Un hors la loi hors du commun (25/04/2026)
Il était le maître pendant plus de 9 ans, le plus cruel, le plus sagace et sa cruauté n'avait d'égale que sa ruse, terrorisant la population.
Mais pour une fois je ne parle pas d'un être humain, mais d'un loup.
Le loup de Custer.
Le loup, parfois surnommé grand méchant loup, est un personnage traditionnel de conte qui apparaît dans plusieurs récits folkloriques et qui est là pour faire peur aux enfants. Les plus connus étant surement "Les 3 Petits Cochons" de James Halliwell, "Le Petit Chaperon Rouge de Charles Perrault ou "Pierre et le Loup" de Sergueï Prokofiev, pour ne citer que ceux là.
Mais le loup de cette article est un tueur, un vrai, ce n'est pas une histoire racontée pour les jeunes enfants.
Ce nom, loup de Custer, c'est parce qu'il vivait dans toute la région de Custer, dans le Sud Dakota. Il était impossible à attraper, trop malin, et chaque fois il arrivait a déjouer les pièges qui lui étaient tendus.
Ce loup de Custer apparait pour la première fois en 1911, c'était un loup gris d'Amérique du Nord, presque blanc, et il est immédiatement devenu une menace, rapidement responsable d'importants dégâts causés au bétail des éleveurs, bovins, veaux et aux chevaux.
A tel point qu'une prime pour sa capture est offerte. Une rémunération qui passera de 100$ à 500$, soit 10 fois le prix habituel d'un loup à l'époque. Mais celui ci est exceptionnel.
Le loup de Custer a échappé aux chasseurs professionnels, aux sportifs et aux chasseurs de primes pendant plus de 9 ans.
On ne sait rien des origines de ce canidé, son âge, d'où il vient, rien, il est apparu comme ça, d'un seul coup, semant la terreur au monde animal domestique et des ranchers et fermiers de la région.
Son territoire s’étendait sur environ 60 miles (95km) de long et 40 miles (65km) de large. Partout dans ce territoire le loup de Custer était chez lui. Il franchissait régulièrement les frontières du Sud Dakota et était aperçu dans le Wyoming et et du Nebraska.
Les habitants de la région disaient qu'il n'était pas un simple loup, mais une monstruosité de la nature, ils pensaient même qu'il s'agissait d'un hybride entre un loup et un puma. On a même évoqué un loup-garou.
Le loup de Custer, tellement malin, espiègle, habile, malicieux qu'il a échappé à la mort des dizaine de fois.
Quand un piège était installé, bien caché, on aurait dit que le loup le voyait et le contourné. Une bête morte est préparé avec du poison, il l'ignorait et passait devant sans s'arrêter. Le loup de Custer traversait tous les dangers avec une aisance déconcertante. Les meilleurs chasseurs ou tireurs d'élite, le visaient, tiraient et le regardaient s'éloigner indemne, comme ci de rien n'était.
On remarqua que 2 coyotes suivaient le loup ou qu'il aille, tout en gardant leurs distances avec l'animal plus imposant. Les 2 petits mammifères patrouillaient souvent en avant du loup, et l'avertissaient du danger imminent et se nourrissaient souvent de ses restes.
Personne n'arrivait à attraper cette animal dégourdi, et les éleveurs de la région pensaient qu'ils devraient supporter les pertes de bétail et attendre que la bête meure de vieillesse.
Au début du XXe siècle, la région de Custer étaient encore sauvage, mais était déjà devenue une destination touristique très prisée. Les touristes visitaient sans le savoir le territoire d'un monstre.
Durant ses 9 années de règne, entre 1911 et 1920, le loup Custer était tristement célèbre pour avoir tué du bétail d'une valeur estimée à environ 320 000$.
Des adjectifs concernant le loup de Custer venaient régulièrement, invincible, immortel, indestructible, mais on espérait qu'il ne soit pas éternel.
Il était considéré comme le prédateur le plus cruel et le plus redoutable que la région ait jamais connu. Il tuait pour se nourrir et choisissait toujours les meilleures bêtes.
Parfois, il tuait par pur plaisir de tuer ou blessait le bétail en leur brisant les pattes, leur arrachant la queue, les mutilant de façon inimaginable.
Il faut trouver une solution à ce problème, et la solution sera un homme de mon Wyoming.
Harry Percival Williams, surnommé high-powered, naquit dans le comté d'Elbert, au Colorado, le 5 juillet 1876. Le 30 septembre 1897, il épousa Mae Belle "Bessie" Wood, née le 22 avril 1873 à Elbert county également. Ils eurent une fille, Eda Vanatta (30 Mars 1903–23 Juin 1959).
Au début des années 1900, avec sa famille, il s'installe à Buffalo, dans le Wyoming. Il travaille dans plusieurs ranchs de la région et n'a peur de rien, ni de personne.
Harry "high-powered" Williams eut une altercation avec Andrew Arapaho "Rap" Brown, un hors la loi redouté de la région, brutal et les personnes qui le croissaient, s'écartaient machinalement pour le laisser passer. Cet homme mena l'attaque contre les envahisseurs lors de la guerre du comté de Johnson.
En 1920, Harry H.P. Williams et sa famille habitent à Sheridan, et un jour qu'il dîne au Sheridan Inn, il avait accroché son chapeau neuf au porte-manteau à l'entrer dans la salle à manger. À sa sortie, son chapeau a disparu. Le propriétaire du Sheridan Inn lui dit que celui qui a pris son couvre-chef est agressif et qui est ivre, Tom O'Day, et fait parti du gang Hole In The Wall.
Le voleur était encore dans le Sheridan Inn, Harry H.P. Williams alla le trouver et après une brève altercation, Harry envoya un coup de poing à Tom O'Day, qui s'écroula, inconscient.
Il repris son chapeau, pris les armes du voleur et les a remit au barman. Les 2 hommes se rencontrèrent plus tard dans un saloon, où le hors-la-loi reconnut son erreur et présenta ses excuses.
Il a 44 ans et comme beaucoup de cow-boys, Harry H.P. Williams travaille à piéger les prédateurs pour toucher des primes. Il acquit rapidement la réputation d'un chasseur de loups hors pair, et il est embauché par le gouvernement américain à Sheridan dans le programme de contrôle des prédateurs du Service biologique de l'USDA.
Il était très bon tireur et bien qu'habile dans l'utilisation des pièges, il préférait abattre les loups avec son fusil Springfield, c'est d'ailleurs à cette période qu'on le surnomme High Power. Un jeu de mots avec les initiales H.P. qu'il utilisait souvent à la place de Harry Percival.
