Johnson County (15/01/2026)

Le siège est la ville de Buffalo et la ville reconnue avec est Kaycee. Les autres non jamais été établies ville, Saddlestring, Barnum, Mayoworth, Linch, Sussex, Barnum.

Selon toute vraisemblance, ce sont toujours les Amérindiens les premiers a vivre ici, mais le premier Européen à poser le pied dans le futur Johnson County fut François Antoine Larocque, qui traversa la région avec les Crows en 1805.

En 1834 un poste de traite fortifié a été construit par un trappeur, Antonio Montero, sur la Middle Fork de la Powder River, à environ 11 miles (18 km) à l'Est de l'actuelle Kaycee, alors que la région était encore sous le contrôle de la tribu amicale des Crow.

La palissade et les bâtiments furent connus sous le nom de Maisons portugaises et servirent de centre de commerce avec les Crows pendant quelques années.

Antonio Montero a tenu jusqu'en 1939. Il a abandonné a cause du célèbre Jim Bridger et 300 membres de la Fontenelle, Fitzpatrick and Company, qui passèrent l'hiver à proximité et harcelèrent l'exploitation de Montero, rivalisant agressivement pour ses clients Crows et éliminant presque l'approvisionnement en castors, préparant ainsi l'abandon définitif du poste Montero.

Après cette date, dans les années 1840 et une grande partie 1850, l'activité commerciale gravita plus au Sud, laissant le Nord du Wyoming vide de tout commerce avec les Blancs et sans postes de traite réguliers. 

Au milieu des années 1850, les relations entre Amérindiens et l'armée américaine se détériorèrent, en partie à cause du massacre de Grattan en 1854 près de Fort Laramie.

Mais arrive les années 1860 et les prospecteurs et les mineurs. En 1863, cela a incité l'homme des montagnes John Jacobs et son partenaire John M. Bozeman à chercher un nouveau sentier.  Cet itinéraire, nommé Bozeman Trail,  partait de l'Oregon Trail dans le centre du Wyoming jusqu'aux champs aurifères autour de Virginia City, Montana.

Le problème de Bozeman Trail était qu’elle traverse le cœur de la région de la Powder River, le principal territoire de chasse au bison des tribus Lakota, Arapaho et Cheyenne. Les Amérindiens avaient prévenu qu’il y aurait des problèmes s'ils passaient sur leur terrain.

Malgré ça, tout au long des années 1864 et 1865, c'est plus de 2000 pionniers qui parcoururent cette piste malgré les attaques croissantes des tribus. 

Au printemps 1866, des responsables de l’armée américaine et du Bureau des affaires indiennes cherchèrent à conclure un traité avec les tribus des plaines du nord à Fort Laramie. 

Mais en même temps, un détachement de 700 hommes dirigé par le colonel Henry B. Carrington arriva et avait reçu l’ordre de construire 3 nouveaux forts le long de la piste Bozeman.

Il s'ensuivit une guerre indienne et le chef Amérindien Red Cloud qui était furieux promit la mort à tous les Blancs qui oseraient traverser leur territoire.

Les soldats étaient harcelés pas les tribus et beaucoup ont perdus la vie. Je n'entrerai pas dans les détails des conflits Amérindiens de cette époque, mais en 1868, le général U.S. Grant ordonna la fermeture des forts. L'armée abandonna les forts et les tribus les brûlèrent.

La suite est la mort de Custer à Little Bighorn, ensuite le colonel Ranald Mackenzie et une force d'infanterie, de cavalerie et d'éclaireurs indiens attaquèrent le village de Dull Knife, peuplé de Cheyennes, sur la Red Fork de la rivière Powder, et en 1877, les tribus se rendirent et s'installèrent dans les réserves.

En 1878, des éleveurs commencèrent à explorer la région à la recherche de pâturages pour leur bétail. Cependant, Fort Reno au croisement de la Powder River avec la Bozeman Trail n'avait pas été totalement détruit. Il fut reconstruit par la suite et rebaptisé Fort McKinney en hommage à un officier tué lors de l'attaque de Mackenzie contre le village de Dull Knife.

Un village est bâti juste a côté, destiné à approvisionner et à entretenir le fort. Un nom doit être donné à cette petite ville. Pas de vote, juste des noms dans un chapeau et le nom sorti sera celui de la ville.

Cela se passe à l'Occidental Hotel, aujourd'hui un lieu historique. Chacun y va de son nom et un certain Will Hart, qui est né à Buffalo, dans l'Etat de New York, inscrit ce nom. Nous sommes en 18789, et c'est Buffalo. Quoi de mieux pour le Wyoming ou les bisons sont rois.

Comme indiqué plus haut, Buffalo est là pour approvisionner et à entretenir le fort McKinney.

Plus de 300 soldats et encore plus de chevaux, qui vivaient grâce aux efforts des éleveurs et des agriculteurs. Buffalo attire du monde, des marchands, des négociants, des avocats, des enseignants, des mineurs, des prédicateurs et leurs familles s'y infiltraient. Des saloons sont ouverts, dont un dans l'Occidental Hotel, divertissaient tous les arrivants. Buffalo a été reconnue en tant que ville en 1884.

Maintenant, il faut un comté. En 1875, la législature du Wyoming prend une partie des terres du Carbon County et veut créer le Pease County, nommé en l'honneur du Dr EL Pease du comté d'Uinta.

Mais Pease County est petit et n'a pas assez de colons, le comté ne fut jamais organisé.

Arrive 1879, et au comté on ajoute une partie des comtés voisins, Albany et de Sweetwater en plus de celui de Carbon qui devait servir pour Pease et a été rebaptisé Johnson, en l'honneur d'EP Johnson, un avocat cheyenne en 1880.

Le 10 mai 1881 Buffalo est devenu le siège. A cette période, comme c'est souvent le cas, Johnson county était plus grand. Il comprenait une géographie sur papier allant jusqu'à la frontière du Montana et une partie du Washakie County et Big Horn.

Il y avait et d'ailleurs il y a toujours, une importante communauté Basque avec les descendants qui sont arrivés avec les immigrants de la fin du 19è siècle. C'est pour cette raison que le Johnson County a son qu'il drapeau basé sur l'ikurriña. Ce drapeau Basque, que l'on peut apercevoir dans le comté, se compose d'une croix blanche sur un sautoir vert sur fond rouge.

Johnson County a été le théâtre d'une guerre sanglante, appelé "Johnson County War" qui débuta en 1892. Dans les années 1880, Buffalo était devenu le quartier général des petits éleveurs qui s'attirèrent les foudres des barons du bétail. En avril 1892, lorsqu'une armée privée de plus 50 hommes, composée de propriétaires fonciers et de détectives, envahit le comté de Johnson dans l'intention de tuer des hommes qu'ils croyaient être des voleurs de bétail.

Comme la guerre de Red Cloud, je n'entre pas dans les détails. 

Et le chemin de fer dans tout ça ? Le service ferroviaire a mis du temps à atteindre Buffalo. Le Burlington Railroad est entré pour la première fois dans le Wyoming près de Newcastle en 1890, a traversé la Powder River en 1892 et a continué jusqu'à Clear Creek et arrive à Clearmont.

Il faut faire un choix, continuer les voies ferrées vers Buffalo ou Sheridan.

La Burlington Railroad a lancé des appels d'offres pour la construction de cette voie. Mais les incertitudes concernant la politique locale et la stabilité à l'époque de la guerre du comté de Johnson conduisirent la compagnie à abandonner ce projet et préfère continuer vers le Nord et Sheridan.

Ce sont les promoteurs de Buffalo qui créèrent la "Wyoming Railroad Company", et font construire une artère qui va jusque Clearmont. Le train qui fait ce chemin est appelé Duffy par les habitants mais ne fonctionna que de 1913 à 1918.

Grover Cleveland, 22e et 24e président des Etats-Unis, a crée la "Bighorn National Forest Preserve" le 22 février 1897. En 1907, le Congrès transforme le nom en "Preserve Big Horn National Forest". 

Il faudra attendre 1908, pour qu'un décret signé par le 26e président des États-Unis, Theodore Roosevelt, qui change le nom en "Bighorn National Forest", celui que l'on connait aujourd'hui.

Entouré de grandes plaines vallonnées d'un coté et les montagnes du Big Horn de l'autre. Pêche, camping, chasse, ballade a cheval ou en VTT, ski, motoneige etc... A chaque saison, son loisir, et on ne s'ennuie pas. La Powder River traverse Johnson County.

Johnson County fait 10790 KM2 de superficie, pour une population de 8825 habitants au recensement de 2026.


