouveau musée d'histoire locale.
La DeMaris Home qui est maintenant le Cody Heritage Museum est repartie pour les 100 ans à venir.
Le musée explique l'histoire de Cody et de ses environs, les premières entreprises, l'élevage, l'agriculture, le chemin de fer, le tourisme, le rodéo, les cowboys et les premières familles de Cody.
Un petit musée à voir.
Pour les sources chaudes créé par Charles DeMaris, elles ont été fermées au public en 1993.
L'eau chauffée par géothermie émerge du sol reste dans la piscine artificielle grâce à une série de parois rocheuses construites au fil du temps.
On peut accéder aux sources chaudes de la Shoshone River, ex-Stinkingwater River.
Il suffit de sortir de Cody par l'Ouest, ou si vous préférez, direction Buffalo Bill Dam et Yellowstone Park. Arrêtez vous à Hayden Arch Bridge, ce petit pont sur la gauche à la sortie de la ville. Attention, ne vous laissez pas avoir, la route descend et on a tendance accélérer et a rater l'enter du Hayden Arch Bridge, surtout que le panneau l'indiquant est au dernier moment. Ensuite prendre à droite sur Country Rd AB West jusque DeMaris Hot Springs Rd encore sur votre droite.
La piscine primitive n'est pas accessible au printemps, elle noyer sous la Shoshone River ou quand le Buffalo Bill Dam ouvre les vannes et laisse s'échapper l'eau qui submerge les vieilles sources DeMaris.
Pour cette raison, évitez de visiter au printemps.
Voilà pour l'histoire de la famille DeMaris, qui a créé les sources chaudes à la fin du 19è siècle et les débuts de Cody.
Billy et Anna Miller (26/05/2024)
Ce sont 2 figures du Wyoming, surtout du Nord/Est.
Commençons par William Henry "Billy" Miller né le 16 décembre 1863, dans l'Ohio. On est content qu'il soit plus connu sous son nom abrégé en Billy Miller.
Ses parents, William et Elizabeth Miller, exploitaient une scierie. Après avoir reçu un véritable apprentissage du métier de la part de son père, Billy a quitté la maison à l'âge de 14 ans et met le cap vers l'ouest.
Il atteint Sidney, Nebraska, à la limite des frontières avec le Colorado et mon Wyoming, ou il rencontre et se lie d'amitié avec un transporteur de marchandises, Dennis Carrigan. Billy est engagé par son nouvel ami jusqu'en 1882 environ. C'est à cette date qu'il s'est intéressé au secteur de l'élevage de bétail et a trouvé du travail au ranch AHP (Hansen) à Beaver Creek. Ce n'est pas indiqué, mais je suppose que c'est Beaver Creek dans le Nebraska et pas du côté de Teton Valley dans le Wyoming.
En 1886, il s'installe dans une ferme au Sud du comté de Crook, dans le Nord/Est du Wyoming. En 1887, Billy Miller rencontre Mlle Anna McMoran d'Inyan Kara qui à 19 ans. Ils se sont mariés dans le comté de Crook, Wyoming, le 30 mars 1887 et s'installent dans la petite cabane de 2 pièces de Billy.
Le couple a 7 enfants dont 2 meurent en bas âge. Ils ont déménagé dans le comté de Weston en 1894 et ont ouvert un ranch laitier près de Cambria.
Cambria, au nord-ouest de Newcastle, et a été créée en 1887 en tant que mine de charbon appartenant à la Cambria Fuel Company. La construction du chemin de fer avait été interrompue près d'Alliance, dans le Nebraska, en raison du coût élevé de l'approvisionnement en charbon pour les locomotives. Ce qui empêché les voies de chemin de fer a continuer vers le Wyoming. La découverte de charbon dans Little Oil Creek Canyon a été une bénédiction pour les trains et on pu continuer leurs routes vers l'Ouest et entrer dans le Wyoming.
Comme c'est la Cambria Fuel Company qui commence a construire une ville, Little Oil Creek Canyon est rebaptisée Cambria Canyon.
Cambria a une population de plus de 1400 habitants en 1904. Plus de 150 maisons, 2 églises, un hôtel à 2 étages, un opéra, un orchestre d'harmonie, uns salles de danse etc... Mais aucun saloon !
Billy Miller livrait du lait, de la crème et d'autres produits avec un chariot à Cambrai et aux mineurs et était très apprécié respecté par les habitants Cambria, Newcastle et du comté de Weston.
Il était tellement bien estimé de tous que les républicains l'on persuadés de se présenter comme shérif en 1898.
Il fut élu sans problème et prit ses fonctions le 1er janvier 1899. Le ranch laitier fut vendu à homme nommé Cassius Musser et la famille Miller a déménagé à Newcastle. Ils installèrent dans les quartiers d'habitation du shérif dans la prison du comté et Anna cuisinait pour les prisonniers.
Son travail de shérif était similaires à n'importe quel shérif de l'Ouest Américain de l'époque, calmer quelques coups de feu, tentatives d'assassinat, troubles de l'ordre public, poursuites pour récupération de marchandises et pour non-paiement de factures faisaient partie de son quotidien ou le vol de chevaux.
Malheureusement, son emploi de shérif lui coutera la vie.
En octobre 1903, une bande d'Amérindiens qui avaient reçu la permission de l'agent des Indiens de quitter la réserve de Pine Ridge pour un voyage de chasse, ce qui était interdit.
Mais ils étaient surtout recherché pour avoir violé les lois de l'État sur la chasse et abattu du bétail appartenant à des éleveurs locaux.
Le shérif Billy Miller rassembla un groupe d'hommes et se rendit dans la région de Cheyenne River pour les arrêter. Le groupe accompagnait du shérif et les Indiens se sont rencontrés à Lightning Creek le 31 octobre 1903.
Billy voulait faire respecter la loi pacifiquement et s'est approché de la berge, sans protection, face aux Amérindiens. Il essayait de leur faire signe de s'arrêter. Il ne s'attendait à aucune fusillade.
Peut-être a t'il eu un geste qui a fait paniquer un Amérindien, mais un coup de feu a été tiré et Billy a été tué net, il avait 39 ans. Avec la fusillade qui s'en suivi, l'adjoint du shérif Miller, Louis Falkenburg, a aussi été tué.
Le shérif Miller a été enterré à Newcastle dans le cimetière au sommet d'une colline qui surplombe la ville. Il était tellement aimé qu'à ses funérailles il y a eu une foule immense.
Ce fut la dernière bataille contre les Amérindiens dans mon Wyoming.
Venons en maintenant à son épouse, Anna Cecilia McMoran.
Elle est née le 8 janvier 1868 à Greene, état de New York. Ses parents, Robert et Mary McMoran ont eu 5 enfants dont Anna était l'ainé et la seule fille.
On a pas grand chose sur son enfance, mais elle a été élevée selon les lois strictes de l'Église presbytérienne et a l'âge de 14 ans, sa famille déménage à Fort Collins, Colorado, où son père s'installa dans une ferme. Elle a étudié au State College jusqu'à ce que la famille redéménage à Crow Peak, près de Spearfish, dans le territoire du Dakota.
C'est au printemps 1886, Anna à 18 ans et la famille arrive dans le Wyoming au sud de Sundance. La même année ou Billy Miller s'installe lui aussi dans le Wyoming.
Anna aide son père et sa mère à construire une cabane. Une fois installés, son père était malade la plupart du temps et ne gagnait plus beaucoup d'argent pour nourrir la famille. Anna a postulé pour un emploi d'enseignante dans l'école de campagne voisine.
Environ 1 an plus tard, Anna à 19 ans et rencontre Billy.
Comme vu plus haut dans l'article, le 30 mars 1887, Anna et Billy se marièrent. Anna McMoran devient madame Miller et de cette union naquirent 7 enfants, dont deux moururent très jeunes.
C'est en 1894, que son mari, Billy, s'associe avec le frère d'Anna, Fred, achètent un ranch laitier à environ 3 kilomètres de Cambria.
Quand son époux fut tué par un Amérindien, en 1903, en faisant sont travail de shérif, Anna a été obligée de déménager pour laisser la place au nouveau remplaçant.
Elle a utilisé la majeure partie de son assurance pour acheter une nouvelle maison.
Son mari qui avait été fort apprécié de tous, Anna était pareille, tout le monde la respectait.
En 1905, elle fut nommé surintendante du comté de Weston. L'une de ses tâches était de visiter chacune des écoles du pays au moins
une fois par an.
Plus tard, elle est devenue bibliothécaire lorsque la bibliothèque se trouvait dans l'ancien palais de justice et a été la première bibliothécaire du nouveau bâtiment. Elle a longtemps été
membre du Twentieth Century Club, première chef de la Pythian Sister's Lodge, et membre de plusieurs associations, enseignante et directrice de l'école.
Anna à 68 ans en 1936 quand elle tombe malade. Elle devra rester alitée pendant plusieurs années.
Elle est décédée le 1er avril 1951, a l'âge de 83 ans et a été enterrée aux côtés de son mari au cimetière de Newcastle.
En 1930, des bâtiments avaient été construits pour la compagnie A, 115e cavalerie, Garde nationale du Wyoming.
Aujourd'hui, il reste la grange qui sert de musée de Newcastle et qui porte le nom de Anna Miller depuis 1966.
Le musée dispose également de 5 salles rénovées avec des antiquités de l'époque des pionniers, ainsi que d'une exposition de fossiles. De vielles cabanes, comme la vieille école de Green Mountain, la cabane Jenney Stockade, la maison Novak-Miller, le plus ancien bâtiment de la ruée vers l'or des Black Hills, une vieille locomotive se trouvent également sur place et encore beaucoup de choses à voir.
Abraham Archibald Anderson et sa cabane (20/01/2025)
La vieille cabane, connue sous le nom d'Anderson Lodge, date de 1890.
Elle a été construite par Abraham Archibald Anderson, né le 11 août 1846 à Hackensack, New Jersey. Il a fait ses études au Fairchild Institute de Flushing, puis à la Grammar School du Columbia College (aujourd'hui Columbia Grammar and Preparatory School).
Au cours des années 1870, il fit son premier voyage dans mon Wyoming, pour assouvir sa passion, la chasse, ce qui l'amena à retourner chaque été dans un ranch qu'il y avait acheté.
Il s'est installé à Paris en 1873 ou il a poursuivi ses études auprès d'une communauté de peintres français de renom. Il fut l'élève de Léon Bonnat, Raphaël Collin, Fernand Cormon et Auguste Rodin.
Il fait des aller retour entre la France et les Etats Unis et en 1876, Anderson épousa Elizabeth Milbank, ils eurent une fille, le Dr Eleanor Anderson Campbell.
En 1890, il a fondé l'American Art Association of Paris qui a duré jusqu'en 1932. Il a passé plus de 10 ans à peindre à Paris et ses œuvres sont conservées par le Smithsonian et le Cleveland Museum of Art ainsi que dans diverses collections privées.
il prétend même avoir brièvement étudié la médecine.
Dans sa vie il a rencontré ou côtoyé du beau monde, le 26è président des Etats Unis, Theodore Roosevelt, William Frederick Cody, dit Buffalo Bill, le peintre Alexandre Cabanal, Mark Twain, l'aviateur Clarence Chamberlin, Auguste Rodin ou encore Gifford Pinchot alors qu'il était le premier chef du Service des forêts des États-Unis qui est une célébrité importante aux States.
Alors qu'il vivait encore à Paris, il fait encore un voyage dans l'Ouest américain et en particulier dans mon Wyoming ou il construit une cabane sur la Warhouse Creek, prés de Meeteetse. Il nomma ce terrain de 160 acres (presque 65 hectares) Palette Ranch et y construisit une maison de ranch en rondins et en mortier de plâtre. Par la suite il s'y installe définitivement en gardant sa résidence et son atelier à New York.
Il a été attiré par ces contreforts des montagnes proche du Yellowstone Park parce qu'ils abritaient une faune abondante. Ils servaient de pâturage d'hiver aux troupeaux d'élans qui passaient l'été dans le parc. Et avec l'élan, bien sûr, venait l'ennemi juré d'Anderson, le grizzli. Il prétendait en avoir tué 39 au cours de sa vie, dont quatre en une seule journée.
Il y a la cabane en rondins de 2 étages, une dépendance, 2 passerelles en rondins, une source aménagée et un corral. C'était un pavillon de chasse de style européen.
Il est au milieu de la forêt "Yellowstone Timberland Reserve", créée par le 23è président américain Benjamin Harrison le 30 mars 1891. Le nom deviendra ensuite la "Shoshone National Forest" en 1902.
Anderson s'y sent bien, mais les incendies à répétition l'exaspèrent. Il disait qu'ils étaient délibérément causés par des éleveurs de moutons qui faisaient paître leurs moutons sur des terres forestières défrichées. Il en fit un combat personnelle et le doublement de la taille de la réserve forestière bordant le Yellowstone Yellowstone Park.
Du fait, le président Theodore Roosevelt nomma Anderson surintendant spécial en 1902 pour administrer les réserves forestières de Yellowstone et de Teton et accepta une nomination comme garde-chasse du Wyoming.
Il avait des hommes pour l'aider dans ce travail et il établit des grades pour ses hommes similaires à ceux de l'armée et nomma son personnel garde-chasse adjoint, sans salaire, pour leur donner le pouvoir d'expulser les braconniers, qui sont nombreux.
Durant ses dernières là, il aimait qu'on l'appelle "Colonel".
Anderson fut l'un des premiers à gérer les pâturages publics et les forêts et créa des refuges de gibier dans les réserves pour aider l'État à gérer les troupeaux de gros gibier.
Il occupa ce poste jusqu'en 1905 (ou 1909 selon les livres d'histoire) et le président Roosevelt réorganisa les terres forestières et créa le Service des forêts. Anderson laissa derrière lui un héritage sur la nécessité de lois pour protéger les ressources naturelles des terres publiques et la capacité à faire appliquer efficacement ces lois.
Anderson a également réalisé un relevé des limites de la forêt, mis en place des mesures anti-vol de bétail et interdit la chasse dans les réserves par les Amérindiens avec qui il était ami.
La cabane Anderson est connue comme la plus ancienne station de gardes forestiers du pays, dans le Wyoming.
Anderson accueillit pour quelques jours de chasse, le prince Albert de Monaco en 1913, Buffalo Bill les rejoignit pour une deuxième expédition près de Pahaska Tepee, juste à l'Est du Yellowstone Park, qui fut si médiatisée qu'elle pourrait être la chasse la plus célèbre de l'histoire du Wyoming.
Il a également personnellement conçu le ranch d'hôtes de William F. Cody, Pahaska Tepee.
Dans sa cabane il recevait les grands de se monde pour la chasse, un peu trop aux vues des Wyomingois, qui ont fini par le décrire comme un riche étranger qui voulait verrouiller les terres publiques au profit privé de ses amis fortunés. Ou alors qu'il protège une réserve pour sa chasse privée.
A tel point que le journal "The News" a lancé une pétition demandant la destitution d'Anderson, et au moins 15 autres journaux ont publié des éditoriaux en faveur de la pétition. Seul le Meeteetse Standard, le journal dont il était propriétaire, a soutenu Anderson.
Pour finir, Anderson Abraham Archibald a été évincé. Il reçu un courrier disant qu'on lui accordé un congé indéfini. Environ 2 semaines plus tard, Anderson présenta une lettre de démission, invoquant la nécessité de partir à l’étranger avec sa femme qui était malade.
Il est reparti pour New York, ou il a fait construire le célèbre immeuble Bryant Park Studios à New York, où lui et sa femme Elizabeth ont vécu jusqu’à la fin de leur vie.
Le Bryant Park Studios à New York était décrit a l'époque comme l’un des plus beaux du pays et il existe toujours aujourd'hui.
Anderson a vécu une vie longue et productive avant de mourir le 27 avril 1940 à l’âge de 93 ans.
Anderson Lodge est inscrit au registre national des lieux historiques depuis 1987. Depuis 2020, elle est en restauration par une équipe de bénévoles. Il y a beaucoup a faire, et surtout qu'Anderson Lodge a été construit sur une pente raide et instable et certaines parties de la structure ont glissé vers le bas de la pente et ont besoin d'être stabilisées et d'autres travaux pour assurer sa durabilité.
Cette propriété, un peu dur a trouver est isolée dans la région sauvage de la Shoshone Nationale Forest, est l'un des sites les plus uniques du comté de Park.
McGrath Family (20/01/2025)
Une grande famille du Wyoming
Commençons par Martin McGrath, fils d’immigrants Irlandais, né le 9 novembre 1864 à à Valley Forge, Pennsylvanie. Sa famille déménage une première fois dans le Kansas et en 1880 ils partent pour Cheyenne, dans mon Wyoming.
Martin n'a que 16, mais il est courageux et a travaillé plusieurs années dans des élevages de bétail dans la vallée de la Platte, et s'est lancé dans les affaires à son compte à Glenrock. C'est un jeune homme apprécié, novateur et déterminé.
C'est à ce moment qu'il rencontre Minnie Thomas, ils se marient en 1889, s'installent à Thermopolis et auront 2 fils, Roy et Lester.
En 1895, Martin McGrath s'associe à J.E. Higgins et de Tom Bird, et se lance dans le commerce général à Old Thermopolis, à l'embouchure de Owl Creek, sous le nom de Higgins, Bird & McGrath. La ville s'appelait Old Thermopolis et était sur le côté Est de la Bighorn River.
La ville a déménagé sur la rive Ouest de la Bighorn River et les entreprises de Old Thermopolis furent démantelées et déplacées sur le site actuel.
Martin McGrath participa activement au développement du nouveau site urbain. Il supervisa l’arpentage et la planification des terrains qu'il a financé et qui a assumé toutes les dépenses liées à son organisation jusqu'à ce que la municipalité soit en mesure de financer ses propres dépenses.
Le boom de la construction était en marche et son magasin prospéra sous le nom de Higgins and McGrath qui fut la première maison de commerce.
Minnie qui aida son mari était une femme charmante qui était adorée par tous ceux qui la connaissaient. Malheureusement, Minnie est décédée de la fièvre typhoïde très jeune à Thermopolis en 1900, à l'âge de 27 ans.
Martin McGrath a été maire de la ville en 1901, conseiller municipal, commissaire du comté et a été élu deux fois législateur de l'État. Il était connu par beaucoup comme le père de Thermopolis.
Minnie a une sœur, Dora Thomas, que Martin épousera environ 2 ans après, vers 1902.
Il y a quelques temps, j'ai écrit sur Henry Johnson, surnommé "16 Mule Team Johnson". Souvenez vous, c'est lui qui a fait élargir Broadway Street à Thermopolis pour pouvoir faire demi tour avec son long convoi et ses 16 mules.
Et bien, si ce monsieur venait dans cette rue, c'était qu'il transportait des marchandises pour le magasin de Martin McGrath.
La région est isolé et peu peuplé, et Martin commença immédiatement à organiser des efforts pour transporter des fournitures pour les premiers colons de la région et les Amérindiens avec l'aide de 16 mules Team.
Tous ceux a qui l'argent manquait, et qui demandaient du crédit, Martin leur accordait jusqu’à la limite de ses besoins, sans poser de questions et sans autre garantie que sa parole. De nos jours, de nombreux foyers heureux et de nombreuses fermes et ranchs existent toujours dans le comté, ce qui n’aurait pas été possible sans les méthodes commerciales libérales de Martin McGrath.
Tout cela se faisait discrètement et cela a dû rendre la charge lourde à porter pour l’entreprise. Il avait foi dans la nature humaine et cela s'est avéré pleinement justifiée au moment de l’incendie qui a détruit son magasin et ses comptes.
Pas un seul colon, pas un seul éleveur ou pas un débiteur n'a omis de venir régler sa dette dés qu'Il le pouvait.
Quelques années plus tard, il acquit la propriété complète de l'entreprise, sous la direction de M. McGrath la société grandit et prospéra jusqu'à devenir l'un des plus grands magasins à rayons du centre du Wyoming qu'il vendit ensuite à Woods Bros.
Martin avait des affaires dans le bétail et à la gestion d'une société pétrolière au Texas ou il devait se rendre de temps en temps. C'est lors de l'un de ses voyage qu'il attrapera une maladie, un empoisonnement similaire à la ptomaïne.
Il avait déménagé avec sa famille à Denver, dans l'espoir qu'il trouverait un soulagement, tout en conservant toujours sa résidence à Thermopolis et revenant régulièrement. Bien que l'on sache que son état était grave, on ne pensait pas que la mort était proche et on espérait même qu'il pourrait se rétablir complètement.
Martin McGrath souffrait beaucoup, mais ne se plaignait jamais. Vers 2 heures du matin vendredi 4 août 1922, il fut frappé d'une paralysie partielle et à partir de ce moment-là, il ne fut conscient que par intermittence jusqu'à sa mort, qui eut lieu peu avant midi.
Martin McGrath décèdera à l'âge de 57 ans, le vendredi 4 août 1922.
Voyons maintenant son épouse, Dora McGrath.
Dora Delena Thomas est née le 15 novembre 1868 dans le comté de Wayne. Elle était la fille d'un vétéran de la guerre civile qui était aux côtés du général de l'Union William Tecumseh Sherman et des abolitionnistes du Nord.
Dora se marie très jeune en 1884, à 16 ans, avec James Barker, et en 1887 déménage dans mon Wyoming avec une fille nouveau-née. Ils arrivent à Douglas dans un terrible orage et s'installent près du Fort Fetterman.
Quand sa sœur Minnie épouse Martin McGrath et s'installe à Thermopolis, Dora est venu et a visité la ville et sa région. Elle a été fascinée par la région autour de Thermopolis, où, à 9 miles de là, de l'eau chaude jaillissait du sol de ses sources chaudes emblématiques.
Dora et son mari James ont continué à vivre dans une propriété de 5 acres à l'extérieur de Glenrock, où ils ont eu 4 enfants.
Le mari de Dora, James Barker, était shérif adjoint et contremaître des mines de Glenrock. Il n'avait pas la réputation d'être un homme querelleur, mais n'hésitait pas à se battre à la moindre provocation. Un jour de 1899, il se battit terriblement avec un forgeron au milieu de la rue à cause d'un problème avec de chien.
Quelques minutes plus tard, Barker se tenait à l'arrière du bureau de poste local avec Dora à ses côtés ou ils lisaient tous les deux une lettre. Soudain, un coup de feu retentit à travers une fenêtre.
James Barker est tombé au sol, mortellement blessé, la balle d'un calibre 45 lui ayant traversé le bras, un poumon et s'étant logée dans une côte. Il est décédé le lendemain matin, le 19 octobre 1899.
Le forgeron, a été arrêté. Mais il avait de bonnes relations et était connu comme un homme travailleur et de bonne réputation.
Il fut innocenté et à ce jour, le meurtre de James Barker n'a jamais été résolu.
Après l'enterrement de James, la jeune veuve Dora, 31 ans, et partie avec ses enfants à Thermopolis et s'installa dans la maison de sa sœur Minnie et son mari Martin McGrath. C'était un comté qu'elle connaissait bien pour y avoir séjourné auparavant et qu'elle avait souvent défendu, en particulier pour ses sources chaudes minérales curatives. Elle avait déjà été citée dans le journal Big Horn River Pilot pour ses idées brillantes.
Dora ouvre une pension pour soutenir les enfants et est devenue un membre actif de la société à Thermopolis. Elle plante des arbres et créé des terrains pour les campeurs de la réserve de Hot Springs.
Mais une nouvelle tragédie l'attend.
Le jour de Noël 1900, sa fille Nina, qui a 14 ans de Dora, meure de la fièvre typhoïde. Les mauvaises nouvelles continuent, Minnie, sa sœur, meure également de la fièvre typhoïde.
Il n'y avait personne pour s'occuper des enfants de sa sœur de Minnie et son mari Martin McGrath. C'est Dora, accablée de chagrin, qui prend en charge ses jeunes neveux, Roy et Lester.
Deux ans plus tard, Dora épousa son beau frère Martin McGrath, à Thermopolis. Son nouveau mari a été maire de la ville depuis 1901 et membre du conseil municipal local.
Son nouveau mari l'embauche dans son magasin pour son rayon ameublement pour dames. Ses deux fils travaillent comme commis et l'entreprise familiale prospère.
Malgré la ville isolée de Thermopolis à l'époque, Dora et Martin étaient aisés et voyageaient souvent pour affaires et pour le plaisir dans des endroits comme le Mexique, Chicago et New York.
En 1910, Martin acheta une automobile Inter-State de 40 chevaux et la voiture McGrath devint rapidement un spectacle favori dans les rues de Thermopolis. Au début ils avaient un chauffeur, mais Dora se retrouva bientôt derrière le volant pour faire des voyages à Billings, Yellowstone et Denver. Elle a probablement été l’une des premières femmes à conduire une voiture dans le Wyoming.
La Première Guerre mondiale éclate, et Dora consacra son temps à l’effort de guerre. Elle rendit visite aux jeunes garçons du Wyoming dans les camps d’entraînement de l’armée, envoyant des mots aux mères inquiètes qui étaient ensuite publiés dans le journal local. Lorsque son fils fut gazé au combat, Dora qui a presque 50 ans mobilisa ses efforts et voulait partir pour la France afin d’y fonder une maison de convalescence pour les soldats vétérans.
Mais elle se sentait malade depuis un certain temps, alors juste avant de partir pour l'Europe, Dora rendit visite au médecin. Elle était enceinte.
Elle nommera sa fille nouveau née, Frances Lorraine, en l'honneur de la France.
Dora ne se laissa pas décourager par la naissance et poursuit ses efforts de guerre et organisa en septembre 1917, la Ligue des mères à Thermopolis, la seule du genre au monde. Tout au long de la guerre, ses différents comités se consacrèrent au soutien des jeunes garçons et au réconfort des mères endeuillées qui avaient perdu leurs fils.