On fait appel à lui pour traquer le loup de Custer qui a, jusque là, réussi à échapper à plusieurs des chasseurs les plus réputés de la région.
L'un d'eux aurait tué sa femelle et ses petits en 1916 et selon Harry H.P. Williams, c'est cet acte qui a bouleversé la vie du loup, le rendant solitaire et extrêmement imprévisible et cruel.
Au loup de Custer, on ne lui connait pas d'autre compagne et, à mesure que sa légende grandissait, on attribuait sa cruauté apparente à un besoin de vengeance pervers.
Le loup de Custer était réputé pour son habileté son intelligence au point de réussir à déclencher les pièges sans être lui même pris.
A cette vengeance pervers, le loup de Custer tuait bien plus que nécessaire à sa survie. Il aurait massacré plus de 500 animaux domestiques, et certains rapportent qu'il en tua plusieurs dizaines, presque par plaisir, en une seule nuit. De nombreux éleveurs renoncèrent à le tuer et décidèrent d'attendre sa mort naturelle.
Le loup de Custer traversait tous les dangers avec une aisance déconcertante, l'incarnation même du loup solitaire.
C'est en mars 1920 que Harry H.P. Williams reçut le télégramme de Washington lui ordonnant de traquer ce monstre.
Le chasseur et le loup s'affrontèrent pendant 6 mois. Harry observait le loup aux jumelles, et le vit se ruer sur un troupeau de chevaux. Bien sûr, ils s'enfuirent tous, mais le loup, comme un chien de berger et les regroupa.
Harry H.P. Williams a perçu l'intelligence du loup de Custer, rusé, il pouvait échapper à la traque en escaladant un plateau montagneux, toujours avec 2 coyotes à ses cotés, il changeait de direction et disparaissait.
Harry fut surpris de se comportement qui était inhabituel pour un loup, qui tue généralement les coyotes dès qu'il en a l'occasion. Il hésita d'abord à tirer sur les 2 coyotes, mais fini par tirer, les tuant et ensuite cacha les 2 animaux morts dans un ravin profond.
Il plaça ensuite une carcasse de bovin et des pièges autour. C'est incroyable, le loup est revenu le lendemain, a traîné les coyotes jusqu'à la carcasse, déclenchant tous les pièges.
Harry H.P. Williams repris la carcasse du bovin et l'a déplacé un peu plus loin, plus haut sur la colline, et y a remis les pièges. Le satané loup a réussis à attraper la vieille carcasse, sans déclencher un seul piège et la trainée jusqu'à son point de départ.
Le loup de Custer jouait avec Harry et le chasseur le voyait bien.
L'ingénieux animal, après avoir croisé plusieurs fois Harry en 1920, disparu presque tout le mois d'août. Peut être est il parti chasser plus loin dans son grand territoire, dans le Wyoming ou le Nebraska.
Mais le chasseur expérimenté, ne lâchait rien et continuait à poser ses pièges.
Pour attirer le loup, il imprégna les semelles de ses bottes d'un parfum particulier, de l'urine de louve et commença à tendre ses pièges. Rapidement, le loup de Custer réapparut et se lança à la poursuite des odeurs, montrant des signes d'excitation croyant trouver une partenaire potentielle dans les environs.
Il nettoya même 2 anciennes tanières qu'il aménagea s'il trouvait une compagne.
Grâce à cette ruse, Harry repéra de nouveau la trace du loup début septembre lorsque les attaques contre le bétail reprirent au début du mois.
Miracle, un dés pièges qu'il avait posés avait arraché quelques poils à la patte loup de Custer. Il était bien de retour.
Harry allait exploiter d'avantage la curiosité du loup.
Il plaça de nouveau une beau morceau de vache ou de mouton, a ramassé un gros tas de terre qu'il installa près de la carcasse, tout autour, en cercle, ne laissant qu'un passage pour que le loup puisse
atteindre son repas. Harry restait à bonne distance, bien caché et en observait silencieusement son piège.
Le plan d'Harry a fonctionné. Mi-octobre le loup de Custer marcha enfin sur un piège avec sa patte droite. Mais l'animal ne se laisse pas prendre, il a courut avec le piège accroché à sa patte sur environ 500 pieds (150m) et tira si violemment le piège contre un arbre, qu'il parvint à se libérer et s'enfuit en boitant.
Bien que l'animal se soit libérée du piège, la bête laissait désormais des traces de sang. Harry H.P. Williams l'a suivie pendant plus de 3 miles (5km), le retrouva et l'abattit enfin.
Le loup de Custer est mort le le 11 octobre 1920 après presque 10 ans à terrorisé les populations et les animaux de la région. La bataille entre le chasseur expérimenté, Harry H.P. Williams, et l'animal rusé, aura duré 7 mois.
À la stupéfaction générale des habitants du Sud Dakota, l'animal qu'ils avaient pris pour une monstruosité, n'était en réalité qu'un loup gris d'Amérique du Nord tout à fait ordinaire, déjà si âgé que sa fourrure était devenue blanche.
Le loup de Custer pesait 44 kg et mesurant un peu plus de 1,80 m et Harry remarqua que ses dents auraient été suffisamment robustes pour chasser encore une quinzaine d'année.
Harry H.P. Williams avoua par la suite avoir un profond respect pour ce loup de Custer, un adversaire rusé, qui lui avait offert la chasse la plus difficile de sa carrière et expliqua que compte tenu de la chance que ce loup a avait eu jusque là, il pensait que son fusil ne fonctionnerait pas, mais il est bien parvenu à tirer.
La peau du loup de Custer est aujourd'hui conservée au Smithsonian Institution à Washington D.C.
Harry H.P. Williams décédera le 11 avril 1970 à Casper, à l'âge de 93 ans, et fut inhumé au cimetière Highland de Casper.
Sur la photo, le chasseur Harry HP Williams et la carcasse du loup Custer abattu le 11 octobre 1920.
Le mont Woodring devrait bientôt renommé (19/04/2026)
Situé dans le Grand Teton National Park, le sommet fut nommé en l'honneur de Samuel Tilden Woodring, premier surintendant du parc.
Une histoire absolument terrifiante suite a une découverte du nom de Samuel Tilden Woodring, accusé d'avoir tenté de violer une jeune fille en 1934. Du fait, le nom de la montagne est sur le point d'être rebaptisé.
Plus de trente ans plus tard, en 1963, la montagne fut baptisée Mont Woodring en son honneur, mais plus de 6 décennies plus tard, des historiens du Wyoming ont mis au jour des documents liant Sam Tilden Woodring à des allégations de maltraitance d'enfants et des preuves d'inconduite sexuelle envers des mineures.