Crazy Woman Creek (09/04/2026)

Voici l’histoire de la Crazy Woman Creek et ses légendes.

Au milieu des années 1800, c’était un rendez-vous le long du sentier sanglant Bozeman et faisait parti de ces zones du Wyoming qui est cachée. On y trouvait des Amérindiens, mais aussi les bandits de grands chemins, les voleurs comme la band de Butch Cassidy et Sundance Kid qui utilisaient ce canyon pour s'échapper et se cacher.

 Un endroit tellement isolé et bien caché que c'était l'endroit idéal pour les truands de tous genres. De plus, nous ne sommes pas loin du célèbre Hole in the Wall, situé à quelques kilomètres de là.

Certains l'appelait la sanglante piste de Bozeman, avec les attaques Amérindiennes, les hors la loi, la guerre du comté de Johnson et autres.

Les colons qui s'étaient frayé un chemin le long de la piste Bozeman au milieu du XIXe siècle savaient que le voyage était dangereux et que cette partie du chemin était sujette aux attaques Amérindiens fréquentes ou aux voleurs.

Ce lieu fut également le théâtre d'une des rencontres les plus marquantes entre Blancs et Amérindiens. Le 20 juillet 1866, un convoi escorté de 5 chariots, 2 ambulances et 4 chevaux, sous le commandement du lieutenant James H. Bradley, tomba dans une embuscade d'Amérindiens.

Intelligent, les autochtones attaquent le convoi lorsqu'il se trouve au milieu du ruisseau, forçant les soldats à se replier et battre en retraite sur la rive.

Plusieurs fois ils repoussent des attaques et restent sous le feu ennemi jusqu'à ce qu'un petit groupe parvient à aller au ruisseau chercher de l'eau. Au moment où les soldats commençaient à manquer de munitions et sentaient leur mort arriver, un autre convois plus grand avec une centaine de soldats, qui allait à Fort Carrington (devenu plus tard Fort Phil Kearny), est arrivé près de la bataille et force les Amérindiens à battre en retraite. Durant cette bataille, 2 soldats sont tués et beaucoup sont blessés.

Durant l'année 1876, le campement de Crazy Woman Creek devint un point névralgique des opérations militaires le long de Bozeman Trail.

Le général George Cooke y établit son campement lors de la troisième et dernière grande offensive menée contre les Amérindiens.

Au cours de cette bataille finale contre les tribus des Plaines, le colonel Ranald Mackenzie, un groupe de soldats et d'éclaireurs quittèrent le camp de Crazy Woman Creek pour attaquer et détruire le village cheyenne dans les monts Bighorn.

A l'époque, Crazy Woman Creek abritait une cabane, qui servait pour les diligences, les pionniers ou autres les voyageurs qui voulaient se reposer. C'était un passage étroit vers les Big Horn Mountains.

L'étroite route qui traverse Crazy Woman Canyon a été creusée à même la falaise par le CCC (Civilian Conservation Corps).

Mais comment Crazy Woman Creek a obtenu son nom ?

On raconte beaucoup d'histoires et de légendes dans mon Wyoming sur la Crazy Woman Creek, avant même que le territoire ne devienne un Etat.

J'ai trouvé 3 récits différents qui dates des années 1840.

- Le premier explique l'histoire de la famille Morgan, voyageant dans un chariot couvert lorsque des Amérindiens Sioux les ont attaqué.  Les Sioux ont tués le père et les 3 enfants. La mère qui a survécu s’est retournée contre les guerriers Sioux. Elle réussi à se saisir d'une hache et 4 guerriers Amérindiens trouvent la mort sous ses coups alors qu'ils essayaient de fuir la scène sanglante.

Quelques jours plus tard un trappeur nommé Jeremiah Johnson passe par là et trouve Mme Morgan toujours sur place et qui a perdu l'esprit après avoir été témoin d’une telle horreur. Il enterre les 4 corps et veut emmener la malheureuse qui refuse de partir et décide de rester là ou sa famille est morte.

Le trappeur lui construit une petite cabane et lui promet de revenir la voir plus tard.

Hélas, quand il revient, il trouve Mme Morgan très amaigri morte de faim et gelé. Il l'enterra près de sa famille.

Voilà pourquoi le ruisseau près de l’endroit où elle et sa famille sont mortes s’appellerait Crazy Woman Creek.

- Une autre légende qui pourrait découler de cette première histoire. C'est celle d’un commerçant qui vendait de l'eau de feu aux Amérindiens Crow, autrement connue sous le nom de whiskey. Quand ils sont venus prendre leur whiskey, il sont partis avec leurs bouteilles qu'il leur vendait de plus en plus cher.

Ils seraient revenus plus tard pour en avoir plus. Seulement, le commerçant n’avait plus rien à leur donner et prétendait être à court d'alcool et dit qu'il allait s'en procurer en ville. Comme le marchand possédait déjà la quasi-totalité des biens du village, ils ne le crurent pas. Ils soupçonnèrent plutôt qu'il allait commercer avec leurs ennemis, les Amérindiens Sioux.

Les Crows le tuent et le scalpent devant sa femme. Celle-ci fut frappée à la tête avec une hachette et laissée pour morte, mais non scalpée. Après le départ des guerriers, une femme Crow vit qu'elle était vivante et la soigna en secret jusqu'à sa guérison.

la femme du marchand vécut dans les environs, près du ruisseau, mais elle était terrifiée par les guerriers Crow qui revenaient régulièrement et se cachait à leur approche.

Elle avait perdu la tête, mais quelques femmes Crow continuèrent de la nourrir pendant un certain temps, et finalement, on ne la revit jamais et on la crut morte de faim ou d'une attaque d'animal.

Les Amérindiens ont nommé le ruisseau Mad Woman's Fork (Fourche de la Femme Folle), puis plus tard celui de Crazy Woman Creek (Ruisseau de la Femme Folle).

- Un troisième conte explique qu’une jeune femme dont le village a été attaqué, a été tuée. La tribu Crow disait qu’on pouvait voir cette femme qui avait l'air folle les nuits de pleine lune au bord du ruisseau. Ils pensaient aussi qu’elle portait chance.

En 1878, August et Charles Trabing, 2émigrés Allemands avaient établit un comptoir commercial au Crazy Woman Crossing. Il avait plusieurs entreprise, magasins à Laramie, à Medicine Bow, et le TB Ranch et dans les transports.

A Crazy Woman ils ont construit un grand magasin, une forge, une station de télégraphe et un bureau de poste. Les 2 frères vendaient divers produits divers, bottes, chapeaux, vêtements, nourriture et de l'alcool, aux éleveurs locaux, voyageurs et aussi aux Amérindiens.

Ce magasin à Crazy Woman Creek, était sur la piste Bozeman, mais éloigné de tout. Il a été cambriolé à plusieurs reprises par des gangs de hors-la-loi. 

Après que le magasin fut cambriolé 3 fois de suite, les frères Trabing déplacent leur entreprise en 1879 de Crazy Woman Canyon à Clear Creek Crossing, devenu aujourd'hui Buffalo.

Sinon, aujourd'hui, c'est plus calme, vous pouvez traverser la Crazy Woman Creek et Canyon sans danger. Vous pouvez même camper dans le canyon, près des nombreuses cascades. C’est une route difficile à conduire mais qui en vaut la peine.

Situé entre Kaycee, la ville de Chris Ledoux et Buffalo. Crazy Woman Creek restera gravé dans votre mémoire et comme moi, vous aurez toujours envi d'y revenir.

Je savais qu'il y avait un marqueur, ou panneau, j'ai eu beaucoup de mal à le trouver sur Buffalo Sussex Cutoff Road, mais à force de chercher et d'être persévérant dans mes recherches, j'ai fini par le découvrir, mais ce n'est pas indiqué du tout et assez loin de Crazy Woman Canyon.

J'ai trouvé une sépulture à Crazy Woman Creek, celle de Doyle Irvan Cross. Une petite pancarte au sommet de la croix indique qu'il est mort le 1 juillet 1934 à l'âge de 20 ans. J'ai fait des recherches, mais je n'en saurais pas plus, parce que je n'ai rien trouvé sur ce monsieur.

Crazy Woman Creek est spectaculaire et c'est l’une des meilleures attractions naturelles du Wyoming. La route qui serpente à travers le canyon est bordée de falaises abruptes des 2 côtés de la route avec d’immenses rochers ou par moment 2 véhicules ne peuvent se croiser, quoique l'on ne croise pas beaucoup de véhicules.

Situé entre Kaycee, la ville de Chris Ledoux et Buffalo. Crazy Woman Creek restera gravé dans votre mémoire et comme moi, vous aurez toujours envie d'y revenir.