Ses 3 garçons étaient partis à la guerre en France, je ne sais pas si il y en a un qui a perdu la vie en Europe, mais les livres d'histoire parlent toujours des 2 qui sont revenus, Ralph et Roy.
Comme expliqué plus haut dans l'article, son mari, Martin McGrath, décèdera à l'âge de 57 ans, le vendredi 4 août 1922.
Même en temps de paix, Dora resta toute sa vie une défenseure des hommes et des femmes militaires en créant les American War Mothers en 1924.
Alimentée par sa passion pour la construction d'un hôpital pour vétérans à Thermopolis près des sources thermales minérales curatives, Dora se présenta aux élections législatives.
En avril 1929, Dora organisa l'association du musée des pionniers du comté de Hot Springs et en resta présidente jusqu'à sa mort.
Son fils Ralph, blessé par la guerre est très diminué avait du mal a trouver du travail. Il a aidé sa mère dans sa mission pour le musée et, après avoir été au chômage pendant de nombreuses années, a trouvé une nouvelle vie en tant que premier directeur de ce qui est aujourd'hui le musée du comté de Hot Springs.
Elle est élue au Sénat du Wyoming en 1930 et devient la première femme sénatrice.
Depuis le décès de son mari, elle gère sa famille, l'entreprise et maintenant va au Sénat.
Elle a dû lutter pour faire passer son projet de loi sur l'hôpital des anciens combattants jusqu'à ce qu'elle supprime la clause selon laquelle il devait être construit à Thermopolis et l'hôpital a été construit à Cheyenne en 1934. Cet hôpital, le Cheyenne Veterans Affairs Medical Center, existe toujours.
Alors qu'elle est à l'Assemblée législative, Dora a émis un vote important abrogeant les lois de prohibition de l'État en 1933 et a rejoint le Comité des citoyens républicains contre la prohibition nationale lors de la Convention nationale républicaine à Chicago en 1932.
À cette époque, mon Wyoming était encore, à bien des égards, le Far West. Dora était fréquemment en contact avec des hors-la-loi et d'autres types douteux dans le magasin familial, comme Butch Cassidy et Tom "Peeps" O'Day.
Dora McGrath occupa le poste de sénatrice du Wyoming pendant 4 ans et elle était vraiment une dame de l'Ouest et la mère de Thermopolis.
Dora décède le 22 février 1949, âgée de 80 ans. Elle est enterré avec son mari Martin au Monument Hill Cemetery, à Thermopolis.
Une belle histoire d'un couple qui aimait le Wyoming.
Byron Francis Wickwire (15/01/2025)
L'aventure de l'homme qui a tout perdu en un voyage.
Né le 19 décembre 1863 à Sherman, dans l'état de New York, et arrive à Beaver Creek, Nebraska, à l'âge de 12 ans avec sa famille.
Leur cabane était un vulgaire abri en terre et le jeune Byron passait la plupart de son temps dehors, sur un cheval à chasser le bétail pour les éleveurs voisins. À un moment donné, les Amérindiens Cheyenne ont quitté la réserve et ont tué 10 personnes à Beaver Creek, dont un homme à moins d'un mile de la cabane Wickwire.
Sa mère meurt quand Byron à 19 ans et il décide de partir vers mon Wyoming. Il a entendu parler des grands éleveurs dans les Bighorn et arrive à Cheyenne, continu son chemin jusqu'à Rawlins puis à Lander en 1882 ou il travaille dans une entreprise de transport de marchandises.
Il rencontre John Lumen qui l'embauche pour l'aider à transporter un troupeau de 7000 têtes de bétail dans le bassin de Bighorn, entouré de montagnes. Arrivé sur place, une cabane en rondin est construite pour Byron qui va rester sur place à s'occuper des troupeaux de Lumen.
Il y a de hautes herbes bien grasse du Wyoming pour les bovins et de nombreux animaux à chasser pour se nourrir, bisons, élans, cerfs et antilopes, de sorte que la viande était abondante. Il y reste plus d'un an et l'hiver suivant, son patron John Lumen l'envoie avec un troupeau de chevaux à Paint Rock Creek, du côté Ouest des Bighorn Mountains.
Byron à alors 21 ans en 1884, s'installe et se construit une nouvelle cabane en rondins de peuplier. Cette région, il l'adore, et elle devient sa demeure pendant de nombreuses années.
Il s'aménage une belle propriété, un endroit magnifique où le ruisseau Medicine Lodge jaillit d'un canyon de montagne. Il vécut dans sa propriété une partie de l'année.
Il est contremaître de l'entreprise Luman durant 4 ans, jusqu'en 1886, période durant laquelle les rois du bétail dans les Bighorn Mountains s'enrichissent.
Le savoir faire de Byron en matière d'équitation et de lasso a été utilisée par divers ranchs de la région, y compris le célèbre Pitchfork Ranch sur la Greybull River.
L'hiver rigoureux de 1886-1887 entraîna de grandes pertes pour les barons du bétail. Les colons arrivèrent avec leurs charrues et leurs pelles, et bientôt les pâturages appartenaient aux petits éleveurs.
Entre 1886 et 1890, Byron Wickwire fut nommé shérif adjoint spécial du bassin de Big Horn. Il était violoniste et de nombreux cow-boys faisaient valser les filles sur les airs joués par Byron.
Lui aussi rencontre une fille, Mary Rawson, surnommé May, une jeune fille née le 17 juin 1866, à Red Bluff, Tehama, Californie. Ses parents tenaient un magasin à Hyattville. Byron courtisa May et ils se marièrent en 1896. Le couple vivait dans le ranch que Byron avait bâti au pied du Medicine Lodge Canyon.
Dans ce canyon, aujourd'hui, on trouve beaucoup d'écritures et de pictogrammes Amérindiens. C'est un endroit ou les Crows mettaient souvent leur campement. C'est devenu un endroit touristique et on retrouve même le nom de Byron Francis Wickwire gravé dans la roche.
Byron élevait du bétail et des chevaux et la chance semblait lui être favorable. Il avait des terres, du bétail et une femme qu'il adorait, à tel point qu'il se révoltait à la vue de May qui allait faire du travail pénibles chez un autre éleveur, son ancien patron John Lumen.
On parlait beaucoup des champs aurifères au Nord/Ouest du Canada. Byron était passionné par l'aventure et quand l'occasion de vivre une aventure passionnante se présentait, il n'avait pas besoin d'être poussé. Dans le comté de Big Horn, c'était un éleveur de chevaux, de bétail et fabricant de harnais bien connu.
Quand il a entendu que les chevaux manquaient pour les chercheurs d'or au Nord/Ouest du Canada, il ne lui fallait pas longtemps pour prendre la décision de partir avec un troupeau de chevaux. Surtout que le prix donné pour un mammifère herbivore était de 400$ pièce. J'ai même lu dans certains livres historique qu'ils se vendaient entre 600 et 700 dollars la tête.
De plus avec l'argent gagné, sa femme May, ne sera plus obligé d'aller travailler chez l'éleveur voisin.
Les chevaux sauvages ne sont pas difficiles à capturer dans les Bighorn Mountains. Il y en a plus qu'il n'en faut, ils couraient dans les collines, les ravins et les immenses prairies.
Avec un ami, Lon Taylor et plusieurs autres personnes, ils ont rassemblé, jusqu'à 80 chevaux en seulement 4 jours.
Une fois les chevaux près à prendre la route, ils partirent pour le Canada. Mais attention, c'est à Dawson City, à environ 3000 miles.
Les hommes s'étaient renseignés avant de partir pour atteindre les plus riches champs aurifères et la piste d’Edmonton était la meilleure.
Ils n'avaient pas a craindre les attaques Amérindiennes, le gibier et le poisson sont abondants et c'était le chemin le plus court.
Cela semblait être un périple facile, simple et ils pouvaient gérer environ 80 chevaux. Cela signifiait quand même une absence de plusieurs mois, peut-être un an aller retour, mais pas plus. Mais son ancien patron, John Lumen, son voisin, a dit qu'il veillerait à ce que son épouse, May, se porte bien et ne manque de rien. Il s’occuperait aussi de son ranch et de son bétail.
Les hommes partirent le 5 octobre 1897, Byron, Lon et Charlie Olson qui les accompagnait, conduisant un attelage sur un chariot, chargé de leur litière, tentes et provisions. D'après leurs calculs, ils devraient arriver à Dawson City au printemps, juste à temps pour le marché de chevaux.
Bien que les chevaux étaient difficiles au début, ils ont rapidement compris qu'il fallait suivre le troupeau.
En 5 jours, et 120 miles, le 10 octobre, ils arrivaient à Billings.
Là, ils ont acheté des vêtements chauds et des couvertures et ont quitté Billings le 18 octobre.
Après plusieurs jours et quelques tempêtes de neige le convoi passe la frontière du Canada au niveau de Coutts ou ils ont du payer 2$ par tête de cheval pour quatre-vingts chevaux.
En route, un peu avant le Canada, ils sont rejoint par George Weaver avec ses 6 mules et sa jument pinto, ainsi qu'un métis français appelé Big Joe.
George Weaver était un homme gaie, toujours à faire rire en racontant des histoires à dormir debout et il était toujours souriant.
Ils furent frappés par une longue et violente tempête de neige, les forçant à s'arrêter Ft. McLeod 1 mois, du 12 novembre au 13 décembre.
Quand il reprirent la piste vers Edmonton, il y avait davantage de tempêtes, la nourriture rare et les cours d'eau gelés. Il y avait de moins en moins de piste ou alors un chemin misérable. Les problèmes s'accumulaient.
Les 5 hommes, Byron, Lon, Charlie, Weaver et Big Joe, décidèrent, pour regagner le temps perdu de charger les chevaux dans le train et les ont expédiés à 300 milles d'Edmonton.
Ensuite, les températures baissaient de plus en plus, souvent a -40 degrés et il voyageaient le plus souvent dans beaucoup de neige, se qui les ralentissait. Ils commençaient croiser la route d'hommes pressés d’atteindre les champs aurifères à Dawson City, et qui voulaient acheter des chevaux. Mais leurs prix étaient toujours trop bas et ils refusaient de vendre.
Après avoir consulté les habitants locaux, qui leurs disaient que la route était impraticable pour le moment, la sagesse leur a dicté de retarder le nouveau départ. Ils ont trouvé une vieille cabane et ont attendu encore 2 mois avant de repartir.
Pendant cette période, Byron et son équipe ont fait la connaissance de 3 hommes, Billy Hill, Papa Atkinson, son fils Charlie et se sont associés. Durant ces 2 mois d'attente, ils ont eu beaucoup de travail. Sur une idée de Papa Atkinson, ils ont fabriqué 6 bons traîneaux et un genre de bobsleigh. Avec ça, ils continueraient plus facilement leur route qu'avec leur chariot. Ils ont aussi travaillé sur des harnais, des selles de bât et des colliers, dressé des chevaux pour les bâter et pour les conduire sur les traîneaux.
Byron repensait à ce qu'on lui avait dit, de prendre la route Edmonton qui serait facile, et disait "C'est la pire escroquerie jamais mise en avant". La route promise n'existait pas.
Quelques personnes leurs expliquaient qu'il fallait faire demi tour, que c'était trop dur et dangereux de continuer. Un prospecteur disait qu’il avait fallu presque 2 ans pour faire la route jusqu'à Dawson City.
Mais Byron, qui voulait absolument ramener de l'argent pour sa femme May, a préféré continuer, même s'il disait c'était pas l'enfer, mais presque.
Sur la route ils trouvaient des cabanes que des gens avaient construites pour s'abriter avant de continuer. Dans l’une d’elles, ils ont trouvé 2 chercheurs d'or mort gelés.
Quand ils sont repartis, il restait que 73 chevaux en bon état. Le métis français Big Joe avait quitté le groupe de voyageurs.
La malchance continue, les chevaux s'enfuyaient, les traîneaux se renversaient, renversaient leur chargement et étaient souvent brisés. Le bord du sentier était jonché de traîneaux en ruine, d'effets personnels éparpillés et de chevaux morts.
Il arrivait qu'ils croisaient des hommes qui avait abandonné et fait demi tour, découragés, hébétés, à moitié fous.
Le printemps arrive, avec les pluies torrentielles, les vents parfois violents, les journées chaudes, puis les mouches, les moustiques et les nuées de moustiques étaient si denses que les hommes ne pouvaient plus respirer.
Les pires étaient les mouches "bull-dog", 2 fois plus grosses que des bourdons. Elles suivaient les chevaux et les rendaient fous jusqu'à l'énervement. Leur piqûre était semblable à celle d'un petit coup de couteau et les chiens qui accompagnés n'étaient guère mieux épargnés. Le long de la piste, il y avait toujours cette odeur de chair de cheval en putréfaction.
Ils devaient traverser des lacs gelées, sur la glace, mais, à mesure que les jours se réchauffaient, la situation devint dangereuse en raison de l'épaisseur de la glace de plus en plus fine. Les traîneaux s'enfonçaient ou se renversaient, les charges tombaient à l'eau et ce qu'ils arrivaient a récupérer étaient trempées. Les hommes avaient toujours les mains et les pieds étaient constamment mouillés et gelés.
Un nouveau problème survient, arrivé à Bear Creek, ils ont dû faire face à la réalité. Comme il y avait de moins en moins de neige, continuer avec les luges n’était plus possible. Il y avait encore 2400 kilomètres de terrain accidenté encore à parcourir, qu'ils ne pourraient atteindre avant l’automne.
Une fois de plus, c'est trappeur du coin leur donne un conseil, tout simplement laisser tomber leurs chevaux et repartir dans leur Wyoming. Mais Byron ne voulait abandonner ses chevaux et les laisser mourir de faim, il en avait déjà perdu quelques uns. Il dit qu'il continuait avec ses chevaux et que si ils mouraient, il mourrait avec eux.
Le trappeur leur indiqua un autre problème. Même si les chevaux parvenaient à passer, il n’y aurait pas de pâturages et de nourriture disponibles rapidement pour eux à Dawson City.
Ils construisirent un bateau, pas très grand, 6m de long sur 1m de large, qu’ils baptisèrent le Wyoming et décident de diviser le groupe en 2, certains se dirigeant par la rivière le plus longtemps possible tandis que les autres continueraient par la route.
Après l'abandon du Français Métis, Big Joe, ce fut au tour du cuisinier, Charlie Olson, a quitté le groupe, mais aussi de Papa Atkinson et son fils Charlie qui décident de repartir vers Edmonton.
Décidément, le pauvre Byron Francis Wickwire, ne fait pas le voyage facile qu'il croyait au début. Mais il ne perd pas espoir et continue avec une équipe réduite à 4 personnes.
George Weaver avec ses 6 mules et sa jument pinto et Billy Hill déclarèrent qu'ils étaient des cavaliers et non des bateliers. Ils continueraient par la route.
Byron et Lon partirent donc en bateau et devraient arriver à Dawson City avant le troupeau, ou ils trouveraient de la nourriture pour leurs chevaux.
Ils descendirent rapidement la Peace River, large et rapide, et parcoururent 800 kilomètres avant d'entrer dans une rivière plus sauvage aux nombreux rapides et chutes. Ils tentèrent leur chance sur les rapides les moins importants. Mais d'autres torrents avaient besoin de les faire sortir de l'eau, le bateau et les marchandises et de tout porter plus loin sur plusieurs miles. Les portages étaient difficiles et épuisants qui en général, était fait par plusieurs équipes. Là, ils ne sont que 2.
Ils trouvèrent des Amérindiens qui voulaient bien les aider, mais, même pour eux, c'était un travail périlleux.
Après être passé la frontière de l'Alberta, il rencontrèrent une chute, pas très haute, de 10 pieds (3m) mais très brutale, ils ont été jeté hors du bateau "Wyoming" qui fut emporté.
Heureusement, ils s'en sortirent miraculeusement indemnes, ainsi que le bateau qu'ils ont retrouvé un peu plus loin.
En passant à Fort Smith, ils firent équipe avec 3 hommes de Chicago, Springer, Thomas et Fritz, qui avaient un plus grand bateau de 11m qu’ils avaient baptisés "California". Plus nombreux ils devraient s'en sortir un peu mieux.
Au cours de ce long voyage, ils passèrent à de nombreux postes ou station de la Baie d'Hudson, Dunvegan, Forts Vermilion, Smith, Resolution, Providence, Simpson, Wrigley etc... Ils découvrirent ces postes dans des cadres magnifiques, avec des magasins, une mission catholique, une église anglaise et une école.
Arrivés à Fort Good Hope, ils entrent dans le cercle arctique et eurent bientôt le soleil de minuit, ils commençaient à voir des Esquimaux.
Ensuite, à Fort McPherson, ils furent rejoints par 2 Canadiens, Cunningham et Tarleton, qui ont également un bateau. Ils avaient déjà rencontré ces deux hommes à Edmonton.
Par moment, ils devaient marcher sur la rive et tirer les bateaux avec des cordes, souvent en déchargeant leurs matériels plusieurs fois. La végétation était par moment trop épaisse, et ils devaient s'aventurer dans l'eau glacée, toujours en tirant les bateaux ou les marchandises sur les épaules.
Bientôt, les gros bateaux ne peuvent plus continuer, il ne restera que les petits. Le groupe s'amenuise, Springer et Thomas, sont vieux, malades et de plus en plus effrayés par le voyage, ils abandonnent. Un des hommes de Chicago, Fritz, reste avec eux.
L'équipe restante, s'aperçu, qu'arrivé ici, des centaines de voyageurs qui espéraient arriver jusqu'au champs aurifères au Nord/Ouest du Canada, abandonnent.
Ils continuent avec le petit bateau "Wyoming". Ils se disent que cette eau finirait bien par atteindre la Yukon River. Mais le périple est long, en 20 jours ils n'ont fait que 60 miles.
Régulièrement, Byron et son ami du départ, Lon, se demandaient où pouvaient bien se trouvaient George Weaver et Billy Hill avec les chevaux. Ils savaient les problèmes auxquels ces 2 cow-boys devaient faire face.
Après avoir parcouru 640 miles (400 km), ils arrivèrent à Fort Yukon le 27 août. Ils y trouvent enfin le grand fleuve Yukon qu'ils cherchaient à atteindre depuis tant de mois. Ils se sentaient heureux d'être là, car un nouvel hiver n'était pas loin d'arriver.
Ils vendent leur petit bateau "Wyoming" pour 10$, quittent leur compagnon de Chicago, Fritz, et prennent le Oil City, un bateau à vapeur, pour remonter la rivière jusqu'à Dawson City à 275 miles (442km) de Fort yukon.
Ils ont mis 11 mois, et arrivent à Dawson City le 09 septembre 1898 après avoir parcouru 3600 miles, (5800km) depuis leur départ du Wyoming, presque un an auparavant.
En faisant cette routes, des centaines de personnes sont mortes ou ont abandonnés. Au plus fort de la ruée vers l’or vers les champs aurifères au Nord/Ouest du Canada, on estime que 2000 prospecteurs sont partis et que seulement 150 environ ont réussi à atteindre Dawson City.
Mais Byron Francis Wickwire et son ami Lon Taylor ont réussi à s'en sortir, grâce à leurs persévérances et d'une bonne dose d'audace. Le fait d'être 2 cow-boys de mon Wyoming, coriaces, chevronnés et courageux a été un atout majeur.
Ses chevaux n'étaient pas arrivés, et c'était normal, par la route c'est plus long. Dawson city avait environ 40 000 habitants, avec des tentes et des cabanes, de nombreux saloons et salles de danse, et une police montée canadienne y maintenait un très bon ordre. Tout était très cher, mais les salaires étaient bons si on trouvait un emploi. C'est justement d'argent que nos 2 voyageurs ont besoin en attendant l'arrivé des chevaux, Byron trouve un travail d'emballeur pour les transporteurs Bartlett Brothers et Lon trouve un emploi dans une compagnie minière.
Ils surveillaient de près la rivière, espérant voir arriver leurs amis et le troupeau.
Ils ont continué à travailler tout l'hiver et tout le printemps. À la mi-juin, ils n'étaient pas devenus aussi riches qu'ils le pensaient en venant à Dawson City, mais ils avaient réussi à économiser un peu d'argent.
Un jour que Byron est dans la rue, il entend crier son nom.
C'était Fritz, leur ami de Chicago, qu'ils avaient laissé à Fort Yukon depuis près d'un an. Byron lui dit qu'il était content de le voir et qu'il s'en était sorti.
Fritz de son côté expliqua que de plus en plus d’hommes remontaient la rivière et ne pouvaient plus aller plus loin. Avec l’arrivée de l’hiver, des centaines de personnes s'arrêtaient en route, construisaient des cabanes et coupaient du bois pour se chauffer. Ils avaient de provisions, mais sans légumes ni fruits frais, beaucoup attrapèrent le scorbut et moururent par centaines. D'ailleurs il avait perdu ses amis, Springer et Thomas, qu'il avait enterré.
Il avait atteint Dawson City au printemps grâce à des Amérindiens rencontré en chemin, sinon il serait certainement mort lui aussi. Mais à sa connaissance, personne d’autre n’était arrivé en ville.
À l'automne, les jours raccourcissant, Byron et Lon abandonnèrent tout espoir de revoir un jour Weaver, Hill et les chevaux.
Puis fin septembre, les 2 hommes qui observaient quand même l'arrivé des bateaux, aperçurent un radeau. Ils voyaient 2 hommes, un cheval et une mule. Byron et Lon ont été très heureux en reconnaissant George Weaver et Billy Hill. Avec eux dans le radeau se trouvaient un cheval et une mule.
Ce furent de belles retrouvailles passionnantes, soulagés de voir leurs partenaires sains et saufs. La perte de ses chevaux était secondaire.
George Weaver et Billy Hill expliquaient les récits de leurs aventures.
Ils avaient continué leur route jusqu'en mai 1898, et suivirent la Peace River, puis franchirent la ligne de partage des eaux. Mais l'hiver les rattrapa et ils campèrent pendant plusieurs mois. Le printemps suivant, ils suivirent plusieurs rivières pour attraper le fleuve Yukon.
La terrible traversée des Rockies Mountains semée d'embûches et de dangers. Ils avaient traversé des rivières sans gué et s'étaient frayé un chemin à travers des forêts épaisses, des canyons profonds et des marécages où les chevaux s'enfonçaient jusqu'aux genoux à chaque pas. Les 2 hommes s'étaient souvent perdus. Ils avaient eu de la pluie glaciale, du brouillard et des moustiques et, quand l'hiver s'était installé, un froid mordant et une neige épaisse.
Au fur et a mesure du chemin, ils perdaient des chevaux, certains se sont noyés ou emportés en traversant des rivières dangereuses, d'autres tombés dans des gouffres profonds ou dans des sables mouvants, ou en descendant des rapides en radeau ou en heurtant des rochers inattendus.
George Weaver expliqua qu'un jour, un Amérindien leur a volé un cheval et le tua. A son tour, George, supprima l'Amérindien, mais du la police montée lui infligea une amende de 10 chevaux à donner à la tribu.
Ils leur restaient que 10 animaux quand ils prennent un radeau. Malheureusement, ils ont été pris dans des chutes d'eau terrible et ont encore perdu 8 chevaux et mules, il ne restait plus qu'un cheval et une mule. Ils perdirent également toutes leurs provisions, leurs lits, leurs tentes et même leurs fusils.
Ils s’étaient nourris de cynorhodons. C'est une sorte de rosier avec un fruit appelé vulgairement "gratte-cul", parce que de la ce fruit que vient le poil à gratter. Il est riche en vitamine C (20 fois plus que les oranges), mais aussi en vitamines B et PP, en provitamine A et en sels minéraux, et ils contiennent des sucres. Un fruit très nutritif.
C'est ainsi qu'ils sont arrivés à Dawson City avec les 2 animaux restants. Billy Hill, expliquait que s'il avait tenu le coup, c'était surtout à la joie de vivre de George et que malgré tout il avait toujours quelques choses de drôle à raconter.
Quelques jours après l'arrivée de George et Billy, il était temps pour Byron Francis Wickwire de rentrer chez lui dans le Wyoming. Il pris un bateau à vapeur sur 1800 milles (2900 km), puis un plus gros bateau qui longea la côte sur 2700 milles (4345) jusqu'à Seattle, aux États-Unis, puis enfin de retour dans mon Wyoming à la fin de l'automne, soit 2 ans après son départ.
Byron fut accueilli avec enthousiasme à Hyattville, mais il connut quelques désagrément. Sa femme, May, était persuadée qu'il était mort en route et avait vendu le ranch pour s'installer à Bassin. Byron, à Hyattville, est devenu l'homme qui a tout perdu en un voyage. Heureusement, May est retournée auprès de son mari. Byron Francis Wickwire avait encore un peu d'argent de son travail à Dawson City et il acheta des terres à la périphérie de Hyattville et se remit bientôt à l'élevage.
En 1906, il loua son ranch et s'installa à Basin, où il se lança dans la fabrication de selles et de harnais. En 1907, Byron et May, adoptèrent une petite fille, Ruth, fille d'un pasteur dont la femme était décédée.
En 1910, il construisit une annexe à la ville qui est encore connue sous le nom d'extension "Wickwire".
Byron fut nommé shérif du comté de Big Horn en 1911 et, réélu à maintes reprises, il servit le comté jusqu'en 1923.
C'était une période de grande croissance dans cette région, et aussi l'époque de la prohibition qui multiplia les problèmes des policiers. Mais Byron, savait y faire et gérait ces situations avec le même bon sens et la même efficacité dont il avait fait preuve lors de son voyage à Dawson City il y avait quelques années.
Byron et May retourneront quelque temps dans leur ranch de Hyattville, mais il le loua dans les années 1930 et s'installèrent à Thermopolis.