Sam Tilden Woodring est entré dans l'histoire comme le premier surintendant du parc, de 1929 à 1934. Il a été garde forestier en chef du Yellowstone National park, ancien combattant de l'armée américaine, assistant présidentiel et a contribué à la création du réseau de sentiers de Grand Teton.
Il est né le 27 juin 1878 en Caroline du Nord, il travaille dans les mines de charbon, s'engage dans l'armée en 1898, et durant ses 13 années de service militaire, il a servi comme muletier, ce qui l'a amené à Cuba, aux Philippines et au Mexique.
Il a vécut ensuite à Fort Bliss, au Texas, et en 1920, a aidé l'armée à administrer le parc national de Yellowstone et, après la création du Service des parcs nationaux, il a rejoint ce service.
Au cours de son engagement au sein de l'armée et du gouvernement, il a été en contact avec des personnalités influentes. Il accompagne le 26e président des États-Unis, Theodore Roosevelt, lors d'une chasse au loup et au coyote en Oklahoma en 1904, il rencontre des présidents, le 29e président des États-Unis, Warren G. Harding et le 30e président des États-Unis, Calvin Coolidge, et a pêché avec le prince héritier de Suède, Gustave Adolphe, lors de sa visite au Yellowstone Park en 1926, sur l'île Peale, entre autres.
Sam Tilden Woodring épouse Julia Sellman Stockett le 1er juin 1927 à Billings, Montana, puis le couple s'installe dans mon Wyoming, dans le district électoral n°4, à Teton.
Il devient le premier directeur du parc national de Grand Teton en 1929, qui a été créé le 26 février 1929.
Jusqu'en 1934, il fait un travail remarquable, entre l'observation de la faune et la flore, la surveillance des contrevenants, comme les braconniers, l'information et le contrôle. Il est surtout connu pour ses efforts précoces pour y construire des sentiers et son travail pour établir le parc.
Mais en 1934, Sam Tilden Woodring fait face à des accusations d'avoir tenté de violer une fillette de 11 ans, il est démis de ses fonctions par Horace Albright, cofondateur et directeur du National Park Service.
Malgré tout, ces accusations, non jamais été rendues publique, ni dans les journaux, ni dans les livres d'histoire, et cette affaire n'a été découverte par hasard à la fin des années 1970 par Bob Righter, habitant de Moose et professeur retraité, lors de ses recherches pour son ouvrage de 1982, "Crucible for Conservation: The Creation of Grand Teton National Park".
Les documents récemment ressortis révèlent un chapitre plus sombre de la vie de Sam Tilden Woodring, resté caché au public. Un document exhumé des archives nationales indique que le départ du directeur de Grand Teton National Park en 1934 fait même suite à des accusations d'agressions sexuelles sur une jeune fille.
Bob Righter, ancien professeur à l'Université du Wyoming et résident de Jackson à temps partiel a découvert cette histoire par hasard lors de ses recherches pour son livre sur les origines du Grand Teton. Il a trouvé plusieurs courriers confidentielles où Horace Albright réprimandait violemment Sam Tilden Woodring pour avoir eu des gestes déplacés envers une adolescente.
Un courrier de 8 pages de Howard Sherman, qui été employé du parc national de Grand Teton, à cette époque, avait été adressé à Arno Cammerer, directeur du Service des parcs nationaux, au milieu de l'année 1934.
Alors que Howard Sherman travaille pour Sam Tilden Woodring, il déclare avoir entendu des rumeurs concernant la promiscuité de son patron, mais les avoir ignorées. Même lorsqu'il a entendu une histoire très horrible selon laquelle Sam Tilden Woodring aurait abusé d'une fillette de 11 ans en 1930, tout cela lui paraissait tellement absurde.
Mais l'opinion d'Howard Sherman changea en 1934, lorsqu'il apprit que son patron avait été accusé d'avoir agressé sexuellement la fillette de 11 ans. Woodring l'aurait embrassé, caressé et pénétré l'enfant avec sa main lors d'un voyage au printemps 1933 dans la région de Jackson Lake.
La petite fille de 11 ans s'est confiée à une voisine mais n'osait le dire à sa mère parce qu'elle avait peur des représailles de Sam Tilden Woodring envers sa famille et son père qui travaillait à Grand Teton National Park pour Sam Tilden Woodring.
Howard Sherman et un garde forestier, du nom de Dudley Hayden, se disaient que l'histoire des attouchements et de tentative de viol ne pouvaient pas être inventées.
Mais ce problème est arrivé aux oreilles des parents de la jeune fille qui ont immédiatement porté plainte et le procureur du comté de Teton, Wilford Neilson, qui n'a pas pris ces accusations à la légère et à inculpé Sam Tilden Woodring en juin 1934 pour agression avec intention de viol. L'accusé a été arrêté et emprisonné.
Pendant sa détention provisoire, Sam Tilden Woodring aurait confié à plusieurs personnes qu'il avait été piégé et aurait supplié Horace Albright, directeur du National Park Service, de le maintenir à son poste au sein du Service des parcs nationaux et à Grand Teton National Park.
Mais Horace Albright, qui avait quitté l'agence, était furieux de voir celui qu'il considérait comme un ami, agir ainsi.
Dans sa lettre, Howard Sherman indiqué que Woodring lui avait confié que les accusations étaient un complot sordide, mais qu'il avait admis avoir touché la fillette de 11 ans de manière inappropriée à une occasion.
Surtout lorsque le père de la fillette de 11 ans a accusé Woodring d'avoir agressé sexuellement sa fille, le surintendant aurait admis une certaine culpabilité, mais a nié avoir commis un viol.
Sam Tilden Woodring mais a été libéré sous caution de 5000 $.
Les enquêteurs ont discrètement lancé une investigation qui a abouti à une confrontation entre le père de la jeune fille et Sam Tilden Woodring au sujet des 6 fois ou plus où la jeune fille a déclaré que son corps avait été violé, et l'accusé a tout avoué, sauf la tentative de viol.
Pour finir, le procureur Wilford Neilson semblait moins sûr de lui et abandonna les poursuites en septembre 1935, déclarant improbable qu'un jury puisse condamner Sam Tilden Woodring sur la base d'un témoignage d'un enfant mineur et de certains aveux et déductions.
Le procureur a ajouté, qu'avec le temps, les souvenirs de la petite fille de 11 ans s'étaient estompés et que ses parents hésitaient à la faire témoigner pour ne pas perturber sa scolarité et sa vie sociale.