La Crazy Woman Canyon Road mesure environ 13 miles (21km) de long et suit Crazy Woman Creek à travers le canyon depuis le bassin de Powder River jusqu'au versant est des montagnes Bighorn.

Pour y aller, il faut un véhicule four wheel drive, parce que c'est une route non goudronnée, que des chemins de terre, mais c'est un jolie parcours agréable à faire dans Johnson County, avec la Crazy Woman Creek, des cascades d'eau, des vues etc.

Vous êtes certainement passé devant ou dessus sans vous en rendre compte sur l'interstate 25 entre Kaycee et Buffalo ou l'interstate 90 entre Buffalo et Gillette.

Dans le centre de Buffalo, au Crazy Woman Square, un marqueur est visible sur l'histoire de la femme folle.


Barnum (14/03/2026)

Pas une ville, c'est Guy Barnum qui crée juste une petite communauté qui a été très active, notamment connue pour son implication dans le Wild Bunch gang de Butch Cassidy. En même temps, Barnum est voisin de la cachette historique du gang, Hole-in-the-Wall.

Bien avant lui, les dinosaures peuplaient la région, et leurs ossements sont encore retrouvés dans les couches du Crétacé, plus récemment, les bisons et les Amérindiens qui suivaient les bisons et le gibier. A partir de 1810, les trappeurs passèrent dont Jim Bridger en 1859 qui fit un passage en tant qu'éclaireur auprès des Amérindiens. 

En novembre 1876, le colonel Ranald S. Mackenzie et environ 1000 soldat et Amérindiens qui détruisirent le village Cheyenne de Dull Knife sont passés par ce qui deviendra Barnum.

Guy Percy Barnum naquit le 2 décembre 1858 à Lincoln, dans le comté d'Addison, dans le Vermont. Après avoir servi pendant la guerre de Sécession, Guy Percy Barnum partit vers l'Ouest comme éclaireur pour l'armée américaine.

Il épousa Franziska Pauline Biesemeyer le 12 novembre 1885 à Hiawatha, au Kansas. Avec sa femme que l'on surnomme Frances, ils eurent au 3 fils et 2 filles Almima (1887–1932), Thomas Lewis Alonzo (1891–1954), John Emil Judson (1894–1959), Fred Lewis Henry (1897–1918) et la petite dernière, Elsie Edna Anna (1899–1984).

Un jour il passe par dans la région, en tomba amoureux et ce promit de revenir avec sa famille.

C'est ce qu'il fait au début des années 1890, il arrive avec sa femme, Frances, son piano et son demi-frère, Tom Freeguard et s'est installé le long de Red Wall au bord de la Middle Fork de la Powder River, à environ 21 miles au Sud/Ouest de Kaycee.

Guy construit une cabane et obtient un contrat gouvernemental pour exploiter un bureau de poste à leur domicile en 1897. Un bureau de poste qui porte son nom, avec une distribution de courrier 3 fois par semaine.

Le lieu s'est développé comme un petit centre d'élevage au milieu d'un terrain accidenté de falaises de grès rouge.

À cette époque, la ligne de diligence Rawlins/Buffalo longeait les Big Horn Mountains et la poste Barnum servait de petit relais, permettant aux passagers de se reposer devant un café.

Un petit contingent de soldats était stationné au fort Houck, situé sur le Willow Ranch, plus au Sud, servait pour protéger la diligence reliant Kaycee à Arminto. Ce fort servait également de bureau de poste. Les soldats en poste à Fort Houck ont laissé leurs noms et dates de service dans des grottes creusées le long du canyon de Buffalo Creek.

L'importance de Barnum est la proximité avec le col de Hole-in-the-Wall, une forteresse naturelle dans la formation de Red Wall qui a servi de refuge aux bandes de hors-la-loi, comme le fameux Wild Bunch.

La petite communauté comptait environ 50 habitants dans les années 1910, et dépendait des sentiers carrossables et des chemins de terre rudimentaires pour se déplacer vers des centres urbains plus importants comme Kaycee.

Mais Barnum ne pourrait tenir longtemps, Cependant, on n'y prévoyait ni écoles, ni commerces, ni embranchements ferroviaires.

Aujourd'hui on y trouve encore des lignes de cairns, des cercles de pierres, des grottes, des pétroglyphes et des panneaux d'art rupestre datant de l'occupation Amérindienne.

Barnum et ses alentours englobent un ensemble de ranchs et de petites exploitations agricoles, sans limites légales clairement définies avec une population en dessous des 100 habitants.

Guy Percy Barnum vécut à Johnson, puis à Matheson, au Colorado, en 1920 er reviendra dans sa petite communauté ou il décéda le 5 février 1926 à Barnum, à l'âge de 67 ans.

De nos jours, il n'y a plus rien de Barnum, à part quelques habitations et ranchs isolés, et également un ferrailleur ou l'on trouve de belle voitures anciennes qui rouillent en attendant un nouvel acquéreur, mais le nom de Barnum, lui, perdure. Sur la photo, on y voit Guy Percy Barnum, sa femme Frances et 4 de ses enfants.


Kaycee (01/03/2026)

Dans le comté de Johnson, il y a un endroit ou je vais souvent, c'est Kaycee, une ville chargée d'histoire.

Une région longtemps restée vide d'homme blanc ou les Amérindiens étaient libres. Ils chassaient le bison qui était en abondance dans ce côté du futur Wyoming.

En 1834, un commerçant portugais nommé Antonio Montero (ou Mateo) établit un poste en rondins de peuplier dans le bassin de la Powder River, près de l’actuelle Kaycee. Un poste que l'on appelé Fort Antonio ou Fort Portugais installé sur le prochain Bozeman Trail. Ce poste était le troisième établi dans le Wyoming, après Fort Bonneville en 1832 et Fort William (Fort Laramie) en 1834, juste quelques mois avant Fort Antonio. Fort Antonio permettait de commercer avec les Amérindiens, sur la Powder River, échanger de la nourriture et surtout des peaux de castor ou de bison.

Mais à cette époque, le commerce de la fourrure déclinait et son emplacement s’avéra non rentable. Antonio Montero ferma le poste et partit, laissant la structure en rondins se délabrer et pourrir.

C'est le deuxième Portugais célèbre de mon Wyoming avec Manuel Felipe Cardoso, plus connu sous le nom de John "Portugee" Phillips, le héros de Fort Phil Kearny.

La région resta sans voir un blanc pendant près de 3 décennies. C'est en 1863, que John Bozeman traça la piste de Bozeman Trail jusqu'aux champs aurifères du Montana. Mais une grande partie de la piste fut en réalité établie par Allen Hurlbut, qui fut injustement ignoré.

Bozeman Trail a un inconvénient, elle traverse le territoire de plusieurs tribus Amérindiennes, Shoshone, Cheyenne, Sioux, Arapaho et Lakota.

Les voyageurs étaient presque constamment attaqués, si bien que la piste de Bozeman, surnommée "la sanglante", ne fut empruntée que par quelques convois de chariots pendant une courte période.

Il faut construire un nouveau fort pour protéger les voyageurs. On hésite entre le territoire du Montana et le celui du Dakota. Ce sera la deuxième idée qui sera retenu, le territoire du Dakota. A savoir que le Wyoming n'existe pas encore, il arrive en juillet 1868.

Fort Reno est construit en 1865 le long de la piste proche de la prochaine ville de Kaycee pour protéger les voyageurs et baptisé Fort Connor en l'honneur de Patrick Edward Connor (17 mars 1820–17 décembre 1891), brigadier général, commandant en chef de l'expédition de la Powder River.

En novembre 1865, le fort fut rebaptisé Fort Reno en l'honneur du major général Jesse Lee Reno, mort le 14 septembre 1862 lors de la bataille de South Mountain, dans le Maryland.

Après le traité de Fort Laramie en 1868, mettant fin à la guerre contre les Amérindiens et de leur chef Red Cloud, ce qui mis fin au Fort Reno. A peine les soldats partis du fort le 18 aout 1868, toute la région est cédée aux Amérindiens et les guerriers Cheyennes ont incendiés les bâtiments de Fort Reno.

Bien avant la naissance de Kaycee, on raconte que c'est John Nolan, le premier qui s'installe en créant son ranch au début des années 1880 et utilisa la marque KC.

Mais, dans les livres d'histoire du comté de Johnson, je lis que Moreton Frewen (8 mai 1853 – 2 septembre 1924), un entrepreneur, écrivain et  aventurier britannique, réputé pour son adresse au tir et sa passion pour les chevaux arrive en Amérique au début des années 1870.