Leur fille adoptive, Ruth, qui s'était marié à Wallace Gerald Chesebro en 1940, vivait à Casper. Dans leurs vieux jours, Byron et May ont passé leurs dernières années dans cette ville, profitant de sa fille et de ses 2 petits-enfants, Wallace Jr. et Joann. Byron est décédé à Casper le 25 mars 1943 à l'âge de 80 ans. May lui survécut plusieurs années et mourut le 15 février 1958, à l'âge de 92 ans, et a été enterrée à Casper.
C'est ainsi que se termine l'aventure de l'homme qui a tout perdu en un voyage, mais qui fini bien.
Plus tard, dans son livre qui parlait de la piste d'Edmonton, route que suivit Byron, l'écrivaine Mae Haris Anson l'appelait "La piste de la mort vers le Yukon".
James Bordeaux (30/12/2024)
Trappeur et ami des Amérindiens.
Né le 22 août 1814, à St. Charles, Saint Charles, Missouri, ses parents étaient, Pierre Bordeaux, Thérèse LaReine Petit. Après la mort de sa mère et le remariage de son père, il quitta la maison à l'âge de 12 ans pour rejoindre l'American Fur Company le long du haut Missouri.
En 1830, il travaille pour Pierre Chouteau, Jr. pour 200$ par an. À mesure que le commerce se développait, l'American Fur Company a établi un réseau de petits postes de traite qui serviraient mieux les trappeurs. Ces postes sont également devenus un lieu où les Indiens pouvaient échanger des peaux contre des marchandises.
L'American Fur Company organise des poste pour les trappeurs un peu partout dans l'Ouest, et l'un de ces postes se trouve à fort William (plus tard Fort Laramie). L'American Fur Company rachète le fort en 1837 à William Sublette sur ordre de Frederick Laboue, un haut responsable de l'entreprise. L'entreprise souhaitait maximiser son commerce de peaux de bison de première qualité en établissant des postes dans les vallées protégées où les Amérindiens hivernaient.
Comme responsable et pour diriger le poste de Fort William, Frederick Laboue choisit James Bordeaux, qui est surnommé l’Ours par les Amérindiens des Lakotas.
Il entretenait de nombreuses et bonnes relations d'affaires avec d'autres commerçants et Amérindiens, au début des années 1840 (ou 1841), il épousa, à fort William, une Sioux Lakota nommée Huntkalutawin et appelée Marie, dont le frère était Swift Bear, un chef notable du peuple Brule. Marie est née en 1814 et ils ont eu au moins 7 fils et 2 filles.
En 1845, James était toujours responsable du fort. Plus tard, James Bordeaux fut associé à Joseph Bissonette et détenait une participation dans Fort Bernard près de l'actuelle Lingle. Fort Bernard a brûlé en 1868.
Fort Williams était juste un comptoir pour le commerce de la fourrure, situé le long de la Laramie River. Mais en raison des attaques Amérindiennes ou des hors la loi envers les colons et des convois de chariots, en 1849, l'armée américaine en prend le contrôle de Fort Williams en l'achetant 4000$, pour venir en aide aux voyageurs et le nomme par la suite Fort Laramie.
James avait reçu des informations concernant la construction de nouvelles routes militaires reliant Fort Laramie, Fort Fetterman et Fort DA Russell et se lança dans les affaires.
Il construisit un ranch relais à l'intersection des 3 routes. Une cabane de 3 pièces avec un magasin pour les voyageurs. Le magasin de Bordeaux était géré par Hugh Whiteside qui a été assassiné dans le magasin par un voleur de chevaux. Il vendait ou échangeait des peaux, des fourrures, des couteaux, des bouilloires, des haches et toutes sortes d'outils utiles. Pour ses amis Amérindiens, les textiles constituaient la principale catégorie de marchandises échangées, et James Bordeaux en était le principal importateur.
James Bordeaux prospéra et une petite ville commence à voir le jour et même s'il n'y a plus rien aujourd'hui, à une époque James Bordeaux possédait le ranch relais, un hôtel, un bureau de poste et le magasin.
Des Amérindiens Crows ennemis qui venaient du Montana attaquèrent le ranch Bordeaux. Heureusement, les amis Amérindiens Sioux de James Bordeaux sous les ordres de Red Leaf et Two Strikes poursuivirent le groupe de guerre et livrèrent une bataille sans issue à 40 kilomètres à l'ouest à Crow Butte, nommée en l'honneur du combat.
Après la guerre civile, les conditions de vie dans les plaines du Nord étaient instables et le commerce dégénéra souvent en fourniture d'armes de contrebande aux amérindiens qui résistaient aux efforts du gouvernement pour les forcer à vivre dans des réserves.
James Bordeaux a ensuite commencé à échanger d'autres articles, allant des armes aux perles, de l'argent utilisé dans la fabrication de bijoux aux vivres. Il deviendra plus tard un commerçant indépendant et exploitera un poste de traite et un ranch près de Fort Laramie, ainsi qu'une autre entreprise sur Chugwater Creek dans l'actuel Wyoming.
James connaissait bien ses amis Amérindiens et leur langue. Il servit d’interprète au conseil du traité lors des négociations du traité de Fort Laramie en 1868, et pendant ce temps c'est son fils, Louis, qui dirigea souvent le poste relais de Bordeaux.
Un accord semble avoir été conclu dans le traité de Fort Laramie de 1851 avec les Cheyennes, les Sioux, les Arapahos, les Assiniboines, les Mandans et les Arikaras ont accordé aux États-Unis le droit d’établir des routes et des postes militaires dans la région. Malheureusement, le traité n’a pas vraiment contribué à réduire les conflits dans la région.
Au cours des années suivantes, son fils Louis, deviendra un interprète important lors de la rencontre cruciale entre l'armée frontalière et les Sioux pendant la période de la guerre indienne du milieu à la fin des années 1870.
Le drame;
Nous sommes à la fin de l’été en 1854, environ 4800 Lakota, Sioux et Oglala campent près du Fort Laramie. Le 17 août 1854 , une vache qui s'est égarée est trouvé par un Amérindien, du nom de High Forehead.
Pour lui, la vache n'appartient à personne et il l'a tue pour nourrir sa famille et une partie de son village. Mais l'animal était a un mormon, qui, quand il a appris que sa vache avait été tuée, il alla se plaindre à Fort Laramie qui envoya un détachement militaire au campement Sioux et Lakota.
Le lieutenant Hugh Fleming, officier supérieur, consulta le chef, Conquering Bear, pour discuter de la perte de bétail. De toute évidence, le lieutenant Fleming ignorait pas, ou choisissait d’ignorer, que le problème devait être traitées par l’agent Amérindien local, en l’occurrence John Whitfield. Mais il était absent et devait arriver dans les jours qui suivent.
Le chef Amérindien, Conquering Bear, tenta tout de même de négocier, offrant un cheval de son troupeau personnel ou une vache du troupeau de la tribu. Le propriétaire mormon de la vache a persisté et à exigé 25$ à la place, argent que la tribu n'avait pas.
Le lieutenant Fleming demanda aux Sioux d’arrêter High Forehead et de venir le livrer à Fort Laramie, ce que Conquering Bear refusa. La discussion avec le détachement de l'armée et le mormon s’est terminée dans l’impasse.
Le 19 août 1854, le sous-lieutenant John Lawrence Grattan, du 6e régiment d’infanterie des États-Unis, a dirigé un détachement armé vers le campement Amérindien pour prendre High Forehead en tant que prisonnier et le ramener au fort.
Dans le groupe de soldats se trouvaient un sergent, un caporal, 27 soldats et un interprète Français/indien nommé Lucien Auguste et bien sur le sous-lieutenant John Lawrence Grattan qui commandait.
Le sous-lieutenant John L Grattan était inexpérimenté et détestait les Amérindiens. Les forces militaires bien armé, ils avaient deux pièces d’artillerie en plus de leurs armes.
L'interprète craignait la rencontre avec les Lakota et les Sioux et avait bu de l'alcool tout le long du chemin pour ce donner du courage parce qu'il n’était pas très apprécié des Sioux, et parlait très mal leur langue. Alors que les soldats entraient dans le campement Amérindiens, il commença à narguer les Sioux, traitant les guerriers de femmes et disant que les soldats n’étaient pas là pour parler, mais pour les tuer tous.
James Bordeaux, qui était en visite chez ses amis indiens, observait la rencontre, et avait vu que l'interprète Auguste, était ivre. Le lieutenant John L Grattan a commencé à prendre conscience du risque et s’est arrêté pour discuter de la situation avec James Bordeaux, qui lui conseille d'aller parler directement avec le chef Conquering Bear. Mais John L Grattan continua directement chez le malheureux Amérindien qui avait pris la vache, High Forehead, et lui ordonna de se rendre aux forces américaines.
Après un bref échange verbale, Grattan est allé vers le chef Conquering Bear, disant que les Sioux devraient arrêter le coupable et le livrer, mais le chef refusa et essaya une nouvelle fois de négocier, toujours en offrant un cheval en compensation pour la vache.
James Bordeaux dit au chef Amérindien et à John L Grattan que l’interprète ivre, Auguste, narguait les Sioux et ne traduisait pas correctement.
Le chef Conquering Bear demanda à son ami James Bordeaux de servir d’interprète, car les Sioux lui faisaient confiance. Malgré tout, James pouvait voir que la situation était hors de contrôle et que cela pouvait devenir incontrôlable à tout moment.
Le lieutenant John L Grattan, était très énervé, pressait le chef Conquering Bear de livrer High Forehead. Le lieutenant a commencé à retourner à sa colonne ou un soldat trop nerveux a tiré avec son arme, tirant sur un Sioux. Les guerriers ont commencé à tirer des flèches pour se défendre.
Le campement comptait environ 4800 Amérindiens dont 1200 guerriers. Le pauvre Conquering Bear fut mortellement blessé et mourut quelques jours plus tard. Les guerriers sioux tuèrent rapidement le lieutenant John L Grattan, 11 de ses hommes et l’interprète Lucien Auguste. Un groupe de quelque 18 soldats s’est retiré à pied en essayant d’atteindre des rochers pour se mettre a l'abri et se défendre, mais ils ont été coupés et tués par des guerriers dirigés par un autre grand chef, Red Cloud. Un soldat a survécu au massacre mais est mort plus tard de ses blessures.
Le chef, Conquering Bear, qui voulait absolument que ça se termine par un arrangement paisible à été le seul Amérindien Lakota, tué. Les Sioux ont tués tous les blancs mais pas leur ami James Bordeaux.
Pour John L Grattan, qui n'aimait pas les Amérindiens, ce fut sa première et unique rencontre avec les Sioux.
Trois jours après l’attaque américaine, les Sioux, Lakota et Miniconjou abandonnèrent le camp sur la rivière North Platte et disparurent. Le quatrième jour, l’armée a demandé à James Bordeaux d’organiser un rapatriement des soldats tués.
Les soldats tués avaient été rituellement mutilés et le corps du lieutenant John L Grattan a été identifié grâce sa montre. Les restes des troupes ont été enterrés sur place dans une fosse commune peu profonde.
Les restes des soldats ont ensuite été exhumés et réenterrés au cimetière national de Fort McPherson, où un monument en marbre blanc a été érigé en leur mémoire. Les restes de John L Grattan ont été déplacés plus tard et réinhumés au cimetière national de Fort Leavenworth au Kansas.
Aujourd'hui, un simple marqueur historique a ensuite été érigé à environ un demi mille du site des événements.
A l'époque de la bataille, ce coin ne faisait pas partie de mon Wyoming, mais était dans le Territoire du Nebraska.
En 1872, Jim Bordeaux abandonna ses intérêts dans l'Ouest et s'installa à Fort Randall sur le Missouri, où il avait plusieurs contrats gouvernementaux pour fournir du foin, du bois de chauffage et d'autres services à l'armée.
Après la reddition des Lakotas en 1877, la tribu fut reléguée dans des réserves, et des agences furent créées pour assurer la distribution des biens de rente promis dans le traité de 1868. Le commerce qui avait été si important pendant l'ère de la fourrure et les décennies suivantes devint moins rentable.
James Bordeaux qui s'était installé à Rosebud, dans le Sud Dakota, mourut le 11 octobre 1878 d'une pneumonie à l'âge de 64 ans.
Il a été enterré au Saint Charles Catholic Cemetery, Saint Francis, dans le Sud Dakota.
Il a été un homme bon toute sa vie et il aimait les peuples Amérindiens avec qui il s'entendait bien.
Elmer Floyd Lovejoy (03/01/2025)
Homme d'affaires et inventeur de Laramie.
Personne n'avait encore vu ça dans mon Wyoming en 1898. Une automobile avec Elmer F. Lovejoy au volant qui fait un petit tour dans le centre-ville de Laramie le 7 mai 1898, à une vitesse impensable de 8 miles par heure.
Il est né dans l'Illinois le 2 février 1872, de George W. Lovejoy et de sa femme. Pour des raisons de santé, ses parents décident de venir s'installer dans le Wyoming à la recherche d'un climat plus sec pour Elmer, qui souffrait de tuberculose ou il arrive à Laramie en 1883.
Il a fréquenté l’école secondaire de Laramie et a obtenu son diplôme et s’est inscrit à l’Université du Wyoming. Mais les livres et l'université n'étaient pas pour lui, et Elmer a abandonné ses études au bout de 3 mois pour devenir apprenti à l'usine de rabotage Cook & Callahan.
Il apprend rapidement le métiers et très vite il fait parti des projets de construction majeurs comme le manoir Edward et Jane Ivinson (aujourd'hui le musée Laramie Plains) et la cathédrale épiscopale St. Matthew.
Elmer s'est rapidement intéressé à la mécanique et lorsque l'usine a fait faillite, il a trouvé un emploi dans un ranch de North Park, Colorado, pour 30 dollars par mois. Une fois que le contremaître a découvert à quel point il était doué pour réparer les choses, il n'a plus jamais monté à cheval et était attribué a des travaux de réparation.
Avec les revenus de son travail au ranch, Elmer achète son premier vélo et part pour Chicago, pour voir l'Exposition universelle de 1893. Avec son vélo Il fait en moyenne 130 kilomètres par jour. C'est énorme pour les vélo de l'époque.
Sur ce coup là, il n'a pas eu de chance, l'ouverture de la foire a été retardée jusqu'en mai de l'année suivante à cause de la météo.
Pas eu de chance ? Si quand même, il s'est avéré qu'en chemin, le cycliste de 20 ans à rencontrer sa future femme, Nellie Oakley, fille d'un sellier de Woodbine, dans l'Iowa, âgée de 15 ans.
De retour à Laramie, Elmer continue à correspondre avec Nellie et à la courtiser. Il trouve un emploi de facteur et en même temps répare également des vélos. Il adore la bicyclette ce qui incite Lovejoy à ouvrir un magasin de vélos et de nouveautés à Laramie, où il répara des bicyclettes et commença à rêver d’un mode de transport moderne. Après avoir passé un an à transporter du courrier, Lovejoy a ouvert sa propre boutique de vélos, Lovejoy Novelty Works, au deuxième étage du bureau de poste, au 315 S. Second St. le bâtiment qui a est a ce numéro aujourd'hui n'est plus le même.
La boutique de vélos a déménagé plusieurs fois, pour finalement s'installer à son emplacement le plus connu en 1893, au 412-414 S. Second St., dans un bâtiment qui existe toujours. Le magasin s'appelle Lovejoy Novelty Works.
Elmer Floyd Lovejoy, 23 ans, et Nellie Oakley, 18 ans, se sont mariés le 27 août 1895. En 4 ans, toute la famille Oakley a déménagé à Laramie et certains sont venus pour travailler avec Elmer.
Elmer s'est vite fait une bonne réputation dans Laramie et même plus loin. On savait qu'il avait les compétences pour réparer a peu près tout, en dehors d'un pneu crevé ou qu'il ne remettait pas en état de marche un vélo il réparait tout, même un phonographe Edison.
Il n'a peut-être pas pu admirer les merveilles du monde à la foire de Chicago, mais cette aventure à vélo aller/retour de presque 2000 miles (plus de 3200km) lui a appris quelque chose, qu'il devrait exister un moyen plus confortable de traverser le continent qu'en vélo ou en chariot tiré par des chevaux.
Il avait envie d'avoir un véhicule qui fonctionne sans la puissance humaine ou animal.
C'est là qu'il décide de fabriquer une calèche sans chevaux et il demande a son père de l'aider pour financer le brevet, son père lui a répondu "Va travailler, il n’y aura jamais une telle chose comme une voiture sans cheval".
Toujours intéressé par la mécanique, en plus des vélos, a partir de 1895, il construit dans son atelier un véhicule et quelques années plus tard, il a construit une automobile à vapeur incorporant ses propres innovations de conception.
Durant l’hiver 1897-1898, Elmer travailla sans beaucoup sur son invention et voulait que sa voiture sans chevaux serait prête à fonctionner le 1er mai. Mais pour ça, il espérait recevoir le moteur marin monocylindre à 2 temps qu'il avait commandait.
1898, soit 3 ans après leur mariage, Nellie était enceinte de leur premier enfant, un garçon qu'ils appelleront Orell.
Il fait ses premiers essais le 7 mai 1898 dans les rue de Laramie et saluait quelques personnes alors qu'il descendait Second Street à une vitesse impensable de 8 miles par heure. Les passants stupéfaits disaient "n'est-ce pas le réparateur de vélos ?" ou alors "où va-t-il si vite ?".
Les journaux de Laramie parlaient souvent de l'invention de Elmer disant, "Il entreprend de créer la première voiture sans chevaux à vapeur à l’ouest du fleuve Mississippi", ou "Elmer F. Lovejoy commence sérieusement à construire sa première voiture", ou encore "Elmer Lovejoy ne fait rien d’autre que travailler sur sa voiture sans chevaux".
Il avait alors 26 ans et il était bien connu en ville. Personne à Laramie, ni même dans mon Wyoming, n'avait encore vu une automobile. des gens avaient entendu parler de voitures sans chevaux, comme son père, s'étaient moqués de cette idée et n'y avaient pas prêté attention. De plus, dans le Wyoming, les chevaux étaient plus nombreux que les habitants et les selliers ne s'inquiétaient du jouet d'Elmer F. Lovejoy.
Ce moment inoubliable d'une calèche sans chevaux en 1898 a été historiquement important pour l'État. En fait, sa première voiture n'était que son buggy amélioré et sans chevaux.
Elle fonctionnait par 2 chaînes reliées aux 2 roues arrière. Le véhicule roulait sur des pneus en caoutchouc pleins montés sur des roues en fer. Il était équipé d'un timon en T comme mécanisme de direction ce qui permettait de guider la voiture sans chevaux. Sa voiture (ou son Buggy) avait 2 sièges de 2 personnes, un à l'avant et l'autre derrière, pouvant transporter 4 passagers.
Lorsque la voiture roulait sur des surfaces bien plates, elle pouvait atteindre une vitesse de 10 ou 12 miles à heure.
En 1898, 2 semaines après avoir vu le véhicule, la célèbre entreprise de Laramie, WH Holliday Company, demande à Elmer de construire une voiture sans chevaux pour livrer des marchandises.
Sa voiture n’était pas la première. Des inventeurs en France, en Allemagne et aux États-Unis avaient déjà déposé des brevets plus tôt. Même une voiture à vapeur existait déjà un siècle auparavant. Néanmoins, Elmer a inventé une version du volant encore utilisée aujourd’hui. Techniquement, il n’était pas non plus le premier à le faire, mais il l'a perfectionné.
La voiture d'Elmer a précédé l’automobile d’Henry Ford de plusieurs années.
Il a également compris que les automobiles auraient besoin de pneus pneumatiques, et pas seulement de caoutchouc plein. Il a conçu lui même des pneus ballon pour son automobile et les a fait spécialement fabriqués chez Morgan & Wright Bicycle Tire Co. à Chicago. Toujours en avance sur son temps, parce que les pneus ballons n’étaient utilisés régulièrement sur les automobiles que près de 30 ans plus tard.
En 1902, il a encore amélioré sa première automobile à vapeur de Laramie.
Toujours bon bricoleur, il a décidé de construire une porte de garage automatique. Ses plans sont encore visibles à la Albany County Public Library de Laramie.
En 1905, il invente un équipement de direction automobile qui est toujours utilisé aujourd'hui et, en 1918 et 1921, il brevette des modèles d’ouvre portes automatiques de garage.
Une autre leçon qu'il a rapidement apprise est que la conduite de son engin devait être améliorée. Le timon en T était encombrant et fatiguant. Les constructeurs automobiles français, pays natal de l'automobile, rencontraient le même problème. Puis, presque simultanément, 3 designers différents ont eu l'idée d'un volant.
Alfred Vacheron pour Panhard et Lavassor pour une course Paris Rouen en utilisant un volant à la place d'une barre et Arthur Krebs a amélioré le design pour le faire basculer à un angle face au pilote.
Elmer Floyd Lovejoy était très actif au sein du Laramie Bicycle Club et était un photographe amateur.
Il a même conçu une feuille de route, soulignant les lieux d’intérêt autour du Wyoming et en particulier, Laramie et il a peut-être joué un rôle déterminant dans la première carte routière américaine.
En janvier 1902, la première voiture à essence fut amenée à Laramie par train. Une Oldsmobile achetée par le Dr H. L. Stevens et il demanda à Elmer de l'assembler pour lui à sa sortie du train, appréciant sans aucun doute l'opportunité de procéder à la rétro-ingénierie d'une telle machine. Elmer était tellement séduit par le moteur refroidi par air capable de fonctionner à haute altitude qu'il a signé pour devenir l'un des premiers concessionnaires agréés de Franklin Motor Car Co. en 1904 qu'il a exploité jusqu'en 1922, date à laquelle l’entreprise cessa de fabriquer des voitures.
À cette époque, les routes du comté d’Albany n’étaient guère propices à la conduite automobile, mais Elmer réussit à vendre ce qu’il pensait être un nombre appréciable de Franklin.
La voiture d'Elmer est devenue un objet courant dans les rues de Laramie, même si elle était encore considérée comme un jouet par certains habitants de Laramie. Son premier engin s'est usé au bout de 2 ans et a été mis au rebut.
Mais le siège social Franflin, dans l’État de New York, voyait la situation d’un œil légèrement différent, ils lui envoyèrent plusieurs fois des lettres destinées à l’inciter à vendre davantage. En désespoir de cause, ils envoyèrent finalement leur directeur des ventes à Laramie pour évaluer la situation des chiffres de vente qui n'étaient pas très encourageants.
L’homme de Franklin est arrivé en train et, se retrouvant avec du temps libre avant le départ d’un autre train en direction de l’Est, il a demandé à accompagner Elmer pour une visite de la zone qui lui était attribuée en tant que concessionnaire régional de la célèbre automobile. Elmer a été surpris lorsqu’on lui a demandé de conduire son supérieur sur son territoire, mais s’est exécuté en s’engageant tranquillement sur l’une des routes de campagne menant de Laramie.
Après avoir parcouru plusieurs kilomètres hors de la ville, Elmer a montré un ranch dont le propriétaire avait acheté une Franklin. Quelques heures plus tard, ils sont passés devant un deuxième ranch et, à la fin de la journée, ils n'avaient vu qu'une demi-douzaine d'endroits où il y avait un signe de vie. Le Wyoming a l'air vide de tout habitant.
De retour à Laramie, le dirigeant de Franklin s'est excusé disant "OÙ vous avez trouvé assez de gens pour acheter les voitures que vous avez vendues?".
De retour dans l’État de New York, l'homme a félicité Elmer pour son agressivité et sa capacité à vendre des voitures dans un endroit où il n'y avait personne à qui les vendre.
Cette même année, Elmer Floyd Lovejoy s'est classé deuxième en termes de ventes aux États-Unis, en fonction de la population de son territoire.
Elmer découvre qu’il existe une demande pour une voiture moins chère que la Franklin, la Studebaker. Elle se vend bien et c'est une bonne voiture pour mon Wyoming. Cependant, il abandonne Studebaker un an plus tard.
A cette époque, Elmer F. Lovejoy avait la réputation, dans tout Laramie, et même plus loin, de réparer tout et n'importe quoi.
En 1907, Elmer ouvre la première entreprise de location de voitures de Laramie et achète une voiture de remplacement pour sa Franklin en 1913 et la conduit jusqu'en 1940. Il achète ensuite une Chevrolet qu'il conduit pendant les 20 années suivantes.
Elmer était membre du conseil municipal de Laramie, actif auprès des pompiers et membre de divers comités municipaux. Il appartenait également à l'Ordre protecteur bienveillant des élans et était membre de la Chambre de commerce de Laramie.
Le 7ème gouverneur du Wyoming, Bryant Butler Brooks, en fonction du 2 janvier 1905 au 2 janvier 1911, a pris note de la popularité d'Elmer et l'a choisi pour assister à la Good Roads Convention à Buffalo, dans l'État de New York, pour planifier et tracer la Lincoln Highway. La route transcontinentale reliant les océans Atlantique et Pacifique traversait 13 États.
Elmer Floyd Lovejoy était la personne idéale pour l'aider à traverser, le Wyoming, la vallée et sa ville de Laramie. Il a indiqué les lieux d'intérêt du Wyoming et de la région de Laramie.
Entre temps, il déposa des brevets aux États-Unis en 1918 et 1921 et pendant un certain temps, il fut le seul fabricant et distributeur de portes automatique de garage dans tout le pays.
Il est resté à Laramie jusqu’en 1953, année où il a déménagé sur la côte Ouest.
Juste avant de prendre sa retraite en 1952, alors âgé de 80 ans et de déménager à Santa Ana, en Californie, il s'est entretenu avec le journaliste de Laramie Boomerang, Vandi Moore, pour une interview en décembre. Il a déclaré qu'il n'avait jamais eu d'accident de voiture de sa vie.