Les 6 accusations d'agression sexuelle par Woodring ont été abandonnées par la suite et Sam Tilden Woodring n'a jamais été reconnu coupable.
Samuel Tilden Woodring démissionne de son poste et n'a plus jamais travailler au sein du Service des parcs nationaux, et quitte à jamais le comté de Teton dans le déshonneur.
Il s'installa ensuite dans le Montana, où il mourut 5 ans plus tard, à Butte le 13 octobre 1939, à l'âge de 61 ans, et inhumé au cimetière Mountain View de Butte, au Montana.
Ce n'est que plusieurs décennies plus tard, en 1963, que le Conseil américain des noms géographiques accepta de baptiser un sommet de 11 595 pieds dans le Grand Teton en son honneur.
Aujourd'hui, des efforts sont déployés pour rebaptiser le mont Woodring et plusieurs noms ont été proposés, Raven Peak, Equality Peak, Liberty Mount, Fryxell Mount, d'après un biologiste du parc et alpiniste, le nom de Nellie Tayloe Ross, première femme gouverneure du Wyoming, est également sugérré alors quand fait, elle s'était opposée à la création du parc national, et même Grizzly 399 Mountain, en honneur au célèbre grizzly tué en octobre 2024.
Buffalo Soldiers (22/03/2026)
Il y a quelques années, j'avais fait un reportage sur les Buffalo Soldiers, mais cela avait dérangé quelques personnes qui avait fait annuler mon article. Peut être des ségrégationnistes.
Je vais tenter de refaire un article.
Les Buffalo Soldiers sont formés par le Congrès en 1866, 2 régiments de cavalerie et 4 régiments d'infanterie furent constitués et représenté par des soldats noirs et représentaient 20% des soldats Américains de l'Ouest. C'est le 21 septembre 1866, que le 10e régiment de cavalerie réservé aux hommes noirs fut créé à Fort Leavenworth, au Kansas.
Les officiers de ces unités étaient exclusivement blancs, et des sous-officiers noirs, jusqu'à ce qu'un soldat noir soit promu officier dans les années 1890. Le premier officier noir à diriger les Buffalo Soldiers fut le lieutenant Henry O. Flipper, qui fut également le premier diplômé noir de West Point en 1877.
Comment autant d'hommes noirs ce trouvaient au Kansas ?
Selon l'histoire, à la fin des années 1860, pour échapper à la pauvreté du Sud, plus de 20 000 Afro-Américains migrèrent vers jayhawks, surnom du Kansas. Beaucoup s'engagèrent dans l'armée, servirent dans des unités ségréguées et combattirent lors des guerres Amérindiennes de l'Ouest, de 1867 à 1896.
Les Buffalo Soldiers répondirent à l'appel aux armes de la nation, dans l'Ouest, mais aussi à Hawaï, aux Philippines, à Cuba, et au Mexique.
D'où vient ce nom de Buffalo Soldiers ?
Les récits divergent, mais dans l'histoire, ce qu'on raconte le plus souvent c'est que ce nom fut donné pour la première fois par les Amérindiens Cheyennes au 10e régiment de cavalerie en 1871, qui faisait référence aux marches incessantes des troupes, à leurs manteaux en peau de bison ou aux cheveux bouclés des soldats.
Les Apaches utilisaient également ce terme et disait que c'est parce que les soldats noirs avaient les cheveux frisés comme des bisons.
Une autre théorie avance que la bravoure de ces soldats noirs étaient telles que les Amérindiens les vénéraient au même titre que les bisons.
Les soldats aimaient ce nom et l'adoptèrent comme un signe d'honneur et de respect.
Mais savez vous, que les Buffalo Soldiers n'était pas les premiers soldats Noir aux Etats Unis ?
Durant la guerre de Sécession, qui dura du 12 avril 1861 au 26 mai 1865, une troupe a été créé appelé les " United States Colored Troops".
En juillet 1862, le Congrès américain adopta la loi qui consistait à affranchir les esclaves et à les employer comme ouvriers militaires. En même temps, le Congrès adopta également la loi autorisant le 16e président des États-Unis président, Abraham Lincoln, à utiliser les afro-américains libres et les anciens esclaves dans l'armée. Dans un premier temps, Abraham Lincoln n'était pas d'accord et s'opposait a cette idée de recrutement de soldats noirs, mais acceptât que l'armée les utilise comme main-d'œuvre rémunérée.
Il changea d'idée en septembre 1862, et le président Lincoln publia sa Proclamation d'émancipation , annonçant que tous les esclaves des États confédérés seraient libres à compter du 1er janvier 1863. De ce fait, le recrutement et l'entraînement des soldats de couleur commencèrent à plein régime dés janvier 1863.
Les premiers régiments de soldats noirs appelé "United States Colored Troops" était né.
La différence entre les United States Colored Troops et les Buffalo Soldiers, c'est que les premiers furent créés durant une guerre, la Guerre civile aux États-Unis, tandis que les seconds furent formé en temps de paix.
Les Buffalo Soldiers, sont envoyés dans le territoire du Wyoming à la fin des années 1870, après la soumission des tribus Amérindiennes des plaines du nord. Ils n'étaient pas que dans le Wyoming, on les trouvait également au Nebraska, Montana, Utah, Colorado et aux Dakotas. D'autres troupes de Buffalo Soldiers étaient plus au Sud, au Texas, Nouveau-Mexique, l'Arizona, l'Oklahoma et Kansas.
Ils avaient de nombreuses tâches à accomplir, entre maintenir l'ordre parmi les chasseurs de bisons, les cow-boys, les voleurs de chevaux, protéger les ouvriers de l'Union Pacific, les colporteurs de whisky, surveiller les tribus Amérindiennes etc.
La vie était rude pour les soldats de couleurs. Même s'ils ne sont pas dans les états racistes du Sud, les préjugés raciaux étaient quand même un fléau permanent.
Cela n'empêchait pas les Buffalo Soldiers de combattre avec bravoure et courage.
Dans mon Wyoming, les Buffalo Soldiers ont contribué à désamorcer la guerre du comté de Johnson, en 1892, un conflit qui opposa de petits agriculteurs à de riches éleveurs et à une bande de mercenaires.
Une troupe fut envoyée de Fort Robinson, Nebraska, à Suggs, dans le Wyoming, ville ferroviaire nouvellement construite. Les soldats arrivèrent par le nouveau chemin de fer et, malgré l'hostilité de la population locale, ils y établirent le Camp Bettens.
De nombreux Buffalo Soldiers furent envoyés à Fort McKinney au milieu des années 1880, et en 1903, deux unités furent en garnison à Fort McKenzie, à Sheridan.