Son départ est a cause d'une phrase, faisant des courses de chevaux, il déclara lors d'une course que s'il perdait son pari sur la course de chevaux, il déménagerait en Amérique.

S'il dit ça, c'est qu'il avait déjà foulé le sol Américain en 1878, invité par John Adair, un riche homme d'affaires qui avait fondé  le JA Ranch, au Texas. Lors de ce voyage dans l'Ouest américain, Moreton Frewen rencontra de nombreuses célébrités, comme Phineas T. Barnum, fondateur du  cirque Barnum, Bat Masterson, le célèbre marshal et le général Philip Sheridan. Ce court séjour en Amérique la marqua profondément.

On comprend pourquoi il désirait tant y revenir.

Pari perdu et fidèle à sa parole, le voilà embarqué sur un bateau à vapeur au printemps 1879 et mit le cap sur le nouveau monde, comme disait Christophe Colomb et le navigateur Amerigo Vespucci.

A peine arrivé, Moreton Frewen part vers l'Ouest. Ayant visité la région du Yellowstone lors de sa précédente venue, il avait prévu d'y établir un ranch à cet endroit.

Cependant, une fois arrivé dans le territoire du Wyoming, son ami le général Sheridan l'informa des troubles fréquents avec les Amérindiens à Yellowstone et qu'il devait reconsidérer l'endroit où s'installer.

Moreton Frewen décida de construire son ranch le long de la Powder River et, après une périlleuse traversée depuis Fort Washakie avec son frère Richard, il arriva en avril 1879 sur sa nouvelle propriété et future ville de Kaycee dans le territoire du Wyoming (qui n'est pas encore un état).

Il fonda l'immense ranch 76 sur la Powder River à la fin des années 1870 élevant chevaux et bovins. Sur sa lancé, il crée la Frewen Brothers Cattle Company, qui devint plus tard une société cotée en bourse sous le nom de Powder River Cattle Company Ltd.

Au début des années 1880, il passe de plus en plus de temps à Cheyenne pour promouvoir divers projets visant à renforcer le marché du bétail. Il fait construire une petite maison, qui est encore existantes de nos jours sur la East 23rd.

Moreton Frewen et le ranch 76 firent faillite, et c'est à ce moment qu'arrive John Nolen et achète la ranch.

Avant de continuer, une première petite anecdote sur Moreton Frewen. Il était le beau-frère de Lord Randolph Churchill qui est le père de Winston Churchill. Il était ami avec  Nizam d'Hyderabad, l'homme le plus riche du monde à cette époque et qui a régné sur l'État d'Hyderabad, l'un des États princiers de l'Inde, d 1869 et 1911. 

Durant son séjour aux Etats Unis, puis lors de ses nombreux voyages en Amérique, il rencontra tous les présidents américains, Ulysses Grant, Rutherford B. Hayes, James A. Garfield, Chester A. Arthur, Grover Cleveland, Benjamin Harrison, William McKinley et Theodore Roosevelt.

Il possédait plusieurs résidences à Londres et à Innishannon (qui faisait alors partie du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande ), et dans son ranch, il fit construire le premier bâtiment à 2 étages du Wyoming, luxueux pour l'époque et connue sous le nom de  Château Frewen, qui fut plus tard détruit par un incendie.

John Nolen qui a racheté le ranch marqua son bétail de la marque KC, un bétail qu'il avait peut-être volé, et aida le gang Hole-in-the-Wall à échapper à la justice au tournant du siècle.

À peu près à la même époque, le Hole in the Wall, situé proche de Kaycee, était le refuge du Wild Bunch, et ses hors la loi, Butch Cassidy, Sundance Kid, Tom O'Day, Flat Nose George Curry et Harvey Logan (alias Kid Curry).

John Nolen était leur ami et leur fournissait régulièrement des chevaux frais. Il n'était pas rare que dans les enclos, le matin, John retrouvé des chevaux rompus et ses chevaux sains avaient disparu. Mais c'était un arrangement entre John Nolen et le Wild Bunch.

Le ranch KC fut le théâtre d'un des principaux incidents de la guerre du bétail du comté de Johnson en 1892, c'est là que Nate Champion et Nick Ray, qui vivaient au ranch à Nolan durant la guerre du comté de Johnson, furent assassinés, le 9 avril 1892 par des tueurs à gages agissant pour le compte de barons du bétail.

Une grande partie du ranch Nolan fut brulé par la même occasion. C'est peut être a ce moment que le château Nolen fut détruit dans un incendie.

John Nolen reconstruisit sa cabane plus près de la rivière et vendit des parcelles de son ranch à ceux qui souhaitaient s'installer dans la région.

En 1896, Jim et Jesse Potts décidèrent de construire une forge sur la route de Buffalo, tout proche des bâtiments du ranch incendiés, mais de l'autre côté de la Powder River, juste en face de la propriété de Nolen. Des rondins de pins furent apportés pour construire la forge, mais avant qu'ils puissent commencer à travailler, George Peterson les persuada de lui vendre. C'est ce même George Peterson qui construisit en 1897 le premier saloon, dans ce qui allait devenir la ville de Kaycee.

Autour du saloon, on construit une poste et un magasin général au début 1900.

On trace les rues et de nouveaux habitants s'installent, des magasins, des banques, des hôtels, un moulin à farine et des habitations furent construits au tournant du siècle. Si nombre de ces bâtiments résistèrent pendant près d'un siècle, la plupart furent détruits lors des inondations de 2002 qui ravagèrent la ville de Kaycee.

Deuxième petite Anecdote. Une chose qui me fait dire le contraire de ce que j'explique d'habitude. Je dis souvent que les villes de l'Ouest Américain commencent toujours par la construction d'un bureau de poste. Kaycee est l'exemple que ce n'est pas toujours vrai parce que la forge a été bâti avant.

Troisième anecdote. Il y a un doute quand au bâtiment ou à la cabane la plus ancienne de Kaycee.

Pour les uns, la plus ancienne cabane construite en ville était la maison Gordon Ellis. Il s'agit d'une petite cabane en rondins située à l'arrière de la Red Horse Station. Depuis plusieurs années, elle est connue sous le nom de "Goat House" (maison des chèvres) car Chet Hall, qui y a habité, y abritait autrefois des chèvres. Depuis, cette maison a été rénovée et sert désormais de logement juste a côté de la station service.

Pour d'autres, le bâtiment le plus vieux de la ville serait l'ancien hôtel de ville qui est, aujourd'hui, la bibliothèque de Kaycee.

L'hôtel de ville a été construit à l'origine comme une cabane en rondins sur la propriété de George Kaltenbach. Plus tard, la cabane a servi d'école puis est ensuite devenu le bureau du shérif.

Un fait inhabituel à propos de ce bâtiment est qu'il dispose d'une trappe d'évacuation et d'un tunnel menant à un couloir adjacent. C'est un sombre rappel de l'anarchie de l'Ouest et une preuve de la nécessité d'une sortie rapide en cas de présence d'indésirables à la porte d'entrée.

La ville a été reconnue ville en 1906, et il lui faut un nom. Le plus grand éleveur de bétail était John Nolan, et sa marque était "KC". Pourquoi la ville ne porterait elle pas le nom "KC". Mais le gouvernement leur a demandé de l’écrire en toutes lettres, ce qui a donné Kaycee.

La première église a été construite en février 1918, sous la juridiction de l'Église méthodiste. Avant ça, les seuls messagers religieux de la communauté étaient des cavaliers itinérants et des prédicateurs cow-boys. Il y avait des saloons, un salon de coiffure dans l'hôtel Kaycee, un magasin, un bureau de poste, une forge, un restaurant, une quincaillerie, un garage automobile etc.

Aujourd'hui, en 2026, la population de Kaycee s'élève à 300 habitants, avec encore 3 églises, 2 saloons, 1 restaurant, un petit musée et un petit parc, le Chris LeDoux Park, avec une belle statue du chanteur.

Ce musée Hoofprints Of The Past Museum est installé dans un bâtiment historique de 1897, en plein cœur de Kaycee. On y trouve des objets et des expositions sur les Amérindiens, des documents sur Fort Antonio, la piste de Bozeman, Fort Reno, la guerre du comté de Johnson, les hors-la-loi de Hole in the Wall, mais aussi l'ancienne école de Kaycee, la prison, la cabane de pionnier construite avec les rondins du château de Frewen, un chariot de ravitaillement centenaire, et bien plus encore. N'hésitez pas a aller voir le site internet et Facebook ou l'on trouve de nombreuses photos de la grande époque.