Durant sa vie, il correspondait avec 2 autres inventeurs de voitures sans chevaux, Elmer Apperson de Kokomo, Indiana, et Charles Edgar Duryea de Reading, Pennsylvanie. Ils sont décédés respectivement en 1920 et 1938, ce qui laissait Elmer vraisemblablement comme le seul inventeur automobile encore en vie à l'époque. Il n'avait jamais rencontré aucun des 2 inventeurs.
En 1953, Elmer Lovejoy et sa femme Nellie, à la recherche d'un climat plus chaud, s'installèrent sur la côte Ouest, en Californie.
Elmer Floyd Lovejoy a admis que sa retraite en Californie inclurait probablement un peu de bricolage, mais son temps dans l'industrie automobile était révolu depuis longtemps.
L’automobiliste pionnier du Wyoming mourut à Santa Ana, en Californie, en janvier 1960.
L'immeuble ou il a ouvert son garage à Laramie est toujours au 412 S. 2nd St à Laramie.
Son héritage perdure dans un lieu de rencontre populaire du centre-ville de Laramie, le Elmer Lovejoy's Bar and Grill, nommé en son honneur. Il se trouve à une minute à vélo de son ancien magasin.
Aujourd’hui, l’ancien garage d’Elmer Lovejoy est probablement mieux connu pour la grande fresque qui orne son mur sud. La peinture murale représente une rangée de hollyhocks, ainsi que divers insectes que l’on pourrait trouver dans un jardin; une libellule, une abeille etc... Mais le bâtiment lui même n'a pas beaucoup changé. Vous le trouvez au coin de la S 2nd street et E Custer Street.
Elmer Floyd Lovejoy le seul à avoir construit un véhicule moteur dans le Wyoming au XIXe siècle.
Frank Wilhelm Freund (12/12/2024)
Immigré Allemand qui arrive en Amérique en 1857 avec son frère George et a travaillé chez Remington et a servi dans les First New York Engineers pendant la guerre civile.
Après la fin de la guerre civile en 1865, l'ouverture du grand Ouest américain arrive, l'expansion du chemin de fer, les trappeurs, les mineurs, les ranchs et l'armée font partis des premiers. La principale fonction de cette dernière était de garder les Indiens sous contrôle et de permettre aux Blancs de se déplacer à travers le pays. Il y en a un qui a compris; c'est Frank W. Freund, comme des milliers de personnes, s'est tourné vers l'ouest.
Comme depuis son arrivé au pays de l'Oncle Sam il avait toujours travaillé, il a un peu d'argent à investir.
Dés 1866, la Union Pacific Rail Road construit une ligne vers l'Ouest à travers les vastes prairies du Nebraska, du Wyoming et de l'Utah, pour finalement rejoindre la Central Pacific, qui se construisait vers l'Est. Elles se sont jointes en mai 1869, dans un endroit isolé du désert de l'Utah appelé Promontory Point.
Frank qui a suivi l'UP est dans le Nebraska en 1866 et ouvre une armurerie le 16 juin à Nebraska City, au bord de la Missouri River. C'était déjà une belle ville qui avait vu le jour en 1854.
L'armurerie de Frank W. Freund est la première enregistrée à l'Ouest et il n'avait pas choisi cet endroit au hasard. C'est la route des émigrants et ils faisaient un arrêt à Nebraska City. De nombreux chariots s'étendaient à travers les prairies, et inondaient la rue principale de la ville qui avait plusieurs sociétés de transport de marchandises, dont la célèbre Zussell, Majors & Waddell. De plus, avec la Missouri River, les bateaux qui remontent déchargeaient leurs cargaisons pour être transportées par voie terrestre sur des convois de chariots vers les camps miniers, les ranchs et les postes de l'armée.
Mais Frank veut aller encore plus loin vers l'Ouest et se trouve désormais à North Platte, suivi de son frère George, toujours dans le Nebraska, la première ville à être connue sous le nom de Hell on Wheels (L'enfer sur roues). La ville était composée principalement de cabanes en bois abritant des saloons, des salles de jeu, des restaurants, des pensions, des salons de coiffure et d'autres entreprises, mais surtout, beaucoup de bordels. Même le même chemin de fer qui est arrivé ici, mis fin pour l'instant a continuer plus loin sont trajet.
Notre immigré Allemand, Frank W. Freund, ouvre une nouvelle fois un magasin d'armes. Mais reprend très vite sa route et se retrouve à Cheyenne, Wyoming, en septembre 1867.
Attention, même si l'endroit s'appelle déjà Wyoming depuis 1865, il fait parti du territoire du Dakota. Le Wyoming est créé le 25 juillet 1868.
L'Union Pacific qui a fini par repartir de North Platte atteint Cheyenne le 17 novembre 1867. Mais Frank et George Freund qui étaient déjà à
Cheyenne depuis 2 mois avaient une nouvelle fois une armurerie. Ils établirent leur armurerie dans le bâtiment Whitehead sur Eddy Street qui fut le premier bâtiment permanent construit à Cheyenne.
On a la preuve qu'ils étaient déjà présent à Cheyenne en septembre par ce que dans les archives de la ville on retrouve une annonce qui du 19 septembre qui disait :
"Freund & Bro.
Fabricants et exportateurs d'armes à feu, de pistolets et de coutellerie
Fabricants d'appareils de sport et de toutes sortes de munitions fixes et en vrac, fusils à double et simple carabine à plomb et fusils de chasse fabriqués sur commande".
Cheyenne avait aussi la réputation d'être une Hell on Wheels, encore plus grand que North Platte, plus vigoureux et sans loi, c'était la capitale
mondiale du jeu. On y trouvé 6 théâtres et au moins 17 saloons et des bordels de luxe.
Cheyenne, comme dans tous les terminus ferroviaires des villes, a un mode de vie anarchique et souvent violent avec en supplément le danger indien le long des rails. À cause de ces problèmes, la plupart des hommes portaient au moins une arme à feu. Qui fit le bonheur de Frank W. Freund et son frère qui faisaient de bonnes affaires en vendant des armes et des munitions et en réparant des armes à feu.
Ils figuraient parmi les 20 premiers négociants et vendeurs de la fameuse Winchester, nouvellement créée. En plus de la Winchester, les 2 frères vendaient aussi les fusils Henry et Spencer. Les revolvers les plus populaires étaient toujours les gros modèles à percussion Colt et Remington.
Les rails de l'Union Pacific continuent à se déplacer toujours plus vers l'Ouest et arrive a un endroit ou il faut construire un pont. Qui deviendra le pont dangereux de Spider Bridge, mais j'ai écrit sur ce pont il y a quelques mois.
Bref, la ville de Sherman voit le jour à cet endroit grâce à l'UP en 1868. Au départ, on construit une rotonde pour les trains et un plateau tournant, 2 maisons, un moulin à vent avec réservoir d'eau, puis très vite un magasin général, un bureau de poste, une école, 2 hôtels, 2 saloons, des ateliers d'usinage ferroviaire, un bureau Wells Fargo, un journal, un magasin de chapellerie etc... Et qui retrouve t'on ? Les frères Frank et George Freund toujours à vendre leurs armes.
La seul preuve de leur présence est comme à Cheyenne, un article de journal qui mentionnait le magasin Freund à Cheyenne ainsi qu'une succursale sur Main Street, à Dale City.
Au-delà de Sherman, le chemin de fer continuait à avancer vers l'ouest à travers mon Wyoming. Entre deux, le territoire du Dakota lâche les terres et le Wyoming est créé le 25 juillet 1868.
Ils ouvrirent également une boutique à Denver sur Blake Street ou ils ont eu le brevet pour vendre les marques comme Winchester, Henri, Colt ou Remington, les grandes noms de l'armement de l'époque.
La voie de chemin de fer atteignit Laramie City. Laramie, une ville plus importante qui allait continuer à se développer et était destinée à vivre la grande vie d'une ville terminale.
Frank W. Freund, toujours suivi par son frère George suivent l'UP et bien sur ouvre un commerce d'armes, la Freund & Bro. L'atelier d'armes Freund and Bro, situé entre First et Second Streets sur ce qui est aujourd'hui l'avenue Ivinson, fut l'un des premiers bâtiments à ossature de bois de Laramie construits en 1868 et était au milieu d'une ville de tentes typique installée par les personnes qui suivaient la voie ferrée.
Une bonne photographie avait été faites à cette période de 1868.
Avec l'arrivée du chemin de fer à Laramie, les habitants se précipitèrent pour réclamer des terrains en ville et les structures en bois furent construites si rapidement que Laramie était presque méconnaissable après seulement quelques mois.
En dehors de leur armurerie de Cheyenne, la boutique Freund allait fonctionner plus longtemps que n'importe quelle autre qu'ils avaient le long de la route de l'Union Pacifique.
Les 2 frères Freund auraient également des magasins d'armes à feu à Benton, Green River ou peut-être à Bryan City, dans le Wyoming.
Si les 2 frères avaient une présence dans ces villes c'est qu'un nouveau sport arrive dans mon Wyoming. Les voyageurs et touristes ont commencé a tirer sur les animaux depuis les trains, cerf, antilope, bison et même l'ours grizzly étaient devenu des cibles.
Les tireurs trouvaient excitant de faire ce sport depuis la sécurité d'un train.
Les tueurs d'animaux, parce que je vois pas d'autre adjectif pour les décrire, étaient équipés de fusils Ballard ou Sharps, chacun pour tirer sur les pauvres animaux qui croisaient leur chemin. Frank et George Freund faisaient de belles affaires en fournissant aux touristes des munitions et d'autres nécessités.
De plus, les frères étaient connus pour leur savoir faire et recevait
des commandes ou des armes à réparer depuis tout le Wyoming et même au-delà, puis réexpédiaient les armes a leurs clients par
chemin de fer.
Frank et George Freund continuent leur périple toujours plus à l'Ouest.
La prochaine ville-champignon Hell on Wheels dans laquelle nous les trouvons est Bear River City, initialement connue sous le nom de Gilmer, ou on trouve un comptoir Freund Sr Bro en ville. Avec 2000 habitants et plus de 140 bâtiments, c'est une ville en plein essor du chemin de fer qui a acquis une réputation de tapage sans précédent. On disait que c'était la pire ville Hell on Wheels de toutes.
La ville la plus animée, sinon la plus méchante d'Amérique, a scandalisé les éléments sans foi ni loi de Bear River City en soutenant les activités des justiciers comme moyen d'éliminer les indésirables. L'émeute de Bear River City, le 19 novembre 1868, débuta après le lynchage par des justiciers d'un suspect de meurtre qui travaillait pour la compagnie de chemin de fer. Les amis de l'homme lynché se révoltèrent contre les justiciers, ce qui déclencha une éruption de violence dans la ville.
Le lendemain de l'exécution une foule indisciplinée a incendié le bureau de l'UP. Les citoyens respectueux des lois de la ville ont riposté contre la foule et la bataille qui s'en est suivie a duré jusque tard dans la nuit. L'ordre avait été rétabli lorsque les troupes sont arrivées.
Mais en attendant, Frank et George ont vendu beaucoup d'armes.
Je devrais bientôt vous raconter cette histoire de Bear River City.
Les 2 frères vendaient mais fabriquaient quelques-unes de leurs propres carabines, la carabine "Wyoming Saddle Rifle".
La fin arriva pour Bear River City, alors la voie ferrée dépassait de la ville et la vidait de sa population turbulente et le séjour en ville des 2 frères fut de courte durée, car le chemin de fer se déplaçait vers l'Ouest, vers l'Utah.
Toujours en suivant le chemin de fer, la prochaine étape logique des Freund aurait été Ogden, dans le Territoire de l'Utah. Mais il y avait un inconvénient majeur dans cette ville, Jonathan Browning y était installé depuis 1852 avec son armurerie et il était bien établie au moment où le chemin de fer arrive.
Les frères Freund ont donc déménagé à Salt Lake City et à Corinne. Un hasard ? Non, Salt Lake City est au Sud de Ogden et Corinne au Nord. Du fait, les personnes qui ont un problème avec leurs armes, ne doivent plus aller à Ogden, étant donné qu'ils ont un nouveau magasin proche de chez eux. Intelligent les 2 frères.
Adepte de publicité, les Freund qui étaient déjà bien établis à Salt Lake City au début des années 1870, ont encore fait de la publicité pour leur commerce d'armes.
Corinne était très bien située au Nord d'Ogden, sans le savoir, les frères Freund ont installé un magasin à seulement 28 miles de Promontory Point, où les voies ferrées en direction de l'Est et de l'Ouest vont se rejoindre. la ville ne manquait pas de saloons ou d'autres divertissements tapageurs pour les équipes de la voie ferrée. Ce qui fit une fois de plus le bonheur de nos 2 Immigrés Allemands. A cette époque on lisait dans un journal local, plusieurs hommes ont déjà été tués et le dernier a été retrouvé dans la rivière avec 4 balles dans la figure.
Avec la rué vers l'or, Frank et George ouvrent un certain nombre de boutiques qui n'a rien a voir avec les armes. Les Freund suivirent cette période de nouvelles excitations, et ouvrent des magasins d'or et de bijoux.
Peut-être Frank et George Freund se trouvèrent ils même parmi la foule à Promontory Point le 10 mai 1869 et pourquoi pas sur la photo montrant les 2 trains se rencontrent.
Avec l'achèvement du chemin de fer, de nombreuses villes qui avaient surgi et prospéré dès 1842 en suivant l'Union Pacific, ont disparu.
Les frères Freud doivent fermer quelques succursales mais ne baissent pas les bras. Un autre phénomène va les faire revenir dans mon Wyoming. Les mines ouvrent les unes après les autres et une ville va attirer leur attention, South Pass City, Wyoming.
South Pass City, une ville minière fondée en 1867, a atteint son apogée peu après une découverte précieuse en 1868 à la mine de Carissa. Puis c'est la mine Miners Delight un peu plus loin qui attire, comme Atlantic City et Spring City (également connue sous le nom de Hamilton City).
Située à 15 miles au Nord de l'Oregon Trail, South Pass City comptait en 1869 avec une population de presque 1600 âmes et fut nommée siège du comté de Sweetwater cette année-là.
Les frères Freund sont arrivés à South Pass City en 1869, ont vite ouvert une armurerie et comme à leur habitude firent leur première annonce dans le journal.
Les Amérindiens Arapahos attaquaient les divers camps miniers et les routes du district. L'armé avait fourni des armes aux habitants de South Pass City pour ce protéger.
Seulement 100 armes avec munitions, ce qui n'étaient pas suffisants. Les résidents s'approvisionnèrent en armes à l'armurerie Freund & Bro. Les 2 frères ont acheté un bâtiment commercial à South Pass City. Le bâtiment a été partiellement détruit par un incendie et reconstruit rapidement. Il est encore visible de nos jours a South Pass City, avec la salle de devant qui était la salle de vente et d'exposition du magasin et à l'arrière était la boutique où les armes étaient réparées et entreposées.
A la même période, Frank W. Freund apparaît dans les registres de 1869 de la Loge maçonnique de Virginia City, dans le Montana. Cependant, rien n'indique que les frères aient jamais eu un magasin à cet endroit. Frank Freund a obtenu ses diplômes de franc-maçonnerie uniquement à Virginia City pour rejoindre le conseil de la franc-maçonnerie à South Pass City. Il est resté membre à vie des franc-maçon et a toujours payé ses cotisations au conseil de Cheyenne.
Frank Freund a passé très peu de temps à South Pass City en 1869 car il était occupé à voyager entre Virginia City, Salt Lake City, Corinne et Cheyenne à s'occuper du commerce d'armes.
Frank Wilhelm et George Freund maintinrent cependant une présence en continue à Cheyenne. Mais en 1880, les 2 frères se séparent. George déménage vers des endroit plus chaud et s'installe à Durango, Colorado où il mourut en 1911.
Quand à Frank il resta encore quelques années à Cheyenne avant de repartir vers l'Est où il a continué à travailler comme armurier, notamment pour Theodore Roosevelt pour qui il a fabriqué 2 fusils personnalisés.
En 1885, Frank s'installa à Jersey City où il mourut en 1910.
Le général George Crook a utilisé et cassé la crosse d'un fusil Freund lors de la célèbre expédition Big Horn.
Les 2 frères Freund, Frank W. et George ont marqué l'histoire des armes da l'Ouest Américain.
William H. Zindel (25/11/2024)
On se souvenait de lui comme un homme soigné, ses vêtements élégant, sa moustache soignée et ses yeux sombres toujours en mouvement et attentifs ajoutaient à son côté mystique et surtout et son énorme bague en diamant.
Le Wyoming devient un état, le 10 Juillet 1890, et William H. Zindel arrive dans le territoire 6 ans avant, en 1884.
William H. Zindel est né le mardi 21 septembre 1858 à Lock Haven, en Pennsylvanie. Il était le plus jeune fils de Jonas et Franziska Zindel. Ses parents exploitaient un hôtel à Lock Haven et William a suivi une formation agricole en Pennsylvanie ou il était connu sous plusieurs surnom, Will, Oncle Bill, WH, Billy, M. Zindel ou William.
Après avoir quitté la maison familiale, William par vers l'Ouest, on le retrouve à Kansas City, dans le Missouri ou il travail pour la société Armour Packing Company. Son travail le conduit a voyager souvent en train. Il a vécu un certain temps dans plusieurs villes du Colorado, Denver, Leadville, Durango, Silverton et Aspen City.
Dans le Wyoming, une petite ville est en train de se former doucement, très doucement même. En 1867, quelques tentes sont montées et la ville s'appelle pour l'instant Tent City, à 8 miles du Fort Fetterman.
Pour l'instant il y a seulement 3 tentes, un magasin général, un restaurant et un saloon, soit presque tout ce dont une ville frontalière avait besoin. Tent City change de nom et devient Douglas, d'après le sénateur Stephen A. Douglas.
Des rumeurs circulent que le chemin de fer devrait passer par Douglas.
William H. Zindel s’installe à Douglas, en 1884, sans doute attiré par la possibilité qu’elle devienne un terminus ferroviaire. Il savait qu'une ville ou le train stoppé devenait une ville prospère. Son déménagement témoigne de sa compréhension acquise grâce à son expérience ferroviaire, ayant vu de ses propres yeux comment les villes terminus ferroviaires prospéraient dans l’Ouest.
Quelques temps après son arrivée, il participe à la transformation de la ville de tentes, une fois les lots tracés et vendus, des maisons sont construites et le campement de tentes est devenu une vrai ville. William acheta le lot 29 du bloc 12, sur Third Street, et fut le premier à installer un bâtiment sur un terrain et à ouvrir ses portes. Un magasin qu'il appelle l’Arcade, et annonçait qu’il n’avait que des produits de première classe et vendait du vin, de l’alcool, des cigares et faisait des jeux de hasard. William est remarqué par son élégance, toujours propre sur lui, de belles chemises, un nœud papillon ou une cravate etc... Et une énorme bague en diamant.
Le chemin de fer a mis du temps à arriver, et c'est seulement 2 ans plus tard que le premier train entre en ville.
Douglas grandit, 25 saloons apparurent, attirant une clientèle de cheminots et de cow-boys.
Le magasin et saloon de William contrastait par sa propreté avec les saloons notoires du quartier, comme le One Mile Hog Ranch, qui a d'ailleurs été fermé par les autorités en décembre 1885, connu pour sa débauche.
Bien que William H. Zindel continue de vendre de l’alcool et continu ses jeux de hasard, il se démarque de ses concurrents, son magasin et son saloon sont fréquentés par des gentlemen.
A ses débuts, Douglas était une ville du Far West dans l’âme, en ville on y croise des hors la loi, des voleurs, des assassins etc...
William se retrouve à siéger au jury du coroner en 1887 pour le premier meurtre de la ville. Il se voyait comme un promoteur de la ville, faisant grandir la nouvelle ville et la faisant progresser.
William vend ses actions de l’Arcade 1 an plus tard et ouvre un nouveau bâtiment de loisirs encore plus luxueux, avec une glacière de aussi belle que celles que l’on pouvait trouver dans l’Est du pays.
Il apporte les commodités modernes à l’Ouest, tout en continuant à participer aux affaires du Far West que sont l’alcool, le jeu et certainement la prostitution.
Mais les ennuis commencent pour William. Son magasin/saloon, WH Zindel & Co. Liquor Store, était voisin du Mae Armes Brothel, et il ne s’entendaient pas bien du tout.
William H. Zindel a été victime d’agression et de coups et blessures et a par la suite vendu sa propriété, mis un terme à ses activités et s’est installé à 150 miles (240km) plus au Nord, à Buffalo.
Comme ses activités fonctionnaient bien à Douglas, à Buffalo, il continua à exploiter avec succès le commerce de l’alcool et des centres de villégiature. Beaucoup se souviennent de son énorme bague en diamant.
Après 4 ans à Buffalo, il commence à construire des bâtiments en briques de 2 étages qui allaient être connus sous le nom de Zindel Block et ouvre le Capitol Saloon and Hotel, aujourd'hui inscrit au Registre national des bâtiments historiques.
William H. Zindel est toujours coquet, soigné sur lui, il porte toujours de beaux costumes avec des cols amidonnés et un nœud papillon noir, à fumer des cigares coûteux et à se rendre quotidiennement chez le coiffeur pour se faire raser et se faire coiffer la moustache.
Il maintenait ses affaires en ville aussi impeccables que sa tenue vestimentaire.
Dans les saloons de cette époque, on trouve des crachoirs. Pas très reluisant pour William, connu pour sa propreté. Il élimine les crachoirs et a la place installe un bac métallique sur toute la longueur du bar, rempli d’eau pour éliminer les amas de tabac détrempé et dégoûtants que ses clients crachent.
Comme à Douglas, William avait recourt à la prostitution, mais discrètement.
La gestion d’un saloon et d’un bordel n’a pas empêché William de se marier. Il rencontre Minnie Oltmanns qu'il épouse le 19 décembre 1895.
Minnie est née le 11 novembre 1872 à Cleveland, dans l’Ohio. La famille a déménagé à Chicago, où son père est décédé alors qu’elle n'a que 9 ans. Apparemment, Minnie et ses frères, Charles et Ruddie Oltman, sont arrivés à Buffalo, à un jeune âge.
Une nouveauté dans le saloon de William, la plomberie.
Il fait installer des robinets pour son bar en 1898, une pompe de bar automatique qui distribue la bière et le soda qui arrive directement des fûts situés au sous sol, à travers des serpentins remplis de glace dans des robinets au niveau du bar.
Les chambres de l'hôtel, étaient décorées avec goût et dotées de tout le confort moderne, le chauffage à vapeur, l'éclairage électrique, la plomberie intérieure, avec eau courante chaude et froide.
On pouvait louer une chambre avec ou sans fille. Un escalier couvert était l'extérieur, à l'arrière du bâtiment, où les filles du Mag Jesses' Emporium pouvaient entrer dans les chambres en toute discrétion.
Les filles étaient comme William, propre, bien élevées, de parfaites dames en public et ne se mêlaient pas aux hommes du saloon. L'établissement de William H. Zindel était bien connu pour être géré de façon respectable.
William et sa femme Minnie conservèrent une excellente réputation tout en continuant à divertir Buffalo ou ils étaient très appréciés. Il organisa des combats de boxe en ville, installa un corral derrière son saloon peuplé de 4 ou 5 élans pour attirer les curieux et fit même monter et exposer un veau à deux têtes. Il investit dans les dernières innovations musicales, faisant venir du Nebraska une boîte à musique pour le saloon qui coutait très cher et fit même venir un banjo automatique qui fonctionnait à pièces.
Son saloon et son hôtel étaient considérés comme le meilleur de ce côté du Wyoming et il attirait cow-boys, politiciens, hommes d’affaires et bien sur les hors-la-loi.
Comme beaucoup d’hommes d’affaires et de promoteurs, William et sa femme ont également exploité un ranch dans la région de Powder River, à environ 8 miles (13 km) à l’Ouest de Kaycee, dés le début du 20è siècle. Un ranch des plus complets et des plus modernes du comté de Johnson. Tout dans cet endroit, est très contemporain, ultramoderne, contrairement aux autres ranch ou tout est rempli de vieux meubles.
La maison du ranch avait les équipements les plus récents et modernes: électricité, eau courante, chauffage à vapeur, et elle était même dotée du premier toit en bardeaux du comté de Johnson.
Comme a son habitude, William a maintenu son ranch aussi ordonné et propre qu'il le faisait avec son propre style vestimentaire et ses propres affaires en ville.
De plus, le ranch ressemblant à une petite ville, avec des dépendances, une forge, une boucherie, un dortoir, une cuisine en plus de celle de la maison principale, des poulaillers, des granges et de grands hangars.
Son succès dans l'élevage de bovins, de moutons et de chevaux et dans l'irrigation des terres pour cultiver des céréales lui a permis de vendre ses entreprises en ville et de s'installer définitivement sur le ranch en 1908.
Son saloon et son hôtel ont été vendus pour une somme énorme pour l'époque, 18000 $, soit l'équivalent de plus de 600000 $ de nos jours.
Lorsque Zindel emménagea avec sa femme au ranch en 1908, ils ne renoncèrent à aucun des avantages de la ville.
William H. Zindel est toujours prêt à investir dans les dernières nouveautés ou inventions. Il achète une automobile Thomas Flyer qui lui permet de parcourir aller-retour jusqu’à Buffalo et retour chez lui en une seule journée. Une main sur le volant avec son énorme bague en diamant qui brille.
Tout allé bien jusque là pour William et Minnie, mais il semble que toutes bonnes choses aient une fin.
Les temps difficiles peuvent survenir. En août 1916,
D'abord, une violente tempête s'abattit sur le ranch Zindel en aout 1916, détruisant les arbres et les récoltes. Ils avaient perdu beaucoup d'argent, et pour compenser, louent leur ranch en 1917.