Les 9e et 10e régiments de soldats noirs affichaient les taux de désertion les plus bas de tous les régiments de cavalerie de l'Ouest et 23 soldats afro-américains furent décorés de la Médaille d'honneur entre 1870 et 1898.
Dés 1887, Fort D. A. Russell (aujourd'hui Fort Francis E. Warren) à Cheyenne abrita 3 régiments de soldats noirs, les 9e et 10e régiments de cavalerie et le 24e régiment d'infanterie pendant plus de 30 ans. Ils menèrent a bien des missions et protégèrent la population des environs et étaient également des membres très actifs de la communauté, participant aux défilés et aux matchs de baseball.
Une statue en leur honneur est présente à Cheyenne, même si elle n'est pas à un emplacement visible de tous, elle mérite d'être mentionnée.
Depuis, les soldats noirs servent leur pays, les Etats Unis d'Amérique, que ce soit lors de la guerre américano/philippine de 1899 à 1903, de la
révolution mexicaine en 1910, de la première et seconde guerre mondiale, guerre de Corée et d'autres conflicts.
Les Buffalo Soldiers méritent le respect et une place dans l'histoire du Wyoming et des États-Unis, et une journée pour commémorer leur contribution à notre histoire.
Quelques faits et chiffres sur les Buffalo Soldiers;
- Les premiers soldats à être appelés Buffalo Soldiers furent affectés au 10e régiment de cavalerie, en 1866 à Fort Leavenworth, au Kansas.
- 30 Buffalo Soldiers, ont reçu la Médaille d'honneur au cours des presque 90 années de service au sein d'unités ségréguées de l'armée américaine.
- Le plus ancien Buffalo Soldier encore en vie était Mark Matthews. Il est décédé le 6 septembre 2005 à l'âge de 111 ans et est enterré au cimetière national d'Arlington.
- L'un des plus célèbres des Buffalo Soldiers fut Charles Young (1864-1922). Considéré comme un chef parmi les Soldats noir, il était l'un des rares officiers militaires noirs.
- Cathay Williams est la première femme Buffalo Soldier connue à avoir servi dans l'armée.
- Dans la chanson on oubli pas les Buffalo Soldiers, Quincy Jones "Soul Saga" (Song of the Buffalo Soldier), Bob Marley et son tube "Buffalo Soldier", ou The Flamingos Band qui fait référence au 10e régiment de cavalerie avec le titre "Buffalo Soldier".
- Les films ou séries également font mentions des Buffalo Soldiers, Sergeant Rutledge (1960), Buffalo Soldiers (1997), un épisode de la série télévisée The High Chaparral de 1968 "The Buffalo Soldiers", saison 2, épisode 10, montre la 10e compagnie de cavalerie C appelée à établir la loi martiale à la demande des citoyens de Tucson, pour aider à la soulager de l'emprise d'un chef du crime, la série western Godless (2017) met en scène un camp d'anciens Buffalo Soldiers etc.
La Journée des Buffalo Soldiers est récente. Proclamée pour la première fois par le 41e président des États-Unis, George H. W. Bush, en 1992, elle est célébrée chaque année le 28 juillet en hommage, au courage et à la contribution essentielle des soldats afro-américains ayant servi dans l'armée américaine après la guerre de Sécession.
En espérant que cette fois-ci mon article ne disparaîtra pas.
Le premier Chariots à moutons est créé dans mon Wyoming (12/03/2026)
On en croise encore un peu partout, dans les ranchs, les musées ou en décoration dans les jardins. Cette invention, le chariot à moutons, vient d'un Canadien/Wyomingois, James Candlish, de Rawlins.
Il naquit le 14 février 1842 à Toronto, au Canada. On ne sait pas quand il arrive aux Etats Unis, mais en 1870, il est dans le Nebraska et épouse une New-Yorkaise, Mary A Claire et auront 2 fils et 3 filles, William James (1871–1947), Mahela (1874–Décédée), Margaret (1875–1954), David (1877– Décédé) et Agnès (1879–Décédée).
James est forgeron et suit la construction du chemin de fer de l'Union Pacific jusqu'à Fort Fred Steele, Wyoming, ou il arrive en 1880 et y vécut jusqu'en 1884, un peu avant le départ des troupes et l'abandon du fort en 1886. Avec sa famille il déménage à Rawlins, en 1884 ou il ouvre sa propre forge.
Les premiers moutons arrivent dans le Wyoming au début des années 1870 et furent méprisés par les éleveurs de bétail. Ils n'ont pas besoin d'être surveillé par plusieurs cow-boys, un seul berger suffit accompagné d'un ou deux bons chiens.
La vie est rude pour les bergers, ils surveillent leur troupeau d'ovins qui est souvent de plusieurs milliers de bêtes et dorment à même le sol, sur une couverture avec un simple feu de camp pour se réchauffer ou faire cuire les repas.
Les moutons, n'ont rien pour se défendre contre les pumas, loups, coyotes et ours qui s'attaquaient aux agneaux et même aux brebis adultes. À cause de ces prédateurs, le berger ne pouvait pas laisser les moutons paître seul dans les pâturages, ils devaient toujours être présent.
Pour les jours de pluie, de neige ou de grand froid, ils s'abritaient sous une bâche. Un simple campement mobile qui leur permettait de suivre ou de déplacer les troupeaux. Les plus chanceux à l'époque avaient une ou deux mules pour transporter le matériel et de la nourriture pour une dizaine de jours.
Au petit matin ils se réveillent avec l'odeur de fumée de bois du feu qui meurt doucement et le bêlement des moutons.
Cette vie solitaire, demandait un abri mieux adapté aux intempéries.
La majorité des historiens expliquent que l'origine du premier sheep wagon a été construit à Rawlins en 1884 par le forgeron James Candlish sur une idée de son ami George Ferris, l'un des hommes d'affaires les plus influents du Wyoming, qui a fait fortune dans la prospection minière et l'élevage. D'autres soutiennent que c'est un autre forgeron, de Kemmerer ou de Cokeville.
Les sheep wagon à moutons du Wyoming mesuraient 12 pieds (3,65m) de long et 6,5 pieds (1,98m) de haut, possédaient une porte à 2 battants à l'avant, un poêle à droite avec un tuyau traversant le toit, le lit, situé à l'arrière, avec une fenêtre au-dessus du lit et des étagères ou des placards partout, ainsi qu'une petite table escamotable.