Dés que l'on passe l'entrée de la ville, on remonte le temps, avec les trottoirs en bois, comme les maisons, un cowboy passe à cheval, calme, reposant... Situé entre Casper et Buffalo, au Nord de la Powder River, vous avez des vues imprenables sur les Big Horns Mountain.

La rue principale de Kaycee porte le nom de John Nolen. Cependant, il y a une petite erreur d'écriture, le nom de la rue s'écrit Nolan, alors que le nom de john Nolen s'écrivait avec un "e".

Notre 33e gouverneur du Wyoming, Mark Gordon et la première dame Jennie Gordon, vivent dans leur ranch à Kaycee quand ils ne sont pas à Cheyenne.

Chris LeDoux Mémorial Park de Kaycee (03/09/2017)

Pour ceux qui ne connaissent pas, Chris LeDoux était champion de rodéo avant de devenir chanteur de country music. Il est né le 02 octobre 1948 à Biloxi, Mississippi

Ses grands-parents habitent une ferme du Wyoming, Chris très jeune y est souvent et apprend très vite à monter à cheval. Il participe a son premier rodéo à 13 ans et remporte rapidement des compétitions de rodéo juniors.

Son père était dans l’armée de l’air américaine et la famille déménageait souvent. Jusqu'au jour ou son père arrive à la base militaire de Cheyenne ou la famille le suit. Chris Ledoux va à la Cheyenne Central High School, Après avoir remporté deux fois le titre de champion de rodéo de l’État du Wyoming à cru pendant ses études secondaires, il a obtenu une bourse de rodéo au Casper College de Casper et après avoir remporté le championnat national intercollégial de monte à cru.

En 1970, Chris LeDoux est devenu un cowboy de rodéo professionnel sur le circuit national. Il épouse Peggy Rhoads,  fille d’un éleveur du Wyoming, le 4 janvier 1972 et ont 5 enfants ensemble (Clay, Ned, Will, Cindy et Beau). Tout en gagnant les championnats et même le championnat du monde de monte à cru il écrit des chansons, enregistre de cassette qu'il vent pendant les rodéos a l'arrière de son pick-up. Il a pris sa retraite en 1980, il a 32 ans.

Chris et sa famille s’installent dans un ranch à Kaycee, dans le Wyoming ou il continue d’écrire, d’enregistrer ses chansons, et commence à donner des concerts.

En août 2000, Chris LeDoux a reçu un diagnostic de cholangite sclérosante primitive, ce qui l’a obligé à recevoir une greffe du foie. Opéré le 07 octobre de la même année, mais en novembre 2004, il a reçu un diagnostic de cholangiocarcinome, pour lequel il a subi une radiothérapie jusqu’à sa mort le 9 mars 2005, à l’âge de 56 ans.

Ne cherchez pas ou il est enterré, Chris a été incinéré et ses cendres éparpillées dans l'arène du Cheyenne Frontier Days.

Chris et Peggy LeDoux avaient acheté le terrain, où se trouve maintenant le parc commémoratif, il y a plusieurs années après qu’une inondation de 2002 ait détruit une sellerie qui s’y trouvait.

Depuis, la famille a fait don du terrain à la Chris LeDoux Memorial Foundation, qui l’a utilisé pour construire le parc commémoratif Chris LeDoux.

Les Wyomingites et le monde du rodéo et de la country music n'oublient pas Chris, et D. Michael Thomas de Buffalo, artiste sculpteur et ami de Chris, à l'idée de fabriquer une statue.

Après avoir rencontré la famille LeDoux, l'idée est acceptée, mais voulant faire une statue autre que celles que l'ont rencontre, le sculpteur décide de créer un bronco qui se cabre sur une guitare avec Chris sur le dos du cheval et commence le projet en novembre 2008.

Dévoilée le 19 juin 2010, la statue a attirée beaucoup de monde pour l'évènement.

Depuis, chaque visiteur, fait un passage incontournable au Chris LeDoux Park situé au Sud de Kaycee.

Depuis, une statue, presque identique, est au park du Cheyenne Fortier Days. Toujours sculpté par  D. Michael Thomas, mais le bronco n'est debout sur la guitare, pour qu'il y ait une petite différence, la guitare et posée juste à côté des pattes avant du cheval.


Buffalo (03/07/2025)

La région était un terrain de chasse privilégié pour les Amérindiens Sioux, Arapahos et Cheyennes, et de nombreux conflits avec les colons, pionniers, trappeurs avaient lieu.

Pour protéger ces envahisseurs blancs l'armée construit fort Reno en 1876 proche de Kaycee. Le nom du fort change en McKinney le 30 août 1877 en hommage au lieutenant J.A. McKinney tué par les Amérindiens en novembre 1876 lors de la bataille de Dull Knife. À cause du manque d'eau, de fourrage et de bois à proximité, l'armée jugea le site d'origine insalubre, le fort fut abandonné au printemps 1878 et déplaça le fort à 45 miles (72km) au Nord, au bord de la Clear Creek.

Un village destiné à ravitailler et à entretenir le fort s'est développé juste à l'extérieur du fort de chaque côté de la Clear Creek à la fin des années 1870. Au fort il y a plus de 300 soldats, et pour les nourrir, avec leurs chevaux de cavalerie du fort, éleveurs et agriculteurs élevaient du bétail, produisaient du foin et cultivaient des cultures vivrières. 

À peu près à la date de l'achèvement du fort, le colonel Hart, a tracé le site de la ville de Buffalo.

Dans la nouvelle ville en construction, des marchands, négociants, avocats, enseignants, mineurs, prédicateurs et leurs familles s'y introduisaient par petites quantités, tous abrités à l'ombre symbolique du fort. Des saloons, dont un dans l'hôtel Occidental, fondé en 1880, recevaient tous les visiteurs. Buffalo fut constituée en ville en 1884.

Mais le nom de Buffalo, comment est il apparu. Selon la légende locale, le nom aurait été tiré au sort à l'hôtel Occidental. Le nom sera tiré au sort dans un chapeau. Will Hart qui est arrivé en ville, inscrit le nom de sa ville natale dans l'Etat de New York, Buffalo. C'est son petit bout de papier avec écrit dessus Buffalo qui est sorti.

J'ai lu aussi que le nom a été donné par Alvin J. McCray, né également à Buffalo, dans l'État de New York.

Donc Buffalo, comme beaucoup le pensent, ne fait pas référence aux troupeaux de bisons en liberté dans la région a cette époque. 

Autour de Buffalo et du fort il y a beaucoup de ranch, ce qui donne le surnom à la ville de capital des ranchs.

Le premier hôtel de la ville fut l'Occidental, construit par Charlie E. Buell   qui a quitté son Wisconsin pour mon Wyoming en 1878. Il s'installe d'abord à Laramie City, puis, un an plus tard, dans le comté de Johnson, exerçant son métier de charpentier. Il contribua à fonder Buffalo et a construit la première maison de la ville, pour les frères August et Charles Trabing. A noter que la maison fut construite de fond en comble et achevé sans l'aide d'un seul clou. 

C'est un magasin consacré au commerce de marchandises générales et aux relations avec les chasseurs et les trappeurs, ainsi qu'avec les rares camps d'élevage de vaches de cette région.

Les Trabing vendirent vite leur entreprise à John A. Conrad.

Vous avez remarqué que la rue principal de Buffalo, main street, contient un virage en plein milieu.

Savez vous pourquoi ?

On prétend que la raison pour laquelle la route traversant Buffalo présente un virage est liée au magasin de John A. Conrad. À l'origine, le magasin qu'il a racheté, était, hors du tracé qui même en ville et les voyageurs et transporteurs ne passaient pas devant. La personne qui gère le fret pour Fort McKinney était George Washbaugh. John A. Conrad lui aurait promis un nouveau costume s'il faisait passer ses convois devant le magasin. C'est chose faite et main street s'est formée et du coup, présente un virage.

En 1888, une centrale hydroélectrique, construite par George WT Beck, fait de Buffalo l'une des premières villes à l'Ouest du Mississippi à avoir de l'électricité.

John H. Conrad, qui céda plus tard l'entreprise à Lobban & Hine, qui fit faillite dans la panique de 1893.

Après le magasin Trabing, il y en a eu beaucoup d'autres, dont celui de Robert Foote qui ouvrit en 1982 un magasin général similaire sur le terrain situé en face de l'entrée de Fort Street. Mais il fut incendié en 1994-1995 et l'entreprise cessa ses activités.

Ensuite, le menuisier Charlie E. Buell construit l'hôtel Occidental qui au départ n'était qu'une tente dressée parmi les arbres et de quelques planches et rondins, juste derrière l'actuel du bâtiment. Ce n'était guère plus qu'une station de relais ou les diligences s'arrêtaient.