Minnie a commencé à avoir des problèmes de santé, rhumatismes sévères.
William emmena Minnie pour un traitement aux sources thermale à Thermopolis, puis à Baltimore, dans le Maryland, pour ses rhumatismes sévères. Elle st obligé de se déplacer en chaise roulante.
La maladie aura raison d'elle, et Minnie décède en 1918. Elle n'avait que 46 ou 47 ans.
Sa nécrologie sera des plus mémorables, elle est décrit comme toujours à disposition, brillante et joyeuse et elle avait toujours un mot gentil pour tout le monde. Ses nombreuses actions charitables resteront longtemps dans les mémoires de Buffalo et du comté.
Minnie Oltmanns Zindel est enterré au Highland Cemetery de Lock Haven, en Pennsylvanie.
Dans les livres d'histoire de Buffalo, je lis qu'ils ont eu un fils, Billy. Mais on en parle pas beaucoup, donc je resterais discret sur la progéniture.
William, est déprimé, effondré, anéanti depuis le décès de son épouse. En mars 1919, il vend tout, les terres brevetées et louées, le bétail, les chevaux, les machines, les bâtiments etc... à la société Faddis-Spear-Given. Le prix payé serait d’environ 280 000 $ (plus de 5 millions de dollars en 2024) et est considéré comme une bonne affaire à ce prix.
Il ne conserve que quelques chevaux, quelques meubles et quelques effets personnels.
William n’a pas encore décidé définitivement de ses projets futurs, mais demande a rester au ranch jusque l’année prochaine afin de régler ses affaires.
Beaucoup pensent qu'il va revenir s'installer à Buffalo et achètera probablement une propriété.
Mais l'année suivante, il quitte le Wyoming et part s'installer au Texas pour tenter sa chance dans le secteur pétrolier. Jusqu'ici, il avait tout réussi dans ce qu'il avait entrepris. Cependant, se pari dans le secteur pétrolier n'a pas été payant.
Finalement, au printemps 1927, William a vendu sa production de pétrole au Texas, a acheté une nouvelle voiture Dodge et a quitté le Texas. Il est retourné dans le Wyoming pour prendre possession d'une petite propriété qu'il avait gardé.
D'après des documents, William quitta définitivement mon Wyoming et alla s'installer à Asheville, en Caroline du Nord, pour se rapprocher de la famille de son frère.
Là, il vécut une vie confortable en tant que locataire au Commerce Building et s'essayait à divers investissements.
En 1931, William H. Zindel à 73 ans. Au début de l'année, le 13 janvier, il a rendez vous avec 3 hommes au Langren Hotel.
On ne sait pas se qu'il s'est réellement passé, mais un coup de feu est tiré, et William reçois une balle qui lui traverse le bras droit et transperce son poumon.
William est transporté d'urgence à l'hôpital, et ne fait aucune déclaration aux policiers.
William est décédé à l’hôpital Mission 15 minutes après son arrivée.
Personne n'est arrêté, malgré que son énorme bague en diamant à disparue de son doigt.
William H. Zindel a rejoint sa femme, Minnie, ils sont enterrés ensemble dans la parcelle Zindel au cimetière Highland, à Lock Haven, en Pennsylvanie.
3 frères Willson et la famille, pionniers du Wyoming (16/07/2024)
Le premier, George Luther Willson, est né le 1er novembre 1848, le second, Eugene Bigelow Willson, né le 18 octobre 1852 et le troisième, Edmund B. Willson, né16 juin 1856, tous les 3 dans le comté de Whiteside, Illinois.
C'est Eugene qui arrive dans mon Wyoming en premier en automne 1870 et obtint un poste de déchargeur de charbon pour le gouvernement à Camp Carlin à Cheyenne. Peu de temps après, il se rendit dans un camp de foin sur Pole Creek, à l'ouest de l'actuel Wheatland et travailla jusqu'à l'arrivée du froid.
Avec le froid, il est de retour à Cheyenne, il occupe quelques temps un poste au Simmons Hotel. Ensuite il trouve un emploi plus lucratif chez Hay & Thomas, géomètres américains, et fut employé à l'arpentage et au lotissement dans tout le Wyoming et pour tracer les lignes de la réserve militaire à Fort Laramie pendant presque 4 ans.
Son frère, George, le rejoint 2 ans après, en 1872 et travaille avec Eugene comme arpenteur.
Edmund, est arrivé un an plus tard et tous 3 se sont lancés dans l'arpentage sous la direction générale de la société Hay & Thomas, US surveyors. Ils ont continué à exercer cette profession pendant plusieurs années.
Cependant, les 3 frères Willson apprirent l'existence des herbes grasses et de l'eau pure un peu plus au Nord. Les Amérindiens sont plus calmes ou ont quitté la région, c'est l'occasion d'acheter un terrain.
Au printemps 1877, George, Eugene et Edmund se rendirent en voiture à Yankton, dans le Sud Dakota, où ils prirent un bateau sur la Missouri River jusque Pierre, puis se rendirent à Deadwood dans des chariots couverts, emmenant avec eux le Dr Houghton de l'Illinois, M. Dergen et plusieurs autres personnes.
De Deadwood, Eugene Willson et son frère George redescendirent à Sidney, dans le Nebraska, où ils avaient un contrat de foin avec le gouvernement qui les occupa jusqu'en 1877. À l'automne de cette année-là, ils retournèrent à Cheyenne.
En juillet 1880, ils se sont lancés dans l'élevage et se sont installés dans le lieu entre Lusk et Manville, dans ce qui deviendra le 21 février 1911 le Niobrara County et construisent ce qui est devenu l'un des plus beaux ranchs de cette partie de l'État.
George et Edmund s'occupèrent de divers travaux dans le ranch, en sortant du bois et en mettant du foin. Eugene Willson passa quelque temps comme cow-boy pour le ranch Half Circle Ten près de Cheyenne, où il acquit ses premières connaissances en matière d'élevage de bovins et de moutons en plein air, ce qui devait lui être d'une valeur inestimable dans les années suivantes.
En novembre de la même année, ils amenèrent le premier troupeau de moutons jamais emmené dans la partie nord du Wyoming. Ils possédaient également un certain nombre de beaux chevaux pur-sang, élargissant plus tard leur champ d'activité dans l'industrie de l'élevage en constituant un troupeau de bovins Shorthorn et Hereford. Leur ranch s'est étendu sur plusieurs milliers d'acres, y compris beaucoup de bonnes terres de foin et de prairies.
L'un des frères, Eugene Bigelow Willson, aimait la politique et a toujours eu un intérêt actif, bien que modeste, pour les affaires publiques. Il était l'un des organisateurs du comté de Niobrara, et lorsque le gouvernement du comté a été organisé, il a été nommé par le gouverneur Joseph M. Carey comme membre du premier conseil des commissaires du comté. Lors de leur première réunion, les commissaires ont rapidement élu M. Willson comme président du conseil. Il a pris sa retraite après deux ans de service au sein du Conseil, refusant d'être réélu.
Ayant plusieurs cordes à son arc, comme on dit, il a également été directeur de la Bank of Lusk pendant plusieurs années et a construit une belle maison familiale en 1912, à l'angle des rues Fifth et Pine.
Eugène a fait la connaissance d'Isabel Mack, à Chicago. Elle est née le 20 septembre 1865, dans l'Ohio. Fille du révérend Charles D. et de Caroline McMunn Mack. Sa mère est morte quand elle avait 5 ans et bien que plusieurs souhaitaient adopter l'enfant, son père, son père l'emmenait avec lui chaque fois que possible et lui faisait jouer de l'orgue pour les services. Elle est allée au pensionnat de Kenosha, dans le Wisconsin, et à Wolf Hall, à Denver, où elle a obtenu son diplôme. De nombreux poèmes d'elle ont été publiés dans le Wolf Hall Banner, le journal de l'école.
À 16 ans, elle a enseigne à l'école de Castle Rock, au Sud de Denver. Plus tard, elle a enseigné pendant 2 trimestres dans une banlieue de Chicago et a élu domicile chez sa tante, Mme Sarah Claflin.
Isabel s'est intéressée aux soins infirmiers et a obtenu son diplôme de l'hôpital St. Luke de Chicago. Elle a été infirmière de district pendant 2 ans et a été infirmière spéciale pour enfants de district, souvent avec un policier de garde.
C'est là, qu'elle rencontre son futur mari, Eugene Bigelow Willson, à Chicago alors qu'il était à l'hôpital.
Un an plus tard environ, ils ont acheté une voiture et sont partis vers l'Ouest, où elle a épousé Eugene à Chadron, Nebraska, le 23 juillet 1890.
Ils construisent une cabane et y ont vécu 3 mois jusqu'à ce que la maison soit terminée. C'est dans cette maison qu'a vécu leur fils Eugene P. Willson. C'est d'ailleurs là que leurs 4 enfants sont nés (3 fils et 1 fille) et c'est là qu'ils ont vécu jusqu'à ce que les enfants aillent à l'école.
Ensuite, ils ont quitté le Nebraska pour le ranch des 3 frères près de Manville où Isabel jouait et chantait souvent à l'église et à l'école du dimanche et aidait les organisations de jeunes. Pendant la Première Guerre mondiale, alors que ses 3 fils étaient dans l'armée américaine, Mme Willson a fait beaucoup de travail pour la Croix-Rouge.
En 1912, ils ont construit leur maison à Lusk, mais revinrent au ranch vers 1933.
Leurs 4 enfants, Eugene P. Willson (1891 – 1985), a exploité son propre ranch sur le Harney Creek, entre Lusk et Douglas, Edna Lucille Wilson (1894 – 1963) a épousé de Harry H. Koontz, qui exploite également son ranch près de Keeline, Kennenth M. Willson (1896 – 1980), géologue pour une compagnie pétrolière près de Fort Worth, au Texas, et Frederick B. Willson (1898 – 1996), a travaillé dans le service public à Cheyenne.
Eugène Bigelow Willson décède le 28 janvier 1935 âgé de 82 ans dans son ranch. Il avait attrapé une maladie qui a duré plusieurs semaines.
Quand a ses frères, George Luther Willson, succombe à une crise cardiaque le 11 juin 1931 à 82 ans lui aussi. Il ne s'était jamais marié. Le plus jeune, Edmund B. Willson, est mort en premier, le 21 octobre 1926 à l'âge de 70 ans. Il est décédé à l'hôpital Douglas ou il était patient depuis 4 ans, lorsqu'il a subi une attaque paralysante, sans aucune chance de guérison. Pas de trace d'une épouse.
Les 3 frères sont enterrés au Cimetière de Lusk.
Après la mort de son mari, Eugène, Isabel passa souvent l'hiver avec son fils, Kenneth, qui voyageait souvent pour son travail de la compagnie pétrolière entre Ft. Worth, San Antonio et Houston, au Texas, ou Tulsa, Oklahoma, Wichita, Kansas, et même Carmel, Californie. Se qui lui permettait de voyager. Elle rendit également souvent visite à un autre fils, Frederick, à Ponca City, Oklahoma.
Isabel Mack Willson écrivit et publia un livret intitulé "Cabin Days" et peignit également des tableaux.
Isabel est décédé le 19 septembre 1955 à 89 ans. Elle a sa sépulture prés de son mari, Eugene et ces 2 beaux frères George et Edmund.
Les 3 frères faisaient partis des premiers colons de ce qui est aujourd'hui le comté de Niobrara.
Tout au long de toutes les années de leur vie dans l'Ouest, les frères Willson sont restés inséparables, et leur partenariat dans le domaine du bétail a été un succès remarquable.
La triste histoire des familles Kelly et Larimer (01/07/2024)
Dans mon Wyoming les fait son connu sous le nom de "massacre de Kelly-Larimer".
A l'Est du Kansas vivait la famille Kelly, Josiah et Fanny Kelly, et leur fille adoptive, Mary, âgée de 7 ans. Ils avaient l'intention de partir pour Virginia City et Bannack, dans le Montana.
Ils voulaient ouvrir un magasin dans les nouveaux camps aurifères de l'Ouest du territoire du Montana.
En mai 1864, la famille Kelly commença ce long voyage. Dans le convoi bien chargé, se trouvaient 2 employés noirs des Kelly's, un père et son fils, Andy et Franklin Sullivan, des Afro-Américains et anciens esclaves Cherokee. Il y avait également un homme célibataire nommé Gardner Wakefield.
Ce convoi était bien chargé, il y avait 2500 livres de farine, 500 livres de café, 500 livres de fruits secs, des produits secs, des vêtements confectionnés, des outils, de biens nécessaires pour commencer une nouvelle vie et 3 fûts de 15 gallons d'alcool (soit 3 futs de presque 57 litres). En plus il y avait des bœufs qui tiraient leurs chariots, quelques chevaux, 50 vaches laitières et 25 veaux. La famille Kelly projetait également d'ouvrir une laiterie, en plus du magasin.
En chemin, un autre couple du Kansas, William et Sarah Larimer, les a rejoints avec leur fils Frank, âgé de huit ans. Les Larimer avaient un conducteur de chariot, Noah Daniel Taylor.
Les Larimer avaient voyagé pendant 2 semaines avec un autre convoi beaucoup plus impressionnant. Puis ont préféré rejoindre les Kelly sur la piste. Sarah Larimer était une photographe commerciale, ils transportaient du matériel photographique, apparemment dans l'espoir d'installer un studio dans les camps miniers.
De plus, un autre homme, le révérend Andrew M. Sharp, un vieux pasteur méthodiste, presque aveugle mais possédant son propre chariot rejoint le groupe.
A cette époque, les convois de chariots suivait l'Overland Trail à destination de l'Oregon, de l'Utah ou de la Californie. Mais cette année de 1864, une grande partie du trafic se dirigeait, comme les Kelly et les Larimer, vers le Montana.
C'était les pistes Bridger Trail et Bozeman Trail qui se dirigeaient vers le Nord en direction du Montana à travers les terres Amérindiennes. Les tribus étaient furieuses de ces nouveaux arrivants.
Les relations entre Blancs et Amérindiens étaient mauvaises et allaient empirer encore avant la fin de l'année.
Le convoi Kelly/Larimer avait traversé une parti du Kansas, du Nebraska avant d'arriver dans dans ce qui deviendrait le Wyoming 4 ans plus tard, le 25 juillet 1868 et le statut d'État a été obtenu 22 ans plus tard, le 10 Juillet 1890.
Ils avancent à un rythme lent et régulier, entre 10 et 20 miles par jour. Début juillet, ils sont à Fort Laramie. Ils se reposent et se renseignent sur les Amérindiens. Dans le fort, les soldats affirment que tout va bien, comme les cowboys des ranchs alentours se moquent sur les capacités guerrières des Amérindiens. Sans vraiment entrer dans les détails, tous déclarent que les Amérindiens sont amicaux.
Après un court repos, les Kelly, les Larimer et leurs amis étaient prêts à poursuivre leur route vers le Montana. Une dernière fois, les habitants du fort leur assurèrent que la route était sûre.
Dans la fin d'après-midi du 12 juillet 1864, les hommes du convoi font traverser la Little Box Elder Creek, les 5 chariots, les bœufs, les vaches et leurs veaux arrivent de l'autre côté du ruisseau.
Il était temps de trouver un endroit approprié pour préparer leur repas du soir et camper. La fraîcheur de la nuit promettait un soulagement face à la chaleur de la journée. La soirée promettait d'être douce.
Leur plaisir prit fin brusquement lorsque les émigrants aperçurent un groupe de plus de 250 guerriers Amérindiens Cheyenne, Sioux et Arapahoe.
Les familles Kelly et Larimer et leurs accompagnants, terrifiés, disposèrent vite leurs chariots en cercle défensif.
Un petit groupe d'Amérindiens se détacha du groupe principal et s'approcha calmement des chariots. Les centaines de guerriers sur la falaise se sont dispersés, encerclant les chariots mais en gardant une distance raisonnable pour ne pas effrayer les blancs.
En tant que chef du convoi, Josiah Kelly était résolut de tenir bon face aux Amérindiens. Mais son épouse, Fanny, le convainc de se rapprocher des membres de la tribu et d'éviter une effusion de sang.
Josiah parti à la rencontre des Amérindiens et fit la connaissance de leur chef, Ottawa, un chef Oglala.
Les Amérindiens semblaient être habillé pour la guerre, mais le chef, Ottawa, promis aux familles craintives que les guerriers qui l'accompagnaient étaient dans la région pour chasser et qu'ils n'avaient aucune mauvaise intention.
Ensuite, certains amérindiens se sont séparés et ont continué vers leur route vers le Sud. Le chef Ottawa et beaucoup d'autres restaient sur place.
Après avoir exprimé toute leur amitié, les Amérindiens demandèrent de la nourriture et des fournitures, et faisaient beaucoup attention aux chevaux et surtout un grand intérêt pour le meilleur cheval de Josiah Kelly. Les émigrants les ont nourris et on discuté une bonne partie de la soirée, ils parlèrent, se serrèrent les mains et ont même fait des échanges. Tout s'est bien passé.
Plus par peur que par générosité, les blancs donnèrent de la farine, du sucre, du bétail et des vêtements contre une paire de mocassins. Pendant que les hommes du convoi commençaient le repas de camp pour eux et les Amérindiens, les deux femmes, Fanny Kelly et Sarah Larimer, par sécurité, restèrent dans leurs chariot avec leurs enfants.
Mais le commerce cessa lorsque les Amérindiens réclamèrent des fusils.
Pendant qu'ils mangeaient, un messager Sioux arriva, rapportant que des soldats américains avaient tué certains de leurs proches sur le fleuve Missouri, en mettant leur tête de leurs frères sur des poteaux. Après cette nouvelle, les Amérindiens étaient agités et nerveux.
Lorsqu’un Amérindien s'approcha des chariots ou les 2 femmes et les enfants étaient restés et tendit la main vers le fusil de William Larimer, près de l’endroit où sa femme Sarah était assise, elle protesta. Elle ne voulait pas qu'il prenne l'arme.
On ne sait pas ce qui sait réellement passé à ce moment là, mais un coup de feu est parti. Personne dans le convoi ne s'attendait à cet instant de terreur. Ils n'étaient pas près quand les guerriers Amérindiens levèrent leurs fusils et leurs arcs et ont commencé a tirer.
Les 4 premiers à tomber mort, sont le vieux pasteur méthodiste, le révérend Andrew M. Sharp, le conducteur du chariot Noah Daniel Taylor, un nommé Arthur Wright et le jeune Franklin Sullivan le plus jeune ex esclave qui tombèrent à la première salve transpercé de balles de fusils et de flèches.
Blessés, William Larimer et un homme du nom de Wakefield, s'éloignèrent aussi vite qu'ils le purent.
Josiah Kelly, désarmé et coupé de sa famille, a plongé dans les broussailles d'un ravin voisin pour ce mettre a l'abri, et les guerriers ne l'ont pas poursuivi.
À ce moment-là, un chariot avec des pionniers est apparu au-dessus de la crête, venant de l'Est. Les Amérindiens n'ont pas cherché à comprendre et galopèrent vers le chariot, tuant immédiatement l'homme. La femme et les enfants qui étaient dans le chariot ont très vite réagi et ont réussi à faire tourner l'attelage rapidement et ont pu s'enfuir par le chemin par lequel ils venaient d'arriver.
Pour alléger le chariot, ils jetèrent tous ce qu'ils pouvaient dans la prairie. Le chariot plus léger allait plus vite, tout en plaçant un butin tentant sur le chemin des poursuivants. Après avoir vidé le chariot, l'un des occupant du chariot a tiré avec son pistolet vers les guerriers, se qui les a ralentis. Le chariot, criblé de flèches et d'impacts de balles, atteignit bientôt un groupe beaucoup plus important de pionniers, qui les accueillit et prépara une défense. Mais les Amérindiens ne sont pas venu là.
Pendant ce temps, dans le camp de l'horreur, les guerriers Amérindiens ont commencé à piller les chariots des Kelly et Larimer. Ils ont laissé des sacs de fleurs et des parterres de plumes déchirés et tous vidés, récupérant les malles et les boîtes jetées hors des chariots.
Ce qu'ils ne pouvaient prendre sur leur monture étaient brisés, ils ont vraiment tout détruits sur le sol.
Les Amérindiens s'emparèrent des chevaux et pillèrent le convoi pour en récupérer les objets qu'ils trouvaient qui avaient de la valeur à leurs yeux. Les bovins trop nombreux étaient le cadet de leurs soucis, ils ont été abattus et laissés pourrir sur place, aucun n’a été pris comme butin.
Avant de partir, les Amérindiens regardèrent autour d'eux, pour voir s'ils n'oubliaient rien. Les 4 hommes tués étaient là, allongés sur le sol, la tête scalpée et le crâne broyé.
Quand à Fanny Kelly, Sarah Larimer et 2 enfants, Mary Kelly et Frank Larimer furent capturés. Ils ont été placés chacun sur un cheval, et tout le groupe partit pour un grand village Amérindiens au Nord, dans la région de Powder River.
William Larimer avait reçu une flèche dans la cuisse mais avait réussi à s'échapper, ainsi que Josiah Kelly, Gardner Wakefield gravement blessé et Andy Sullivan l'ancien esclave noir. Les hommes ont réussi a rejoindre Deer Creek Station (ou Fort Deer Creek). Le petit relais pour les diligences, les voyageurs et le Pony Express. Il était situé dans le centre de l'actuel Glenrock.
Pour la petite anecdote; Les Amérindiens attaquèrent à plusieurs reprise Deer Creek Station. Jusqu'au jour du 18 aout 1866, ils incendièrent finalement la station qui a été détruite complètement. Elle n'a jamais été reconstruite.
On trouve aujourd'hui dans le centre de Glenrock un panneau d'explication et il y a quelques années il y avait même un totem indien, qui a disparu de nos jours.
Malheureusement, pour revenir à la santé de Gardner Wakefield, elle se dégradait à cause de ses blessures. Il est resté 8 mois au poste de Deer Creek et n'arrivait pas a se rétablir, il mourut finalement de ses blessures. Se qui allongea la liste des tués a 5 décès.
Arrêtons nous sur la petite Mary Kelly.
Durant cette nuit-là, durant le trajet, Fanny Kelly a encouragé sa fille, Mary, qui n'a que 6 ou 7 ans, à s'échapper, dans l'espoir qu'elle puisse être secourue. Peut être pourrait elle retrouver son père ou de l'aide.
La petite Marie fait ce qu'on lui a dit, elle se sauve. Quelques Amérindiens à ses troussent. Elle arrive à se cacher dans des buissons près du ruisseau.
Des soldats, 3 exactement, venaient de passer le lieu de l'attaque, et ils étaient nerveux.
Là, 3 soldats qui passaient ont vu la petite Mary, criant, faisant des signes et appelant à l'aide. Ils n'ont pas prêtés attention à ses cris. Ils diront par la suite que les Amérindiens faisaient souvent ce genre de ruse pour les attaquer dans des embuscades. Les soldats ont continué leur chemin ignorant la petite Mary Kelly.
Les Amérindiens qui la poursuivaient en ont profité, bien caché des soldats, ils ont vu la petite qui essayait d'attirer leur attention. Sans le vouloir, Mary, révéla sa cachette.
La suite, les guerriers ont envoyé des flèches vers la cachette de l'enfant. Les flèches sifflantes lui ont transpercé le corps. La petite Mary, qui n'avait que 6 ou 7 ans est morte avec ses mains toujours levées vers les soldats.
Les Amérindiens n'étaient pas très fort pour surveiller leurs prisonniers. Fanny Kelly qui réussit également à s'échapper, mais les Indiens la retrouvèrent et la ramenèrent avec colère au sein du groupe. Elle leur raconta qu'elle était simplement descendue de cheval pour chercher sa fille Mary après sa disparition.
Puis après avoir bien entravée Fanny sur son cheval, les Amérindiens poursuivirent leur route dans l'obscurité vers le nord, traversèrent la North Platte River, à l'est de Glenrock.
Après la pauvre Mary, qui s'est échappé, 2 nuits après leurs captivités, c'est Sarah Larimer et son fils qui ont réussi à s'enfuir avec l'aide d'un Amérindien et à se mettre en sécurité. Ils ne seront jamais repris.
Avec son fils, Sarah a réussi à se rendre jusqu'au poste de traite de Deer Creek et ils ont la chance rejoindre William, le mari et père.
Sarah et le petit Frank Larimer étaient libres, désormais, la seule captive était Fanny Kelly.
A la station Deer Creek se trouvait également Josiah Kelly, le mari de Fanny. Sarah Larimer lui a dit que Mary Kelly s'était échappée mais que Fanny était toujours captive. Josiah ne savait pas encore que sa petite fille Mary était déjà morte.
Josiah Kelly et d'autres pionniers se mirent en route à la recherche de Fanny et Mary Kelly. Ils finirent par trouver le corps de la petite Mary. Josiah, est effondré en voyant l'état de sa petite fille.
Les personnes qui étaient présente et qui ont retrouvé de la petite Mary expliquent que le corps en décomposition était rempli de flèches, elle avait été scalpé et le crâne de Mary avait été fendu par un tomahawk.
Elle a été enterré sur place.
Sa mère, Fanny, resta prisonnière 5 mois de plus dans le camp Amérindien, endurant de nombreuses épreuves et de tortures. De son côté, son époux, Josiah Kelly, était toujours à la recherche de sa femme, il chargea même plusieurs Indiens de partir seuls dans les villages environnant pour la retrouver, mais sans succès.
Pour finir, Fanny doit sa liberté contre une rançon. Sa libération fut finalement organisée par certains Sioux Black Feet qui cherchaient à conclure une paix. Elle fut remise en décembre à l'armée à Fort Sully sur le fleuve Missouri dans ce qui est aujourd'hui le Sud Dakota.