La roulotte à moutons était la première forme de caravane ou un genre de Tiny House, qui reviennent très à la mode de nos jours, inventé par Charles Miller en 1929, mais James Candlish l'avait fait bien avant.
Véritables petites maisons sur roues, leur intérieur soigneusement aménagé optimisait chaque centimètre carré. À l'origine, ces chariots étaient recouverts d'une bâche fixée sur les arceaux en bois. Le poêle fonctionnait au bois, au charbon ou à ce qu'on appelait le charbon Hoover servait pour 2 choses, la cuisine et se chauffer.
Rapidement, les éleveurs de moutons du Wyoming, du Montana, de l'Utah et de l'Idaho commencèrent à équiper leurs bergers de chariots, leur permettant ainsi de surveiller de plus près leurs troupeaux et de les déplacer au gré des saisons entre les pâturages d'été et d'hiver.
Inspirées des Covered wagon (chariots bâchés) traditionnels utilisés par les pionniers, ces abris mobiles et compacts étaient un luxe nouveau pour les bergers lors de leurs longs séjours dans les pâturages isolés.
Les sheep wagon, tirés par des chevaux ou des mules, avaient des roues en bois, mais au fil de l'évolution, ils furent ensuite équipés de roue de voitures et de pneus et au 20è siècle pouvaient être remorqués par une camionnette.
Pour le déplacement du sheep wagon, un palefrenier venait de temps à autre pour aider le berger et des moutons vers un nouveau pâturage. Le palefrenier en profité pour apporter des provisions, des nouvelles de la ville.
Les premiers modèles étaient bâtis sur un châssis en bois, d'une transmission Studebaker et de roues en bois, et il était recouvert d'une bâche, mais avec le temps, on lui installe une tôle ondulée. Le Chariot de berger était aussi appelé sheepcamp. Le premier sheep wagon aurait été acheté par un éleveur de moutons de l'Utah.
Aujourd'hui, on les vois dans les ranchs en décoration, dans les musées etc.
Les bois de wapitis (02/01/2026)
Les arches en bois de wapitis que vous rencontrez dans mon Wyoming, n'est pas le fruit de la chasse. Chaque année, les wapitis mâles commencent à perdre leurs bois à la mi-décembre qu'au début avril, mais la grande majorité les perde en mars.
Les bois commencent à repousser au printemps et retombent chaque hiver. Les plus grands bois peuvent faire 1,2 m de long et peser 18 kg.
Pourquoi perdent ils leur bois ?
Les bois servent d'instruments de séduction et ne fois la saison des amours terminée, le taux de testostérone chute, ce provoque un affaiblissement des tissus et des os à la base des bois (pédicelle), au point que les bois tombent tout simplement.
Plus le mâle est âgé, plus la chute des bois commence tôt. La repousse dure également plus longtemps que pour les plus jeunes.
Les bois des wapitis sont composés d'os et bien que cela puisse paraître désagréable, la perte de leurs bois n'est pas douloureuse.
Il n'y a pas que les wapitis qui perdent leur bois, après le rut, généralement en hiver ou au début du printemps, il y a aussi les orignaux, les caribous et les cerfs perdent leurs bois.
Les plus célèbres sont bien sur les 4 arches de Town Square à Jackson et la plus grande et plus lourd au monde est à Afton, elle traverse Washington St dans le centre ville.
Diligence Cheyenne/Deadwood (22/12/2024)
La route à diligence a été exploitée de 1876 à 1887. Au début elle ne remontait pas jusque dans le Sud Dakota et s'arrêtait à Fort Laramie.
Mais le découverte d'or dans le Sud Dakota a quelques modifié les itinéraires.
L'un des conducteur de diligence les plus connu est certainement George Lathrop (1830-1915). Il est arrivé au Kansas en 1853. Il a ensuite gagné sa vie en tant que bullwhacker, muleskinner et conducteur de diligence. Il faisait les chemins du Kansas vers le Nouveau-Mexique, Californie, Nevada et le Wyoming. Il a subit plusieurs attaques Amérindiennes et lors d'une d'entre elles, fut le seul survivant.
En 1879, il fut employé par Gilmer et Salsbury, les exploitants de la Cheyenne and Blackhills Stage and Express Line. L'année suivante, il conduisait des diligences à 6 chevaux entre Cheyenne et Fort Laramie, puis plus haut jusqu'à Rawhide Buttes, Lusk, plus tard on lui demande de pousser toujours plus loin, Custer dans le Sud Dakota et enfin Deadwood.
En 1882, il conduisait la ligne entre Fort Laramie et Rawhide Buttes. Il continua à exploiter la ligne après son achat par Russell Thorp, Sr.
Pourquoi la Cheyenne/Deadwood Stagecoach est la plus connue ?
Premièrement parce qu'on en parle dans les romans Deadwood Dick d'Edward L. Wheeler et deuxièmement, elle était dans les spectacles du Wild West Show de William F Cody.
La diligence qui faisait le voyage parcourait de Cheyenne à Deadwood environ 300 miles (plus de 482km) et pouvait avoir jusqu'à 9 passagers pour une diligence normale tirait par 4 chevaux. Mais il y avait des diligences beaucoup plus grandes ou il y avait jusqu'à 18 passagers tirées par 6 chevaux.
Les chevaux étaient changés tous les 100 miles environ, ce qui rendait nécessaire l'établissement d'un certain nombre de stations le long d'un itinéraire établi. Fort Laramie, Fort Hat Creek, Rawhide Buttes, Custer et Deadwod.
Canyon Springs Stage Stop, était le dernier arrêt dans mon Wyoming avant d'entrer dans le Sud Dakota.
Les conducteurs, en arrivant à leur destination finale, faisaient souvent le spectacle, en entrant en ville avec beaucoup de bruit, fouettant les chevaux et criant comme pour ce faire remarquer. Et ça fonctionné bien, tout le monde s'arrêtait et les regardait passer, une vrai attraction.
En arrivant dans les Black Hills, Sud Dakota, les attaques Amérindiennes s'intensifièrent, ce qui donna un camp de plus pour accueillir les voyageurs. Un camp à l'embouchure de Red Canyon, appelé Camp Collier, établi à la mi-juillet 1876 pour protéger les voyageurs sur une route plus courte de 150 miles reliant Cheyenne aux Black Hills.
Le camp Collier a été créé après que les Sioux, mécontents de l'invasion blanche de leur Paha Sapa sacré, aient tué ce printemps un certain nombre de personnes voyageant à travers le canyon aux parois abruptes, considéré comme la route la plus pratique de Cheyenne aux Black Hills.