Au cours des années 1880 et 1881, avec les saloons, Buffalo connu son lot d'actes de violence. A un moment, il y aurait eu jusqu'à 19 ou 20 saloons. Mais avec l'arrivée de quelques citoyens plus énergiques et pacifiques en 1882, la ville a bientôt commencé à prendre un aspect différent, plus calme.

En 1884, la Ville fut constituée par l'assemblée législative du Wyoming en vertu d'une charte spéciale et dispose d'un gouvernement municipal composé d'un maire et de 5 administrateurs. Ses rues sont éclairées à l'électricité et dispose d'un système complet de distribution d'eau, d'une caserne de pompiers avec camions à benne basculante et de dévidoirs.

Theodore James "Jim" Gatchell, après avoir terminé son apprentissage à la pharmacie Edelman de Sheridan, ouvre sa propre pharmacie à Buffalo en 1900. Il s'est lié d'amitié avec le célèbre éclaireur Frank Grouard qui lui a enseigné le langage Sioux. Theodore James "Jim" Gatchell s'est lié d'amitié avec les Amérindiens Sioux qui lui ont offert de nombreux objets, dont un fusil Winchester utilisé à Little Bighorn. Ces objets sont visible au musée Jim Gatchell de Buffalo.

À cette époque, la ville se développe rapidement et de nombreuses personne installent leur entreprise. Aaron Myers et Charley Rounds possédaient une forge en rondins sur Main Street. Un bureau de poste était géré par Frank Carwile. Geo L. Holt avait une pharmacie. CP Organ avait une quincaillerie. il y avait la Johnson County Bank. On y trouvé une chapellerie au milieu de Main Street, qui fut détruite par l'inondation de 1911. Un sellier, un barbier, un boucher, une bijouterie, un dentiste, une école, un palais de justice, un cordonniers, sans oublier les saloons et les maisons closes. Bennett fut le premier maire de Buffalo.

La Mansion House Inn de Buffalo, a été construit en 1903 par le chirurgien de l’armée à la retraite, le Dr Howard Lott, pour être utilisé à la fois comme maison familiale et comme cabinet médical. Après la mort du Dr Lott en 1913, sa femme, Ella, a ouvert sa maison comme pension et a dirigé la Mansion House Inn. Elle a même servi de salles d’école lorsqu’un incendie a détruit l’école de Buffalo.

Ainsi naquit Buffalo, la première ville sur le Bozeman Trail.

L'Historic Occidental Hotel and Saloon qui a ouvert ses portes en 1880, en 1910, il a été reconstruit en briques. Il a été visité par beaucoup de gens célèbres comme le Général Philip Sheridan, Buffalo Bill, le célèbre shériff (ou assassin) Frank Canton, un autre shériff Red Angus, Calamity Jane, les écrivains Owen Wister et Ernest Hemingway, Tom Horn ou encore les présidents Theodore Roosevelt et Herbert Hoover.

Pendant de nombreuses années, Buffalo a prétendu être la plus grande ville des États-Unis sans chemin de fer, mais en février 1918, le premier train est arrivé sur le Wyoming Railroad, reliant ainsi le Chicago, Burlington and Quincy Railroad à Clearmont, dans le comté de Sheridan.

A Buffalo il y a une grande communauté basque. Jean Esponda a quitté sa maison au Pays basque en Espagne, qui est une petite région entre les Pyrénées et le golfe de Gascogne, en 1902 pour travailler pour Healey and Patterson Sheep Company à Buffalo, Wyoming. Dès l’arrivée d’Esponda, le nombre d’éleveurs de moutons basques a augmenté, créant une communauté au sein de Buffalo. Les éleveurs basques ont conduit des centaines, voire des milliers de moutons à la forêt nationale de Bighorn pour paître.

Le problème, comme souvent, c'est l’hébergement. Il était limité en raison du fait que les hôtels principaux et pensions n’acceptaient pas les Basques. Cependant, en 1950, Madeline et Simone Harriet, d’origine basque, ouvrent l’Hôtel Idlewild qui loge la communauté basque. Ce bâtiment existe toujours et fait partie de l’arrondissement historique de Buffalo, qui a été inscrit au Registre national des lieux historiques en 1980.

Aujourd'hui encore, quand on s'enfonce dans l'arrière pays, on croise encore quelques bergers basques.

Buffalo sert de centre touristique pour la région des montagnes Bighorn, visite de Sheridan, le Fort Phil Kearny et Fort Fetterman, dans lequel 80 soldats américains ont été piégés et tués par des Indiens Sioux. La ville est située presque à égale distance entre le parc de Yellowstone et le mont Rushmore dans le Sud Dakota. En ville, on y trouve un quartier avec de nombreux bâtiments historiques dans le centre, avec le très célèbre Occidental Hotel qui date de 1880.

Ne ratez l'impressionnant Jim Gatchell muséum, avec plus de 15000 objets provenant du vieil Ouest, a voir aussi dans le centre ville, la statue en bronze, et grandeur nature, commémorant le bétail de la guerre du comté de Johnson.

C'est le siège du Johnson County et en 2025, lors du recensement, il y avait  4 749 habitants, pour une ville qui s'étend sur presque 12 Km2.

Buffalo reste une ville fascinant du Far West ou résonnait autrefois les cris des cowboys et les coups de pistolets. Aujourd'hui, elle a préféré se tourner vers une vie plus paisible. Depuis plus de 25 ans que je suis dans mon paradis, le Wyoming, Buffalo reste l'un de mes endroits préférés.

L'historique Occidental Hôtel de Buffalo (25/07/2025)

Tout commence a été 1879 lorsqu'un groupe de voyageurs empruntant la piste de Bozeman, s'arrête le long de ce qui allait devenir Clear Creek pour déjeuner. C'est Charles Buell, originaire du Wisconsin, qui prépare le repas et il aime tout de suite cet endroit. Il fut tellement séduit par ce qu'il vit autour de lui qu'il décide de s'installer le long de ce ruisseau. 

Il plante sa tente le long du ruisseau, des mineurs passent et demandent s'il peuvent rester quelques jours. Charles Buell accepte les loge et leur prépare à manger.

Les mineurs avaient sur eux de l'or qu'ils venaient de trouver dans les Big Horns. Un peu naïvement, ou alors il avait une entière confiance en cet homme qui les reçois chez lui, mais ils demandent à Charles Buell s'il y avait une banque quelque part pour garder leur trésor en sécurité. Ils ne voulaient pas laisser leur or sans abri. Charles, les emmène voir au fond de sa tente, retire une peau de bison qui gisait au sol, révélant ainsi un trou profond et les mineurs y déposèrent rapidement leur argent.

On peut dire que la première banque de la future ville de Buffalo vit le jour grâce à Charles Buell.

Les mineurs restent quelques jours, ensuite récupèrent leu or, et quitte leur hôte qu'ils récompensent de ses efforts, d'avoir gardé leur bien et pour le logement.

Ce n'était pas encore l'Occidental Hôtel mais juste une tente. C'est en 1880, 10 ans avant que le Wyoming ne devienne un État, qu'il construit une structure permanente en rondins avec son ami et associé AJ McCrary. Ils dirigèrent l'entreprise pendant plusieurs années. L'hôtel était idéalement situé près du sentier Bozeman et au bord de la Clear Creek River. Il s’est rapidement forgé une belle réputation pour sa nourriture délicieuse et son hospitalité chaleureuse.

Le nom de la ville, Buffalo, fut tiré au sort dans l'Occidental Saloon. Il n’a pas fallu longtemps pour que l’Hôtel devienne l’un des sites les plus populaires du Wyoming. En 1890, les chambres coûtaient 2,50 $ par jour et les repas étaient servis 24 heures sur 24. On y trouvait un bar à service complet, des salles de jeux de cartes et de billard, un salon de coiffure et un hall d'entrée qui offrait un lieu de rencontre majestueux à tous ceux qui venaient à Buffalo.

En 1895 une inondation provoque de gros dégât à l'installation hôtelière de Charles Buell. Reconstruit et agrandi, il ressemble a une grande grange et finit par s'étendre sur un pâté de maisons, avec des ajouts en briques et en mortier en 1903, 1908 et 1910.

Mais en 1912 de nouvelles importantes inondations ont emporté une grande partie de l’hôtel.

De nouveau l'hôtel est reconstruit et agrandi. Le premier bâtiment qui ressemblait plus a une grange et remplacé juste a coté par un nouvel immeuble a l'allure encore plus western. Au début, la disposition de l’hôtel comprenait un saloon, un restaurant, un hall d’entrée au rez-de-chaussée et six chambres à l’étage. À l’extérieur se trouvaient l’écurie et la cuisine.