Son mari Josiah la rejoignit là-bas en février 1865.
Josiah et Fanny sont retournés chez eux, à Shawneetown, dans l'Est du Kansas et ont ouvert un hôtel à Ellsworth. Josiah mourut du choléra en juillet 1867. Fanny qui était enceinte donna naissance à un fils le mois suivant.
Après cette aventure terrible, William et Sarah Larimer se sont installés dans le Wyoming démarrant une vie nouvelle.
Presque sans le sou, après le décès de son mari, Mary Kelly s'est rendue à la nouvelle ville ferroviaire de Sherman Station, sur l'Union Pacific Railroad, au sommet de la chaîne Laramie, entre Cheyenne et Laramie. C'est là que les Larimer avaient installé un studio de photographie. Mary à rejoint ses amis.
Fanny Kelly, a écrit un livre sur son aventure. Le livre a comme titre "Narrative of my captivity among the Sioux Indians" (Récit de ma captivité parmi les Indiens Sioux). On y apprend qu'elle a été échangée de chef en chef, passant même du temps en captivité dans la loge de Sitting Bull, où elle a déclaré avoir été traitée comme une invitée d'honneur.
Elle quittera ce monde le 15 novembre 1904, âgée de 62 ans à Washington, ou elle est enterrée au Glenwood Cemetery.
Sarah Larimer, elle aussi publia en 1870 un livre sur sa brève expérience intitulé "The Capture and Escape; or, Life among the Sioux" (La capture et l'évasion ; ou, la vie parmi les Sioux).
Pour les 4 hommes qui ont perdu la vie lors de l'attaque Amérindienne, Noah D. Taylor, le révérend Sharp, le jeune employé noir Franklin et Arthur Wright ont été enterrés dans une seule tombe, au bord du ruisseau. Une peau de bison leur servait de linceul.
En 1954, la construction d'un réservoir d'eau a nécessité le déplacement de la dernière demeure des 4 malheureux. La tombe des autres hommes a été déplacée, et ont été enterrés de nouveau plus près de la tombe de la petite Marie Kelly.
Le "massacre de Kelly-Larimer" est un évènement qui est encore souvent dans les discutions Wyomingois.
La tombe de la petite Mary et les hommes qui ont été massacrés sont situés à environ 14 miles à l'Ouest de Douglas.
Philetus Walter Norris (20/05/2024)
Il fut le deuxième surintendant du Yellowstone National Park et la première personne à être rémunérée pour ce poste.
La première personne à avoir ce poste était Nathaniel Pitt Langford, un explorateur et homme d'affaires américain. Il a été surintendant bénévolement du parc de 1870 à 1877, nommé a ce poste par le secrétaire de l'Intérieur Columbus Delano.
Lorsque Nathaniel P. Longford se retire en 1877, son remplaçant est Philetus W. Norris, qui réussit à obtenir un petit salaire et quelques subventions.
Philetus est né le 17 août 1821 à Palmyre, dans l'état de New York. Ses parents étaient John Norris du New Jersey et Azuba Phelps Norris de descendance Galloise. Ils ont eu 7 enfants dont Philetus en deuxième.
La vie nomade de son père en tant que constructeur de moulins dans la région sauvage dans l'état de New York et en Pennsylvanie, ne le permettait pas d'aller a l'école régulièrement. très jeune il avait une passion pour l'alpinisme et traîner dans les bois. Il a d'ailleurs gagné son premier sou, alors qu'il n'avait pas encore 8 ans, comme guide à travers les denses forêts de pins autour des grandes chutes de la rivière Genesee, près de Portage, New York, et a été engagé par la suite pour des tâches similaires.
Philetus a quitté l'école très tôt pour devenir trappeur et a voyagé tout autour du Midwest pour piéger et faire du commerce. En 1838, Norris s'installe dans le nord-ouest de l'Ohio, près de la maison d'un bon ami.
Au cours d'une randonnée parmi les Indiens Pottowatomie dans le nord-ouest de l'Ohio, il rencontre Jane K. Cottrell et modifia ainsi ses projets de vie. À l’automne 1840, il érigea la première cabane dans le canton de Madison, comté de Williams, Ohio, sur le site actuel du village incorporé de Pioneer. À l'automne 1845, il se maria avec Jane et eurent 4 enfants : Edward, Aurelia, Ida et Arthur.
Lorsque la guerre civile a commencé, Philetus W. Norris rejoint les troupes de l'Union, et atteint le grade de colonel.
Il a servi comme espion derrière les lignes confédérées et comme capitaine des scouts de montagne de Virginie occidentale. Alors qu'il combattait près de Laurel Mountain, son cheval a été abattu, en tombant se blessant gravement à l'épaule et sa moelle épinière. Il est obligé d'abandonner l'armée et de retourner chez lui.
Il a été élu à l'Assemblée législative de l'Ohio et devint membre de la Commission sanitaire des États-Unis , soignant les blessés au palais de justice de la bataille de Spotsylvania , et servit également dans la prison confédérée de l'île Kelley.
En 1870, Norris voyagea vers l'ouest et pénétra une première fois dans la région de Yellowstone. Pendant ce voyage, il écrivit plusieurs articles sur le grand Ouest qui furent publiés dans le journal Norris, Michigan.
En 1877, Philetus Walter Norris est de retour à Yellowstone qui devenu entre temps un parc national, créé par le le 18ème président américain, Ulysses Grant le 1 mars 1872.
Un emploi est disponible, celui de surintendant, laissé vacant par Nathaniel Pitt Langford. Norris est embauché et devint le deuxième surintendant du Yellowstone Park, poste qu'il occupera jusqu'en 1882.
Lorsqu'il est arrivé en 1877, il y avait environ 51 km de routes et 173 km de sentiers.
Très étrangement, Philetus W. Norris a accepté de le remplacer, même si le Congrès n'avait toujours pas approuvé de salaire pour se travail. Mais après 14 mois pénibles en tant que surintendant du parc sans être payé, il a envoyé une pétition au secrétaire de l'Intérieur pour demander un remboursement de ses frais. Dans sa pétition, il avait toute une histoire à raconter et il parlait de lui à la troisième personne.
Voici ce qu'il a écrit, en gros, le 18 février 1882;
À l'honorable secrétaire de l'Intérieur :
Monsieur
Votre employé, c'est-à-dire Philetus W. Norris présente ce mémoire de faits en relation avec sa nomination comme surintendant Yellowstone National Park par l'honorable secrétaire de l'Intérieur, le 18 avril 1877.
Votre employé déclare respectueusement qu'il s'est immédiatement lancé dans les tâches laborieuses et dangereuses, et en dépensant ses propres finances. Il en a assumé l'exploration, l'entretien et la protection.
Il surveille et gère la chasse, la pêche, le piégeage, les incendies, les personnes qui s'installent dans le parc sans autorisation, avoir à l'œil sur les bucherons qui coupent les arbres, ce qui est interdit dans le parc, inspecter les personnes qui vandalisent, consistant à briser, dégrader ou emporter des souvenirs ou des spécimens des geysers, des sources chaudes etc...
À ce stade, votre employé a acheté des animaux de selle, de bât et des équipements, pour surveiller le parc.
Bref, je ne vais pas tout écrire parce le courrier est très long, mais ce n'est qu'un an après, en juin 1878, que le Congrès approuva un salaire de 10 000 $ par an pour le surintendant du parc. Alors que le premier surintendant, Nathaniel P. Langford s'était vu refuser un salaire, un financement et du personnel.
Avec cet argent, Philetus doit se prendre un salaire, et s'en servir comme fonds minimes pour préserver, améliorer le parc et surtout le protéger des braconniers. Un rapport sur le braconnage explique que des milliers d'animaux, bisons, cerfs, élans et antilopes sont tués pour leurs peaux.
Contre les braconniers et le vandalisme, il a eu l'idée d'embauché son ami Harry Yount, qui sera considéré comme le premier garde forestier du Yellowstone National Park.
En tant que surintendant, Philetus W. Norris publie 5 rapports annuels. Il fait construire quelques équipements, de nouvelles routes et fait tout pour améliorer les visites du parc..
Philetus Walter Norris a été démis de ses fonctions à Yellowstone Park en 1882 en raison de manœuvres politiques.
Au moment de son départ en 1882, il y avait cinq fois plus de routes et deux fois plus de sentiers. Les routes étaient rudimentaires et beaucoup les décrivaient comme de simples sentiers de charrette, pourtant, les routes donnaient accès au "pays des merveilles" comme disaient beaucoup a l'époque.
En 1883, il publie un volume de vers intitulé, Le calumet du Coteau, et autres légendes poétiques de la frontière. Également un glossaire de noms, de mots et de provincialismes Amérindiens. Il a écrit un livre accompagné d'un guide pour le Yellowstone National Park.
Par la suite, Philetus W. Norris a travaillé dans la recherche ethnologique pour la Smithsonian Institution.
En 1885, il tomba malade à Rocky Hill, Kentucky. Après une brève maladie, Philetus nous quittera le 14 janvier 1885 à 63 ans, à Rocky Hill, Kentucky. Il est enterré au cimetière Elmwood, Détroit, Michigan.
Dans les livres d'histoires, on ne parle beaucoup pas de sa femme Jane K. Cottrell. On ne sait pas s'il vivait avec.
Mais après le décès de Philetus, elle s'est remarié à George Rawson Joy. Jane est morte dans l'Ohio le 19 avril 1895 âgée de 71 ans et elle n'est pas enterrée avec son premier époux dans le Michigan, mais au Floral Grove Cemetery à Pioneer, Ohio avec son deuxième mari.
Dans le Yellowstone National Park, 3 endroits portent le nom du deuxième surintendant, Philetus W. Norris, le Norris Geyser Basin, le Norris Mountain et le Norris Pass.
Deux grands transporteurs du 19è siècle (18/03/2024)
August Trabing Charles Trabing
Quand on raconte les histoires de l'Ouest Americain, on parle de cow-boys, de hors-la-loi, de montagnards, de pionniers, des chercheurs d'or etc... Mais il y a des personnes que l'on a tendance à négliger, ce sont les premiers truckers.
Oui, il y en avait déjà. En Europe on dit souvent, "Si vous l'avez chez vous, c'est qu'un transporteur vous l'a apporté". Et bien à l'époque on aurait dit "C'est qu'un conducteur de chariot vous l'a apporté".
Dans les premiers magasins, les fournitures devaient bien arriver, comme la nourriture, du tissus, des armes, du matériel de construction et plus...
Ils transportaient d’énormes quantités de fournitures vers les villes, les forts, les camps de mineurs, mais aussi vers certaines réserves indiennes. Ils étaient moins rapides qu'aujourd'hui, les chariots étaient tirés à l’aide de robustes bœufs, de mulets ou quelques fois des chevaux. Leurs noms étaient des bullwhackers, avec des attelages de bœufs, ou des muleskinners des attelages de mules et plus rare, les teamsters et leurs attelage de chevaux. C'étaient des hommes forts et courageux qui n'hésitaient pas à risquer leur vie, à cause des attaques Amérindiennes, des bandits de grands chemins ou autres.
Il y a eu des hommes plus connus que d'autres dans ce travail, John Bratt, un anglais et les frères Trabing, 2 Allemands. Ce sont les 2 frères qui seront dans mon article.
Ils sont nés à Allendorf Hesse Cassel, en Allemagne, ils arrivent en Amérique avec leur père forgeron en août 1853, August à 11 ans et Charles 8 ans.
Il travaillait très jeune avec leur père dans la forgerie. En juin 1863, August, qui à 21 ans, se rend à Washington D.C. et s’enrôla dans le département des quartiers-maîtres de l’armée américaine, servant de garde dans les forts de la guerre civile autour de Washington D.C. et comme forgeron jusqu’en 1865.
Ensuite, les 2 frères August et Charles Trabing se retrouvent et partent pour l'Ouest le 25 août 1865 avec un convoi de l'armée. Ils sont embauchés comme forgerons et réparateurs de chariots. Ils ont beaucoup de travail, le convoi à 258 chariots et partent vers le Nebraska, à Fort McPherson.
Au cours de ce trajet qui dura environ 5 mois, les 2 Trabing ont acquis une grande expérience dans le commerce de détail, en commandant et en distribuant dans les magasins sur leur chemin.
Une fois leur travail terminé, ils furent libérés de leur engagement dans l'armée avec un beau salaire au printemps de 1866. Ils ne perdent pas de temps et se lancent dans les affaires à 2 milles et demi à l’ouest du fort McPherson, dans le canyon Box Elder, proche de l'actuel North Platte, Nebraska.
Ils ouvrent une forge, une pension, un saloon et un hôtel. D’après les documents trouvés, ils avaient une entreprise très rentable et ont économisés de l’argent.
Bien que les Amérindiens, très présent dans cette région, aient saccagé et incendié leur magasin et leur ranch, August et Charles Trabing ont reconstruit.
Pas de chance pour les 2 frères et certains de leurs employés, le 21 avril 1868, les Amérindiens ont brûlés une seconde fois les bâtiments et certains de leurs hommes sont tués, dont un cousin qui travaillait pour eux. Ils ont subi de lourdes pertes en chevaux et en bétail.
Vendant tout ce qui leur restait en matériels, les 2 frères et Ulrika, la première épouse d’August, achetèrent des chevaux et des chariots à réparer et partent s'installer plus à l’ouest.
Ols ont établi le 1er magasin dans ce qui est aujourd’hui le comté de Johnson, à Crazy Woman Crossing. Le magasin s’appelait avec optimisme "Trabing City". Peut être avaient ils dans l'idée de bâtir une ville.
Mais le magasin a rapidement été cambriolé. Selon certains, les voleurs étaient le gang de Big Nose George.
Ensuite ont les voient arriver à Laramie, dans le territoire du Wyoming, le 18 juin 1868. Là, ils font la connaissance de J. C. Walters, et à 3 se lancent dans les affaires de transports pour l’Union Pacific Railroad.
Le chemin de fer qui va toujours plus loin, a besoin de matériel dans ces zones de construction des voies ferrées.
C'est ainsi que August et Charles Trabing débutent une entreprise de transport, avec leur ami J. C. Walter.
Le 21 juillet 1868, à Laramie, on pouvait lire dans un avis publié que UPR cherche 25 équipes, ou plus, pour transporter du bois jusqu'à Cooper Creek à environ 30 miles. L'avis continu en disant, "Pour de plus de renseignements, adressez vous à J. C. Walters ou à Trabing Brothers.
Profitant des transports, August et Charles Trabing ouvrent de petits magasins, à Cooper Creek et un plus loin à Medicine Bow, fournissant tout ce dont leurs gens ont besoin. Ce magasin a également été cambriolé et incendié par les brigands qui n’ont jamais été identifiés.
Cette fois-ci, les 2 frères n'ont pas affaire aux Amérindiens mais aux hors la loi. Ils se font voler une grande parti de leur stock à la gare de Cooper Lake en 1869. Heureusement, les voleurs ont rapidement été capturés et emprisonnés par le shérif du comté d’Albany, Nathan K. Boswell.
En juillet 1869, Ulrika et August Trabing achetèrent des terrains vacants et des bâtiments sur First Street à Laramie. Cet achat comprenait le Théâtre National, et ils se sont aventurés à ouvrir un saloon et le théâtre.
Il s’agissait d’une structure en bois d’un étage qu’ils ont peint d’un bleu vif, et l'appelèrent du nom de Blue Front Theatre. Un endroit qui figurerait dans l'histoire de Laramie pendant les 37 années suivantes.
A cette époque, du charbon a été découvert à l’ouest de Medicine Bow. Le chemin de fer n’ayant plus besoin de bois, les frères Trabing ont dû trouver du travail. Ils ont décidé d’agrandir leur magasin de Medicine Bow et en ont construit un plus important et ont également démarré une entreprise de transport à partir de là.
Lorsque les Trabing ont ouvert la "Laramie Grocery Company" à l’angle de Garfield et South Second Street, le théâtre a été utilisé comme entrepôt.
Le complexe Laramie Grocery Company" s’est agrandi pour comprendre 3 bâtiments, le magasin, un entrepot et les écuries. Outre le transport de marchandises et le commerce, les frères Trabing s’adonnaient à l’exploitation de la l’élevage.
Le 6 décembre 1869, August et Charles Trabing louèrent le bâtiment du Blue Front Theatre à leur employé, George Weiske.
En mars 1870, le bâtiment a même été sous-loué au comté d’Albany pour en faire un palais de justice temporaire, car il n’y en avait pas encore eu de construit à Laramie. Le bâtiment Blue Front Theatre a servi de salle d’audience pour le premier jury au monde composé des premières femmes jurées au monde.
À la fin de décembre 1869, les Trabing quittèrent Laramie avec un convoi à destination de Medicine Bow. Leur carrière de transporteur de marchandises prenait de l'ampleur. À cette époque, ils ont souvent fait ce trajet, Medicine Bow avait un dépôt de marchandises et de grandes quantités de fournitures militaires étaient expédiées par train.
De là, ils furent mandatés pour transporter plus vers le nord. Il fallait approvisionner Fort Fetterman sur la North Platte, près de l’actuelle Douglas. Leur travail était tellement bien fait et rapidement, que plus tard ils ont fait des transport vers d’autres forts, comme Fort Laramie, Fort Fetterman, Fort Phil Kearny et d'autres destinations.
Tout en continuant des livraisons à Medicine Bow.
La route menant à Fort Fetterman s’étendait sur environ 85 milles était la plus dangeureuse à faire. En plus des attaques diverses, il fallait passer à travers les montagnes Laramie et était souvent fermée par la neige, des ruisseaux en crue en hiver et au printemps, 4 rivières dangereuses à traverser.
Les inondations ont souvent emporté les ponts, rendant les déplacements imprévisibles. Ils devaient changer de routes ou décharger leurs cargaisons pour les transporter à pied pour traverser les rivières et recharger le tout dans les chariots qui ont traversés à leur tour les rivières.
En juillet 1874, un journal nota que le gouvernement avait commencé le transport de marchandises de la saison à destination de Fort Fetterman à partir de Medicine Bow et qu’il estimait que les Trabings faisaient du très bon travail de transport. Ils n'étaient pas les seuls a faire ça, mais ils faisaient plus d’affaires et plus d’argent que n’importe quelle autre bullwhackers.
Dans les années 1870, les activités de August et Charles Trabing connaissaient une croissance constante. Ils transportaient des marchandises partout en utilisant leurs propres équipes d'hommes, exploitant en même temps une épicerie en pleine croissance à Medicine Bow et réaménageant une partie de leur entrepôt de Laramie.
Pendant des années, ils transportaient des tonnes de nourriture, de foin, de bois, de fusils et de munitions, que ce soit pour les Forts, les magasins, les réserves Amérindiennes, les camps de mineurs ou autres...
En 1877, ils s’agrandirent encore plus, en réaménageant et en agrandissant leur magasin pour en faire un grand commerce de gros et de détail. L’inauguration a eu lieu le 28 mai 1877. Mais 3 jours plus tard, un télégramme les informait que des voleurs s’étaient introduits par effraction dans le magasin de Medicine Bow et leur avaient volé des marchandises d’une valeur de 2 000 $ à 3 000 $.
Les journaux locaux publiaient fréquemment les annonces des 2 frères pour les transports. Dans le Cheyenne Daily Leader du 4 novembre 1877, les Trabing annoncèrent qu’ils avaient besoin de 50 équipes pour transporter des marchandises de Medicine Bow aux Forts Fetterman et Reno.
Les frères Trabing ont continué à s’étendre, achetant un ranch à 17 miles au nord de Medicine Bow sur Shirley Rim une exploitation bovine est devenue le TB Ranch.
Au début de 1878, entre Medicine Bow et Laramie, un nouvel entrepôt de fret et un dépôt d’expédition y ont été établis par d’autres bullwhackers.
Comme cela menaçait l'entreprise des Trabing, ils construisirent une route de Medicine Bow vers le Nord jusqu’à la rivière North Platte en direction de Fort Caspar et un transport régulier vers Fort Reno, sur la piste Bozeman. Cela leur a permis de participer à des appels d’offres pour des contrats de fret directement dans le bassin de la Powder River.
Toujours l'année 1878, ils employaient 75 équipes et ils en auraient besoin de 25 de plus. Pendant ce temps, ils gêraient toujours le magasin Blue Front à Laramie, leur magasin à Medicine Bow, et le TB Ranch, en plus de la construction d’un grand magasin, d’une forge, d’une station de télégraphe et d’un bureau de poste à l’emplacement de Crazy Woman Creek.
Ce magasin à Crazy Woman Creek, était sur la piste Bozeman, mais éloigné de tout. Il a été cambriolé à plusieurs reprises par des gangs de hors-la-loi.
Après que le Fort McKinney eut déménagé à son deuxième emplacement, sur la Clear Creek, près du futur Buffalo, August et Charles Trabing décident de construire un magasin plus près du Fort. Ils ont loué leur cabane qui servait de magasin à Crazy Woman Creek à 2 familles, Deacon et Walker, qui ont ensuite acheté le magasin.
Lorsque la taille du magasin est devenu trop petit, les Trabing ont transporté leurs bâtiments pièce par pièce dans ce qui allait devenir la ville de Buffalo. Ils ont, une fois de plus, construit le premier magasin à cet endroit.
Ils obtinrent d’importants contrats de transport vers Rawlins, où ils avaient loué l’ancien palais de justice comme entrepôt. Ils livraient tout aussi bien jusqu’à Fort Washakie et plus au sud jusqu’à White River au Colorado.
Un souci a cause d'un autre transporteur au cours de l’année 1880. Ils ont trop de travail, et plutôt que de refuser des contrats, ils donnent l’un de ces contrats a un autre bullwhackers, la J. W. Hugus and Company de Rawlins, qui ne remplit pas son contrat en raison des conditions météorologiques.
En novembre 1883, le gouvernement des États-Unis a poursuivi August et Charles Trabing pour 76000 $ pour cet échec. Le jury s’est prononcé en faveur des Trabing Brothers et les gros titres de journaux disaient "L’Oncle Sam battu". D’autres transports les emmenaient de plus en plus vers le Colorado en plus des livraisons a faire à Cummins City (plus tard Jelm), W.T., Douglas Creek dans le comté de Carbon et d’autres endroits.
D’autres détails sur les réalisations des frères Trabing les comtés de Carbon, Johnson et Albany pourraient remplir un livre, parce qu'ils étaient de remarquables hommes d’affaires, pleins d’énergie et de clairvoyance.
Lorsque les dirigeants de la ville de Laramie les courtisèrent pour qu’ils y ramènent tous leurs intérêts commerciaux, ils réduisirent leurs obligations dans le nord et commencèrent à vendre leurs biens éloignés.
Le magasin de Medicine Bow à J. W. Hugus au début des années 1880 et le magasin de Buffalo à J. H. Conrad le 8 mars 1882. Ils conclurent la vente du ranch TB et d’autres actifs dans le comté de Carbon le 22 septembre 1883. Ils ont construit leurs résidences et consolidé leur empire commercial à Laramie au cours des 25 années suivantes, avec d'autres histoires.
En 1885, Charles Trabing qui transportait le bétail de l’Union Pacific à Omaha, Nebraska, s’est blessé au doigt en tentant de bouger l’un des bouvillons coincé. Au moment où il est arrivé à Omaha, le doigt était enflé et douloureux. Il est allé voir un médecin qui a nettoyé et pansé la blessure. Néanmoins, l’infection s’est très aggravée.
Jusqu'au jour, ou, sur la voie publique, il tomba mort d’une apoplexie provoquée par un empoisonnement du sang.
Par la suite, Augustus Trabing a été maire de Laramie, il a participé à la convention militaire du Wyoming et a été élu au Sénat de l’État du Wyoming. En 1895, le magasin de Laramie brûle et subit des pertes de 50000 $. Malgré tout, il a réussi, une fois de plus, à redresser l'entreprise.
August Trabing fut maire de Laramie pendant 2 mandats en 1886-1887 et 1889-1890. Il a été élu à la législature territoriale en 1888 et, après avoir été élu sénateur du Wyoming en 1895.
August est mort dans son ranch en 1906 à l’âge de 64 ans.
La maison d'August sur Grand Ave a disparu, mais celle de Charles reste le cœur de l’ancien magasin Holliday à l’angle de Fifth et Garfield.
Si on fait un rappel rapide des 2 frères Trabing, ils ont créé diverses entreprises, notamment une forge, une pension, un salon et un hôtel. August et Charles Trabing étaient des transporteurs de marchandises reconnus à travers le vaste territoire du Wyoming et au de là. Ils transportaient des fournitures et de la nourriture entre les villes, les colonies, les camps miniers, les Forts, et aussi les réserves Amérindiennes.
Leurs opérations facilitaient les échanges et le commerce dans la région.
Malgré les nombreuses difficultés qu'ils ont rencontrés, telles que le saccage, les incendie de leur magasin et de leur ranch par des guerriers Amérindiens, les innombrables vols etc...
Les 2 frères Trabing se sont toujours reconstruits et ont poursuivi leurs efforts.
Il y a eu d'autres Bullwhakers connu, Jesse Brown ou John Bratt, mais ils n'ont jamais autant travaillé que les 2 frères Trabing afin de nous faire connaitre un avant goût du métier de trucker.
A propos des Bullwhakers, je vous invite à trouver le livre "Trails of Yesterday", il est un peu cher (Je l'ai acheté presque 100$ chez un antiquaire) parce qu'il date du début du 20è siècle, mais il raconte l'histoire de John Bratt, un Bullwhakers connu de l'époque des pionniers. Un livre écrit par sa femme.
William Frackleton (22/02/2024)
Qui était- il ? Un flingueur, un cow-boy, un hors la loi ou autre ? Non, il était juste dentiste.