Des milliers de passagers, des tonnes de fret et de courrier express, et des millions de dollars en or ont transité par cette piste jusqu'à ce qu'elle soit remplacée par une voie ferrée. Au cours des années où la piste a été utilisée, elle est devenue le théâtre de nombreuses attaques Amérindiennes et hors-la-loi. Il suffisait d'attendre tranquillement dans un endroit isolé qu'elle passe.
Les diligences transportaient souvent d'or, et le danger était toujours présent. Les riches cargaisons devenaient la cible régulière des voleurs et des bandits de grands chemins.
Les plus éminents de ces bandits de grands chemins étaient Pegleg Bradley, Dunk Blackbird, Bill Price, Sam Bass et Charley Grimes. Au cours d'une période, la diligence fut attaqué 4 fois en 2 mois. Les 4 fois par le gang Sam Bass, qui comprenait Joel Collins, Tom Nixon, Bill Heffridge et Jim Berry.
Les diligences ont du être aménagées en chariots cuirassés appelés "Monitor". Elles ressemblaient à des coffres-forts roulants. Ce wagon, spécialement construit à Cheyenne, était doublé de tôles de fer et contenait un coffre aux trésors boulonné au sol à l'intérieur.
Selon le fabricant, le coffre aux trésors résisterait aux assauts pendant 24 heures.
Des gardiens ont été embauchés, qui étaient appelés les messagers. Ils avaient un fusil de chasse et étaient des hommes réputés pour leurs meurtres. Gail Hill, Jesse Brown, Jim May, Boone May et Scott Davis furent les employés à divers moments comme messagers, et même Wyatt Earp.
Malgré ça, la diligence, ou le "Monitor", a été arrêté sur la route le 26 septembre 1878, près de la station Canyon Springs. Une quantité d'or estimée à 150000 $, a été volé et n'a jamais été retrouvée.
La diligence était conduite par Gene Barnett avec Galen Gale Hill assis à côté. À l'intérieur se trouvaient les messagers Scott Davis et Eugene Smith et l'opérateur télégraphique de la compagnie HO Campbell, qui se présentait à son nouveau poste à la gare de Jenney Stockade, une station bien connue dans mon Wyoming.
Lorsque la diligence arriva prés de Canyon Springs Station, personne n'était visible. Normalement, lorsqu'il s'approchait d'une gare, il y avait une équipe de chevaux frais prêt à partir préparé par le responsable de la station qui était à cet endroit William Miner.
Le conducteur de la diligence, Barnett et son gardien Hill descendirent. Pendant que Barnett part à la recherche de Miner, Hill bloque les roues arrière de la voiture.
Des coups de feu retentirent et Galen Gale Hill fut blessé, Campbell qui devait prendre son poste à Jenney Stockade Station fut
tué et les gardiens messagers Davis et Smith s'enfuient dans les bois.
Les hors la lois eurent tout le temps et aucune difficulté à forcer le coffre-fort, censé être inviolable, utilisé pour transporter l'or.
Par la suite 3 messagers de secours, Boone May, Jesse Brown et Bill Sample, attendaient l'arrivée de la diligence un peu plus loin à la station suivant, Jenney Stockade Station. Comme elle n'arrivait pas, les 3 hommes se dirigèrent vers Canyon Springs Station et finirent par croiser leur collègue Scott Davis qui s'était enfui pour demander de l'aide sur un cheval qu'il avait emprunté dans un ranch voisin.
Les 4 hommes se dirigèrent ensuite vers l'endroit ou avait eu lieu l'attaque et trouvèrent la diligence abandonnée avec le coffre au trésor vide.
Le pauvre responsable de la station William Miner avait été enfermé dans le grenier et d'autres employés ligotés et bâillonnés aux arbres dans les bois. L'or, estimé entre 150000 et 400000 dollars selon les sources, ne fut jamais récupéré. Quand à Galen Gale Hill mourut plusieurs années plus tard des complications de ses blessures.
On prétendit qu'une grande partie de l'or fut récupérée plus tard, mais rien n'est certain.
Une nouvelle diligence encore plus blindée connue sous le nom de "Old Ironsides" a également été utilisée pendant une période de 3 ans sur le trajet et n'a été cambriolée qu'une seule fois.
Jenney Stockade Station fait partie des stations bien connues.
Elle a été construite à l'origine sur Beaver Creek en 1875 par un groupe dirigé par Richard I. Dodge et le professeur Walter Jenney qui exploraient les Black Hills. C'est en 1877, qu'elle est devenue une station de relais pour les diligences.
Par la suite, la structure a été déplacée à Newcastle où elle fait désormais partie du musée.
Une autre figure de l'Ouest Américain a fait partie des transports en diligence pour protéger, les chargements et les voyageurs. C'est Martha Jane Cannary, mais en raison de son alcoolisme, elle était une vrai calamité.
L'achèvement des lignes de chemin de fer en 1886, a entraîné l'abandon progressif de toutes les lignes de diligence. Aucune autre ligne de diligence n'a probablement attiré plus d'attention que la Deadwood Stage, ou plus exactement la Cheyenne and Blackhills Stage and Express Line.
Les itinéraires de diligences ont disparu à mesure que les chemins de fer se sont répandus dans la région. Le 19 février 1887, la dernière diligence de Black Hills est partie de l'hôtel Inter-Ocean de Cheyenne pour le dernier voyage régulier vers le nord. La dernière diligence Cheyenne-Deadwood, était tirée par 6 chevaux, conduit par George Lathrop. La route des Black Hills n'a duré que 11 ans. Aujourd'hui, une aire de repos d'État, le long de l'ancienne Deadwood Stage Road, est dédiée à la mémoire de George Lathrop, le monument a été inauguré en 1930, sous la présidence de l'ancien gouverneur BB Brooks.
On ne voit pas bien se qui est inscrit, mais il est écrit ceci en gros; "À la mémoire de George Lathrop pionnier de l'Ouest, combattant d'indiens, conducteur. Un homme bon dont la vie fut remplie d'évènements".
Une diligence a été acheté par William F Cody en 1911 et est maintenant exposé au musée Buffalo Bill à Cody, une autre peut être vue au musée des diligences de Lusk, dans le Wyoming.
Le premier homme pendu légalement au Wyoming, était Français (12/11/2025)
Il s'appelait John Boyer, fils de Jean-Baptiste Boyer, un chasseur et forgeron canadien-français installé à Fort Laramie, et de Molly Campbell Hunter, une jeune femme sioux. Le couple se sépara pour des raisons inconnues, et la jeune femme alla vivre avec Richard Brooke Garnett, un général confédéré de la guerre de Sécession. Ce dernier fut tué lors de la charge de Pickett à la bataille de Gettysburg, début juillet 1863.