Au fil du temps, l'Occidental Hotel fut agrandi et reconstruit jusqu'à devenir un grand hôtel au décor élégant et au service raffiné. Il a commencé à attirer des visiteurs de plus en plus loin. Les gens étaient plus qu’heureux de sortir de leur chemin pour avoir la chance de séjourner dans ce célèbre hébergement. Au fil des ans, l'Occidental Hôtel a connu de nombreux clients très connus, Tom Horn, le célèbre hors-la-loi de l'Ouest, fréquentait le saloon, Buffalo Bill Cody, Teddy Roosevelt, Owen Wister (Ecrivain du célèbre roman The Virginian), le général Sheridan, le général Crook, Ernest Hemingway, Butch Cassidy, Sundance Kid et même la célèbre Calamity Jane choisit l'Occidental comme quartier général lors de son passage à Buffalo. Des sheriffs légendaires de la frontière comme Frank Canton et Red Angus étaient des habitués du saloon.

Une bagarre très connu s'est passé au saloon de l'Occidental Hôtel. Le sheriff Frank Canton était l'ennemie juré de Will Foster. Après la guerre du comté de Johnson, Frank Canton qui buvait beaucoup était au saloon et il était ivre.

Will Foster est arrivé en ville et est entré dans le saloon de l'Occidental. Frank Canton l'a repéré et lui a demandé de prendre un verre avec lui.

Foster a dit; Non, je ne boirai pas avec toi. 

Frank Canton a dit; Sais-tu que je t'ai suivi sur plus de 80 miles (130km) dans l'Oklahoma pour te tuer quand tu étais là-bas?.

Will Foster répondit; Oui, je sais ça.

Après avoir échangé quelques mots et certainement quelques noms d'oiseaux que je ne citerais pas, le sheriff Frank Canton dit; je ne t'ai pas tué là bas, mais je vais te tuer maintenant. Il a attrapé son arme, mais Will Foster est plus jeune et plus rapide et a sorti son 6 coups en premier.

Mais au lieu de tirer sur le sheriff, il l'a frappé à la tête avec son arme, si fort qu'il lâche son arme qui lui a échappe des mains. Frank Canton qui est vraiment décidé a le tuer, ramasse l'arme de Foster.

Mais une fois de plus, le jeune Will Foster est plus rapide, ou aussi peut être parce que le sheriff est ivre. Il reprend son arme, repousse le sheriff et tire dessus.

Personne n'est intervenu, à l'époque, presque tout le monde, près de Buffalo, voulait la mort du sheriff Frank Canton.

Will Foster est reparti pensant avoir tué le sheriff, mais il n'est pas mort. Mais il avait quand même fallu environ 60 points de suture pour recoudre sa vieille tête.

En 1912, Mariah, travaillait à l'hôtel comme fille de joie après la mort de son mari lors de leur voyage à Buffalo. Elle avait une petite fille nommée Emily.

Le 7 juillet 1912, la malheureuse Emily qui n'a que 6 ans, décède du choléra. La mère et la petite fille vivait dans la chambre nommé aujourd'hui, Bordello, et ceux qui loue cette chambre de nos jours disent voir Emily, accompagnée du fantôme d'un chat roux, sauter sur le lit.

L'impressionnant bar du saloon a voyagé de Glasgow, en Écosse, jusqu'au Wyoming en 1908. C'est Charles Rennie Mackintosh qui a conçu ce bar magnifique avec des vitraux de style Art Nouveau. Il coûtait la somme colossale à l'époque d'environ 1200$ en 1908 (soit environ 38000 $ aujourd'hui). Le bar a traversé l'Atlantique jusqu'à New York, puis prit le train jusqu'au Wyoming, et enfin, en chariot, jusqu'à Buffalo.

Au fil des ans, l'Occidental connut de nombreux partenaires et propriétaires, mais il joua toujours un rôle central dans le développement de ce nouveau territoire.

Par exemple, en 1918, une partie de poker est en cours avec un gros enjeux, et c'est ainsi que John Smith et son fils Al Smith, 2 éleveurs de bovins de Buffalo, en deviennent les nouveaux propriétaires. Ils ne savaient comment le gérer et ils en confièrent l'exploitation à Margaret Smith et qui est l'épouse d'Al, pour une période d'environ 1 mois, le temps de le vendre. Pour finir, Margaret Smith qui a qui a 34 ans à cette époque, finit par diriger l'hôtel jusqu'à sa mort à l'âge de 92 ans en 1976.

La situation économique du Wyoming changea radicalement, pendant la Grande Dépression dés années 1930, entraînant le délabrement et la misère de cet hôtel autrefois luxueux. À la fin des années 1930, l'hôtel était devenu un souvenir oublié d'une ville qui peinait à se maintenir à flot.

Bien que durant cette période, l'hôtel et le saloon tombèrent peu à peu en ruine, Margaret Smith parvint à préserver une grande partie du passé pittoresque du bâtiment. Elle était naturellement économe, mais aussi par le fait que l'hôtel Occidental était devenu le centre de sa vie et sa joie, pendant presque 60 ans, elle a rarement jeté quoi que ce soit de l'Occidental Hotel.

Elle conservait le passé de l'hôtel avec autant d'amour que d'autres conserveraient leurs souvenirs personnels dans un album photo.

Quand elle a refait faire l'intérieur de l'hôtel, au lieu d'arracher les plafonds en tôle ornés et les revêtements muraux démodés, elle les a recouverts de faux plafonds et de faux murs, ou les a simplement recouverts d'une couche de peinture. Lorsque la nécessité de moderniser l'hôtel était l'achat de nouveaux meubles, les anciens ont souvent été rangés au lieu d'être jetés.

Les affaires ne sont jamais tout à fait revenues à ce qu’elles avaient été dans les premiers jours de l’hôtel, et l’Occidental a même été fermé de 1986 à 1997. On parlait même de démolir le bâtiment. 

Heureusement, John et Dawn Wexo, ainsi que Zoe Dawson (la fille de Dawn) arrivent et achètent l'hôtel en 1997 à 8 semaines de sa démolition. Ils avaient l'objectif de le restaurer promettant à la famille Smith de lui redonner sa gloire d'antan et 10 ans plus tard, l'Occidental Hôtel retrouva sa splendeur d'antan.

John, Dawn Wexo et Zoe ont transformé une grande partie de l'Occidental Hôtel en musée d'histoire vivant et ont travaillé avec intelligence pour restaurer l'Occidental dans son état d'origine de 1910. 

On peut encore voir les impacts de balle au plafond, il y en a 23 en tout provenant de fusillades du Far West. La plupart de ces marques a cause de parties de poker qui devenaient parfois violentes. 

Un visiteur a l'époque a qualifié l'Occidental Saloon de véritable enfer du jeu, où des parties de poker à enjeux élevés se poursuivaient parfois pendant des jours.

En regardant bien le bar, vous apercevez également quelques trous fait par des balles, comme dans une des portes de chambre.

John et Dawn Wexo, ainsi que Zoe Dawson ont acheté la structure en ruine pour 180 000$ et dépensé 1,6 million de dollars en réparations au cours de la décennies suivantes. Les plans originaux de l'hôtel ont été perdus dans l'incendie d'un palais de justice au début des années 1900, et les ouvriers ont dû découvrir la structure du bâtiment au fur et à mesure.

David et Jackie Stewart ont investi pour la première fois en tant qu'associés pour l'Occidental Hotel en 2005 pour contribuer au financement des rénovations de l'aile nord, portant le nombre de chambres de 6 à 18. Les Stewarts sont devenus les principaux propriétaires majoritaires en 2011 et les seuls propriétaires en 2015, poursuivant les travaux de préservation tout en ajoutant un confort moderne.

L’Occidental est ouvert au public avec de beaux hébergements et un restaurant et un bar.

Il fut finalement inscrit au Registre national des monuments historiques. L'Occidental Hotel est l'un des plus grands hôtels de l'époque western. Le magazine True West l'a officialisé en le nommant "Meilleur hôtel de l'Ouest", puis, peu après, "Meilleur saloon de l'Ouest". L'hôtel a été placé sur la liste des incontournables du magazine National Geographic Traveler.

L'Occidental Hôtel hanté.