William Frackelton est né le 24 juin 1870 à Milwaukee, Wisconsin. Il étudie à la Northwestern Université de Chicago, et obtient des diplômes de dentiste et exerce quelques temps à Milwaukee avant de partir vers l'Ouest au début de ses 20 ans .
Il quitte sa ville natale en 1893 et arrive à Casper, dans mon Wyoming. Il s'installe et ouvre un cabinet de dentiste, avec une enseigne ou il a fait écrire "Dr Frackelton, Diplômé de l’American College of Dental Surgery, Chicago". Il était doué pour son travail et les clients n'hésitaient pas a le recommander auprès de leur famille ou amis. Il effectuait tous les travaux dentaires, la plupart des méthodes scientifiques approuvées.
Certainement pour se faire connaitre encore plus ou histoire rencontrer plus de Casperiens, le Dr Frackelton et un associé ont loués une salle et a organisé un bal dansant invitant tous les Caspériens à s’éclater.
L’une des personnes venu faire la fête ce jour était Poker Nell. C'était une belle femme dont la profession était de jouer au poker. Autant que le dentiste était doué pour sa profession que Nell était brillante au poker. La belle dame ne jouait que pour des enjeux élevés. Si bien que quelques jours après le bal, Poker Nell se rendit au cabinet du Dr Frackelton. Elle lui demandera de faire une chose particulière. Le dentiste dira plus tard dans ses mémoires "C'est la chose la plus étrange qu’il ait jamais faite". Les médecins de la ville étaient horrifiés par ce qu'il avait fait.
Elle a gagné 2 gros diamants qu'elle sortit de sa bourse, et ordonna de lui mettre dans les dents, ce que le Dr Frackelton fit.
Ensuite, William Frackleton à déménagé à Sundance, où il était traité de pied tendre par le banquier et le shérif. La plus grande insulte à l’Ouest.
Le banquier, qui était bagarreur n'hésitait pas à rouer de coups régulièrement ses adversaires. Justement, le banquier cogneur, était en train de rosser un cowboy à la caserne des pompiers. Le dentiste qui était au saloon local, s'étonnait qu'il n'y ait personne au bar. Le barman local, Charlie Sackett, a informé Frackelton de l’endroit où se trouvaient les habitants de la ville, ils sont partis voir le combat. Mais avertit le médecin que le banquier qui était violent ne se souciait pas des personnes comme lui et que le shérif, qui était présent, n’aimait pas les dentistes.
Le Dr Frackelton est lui aussi allé voir le combat en se disant qu'il aurait peut-être un nouveau client. Le banquier, qui venait d’assommer un cow-boy, a repéré le dentiste et l’a défié de se battre. Mais le dentiste a refusé avec modestie, mais lorsqu’il a été mis au défi à nouveau, il a souri et a dit Il serait heureux de rencontrer le banquier le lendemain matin pour un combat.
Ce que le banquier ne savait pas a ce moment là, c'est que pour payer ses études quand il était jeune à Chicago, William Frackleton pratiquait la boxe et avait quelques combats a son actif. Même s'il était apparu dans quelques journaux pour ses combats, c'était sous un autre nom, celui de Willie Riley.
Le banquier fit savoir qu’il avait l’intention de le mettre KO et de le couvrir de goudron après. Il a collecté des paris et au moment du combat, toute la ville a assisté à l’événement pour voir leur héros local assommer le nouveau dentiste.
Irrité par les moqueries de la foule a son encontre, le DrFrackelton a donné ses derniers 100 $ et a parié qu’il assommerait le banquier, ce qui fit rire beaucoup de monde.
Pendant les 2 premiers rounds, le dentiste a joué avec son adversaire le jaugeant. Arrivé au troisième, le médecin voulait en finir. Une droite au plexus solaire, suivi d'un coup de poing gauche, puis un uppercut avec une droite terrible.
Le violent banquier s'écroula, l’arbitre a commencé à compter et c'est bien le pied tendre qui a gagné, faisant taire la foule qui encourageait leur banquier.
Le shérif lui rendit visite plus tard et l'invita à boire un verre au saloon ou il a été salué comme un héros.
Il est resté un certain temps à Sundance, mais n’avait pas assez de client dans cette petite ville. William Frackelton s’installa dans sa nouvelle maison au pied des Bighorns, Sheridan ou il ouvrit un nouveau cabinet de dentiste.
À Sheridan, il a soignait une femme célèbre de l’Ouest, Calamity Jane. L’éclaireur de l’armée, l'habituée des saloons et des salles de jeu arriva avec un gros mal de dents. Après l'avoir ausculté, le dentiste en déduit qu'elle avait quelques caries. A l'époque ou elle est venu voir le dentiste, ses cheveux commençaient à être gris, mais il y avait encore du feu dans son ventre. Pendant qu’il soignait ses dents, comme était son habitude, il se rappelait qu'elle jurait magnifiquement. Le Dr Frackelton ne s’en est pas soucié et a dit plus tard: "Ses blasphèmes étaient tellement naturels, s’échappant comme de sa bouche comme d’autres mots le feraient".
Après 2 ans à Sheridan, son cabinet se portait bien. C'est à se moment qu'il rencontra Bess, au cours de son deuxième hiver à Sheridan. C’était une grande fille de l’Ouest, qui montait très bien a cheval et qui tirait droit à la carabine. Il se sont mariés jusqu’à ce que Bess décède en 1941.
Il y avait un peu plus de clients mais pas assez a son goût. Il eu l'idée de parcourir les alentours et proposé des soins dans les fermes et ranchs.
Le Dr Frackelton tomba par hasard sur un opticien de Philadelphie qui voulait aussi voir le pays, alors il prit l’homme comme associé dans sa nouvelle entreprise de porte à porte, ou plutôt, de ranch en ranch.
Un jour, ils ont appris, de Pete Mickelson, le facteur, qu'au ranch porcin d’Anderson sur la rivière Big Horn, qu'ils avaient besoin d'urgence d'un dentiste et d'un opticien.
Le jour venu, le facteur Mickelson est monté à cheval pour accompagner le dentiste et l’opticien pour montrer le chemin jusqu'au ranch.
Plus ils s'éloignaient de Sheridan, plus ils comprenaient que les personnes qui avaient besoin de leurs services étaient les membres du gang Hole in the Wall. Malgré quelques réticences et les objections vigoureuses de son associé, ils ont accepté de continuer le trajet jusqu’au ce ranch, situé près de Andersonville. Le dentiste Frackelton pensa que les bandits ne sont pas différents des autres clients qui ont besoin d’aide.
Ma petite anecdote habituel; Andersonville est le premier nom donné à Thermopolis, quand la ville se trouvait de l'autre côté de la Bighorn River.
Ils étaient attendus dans une vieille cabane au toit rouge avec les fenêtres sales. Un genre de saloon avec un pianiste et un crachoir sale que tout le monde ratait tellement c'était sale autour.
En entrant dans la cabane, un homme à tiré sur le chapeau du dentiste et a fait un trou au milieu. Cet homme aimait regarder l’expression sur le visage des hommes qu'il venait de chahuter, pour voir leur réaction.
Malgré avoir reconnu le plaisantin, le Dr Frackelton a fait la même chose avec le chapeau de l'homme, lui faisant un trou à son tour avec son colt. Cet homme était Harry Alonzo Longabaugh, plus connu sous le nom de Sundance Kid.
Bref, après avoir fait leur travail, soigner ceux qui en avaient besoin, les deux associés sont repartis tranquillement.
Le Dr William Frackelton était respecté et aimé dans tout Sheridan et les environs et même au-delà il avait une bonne réputation. Il a été adopté par les Amérindiens Crow en tant que membre de la tribu. Il a souvent fait des soins dentaires pour les membres Crow et d'autres tribus environnantes.
Durant sa vie, William Frackleton rencontra une autre personnalité, William Howard Taft, 27e président des États-Unis. Le président souffrait des dents et n'était jamais assez bien soigné. Il a fait appel au dentiste, qui à ce moment était président du conseil d’administration du comité d’accueil de Sheridan. Lui et ses compagnons traitaient si bien le président, que le président promit à Frackelton tout ce qu'il voulait.
Le dentiste avait entendu que le Congrès discutait sur la Fermeture du Fort MacKenzie à Sheridan.
Frackelton a demandait de garder Fort MacKenzie en activité, même si ce n'était plus pour l'armée.
Le Président a assuré à son hôte ce serait fait. À la fin de la Première Guerre mondiale, William Howard Taft à fait du Fort un hôpital pour soldats. Il a même envoyé un message au dentiste lui rappelant qu’il tenait parole.
Bien des années plus tard, en 1943, William Frackleton part en voyage dans le Wisconsin, mais il est malheureusement décédé en route. Sa dépouille fut ramenée à Sheridan où il a été enterré à côté de épouse Bess.
Encore aujourd'hui, on parle beaucoup de lui à Sheridan et son héritage se perpétue non seulement en tant que bon dentiste, mais aussi en tant qu’homme de l’Ouest... Non n’est plus d'un pied tendre.
En vous promenant à Sheridan, vous ne l'avez surement pas vu, mais le cabinet du dentiste était situé à l'angle de Main Street et Brundage Street. Il vous suffit de lever les yeux a l'étage et son enseigne sur la vitre est toujours visible.
J'ai retrouvé toute ses infos dans un livre de 1947 que je viens de dévorer, 2 fois même, "Sagebrush Dentist, Dr Will Frackleton". Sagebrush Dentist était le surnom qu'on lui avait donné.
Je pourrais en dire d'avantage sur sa vie, mais je ne vais quand même pas vous raconter tout le livre...
John Colter, premier Mountain Man (19/01/2024)
Il est né en 1774 à Stuarts Draft, dans la colonie de Virginie. Encore aujourd'hui, on se demande comment est l'hortographe de son nom, Colter, Coalter ou Coulter. Dans les journaux de l'époque on retrouve les noms écrit souvent dans les 3 versions.
Vers 1780, la famille Colter se déplaça vers l’ouest, dans le Kentucky. Dans sa jeunesse, Colter a peut-être servi comme garde forestier.
Il n'a pas encore 30 ans qu'il est déjà reconnu comme trappeur et pisteur. En octobre 1803, le capitaine Meriwether Lewis prépare une expédition pour traverser les terres d'Est vers l'Ouest sur une demande du président des États-Unis Thomas Jefferson, fait appel à John. Meriwether Lewis demande également à William Clark d'être son partenaire dans cette aventure connu sous le nom de "Expédition Lewis et Clark" dont le départ est donné le 14 mai 1804 de à Camp Dubois, Missouri.
Lewis offrit à John Colter le grade de soldat et un salaire de cinq dollars par mois. On ne sait pas si Colter savait lire et écrire mais il savait signer son nom au bas de documents.
John Colter mauvais garçon ?
L’expédition arriva en novembre, établit son camp d’hiver de 1803-1804 avant de prendre le départ. Alors que Lewis et Clark étaient absents du camp, les hommes avait ordre de rester sur place. Mais Colter et trois autres recrues désobéirent, quittant le camp pour se rendre dans un magasin de whisky. À son retour, Lewis a discipliné Colter et les autres en les enfermant pendant 10 jours. Peu de temps après, Colter est traduit en cour martiale après avoir menacé de tirer sur le sergent John Ordway. Après un examen de la situation, Colter a été réintégré après avoir présenté des excuses et promis de se tenir droit.
John Colter était considéré comme l’un des meilleurs chasseurs du groupe, il était régulièrement envoyé seul pour explorer la campagne environnante à la recherche de gibier. Il a joué un rôle déterminant en aidant l’expédition à trouver des passages à travers les montagnes Rocheuses. Dans un autre cas, il a été chargé de trouver une route dans les montagnes Bitterroot pour récupérer des chevaux et des provisions perdus, et non seulement il est revenu avec une partie des ressources et des chevaux, mais il a récupéré des cerfs pour offrir en cadeau aux Amérindiens Nez-Percés et nourrir les hommes. Lewis avait remarqué la capacité de John à faire du troc avec diverses tribus.
Pour abréger ce voyage, arrivé à l'océan pacifique, il a fallu refaire le trajet dans l'autre sens. En 1806, l'expédition arrive dans l'actuel Dakota du Nord. Ils rencontrèrent Forrest Hancock et Joseph Dickson, 2 trappeurs à la recherche de fourrures de castor, qui demandent à John de les accompagner. Le 13 août 1806, Lewis et Clark permirent à Colter d’être libéré, près de 2 mois plus tôt afin qu’il puisse aider les 2 hommes a traverser la région. Colter a touché sa paye. Cependant, Lewis et Clark étaient tellement contents de son travail qu'ils lui ont même payé les 2 mois en plus.
John Colter, Hancock et Dixon s’aventurèrent vers l'Ouest avec 20 pièges à castors. Lewis et Clark leurs offrirent une réserve de munitions pour 2 ans, de nombreux autres petits outils, tels que des couteaux, des cordes, des hachettes et des ustensiles personnels.
L’itinéraire de l’équipe de piégeage n’est pas connu mais on sait qu'ils arrivèrent dans la vallée de Yellowstone, une région habitée par les Crows. Les dangers de l’étroitesse et de la rapidité de la rivière Yellowstone et l’absence de gibier peuvent expliquer la dissolution rapide de l’équipe de piégeage.
Les 3 hommes ne s'entendaient pas si bien et on pense qu'il seraient ensemble environ 2 mois. Dixon quitta le trio et serait reparti pour le Wisconsin. Cette séparation a eu lieu à un point où les rivières Gallatin, Jefferson et Madison se rencontrent, connu aujourd’hui sous le nom de Three Forks, dans le Montana. John Colter et Hancock passent l’hiver de 1806-1807.
Ensuite John, seul, avait remonté le canyon dans le bassin Sunlight de l’actuel Wyoming, ce qui ferait de lui le premier homme blanc connu à avoir jamais pénétré dans cette région.
Colter retourna vers l'Est voulant revenir un peu à la civilisation. Nous sommes en 1807. Il longe la North Platte River qui va vers le Missouri. Il est à l’embouchure de la North Platte River, certainement dans le Nebraska, lorsqu’il rencontra Manuel Lisa, célèbre commerçant de fourrures, qui dirige un groupe vers le Montagnes rocheuses.
Parmi eux se trouvaient George Drouillard, John Potts et Peter Weiser, anciens membres de l’expédition Lewis et Clark. John Colter décida de retourner dans la nature, même s’il n’était qu’à une semaine d’atteindre Saint-Louis au Missouri.
Au confluent des Yellowstone River et Bighorn River, Montana, John participa à la construction du fort Raymond et fut plus tard envoyé à la recherche de la tribu Amérindienne Crow afin d’étudier les possibilités d’établir un commerce avec eux. Il quitta Fort Raymond en octobre 1807 pour établir des échanges commerciaux avec la nation Crow.
Il se dirige vers la Shoshone River qu'il va suivre. Au cours de l’hiver de la même année, il a exploré la région qui est devenue plus tard le Yellowstone Park et Grand Teton. Il tombe sur une terre où l’eau chaude s’élance droit dans les airs, la terre bouillonne comme si elle était en ébullition, et des geysers presque éteints tonnent comme s’ils étaient possédés par des esprits en colère. Il appelle cet endroit dans ses rapports écrits "L’enfer's Colter". A ce moment il devait être à l'Ouest proche de se qui est devenue Cody. L'activité thermale a diminué depuis la description du montagnard.
L’emplacement exact de l’enfer de Colter reste partiellement contesté, car le nom aurait pu être appliqué à plusieurs zones différentes sujettes à l’activité géothermique.
Colter a probablement suivi Jackson Lake après avoir traversé la ligne continentale de partage des eaux près du col Togwotee et ensuite exploré Jackson Hole en dessous de la chaîne de Teton, puis a traversé le col de Teton dans Pierre’s Hole, connu aujourd’hui sous le nom de bassin de Teton dans l’État de l’Idaho.
Après s’être dirigé vers le nord puis vers l’est, il aurait rencontré le Yellowstone Lake. John retourna ensuite à fort Raymond, où il arriva en mars ou avril 1808. Il avait parcouru des centaines de kilomètres, sans guide et au cœur de l’hiver, dans une région où les températures sont régulièrement de -34°.
Peu de personnes crurent à ses rapports sur les geysers, les marmites de boue bouillonnantes et les flaques d’eau fumante. Ses récits étaient ridiculisés et moqués.
Il n'empêche que son exploration détaillée de cette région est la première par un homme blanc de ce qui deviendra plus tard l’État du Wyoming.
L’année suivante, John Colter fait équipe avec John Potts, un autre ancien membre de l’expédition Lewis et Clark. En 1808, Colter et Potts partent de Fort Raymond pour négocier des accords commerciaux avec les Amérindiens locaux. Alors qu’il conduisait un groupe de 800 Indiens Flathead et Crow jusqu’au fort de traite, le groupe de Colter fut attaqué par plus de 1500 Black Feets. LesFlathe et les Corbeaux réussissent à forcer les Pieds-Noirs à battre en retraite, mais Colter est blessé à la jambe par une balle ou une flèche. Cette blessure n’était pas grave, car Colter se rétablit rapidement et quitta le fort Raymond avec Potts une fois de plus l’année suivante.
Les Amérindiens Black Feets étaient ils cruels ?
Parce qu'en 1809, une autre altercation avec les Pieds-Noirs entraîna la mort de Potts et la capture de John Colter. Alors qu’ils remontaient la rivière Jefferson en canot, Potts et Colter rencontrèrent plusieurs centaines de Pieds-Noirs. Colter a été désarmé et déshabillé. Lorsque Potts refusa de se laisser faire, il fut blessé par balle. Potts tira alors sur l’un des guerriers indiens et fut instantanément transpercé de nombreuses flèches. Son corps a ensuite été coupé en morceaux.
John Colter a reçu l’ordre de partir, nu, et a été encouragé à ne plus revenir. Alors qu’il fuyait pour sauver sa vie, il était quand même poursuivi par un groupe d’Indiens. Mais c'était un coureur rapide, après plusieurs kilomètres, Colter, nu, était épuisé et saignait du nez, mais loin devant la plupart du groupe. Seul un assaillant arrivait à le suivre, et se rapprochait de lui.
Quand John tourna la tête et vit le Black Feet à seulement quelques pas de lui et près a frapper, il s'arrêta net, il savait qu'il devait se battre. L’Amérindien a été surpris par la soudaineté de l’action de John et tenta également de s’arrêter. Mais il était épuisé de courir et tomba en essayant de lancer sa lance sur John, qui s’enfonça dans le sol et se brisa dans sa main. Colter saisit instantanément la partie pointue, avec laquelle il le cloua au sol et le tua. Il prit les habits de l'Amérindien avant de reprendre sa route.
Mais il avait toujours une meute d’Indiens a ses trousses. Quand il atteignit la Madison River, à 8 km plus loin, Il a vu dans l'eau une hutte de castors. Ne cherchant pas d'autres endroit ou se cacher, il se mis à l’intérieur d’une hutte, échappa à la capture. Émergeant de nuit, il grimpa et marcha pendant onze jours jusqu’au fort d’un trafiquant sur le Little Big Horn River.
Malgré tout, en 1810, John Colter participe à la construction d’un autre fort situé à Three Forks, dans le Montana avec quelques hommes. Il est parti seul à la chasse et à la cueillette de fourrures. A son retour, il découvrit que 2 de ses partenaires avaient été tués par les Black Feets. C'est cet événement qui convainquit John Colter de quitter définitivement la région du Wyoming et du Montana.
Il retourna à Saint-Louis à la fin de l'année 1810 avec sa propre carte grossière des routes qu'il avait dessiné. Il avait été éloigné de la civilisation pendant près de 6 ans.
John a épousé une femme nommée Sallie et a acheté une ferme près de Miller’s Landing, aujourd’hui New Haven, dans le Missouri. Il rendit visite à William Clark et lui fournit des rapports détaillés sur ses explorations depuis leur dernière rencontre. À partir de ces informations, Clark a créé une carte. C'était la carte la plus complète et plus détaillée produite de la région des explorations pour les 75 années suivantes.
Pendant la guerre de 1812, Colter s’est enrôlé et a combattu avec les Rangers.
John Colter est mort jeune, avant ses 40 ans. En 1812, les États-Unis déclarèrent la guerre à la Grande-Bretagne et c'est là que John Colter s’enrôla. Alors qu’il combattait sous les ordres de Nathan Boone, il mourut au service de son pays. Cependant, après une vie aussi mouvementée, il ne mourut, pas de la main des soldats britanniques ou des nombreux Indiens qu’il rencontra au cours de ses voyages, mais de la jaunisse le 7 mai 1812. Après sa mort, son corp a été envoyé dans le Missouri, ou sa femme l’aurait enterré sur une falaise surplombant la rivière Missouri près de New Haven, dans le Missouri.
Dans le Yellowstone Park, une montagne qui culmine à une altitude de 3 259 m porte son nom. Colter Peak, situé à l'Est du Yellowstone Lake. La montagne a eu plusieurs noms, mais elle est officiellement nommé par Arnold Hague en 1885 en référence à John Colter, considéré comme le premier homme blanc à avoir visité la région de Yellowstone.
George D. Rainsford (05/11/2022)
Natif de New York et fils de banquier, George D. Rainsford a fait ses études en Europe puis a pratiqué l’architecture à New York. On dit que c'était juste par passion qu'il exerçait ce métier.
Une autre passion lui tient à cœur, les chevaux.
George D. Rainsford est arrivé à Cheyenne à la fin des années 1870 justement pour les chevaux. Il a vite acquis une réputation d'éleveur pour la qualité de son cheptel.
Il construit sa maison au 704 E. 18th Street à Cheyenne (maison toujours visible). Son style différent plait aux Cheyennes et beaucoup lui demandent de faire les plans de leur maison. Les maisons de George D. Rainsford sont facilement reconnaissables avec des toits incorporés, de grands porches en saillie de la structure principale ou des bardeaux en écailles de poisson.
Tout un quartier grandit, à Cheyenne, des maisons que l'on retrouve aujourd'hui surtout du coté Est de Holiday Park, sur 17e et 18e rues. A l'époque il y a des barons du bétail qui s'installent, d’où le nom du quartier "Cattle Baron Row". Dans le même quartier, il construit l’ancien manoir du gouverneur du Wyoming et la maison William Sturgis, tous deux inscrits individuellement au registre national des lieux historiques. Il y a aussi la maison de l'ancien gouverneur Warren, les quartiers des célibataires, ou des personnages importants de cheyenne, Charles Oelrichs, Nellie Tayloe Ross, Dr William Crook, le siège social de Baxter Ranch etc...
Le quartier de Rainsford a été développé entre 1880 et 1930 et se trouve à proximité de l’Union Pacific Railroad et de la gare, du centre-ville et du chic Cheyenne Club et c'était un avantage pour un riche éleveur de bétail ou toute personnes un peu aisés. Le quartier a été inscrit au registre national des lieux historiques le 6 novembre 1984.
Ma n'oublions pas sa passion pour les chevaux.
En 1878, George D. Rainsford veut un ranch et du terrain pour ces chevaux. Des structures temporaires ont été construites en attendant de construire mieux et plus grand.
Ce n’est qu’entre 1880 et1882 que des granges et surtout la maison sont bâtis, avec des bâtiments permanents et a conçu de nombreuses structures du ranch en 1885. Rainsford ne reçut de brevet pour ses terres qu’en 1891, puis pour seulement 160 acres (65 hectares). Mais il lui reste quand même environ 27 000 acres (11 000 hectares), de terres publiques, qu'il fait l'erreur de clôturer quelques années plus tard.
Erreur parce qu'à cette période c'est interdit de clôturer des terres publiques d'après une loi de 1885. Il a été condamné à payer une amende et forcé d’abattre les clôtures de 1905 à 1907. il y a 3000 chevaux sur les terres de George D. Rainsford en 1900.
En 1920, Il a envi de prendre sa retraite, il a vendu son stock restant à l’armée américaine et en a gardé seulement 200. C'est son manager, Paul Raborg, qui achète le ranch en 1922, pour élever des poneys de polo et des vaches laitières. Malheureusement, le mariage Raborg ne tient pas et il est dissous. Paul Raborg quitte le ranch et c'est la famille de son ex-femme qui reprend la direction jusqu'en 1956.
En 1956, le ranch a été vendu aux propriétaires voisins Hugh et Rissa McDonald, qui possédaient également le ranch voisin Ned Foss. Leurs exploitations s’élevaient à 75 000 acres (30 000 hectares) en 1962. Les McDonald’s ont loué les bâtiments du Diamond Ranch pour les utiliser comme camp de jeunes méthodistes du milieu des années 1950 à 1965.
A leur décès, le ranch est passé à leur fille et à son mari, Ruth et John Braunschweig. En 1968, le ranch est devenu un ranch de vacances et un centre de camping associé à Kampgrounds of America. Les granges ont été converties pour les invités, avec des couchages dans les stalles et une piste de danse dans la grange principale.
Quand à la ville de Cheyenne, elle n'a pas oublié ce grand homme. Un marqueur ou panneau indicateur est situé à Holliday Park, côté Ouest depuis 1984. Garez vous au Guild parking et faites le tour a pied.
En plus à Holliday Park il y a tellement de chose a voir, la Guilde des artistes, c'est une vieille maison en bois ou les artistes se donnent rendez-vous. Cette vieille cabane toute en bois dans lequel ils se trouvent est la grange à voitures Van Tassell, une structure inscrite au registre historique. Il y a aussi une des grandes bottes de Cheyenne et celle-ci est en l'honneur de hors-la-loi du Wyoming. Vous trouverez dans le parc la locomotive Big Boy 4004 et le lac Minnehaha.
Otto Frank (15/08/2022)
Sa vie et sa fin accidentel.
Otto n'a jamais été considérée comme une ville, pas assez grande. Vous la trouverez sur la petite route 30 qui va de Meeteetse à Greybull.
La petite communauté porte le prénom de Otto Frank. son nom complet est Otto Friedrich Heinrich Frank von Lichtenstein, il sera connu dans le Wyoming sous le nom d’Otto Frank.
Il est né en 1846 près de Francfort, qui était encore la Confédération Germanique (Je pense que le nom Allemagne est arrivé seulement vers 1871).
On ne sait pas grand chose sur sa jeunesse, seulement qu'il a reçu une bonne éducation. En 1866, Frank quitte son pays pour rejoindre ses deux frères aînés, Charles et Carl, à New York, qui dirigeaient une entreprise d’importation de bananes.
Mais Otto, ne prospère à New York et décide de partir vers l'Ouest avec un convoi. Se procurant des chevaux et de la nourriture, le groupe s’est dirigé vers le nord. Chevaucher les contreforts, faire du dépistage du gibier, déplacer le camp, dormir sous les étoiles dans l’air sain et sec, l’expérience en a profité à Frank qui a adoré cette expérience.
Se nourrissant sur la route de wapitis, de cerfs, d’antilopes, de bisons et de poules de sauge, ils se sont déplacés vers le nord en direction des monts Bighorn.
Quand il arrive dans le Wyoming, Otto écrit dans son journal "C'est le pays le plus beau et le plus sauvage que j’aie jamais vu, abondant en poissons et gibier".
Ils ont été surpris de trouver une source chaude gigantesque, ou ils pouvaient se laver, faire la lessive, se détendre, mais mal à l’aise quand ils ont rencontré de nombreux sentiers et camps amérindiens. Désireux d’éviter les rencontres indésirables, ils retournèrent à Rawlins et à l’Est.
Pour info, la source chaude est devenu Thermopolis.
L’année suivante, Otto Frank s’aventura plus au nord, localisant finalement un vaste pâturage naturel sur le cours supérieur de la Greybull River. Les Indiens et les bisons fréquentaient encore la région, mais Otto comprit qu’il pouvait y trouver une grande exploitation d’élevage de bétail en plein air. Il se distinguerait parmi les premiers pionniers blancs de la région.
Otto avait envi de construire sa future maison qui deviendra le Pitchfork Ranch. Il s'installe sur le cours supérieur de la Greybull River dans une large vallée, et commença à construire un troupeau de bétail. Il a traîné 1 200 bovins Hereford de l’Oregon et du Montana et a adopté une marque de fourche pour les marquer. Les laissant se nourrir sur la piste de la bonne herbe verte de mon Wyoming. Il n’y a pas de recensement clair des ses premiers troupeaux, mais les documents d’imposition retrouvés du comté de Fremont des années 1880 évaluent les troupeaux du Pitchfork Ranch à six à sept mille animaux.
En été 1880, Otto commence à construire des structures permanentes à son ranch. Il a d’abord construit sa petite cabane en rondins. Quelques années plus tard, il construisit une plus grande maison principale avec des murs d’adobe de dix-huit pouces d’épaisseur, prétendument pour se protéger contre les attaques indiennes. La cabane d’origine est devenue une forge, et il a ajouté une cuisine détachée et un dortoir pour ses mains.
L'année 1884, son frère Carl, s’y rendit pour jeter un coup d’œil. Mais il est rapidement revenu au commerce de la banane. Otto finit par racheter les parts de ses frères en 1896 et en devint l’unique propriétaire.
Otto tenait un journal quotidien, les documents de la fin de 1886 à 1903 ont été conservées à la Library du Buffalo Bill Center of the West à Cody.
En 1882 il n'y a rien autour, Otto a donc créé le service postal de la région, le premier bureau de poste et fut nommé maître de poste.
À la fin de 1883, il y avait de nombreux autres ranchs dans la région. Otto Frank n’était plus dans un pays aussi isolé. À cette époque, il y avait encore quelques bisons le long des contreforts. Ils ont souvent donné du fil à retordre à Otto alors qu’il érigeait des clôtures autour de sa propriété. Les bisons détruisaient régulièrement les nouvelles clôtures, à la grande frustration de Otto. Plus tard, il a raconté qu'il lui arrivait de chasser directement depuis son porche tellement il y avait d'animaux. Il a avoué aussi avoir tiré sur plusieurs des animaux à tête dure, a savoir les bisons, depuis son rocking-chair . Mais les quelques buffles restants dans le bassin de Bighorn ont rapidement été tués par des chasseurs de peaux, des sportifs en visite et des cow-boys locaux.
Au fur et à mesure que la chaîne du Wyoming devenait surpeuplée, les éleveurs se sont retrouvés coupés de plus en plus de pâturages libres auxquels ils avaient eu accès peu de temps auparavant. Ils ont dû déposer des réclamations pour obtenir plus de terres et construire des clôtures pour contenir leurs troupeaux autrefois en liberté.
Le Pitchfork Ranch d'Otto, a été l’un des premiers ranchs de la région à cultiver un approvisionnement en foin pour l'hiver. Les hommes du ranch ont lentement transformé la large prairie d’armoise en champs abondants de luzerne et de fléole des prés. Ils ont enlevé d’innombrables pierres de la rivière et nivelé les bosses et les chemins qui mènent au ranch. En 1897, les vastes pâturages permettent de cultiver 12 000 tonnes de foin.
Otto Frank a également embauché des hommes pour construire des fossés d’irrigation et un système de drainage afin de rendre les cultures de foin plus fiables. Cela s’est avéré prudent. Les troupeaux de Otto sortaient généralement des hivers rigoureux en bien meilleure forme que les troupeaux de ses voisins.
Alors que beaucoup de ses voisins luttaient contre des hivers rigoureux, des sécheresses dans les parcours et des bas prix du bœuf, Otto s’est préparé à éviter les catastrophes. Il était astucieux, intelligent, mais il semble aussi qu’il était vraiment curieux. Dans ses journaux, il notait le retour des espèces d’oiseaux au printemps et les habitudes des animaux près de chez lui. Il a acheté un vélo et a roulé sur les routes et sur le parcours, sans doute le premier cow-boy de la région à abandonner un cheval pour une paire de roues.
Comme beaucoup de ses voisins, il ne passait pas toujours l’hiver dans son ranch. Il choisissait souvent des climats plus chauds ou dans l’Est chez ses frères. Il passa l’hiver 1883 avec sa famille à New York, mais en vint plus tard à préférer le Sud tempéré de la Californie comme résidence d’hiver. En 1898, il passe deux mois au large des côtes sur l’île de Catalina, à pêcher et à naviguer.
Otto Frank avait également la réputation d’être strict, sévère, congédiant régulièrement des cow-boys pour paresse ou ivresse. Il devait souvent se rendre à Billings pour trouver de nouveaux ouvriers.
Le bassin de Bighorn était encore en grande partie anarchique, dans les années 1880 et 1890, et un lieu de refuge pour beaucoup de truands, bandits, voleurs ou assassins, ceux qui souhaitaient se perdre ou disparaître.
3 mars 1886 Otto Frank présenta une pétition à la Wyoming Territorial County Commission pour qu’un pont soit construit sur la Greybull River pour accueillir le trafic sur la piste Meeteetse, comme l’appelaient maintenant les facteurs.
Otto avait ses propres habitudes étranges de vieux garçon. Il a été célibataire toute sa vie et était habitué à vivre selon ses propres termes et, n’ayant jamais à se réconcilier avec les besoins des autres, il est devenu extrême dans ses exigences de propreté personnelle.
L’un de ses cow-boys de longue date a dit de son patron " il est difficile comme une vieille bonne. Il s’en prenait toujours aux hommes parce qu’ils ne gardaient pas leurs vêtements propres".
Dans une région où la population était peu nombreuse et où les dirigeants compétents étaient peu nombreux, Otto ne pouvait s’empêcher d’être entraîné dans la politique. Il exerça les fonctions de juge de paix et de juridiction couvrant une grande partie du bassin de Bighorn. À ce titre, Otto supervisa les essais de cow-boys, l’augmentation de l’activité de vol dans le nord-ouest du Wyoming. Bien qu'il soit connu parmi les habitants comme "Le petit homme", il ne devait pas être grand certainement, il a aidé à la diminution de l’anarchie dans le Wyoming.
Beaucoup des hommes qu’il avait embauchés pour ce travail étaient des colons mormons qui avaient récemment formé une petite communauté agricole à 57 miles (presque 92 kms) en aval. Leurs propres fermes étant toujours en difficulté, les hommes ont apprécié les emplois offerts par Otto et ont nommé leur communauté Otto en l’honneur de l’éleveur en amont.
La mort d’Otto Frank reste et restera probablement toujours énigmatique. Que c'est il passé ce jour de 30 novembre 1903 ?
En fin d'après midi ce jour là, Otto est allé se promener le long de la rive nord de la Greybull River, à l’Est de sa maison de ranch. Il portait, comme toujours, un fusil de chasse à double canon au cas où il tomberait sur des lapins ou des canards.
Un seul coup de feu a été entendu par les cow-boys au ranch. Pensant que leur patron avait trouvé une proie pour le repas, ils n’y pensèrent pas jusqu’à ce que, bien après la tombée de la nuit, Otto ne soit pas rentré à la maison. Un petit groupe est parti a sa recherche et a trouvé son corps gisant face contre terre proche d’une clôture de barbelés avec son fusil de chasse à proximité. Le canon droit était vide car l’obus avait été tiré et le gauche était toujours chargé.
Sa mort a choqué ses voisins, mais a été rapportée dans les journaux locaux comme étant un accident tragique. Les enquêteurs ont émis l’hypothèse qu’après avoir lui-même franchi la clôture, Otto Frank avait commencé à tirer l’arme vers lui à travers les fils barbelés et que l'arme avait les marteaux tirés et près a l'emploi lorsqu’une balle est parti droit dans sa poitrine juste au-dessus du cœur. Il est mort sur le coup. Il n’y avait aucun signe de lutte. C’est ainsi, comme l’a rapporté un journal, que "L’homme qui a fait face à mille dangers de la vie frontalière sans dommage a rencontré la mort de cette manière malheureuse".
Certains doutaient que Otto eût été assez stupide pour transporter un fusil de chasse chargé avec les marteaux amorcés, et encore moins tirer ce même fusil chargé et armé à travers une clôture de barbelés. D’autres ont immédiatement pointé du doigt les ennemis qu'il s’était fait dans ses relations avec les voleurs et les bergers envahissants, soupçonnant un acte criminel. Le tuant, faisant en sorte que cela ressemble à un accident.
Quoi qu’il en soit, Otto Frank était bel et bien mort. Il était clair pour tout le monde qu’une figure d’importance de longue date ne faisait plus partie de la communauté.
Mort à 55 ans, Otto Frank est enterré au cimetière de Meeteetse. Des centaines de personnes ont assisté aux funérailles, le plus grand enterrement du comté de Bighorn jamais vu à ce jour. Au-delà du Wyoming aussi, Franc était bien connu dans la communauté de l’élevage. "M. Frank était largement connu et reconnu comme un prince parmi les hommes", a rapporté le Chicago Livestock World.
La mort de Otto marque la fin d’une époque. À cinq milles en amont du Pitchfork Ranch, un grand affluent pénètre dans le Greybull par le sud. Il apparaissait initialement sur les cartes sous le nom de Wolf Creek, mais depuis les années 1890, il s’appelait Frank’s Fork. Ce ruisseau coule des montagnes où il commence dans de grands cirques sur les flancs est du pic Frank, à 13 158 pieds (presque 4100m), le plus haut sommet des Absarokas. En 1884, Otto Frank et son ami Thomas Osborne ont escaladé le sommet pour mieux comprendre le paysage. Du sommet, Otto a écrit "On pouvait voir les Tetons et le Yellowstone Park à l’Ouest, et à l’Est la vallée de la Greybull River, la majeure partie du bassin de Bighorn et les montagnes Bighorn bien au-delà. Nous pouvons espérer que cet homme agité s’est arrêté assez longtemps pour profiter de la vue.
Otto Frank a passé les 33 dernières années de sa vie à construire la marque Pitchfork et à documenter sur sa vie quotidienne grâce à son journal.
Au cours du XXe siècle, le Pitchfork Ranch a subi de nombreux changements et par la suite plusieurs propriétaires. Au plus grand Pitchforks, il englobait sept ranchs et 250 000 acres et exploitait 10 000 bovins Hereford et 20 000 moutons Rambouillet. En 1914, sa marque la "fourche" a été mise sur la scène mondiale par Charles Belden, un passionné de conservation et photographe accompli. Vivant aux côtés de ses sujets, il a pu capturer la vraie vie et l’époque du ranch jusqu’à son départ du ranch en 1940. Le romantisme et les difficultés de l’Ouest ont tous deux été célébrés dans les photographies de Belden.
Aujourd’hui, le ranch appartient actuellement à la famille Baker qui vit à temps plein sur place. Leurs efforts considérables pour préserver la beauté naturelle du ranch et aider aux efforts de conservation garantiront que l’héritage de la fourche et restera pour les décennies à venir.
Simon Durlacher (12/12/2025)
Sa vie, son magasin et sa maison.
Né le 1 Janvier 1837 à Schmeiheim, en Allemagne. Il est arrivé d'abord à Danville, Pennsylvanie en 1862, et exerça le métier de commerçant.
Nous sommes en plein drame, avec la guerre de sécession qui a commencé en avril 1861. La Pennsylvanie, ou Simon s'est installé, fait partie des états de l'Union, mais il s'engage dans le 6e régiment de réserve de Pennsylvanie. Il sert pendant 38 mois et connait de rudes combats et fut blessé.
Démobilisé en juin 1864 (la guerre sera fini en avril 1865), il part vers l'Ouest, et s'installe à Burlington, dans l'Iowa, ou il travaille dans un magasin de vêtements. En 1867, il s'enfonce un peu plus à l'Ouest et arrive à Cheyenne et travaille dans un magasin de tissus et de mercerie.
Il se rendit à Corinne, dans l'Utah, en 1867, un important tracé ferroviaire était en construction, mais renonça apparemment à y ouvrir un magasin. L'année suivante, en avril 1868, il part à Laramie, un mois avant que l'Union Pacific Railroad arrive en ville, où il travailla dans le magasin de Ben Hellman sous une tente.
En 1871, Simon Durlacher s’est associé à William Manesse ouvre son propre magasin de vêtements pour hommes où ils vendaient également du tabac et des bijoux dans une cabane en bois.
Un an plus tard, en 1872, la cabane en bois a été démolie et Simon Durlacher a commencé à construire le bâtiment en briques sur la 2e rue, ou à l’origine c'était l’emplacement du saloon l’Alhambra, mais qui avait été démoli.
Le journal de Laramie du 23 avril 1872 annonça l'ouverture du nouveau magasin Durlacher.
Ce bâtiment en briques très solide, est l'un des plus anciens du quartier encore debout et arbore une façade en fer acheminée par le chemin de fer. Un immeuble de 2 étages qui abritait à l'étage la loge maçonnique de Laramie jusqu'en 1882, dont Durlacher était un membre actif.
Il n'est pas difficile de reconnaitre le bâtiment, si vous levé la tête dans la 2è rue, vous verrez le nom "Simon Durlacher" inscrit en grand sur la façade.
Il était devenu une personne importante de Laramie et faisait partie de la loge maçonnique locale et, en 1874, il fut élu commissaire du comté d’Albany alors que mon Wyoming était encore un territoire.
Simon Durlacher entreprit un voyage d'affaires sur la côte Est en 1878 et fut présenté par des amis à Hannah Gross, une autre immigrante allemande, presque de 17 ans sa cadette, née le 24 Décembre 1853 à Baden. Ils l'épousent à Boston le 2 octobre 1878.
En 1883, il ajouta un sous-sol, des vitrines, une fontaine à eau et l'éclairage au gaz à son bâtiment et affirmait que son magasin était le pionnier du vêtement à Laramie.
A l'époque, à Laramie, il y avait une tradition au moment de Thanksgiving. C'est, le jeter de dindon dans la foule du haut d'une maison. C'était la maison voisine de Durlacher. Le dindon terminé, bien sur, dans l'assiette.
En 1897, le bâtiment du centre-ville de Laramie avait changé de mains pour devenir le Temple Economy, un détaillant local. Ce qui est si intéressant, c’est que le bâtiment est resté un magasin de vêtements jusque dans les années 1980, il est resté le même type de magasin pendant plus de 100 ans.
Ensuite, c'est devenu une librairie de 1980 à 2010, date à laquelle il a été acheté par Firehole Technologies. Depuis, c'est un espace de coworking appelé The Durlacher. Le bâtiment continu d’être entretenu parce qu’il est exploité par des personnes qui se soucient de l’histoire et de la communauté de Laramie.
Le centre-ville de Laramie, dont le bâtiment Durlacher en fait partie, a été inscrit au Registre national des lieux historiques le 10 novembre 1988. On la trouve dans la deuxième rue, pas très loin de chez mon ami Steve et de son "Optical Fashions / The Spectacle Emporium". Steve est le dernier opticien à l'ancienne a créer de superbes lunettes de haute couture, allant des modèles anciens aux plus modernes.
En 1878, Simon Durlacher achète une belle maison à Laramie, à l'angle de Custer Street et la 5nd Street. Encore aujourd'hui, on l'appelle souvent la maison Durlacher.
Elle a été construite entre 1875 et 1878, par l’architecte Charles Klingerman. C'est un bel exemple du style Queen Anne, un style architectural très en vogue à la fin du XIXe siècle.
D'après les livres d'histoire de Laramie, on ne comprend bien, si, Charles et Ella Klingerman avaient construit la maison pour eux même, ou si, c'est Simon Durlacher qui a fait construire cette maison par l’architecte Charles Klingerman.
Quoi qu'il en soit, la maison aurait été acheté en 1878 par Simon Durlacher pour 2 000$ à Charles Klingerman.
La maison n'était pas loin de son magasin sur la 2nd Street. Sa femme, Hannah, qui travaillait d’abord au magasin et se souvenait qu'à l’époque Laramie n’avait pas encore d’éclairage public et que c’était une véritable aventure de marcher du magasin jusqu’à leur spacieuse maison.
La maison Durlacher est magnifique et on la remarque tout de suite quand on remonte Custer Street.
Elle compte 2 étages et demi, un beau porche qui s'étend sur l'angle des 2 côtés des rues. La maison possède diverses fenêtres à guillotine, dont certaines ornées de vitraux, une grande fenêtre cintrée etc.
Simon et Hannah Durlacher ont eut 3 filles Blanche (1879-1927), Hilda (1882-1945) et Jean (vers 1884-1947).
Simon est décédé le 20 juillet 1893 a l'âge de 56 ans à Laramie. Il avait des complications de troubles de la gorge et juste avant sa disparition, il avait passé près de 3 mois d'hiver en Floride pour améliorée sa santé. Il avait même l'intention de passer le prochain hiver en Europe, probablement dans le Sud de la France.
Il a été enterré au Greenhill Cemetery de Laramie. Simon Durlacher était très discret sur ses origines juives et sa nécrologie n'en fait aucune mention et met plutôt en avant son appartenance à la loge maçonnique de Laramie et à la Grande Armée de la République.
Un livre intitulé "Le Juif américain : patriote, soldat et citoyen" relate le service de Simon pendant la guerre de Sécession. Publié en 1895 après sa mort, ce livre a été transmis dans sa famille et a rejoint la collection du Laramie Plains Museum à la mort de son gendre, Neale Roach, en 1967.
Après sa mort, le magasin Durlacher a fait faillite en 1897.
Hannah a rencontré longtemps après la mort de son mari Simon, un homme du nom de Otto Gramm, un autre homme d'affaires de Laramie. Elle l'épouse en 1909, soit 16 ans après et continua de vivre dans la grande maison. A son tour elle quittera ce monde le 14 janvier 1930 âgée de 76 ans et sera enterré à Greenhill Cemetery de Laramie, près de son premier mari Simon Durlacher, de sa fille ainée qui est morte le 14 juillet 1927 à l'âge de 47 ans et de son second époux, Otto, décédé le 17 décembre 1927 âgé de 81 ans.
Jusque dans les années 1940, la maison appartenait toujours à la descendance Durlacher, c'est a dire les 2 enfants restants, Hilda et Jean.
C'est Hilda qui y vivait avec son mari Henri Neale Roach jusqu'en 1941.
Ensuite la maison a été vendue en 1945 à la Première Église chrétienne, qui l'a légèrement modifiée pour ses besoins, puis à l'Armée du Salut en 1954. La maison est aujourd'hui une propriété privée occupée par un établissement financier "Edward Jones".
La maison Durlacher a été inscrite au Registre national des lieux historiques le 21 mars 2011.
Frank Stillman Lusk (01/10/2022)
La ville de Lusk porte le nom de Frank Stillman Lusk qui a fondé Lusk en 1886. Il est né en 1857, fils de Cornelia 'Stillman' Lusk et James Lusk. Il a vécu pendant un certain temps à Cleveland, Ohio avec ses parents et il avait une sœur, Mary C. Lusk, bien que l’on ne sache pas qui était le plus âgé des deux enfants.
Au fur et à mesure que Frank grandissait, l'envie de voyager le rongeait. Il voyage visitant les États de son pays. Il arrive dans le Colorado ou il y vécut jusqu'en 1879. Entre deux, en 1877, il fait sa première visite dans le territoire du Wyoming, il a 20 ans.
Frank S. Lusk travail dans l’industrie bovine au Colorado jusqu’en 1879, date à laquelle la population croissante des États-Unis l’obligea à chercher refuge loin de tout cela avec leur bétail. C’est à cette époque que Frank reviendra au Wyoming. Il avait en souvenir les gens qui l'avait accueilli affectueusement quand il y été passé en 1877. Ouvrant la voie avec un certain nombre de ses partenaires d’affaires et leur bétail, il a déménagé dans ce qui est aujourd’hui Lusk et ils ont mis en place 3 ranchs.
Son père étant décédé quand il était plus jeune, il invita sa mère, Cornelia à le rejoindre. Plus tard, Cornelia eu des rôles importants au sein de la ville, l’un d’eux étant le surintendant du système scolaire. Frank était courageux, en plus du travail comme éleveur de bétail dans ses ranchs, il a continué de petits boulots ici et là. L’endroit où se trouvaient ses ranchs était à environ 15 miles au nord des Rawhide Buttes ainsi que le bureau de poste le plus proche. Forcé de faire des allers-retours peu importe la météo pour recevoir ou envoyer son courrier, on lui a finalement suggéré de mettre son propre bureau de poste sur ses ranchs.
Acceptant, il ouvrit un bureau de poste plus proche à l'endroit qui allait devenir plus tard Lusk, nous sommes en 1884. Frank décida de nommer le bureau de poste "Lusk", ce qui mit en place le nom de la future ville. Deux ans plus tard, en 1886, l’arrivée du chemin de fer dans la région est annoncée. À l’époque, bien qu’il exploite toujours ses trois ranchs dans la même région, Frank, travaillait également pour le chemin de fer en tant que représentant. Avec le ruée vers l'or qui avait été trouvé dans les Black Hills, une ville de tentes s'était formée, pas très loin des ranch de Franck, autour des mines de Silver Cliff. La ville de tentes s’appelait d'ailleurs Silver Cliff.
Dans la ville de tentes il n’y avait qu’un seul bâtiment en bois (toujours visible à Lusk), le reste était vraiment des tentes. En 1886, Frank Stillman Lusk, voulait que le chemin de fer passe ici. Mais pour ça, il fallait une ville plus consistante. Frank et les habitants ont commencé à former le cadre squelettique de la ville de Lusk. Moins d’une semaine après, Silver Cliff commencé à se former avec la construction et ouverture des éléments suivants, banque, écurie, quincaillerie, dépôt, 7 Saloons.
La deuxième semaine, la ville avait construit encore plus, avec un certain nombre de restaurants, de cabinets de médecins, de pharmacies et d’autres bâtiments. Le début de la ville a été rapide et s’est déroulé sans incident. C'est décidé, le nom de Silver Cliff passe aux oubliettes et devient la ville se nomme "Lusk".
En 1894, Frank Lusk qui à 37 ans, était prêt à s’installer et, la même année, il épousa Louise B. Findley, fille de Thomas Findley, ancien trésorier de l’État de Californie. La date est inconnue, mais il fait construire une maison (qui est aujourd’hui Peir Funeral Home), pour lui, sa femme Louise et sa mère Cornelia. Le couple a adopté une fille, Vivian Gorham, qui, une fois mariée, est devenue Vivian Abozeid et à déménagé en Égypte.
Jusqu’à ce que Cornelia tombe malade, elle vivait dans cette maison. Le 22 avril 1921, sa mère, Cornelia, est décédé.
Frank et Louise ne sont pas restés toute la durée de leur vie à Lusk, dans le Wyoming. Ils ont déménagé à Missoula, dans le Montana. Là, Frank a continué à jouer un rôle de premier plan dans la société où il a été président de la Montana Textbook Comission et de la Missoula Library. Il avait été président du conseil d’administration de l’école secondaire pendant plusieurs années et vice-président de la Commission du Montana pour l’exposition Panama-Pacific.
Le 6 août 1930, Frank Stillman Lusk à 73 ans, et c'est a cette date qu'il laisse sa femme veuve. Laissant derrière lui une vie bien remplie, sa femme et sa fille, et une ville entière dans son héritage, il a été enterré à Cleveland, Ohio dans les parcelles familiales à côté de sa mère et de son père.
En 1986, Lusk a célébré son centenaire de 1886 à 1986. Pendant ce temps, la population, entre autres choses, était passée des 300 pionniers d’origine à 1654 personnes. Frank S. Lusk a développé une ville qui a vu et traversé les différentes époques. Il a laissé derrière lui un héritage qui a permis à son esprit et à la ville de grandir.
Un homme dont les citoyens de Lusk, même aujourd'hui, peuvent être fier.