Il y a un autre côté de l’histoire de cet hôtel qui l’a classé comme l’un des endroits les plus hantés du Wyoming. Dans les années 1800, une prostituée vivait dans la partie supérieure de l’hôtel. Elle a eu une fille qui est morte du choléra dans l'hôtel. L’esprit de cette fille apparaît continuellement aux invités sans méfiance. Ses cheveux sont longs et foncés et elle porte une robe blanche. Ceux qui ont été hantés par ce fantôme particulier rapportent une activité particulière et glaçante. Une nuit, alors qu’un groupe de chasseurs de Denver était dans l’hôtel, l’un des hommes s’est réveillé en criant à 3 heures du matin. Il avait apparemment été secoué par une force inconnue, qui jetait sauvagement des objets dans la pièce. Peut être que l'alcool englouti par ce chasseur y est aussi pour quelques chose... 

Lors de la grande rénovation de 1997, un ouvrier du bâtiment a vu une petite fille en chemise de nuit marcher sur des poutres et des débris de construction. Inquiet pour l'enfant dans la zone de travail, l'ouvrier la suivit à travers la structure instable. Lorsqu'il tourna au coin, elle avait complètement disparu, même si elle n'avait nulle part où aller. Cela se produisit dans l'aile nord, là où se déroulent la plupart des activités fantômes. L'employé, qui ne connaissait pas l'histoire hantée de l'hôtel, a décrit une petite fille qui correspondait parfaitement aux précédentes observations d'Emily.

À l'époque, la suite ou la petite est morte, est aujourd'hui connue sous le nom de suite Bordello. Elle porte bien son nom, ayant servi de bordel pendant une partie de l'histoire du Far West de l'hôtel.

Dans une autre chambre il y avait un petit trou dans le mur, permettant a d'autres cowboys de se rincer l'œil pendant les ébats sexuelles.

Un autre spectre rôde également dans les couloirs. Celui de l'ancienne maîtresse de maison, Margaret, une silhouette grande et imposante dont les vêtements vintage sont exposés sur des mannequins, dans une vitrine de l'hôtel. Vêtue d'une tenue victorienne, certains clients ont rapporté l'avoir vue flotter dans les couloirs, comme si elle patrouillait pour s'assurer que les invités étaient bien traités.

De temps en temps, c'est un cow-boy dont les vêtements semblent un peu trop démodés pour être vivants que l'on aperçois dans les couloirs. 

Le vieux piano dans le hall joue parfois tout seul alors qu'il n'y a personne. Un membre du personnel, a même vu les touches du piano s'enfoncer toutes seules.

De nombreux clients entendent d'étranges bruits d'éperons dans les escaliers, comme un cowboys qui passent devant les porte des chambres. Une mystérieuse musique de violon joue dans les couloirs vides après minuit.

Aujourd'hui, 'hôtel Occidental est réputé pour être l'hôtel le plus hanté du Wyoming.

Depuis plus de 25 ans, j'aime toujours aller à l'Occidental Hôtel. En entrant j'affectionne particulièrement les 2 piliers qui soutienne l'arcade, le vieux coffre fort, tous ces animaux de mon Wyoming empaillés accrochés aux murs, même si un léopard n'y à pas sa place, la salle de billard au fond, le long bar etc...

Voilà pour l'histoire de ce bâtiment historique, qui approche les 150 ans, en espérant que dans les 100 ans prochain on parlera encore de l'Occidental Hôtel et surtout, qu'il soit encore là...


Hole-in-the-Wall (14/04/2024)

Doit on expliquer ce qu'est Hole-in-the-Wall ? Je ne pense pas, on a tous entendu une histoire sur cette endroit, celle du Wild Bunch et de Butch Casidy et Sundance Kid.

Mieux qu'un château, qu'une citadelle, qu'un bastion ou qu'une forteresse pour se cacher. En plus avec ses ravins, ses gorges et ses crevasses il n'y a pas d'autre endroit pour échapper aux hommes de loi qui vous recherchent.

Nous sommes dans les montagnes reculées de Big Horn, au nord de mon Wyoming, proche de Kaycee. Entre les années 1860 et 1910, c'était le repaire des hors la loi. Connu pour être la cachette de Butch Cassidy et Sundance Kid avec leur gang Wild Bunch, mais d'autres sont venus se mettre a l'abri, Jesse James, les Logan Brothers, Thomas Edward Ketchum, plus connu sous le nom de “Black Jack Ketchum", Tom O'Day etc...

Cet endroit isolé attirait la racaille qui voulait se faire oublier.

On dit Hole-in-the-Wall, qui veut dire trou dans le mur, mais il n'y a pas de trou, c'est juste un escarpement de grès rouge de 64 km de long qui domine la région. Il y a juste la grotte "Outlaw", qui aurait été utilisée comme cachette par divers hors-la-loi.

Niché entre les montagnes Bighorn et le Red Wall, Hole-in-the-Wall offrait une zone de protection non seulement contre la loi, mais aussi contre les intempéries du Wyoming. Protégé du froid, du vent et de l'eau à proximité avec la Middle Fork River, la Buffalo Creek ou encore la Spring Creek qui coule toute l'année.

Une cabane a été construite en 1883 par Alexander Ghent, hélas, je n'ai rien trouvé sur cet homme. Cet cabane est toujours visible, mais plus à Hole-in-the-Wall, mais à Old Trail Town de Cody.

Ce lieu très apprécié des hors la loi était parce qu'il était très éloigné et isolé avec une vue à 360 degrés qui permettait de repérer facilement les intrus qui arrivaient et surtout si  c'était les forces de l'ordre.

Le détective de Pinkerton, Charlie Siringo, qui était sur les traces du Wild Bunch a écrit : "Je suis parti pour le bassin de Big Horn, à proximité du Hole-in-the-Wall, dans le nord du Wyoming. J'avais reçu des instructions du surintendant adjoint Curran pour y aller et retrouver les amis du Wild Bunch et apprendre leurs secrets. Mais il était impossible pour les hommes de loi de s'en approcher sans alerter les bandits".

Hole-in-the-Wall faisait parti des 3 principales cachettes utilisés par les hors-la-loi à cette époque. Les 2 autres sont Brown's Park et Robbers Roost, dans l'Utah.

Avant d'être tombé dans l'oubli par les hors la loi, Hole-in-the-Wall comptait en plus de la cabane de Alexander Ghent, une écurie, un corral, du bétail et des fournitures, chaque bande et truant contribuant à l'entretien du site.

Aucun agent de la loi n'a jamais réussi à pénétrer dans ce lieu pour tenter de capturer des hors-la-loi au cours de ses plus de 50 ans d'existence, et aucun agent de la loi n'a tenté de l'infiltrer en utilisant des techniques d'infiltration.

Par contre, un éleveur de bétail, Bob Divine, en a eu assez de se faire voler du bétail et un jour a osé s'approcher de Hole-in-the-Wall.

Un combat s'en est suivi que l'on appelle aujourd'hui "Hole in the Wall fight".

Un jour de 1897, Bob Divine, de la CY Cattle Company, a planifié une rafle dans cette région pour rassembler le bétail appartenant à divers ranchs. Il a été averti de rester à l'écart dans une note anonyme qui disait "Ne remets plus cette vieille tête grise dans ce pays si tu ne veux pas être abattu".

Ce vieux Bob Divine et plusieurs autres éleveurs ne se laissèrent pas impressionnés par la menace et ce jeudi 22 juillet 1897. Bob accompagné d'autres cow-boys du CY Ranch, d'hommes de l'Ogallala Land and Cattle Company et du Circle L Ranch, de Jim Drummond, un inspecteur du bétail du Montana, et de Joe LaFors, un maréchal adjoint des États-Unis, se mirent tous en route pour rassembler le bétail.

Le groupe rencontra Bob et Al Smith et Bob Taylor, membres du gang Hole-in-the-Wall.

Des coups de feu furent échangés, les chevaux s'agitèrent et la poussière vola. Lorsque la poussière et la fumée des armes se dissipa, Bob Smith gisait sur le sol, blessé d'une balle dans le dos. Le cheval de Bob Divine avait été tué, et lui et son fils Lee Divine avaient été blessés. Al Smith s'échappa après qu'on lui eut tiré dessus. Bob Smith, blessé fut emmené à la cabane de Hole-in-the-Wall et mourut le lendemain matin.

Quelques temps après, quand Bob Divine s'est remis de sa blessure, conduisit plusieurs d'hommes lourdement armés et deux adjoints de la police à Hole-in-the-Wall et emmena plusieurs centaines de têtes de bétail. Ils furent surveillés de près par plusieurs bandits armés mais ne furent pas inquiétés.

Aujourd'hui, Hole-in-the-Wall est situé sur le terrain d'un ranch privé, le Willow Creek Ranch. Un chemin de terre poussiéreux vous emmène juste qu'à Hole-in-the-Wall mais il faut demander l'autorisation d'y pénétrer.