Après la mort de Garnett, Jean-Baptiste Boyer reprit sa femme, qu'il surnommait Looking Woman/Looks at Him et restèrent ensemble jusqu'à la mort de Boyer.
Pour en revenir au premier homme pendu, leur fils, John Boyer, naquit en 1845 dans le comté de Laramie. Avant lui, plusieurs hors-la-loi avaient déjà subi le châtiment de la pendaison, exécutés par des justiciers ou une foule en colère. L'exécution de John Boyer fut la première pendaison légale jamais pratiquée dans ce territoire nouvellement formé du Wyoming, créé le 25 juillet 1868.
Le 27 octobre 1871, John Boyer et ses amis se rendirent au Six Mile Ranch, un saloon et auberge de bord de route fréquenté par divers hors-la-loi près de Fort Laramie, pour une soirée de beuverie et de danse. À leur arrivée, ils remirent leurs armes au propriétaire du saloon en entrant, comme le voulait la coutume.
Avec ses compagnons de beuverie, John Boyer but et dansa jusqu'à une heure avancée de la nuit. Ce soir-là, il eut une altercation avec 2 hommes, James McClusky, un éclaireur de l'armée américaine, et un autre homme nommé Lowry.
Sa mère et sa sœur auraient été violées par 2 hommes quelque temps auparavant, et John soupçonnait le soldat et son ami d'être les auteurs de cet acte odieux.
Peu après, John Boyer demanda au propriétaire du saloon de récupérer ses armes, disant qu'il voulait rentrer chez lui. Cependant, au lieu de rentrer chez lui comme prévu, il prit son cheval et retourna à la porte du saloon, interpellant les 2 hommes avec lesquels il s'était disputé et déclarant vouloir leur donner une leçon.
Lorsque le soldat McClusky et son ami Lowry arrivèrent à la porte, John Boyer sortit son revolver, tira et les tua tous 2. Il s'enfuit aussitôt et se réfugia auprès des Cheyennes, qui le livrèrent aux Sioux. Environ 5 semaines plus tard, un homme nommé Reshaw arriva à Fort Fetterman et rapporta que le chef sioux "Grass" cachait John Boyer dans son camp.
C'est surement Jean Baptiste Richard, un autre Français qui était dans le Wyoming et qui parlait avec un fort accent métropolitain, les migrants comprenaient son nom Reshaw à la place de Richard.
Reshaw était trappeur, commerçant, interprète, éclaireur, entrepreneur et comme John Boyer, marié à une Amérindienne Sioux.
Reshaw mena une compagnie de soldats jusqu'au campement amérindien où ils arrêtèrent Boyer. Plusieurs chefs indiens, dont Grass, escortèrent le groupe jusqu'à Fort Fetterman, où le commandant Chambers assura la sécurité de John Boyer jusqu'à son transfert aux autorités civiles. Le chef Grass expliqua qu'il avait protégé Boyer car il craignait des représailles de la part des soldats et qu'ils ne le tuent s'il était livré à l'armée.
Par la suite, John Boyer fut conduit à Fort Laramie, puis à Cheyenne, où il fut jugé et reconnu coupable du double meurtre par le tribunal de district et condamné à mort par pendaison. Son exécution était prévue pour le 21 avril 1871, entre midi et 13 heures.
En prison, dans l'attente de son exécution, John Boyer réussi à s'évader en passant simplement devant son gardien. Il ne restera pas longtemps libre, environ une semaine plus tard Il est repris et, bien qu'il se soit résolu à mourir bravement, il s'opposait à mourir de froid et de faim. Il réclamait régulièrement une couverture et de la nourriture.
Le lieu choisi pour son exécution était un vieux bâtiment, presque en face de la prison. Les autorités avaient choisi ce bâtiment car elles souhaitaient que la procédure se déroule dans la plus grande discrétion.
Le 21 avril 1871, environ 15 minutes avant l'exécution, John Boyer s'adressa aux quelques personnes autorisées à y assister.
Il paraissait calme et déclara qu'il se croyait prêt à rejoindre les terres de chasse, heureux comme les Amérindiens, et heureux d'y retrouver son père et son frère, morts avant lui. Il ajouta "Dites à ma mère que je suis mort brave, sans un gémissement".
À 12 h 30, John Boyer fut amené de la prison et placé sur l'échafaud. Il était vêtu d'une chemise blanche impeccable. Le shérif lut la sentence de mort et demanda à Boyer s'il avait quelque chose à dire.
Il déclara "Regardez-moi, je ne pleure pas, je ne suis pas une femme, je suis un homme, et je meurs avec courage". Il affirma aimer le Grand Esprit et qu'il le verrait.
Le révérend J.D. Davis prononça alors une prière fervente, confiant le condamné à la miséricorde et à la protection de son Créateur.
Après l'exécution, John Boyer fut placé dans un cercueil et préparé pour son inhumation au cimetière de Cheyenne, aujourd'hui cimetière de Lakeview, conformément à ses souhaits.
Sa sépulture ne figure pas dans le répertoire du cimetière de Lakeview tenu par la ville de Cheyenne. J'ai cherché sa tombe, mais je n'ai pas trouvé de pierre tombale. Il est fort probable qu'il repose dans l'ancien carré des indigents, dans l'ancienne section désignée Potters Field.
Voici l'histoire du premier homme "légalement" pendu dans mon Wyoming, le Français John Boyer.
Au total, 7 hommes furent exécutés par pendaison avant que le Wyoming ne devienne un État, le 10 juillet 1890. Par la suite, l'État du Wyoming envoya 13 autres hommes à la potence avant qu'ils ne soient envoyés à la chambre à gaz.
Bien que la chambre à gaz existât depuis les années 1920 et que la première personne gazée sur le sol américain ait été un Chinois nommé Gee Jon, au Nevada, le 8 février 1924, la première personne exécutée par gaz dans le Wyoming fut Perry Carroll, le 13 août 1937, et la dernière, Andrew Pixley, le 10 décembre 1965.
Ensuite 5 personnes furent exécutées de cette manière entre 1937 et 1965. L'injection létale fit ensuite son apparition, et un seul homme la subit, Mark Hopkinson, le 22 janvier 1992.
Hopkinson était un tueur en série reconnu coupable d'avoir commandité les meurtres de Vincent Vehar, Beverly Vehar et John Vehar en 1977, ainsi que celui de Jeffrey Green, un témoin clé de l'accusation, en 1979, tous commis dans le Wyoming.
Le plus controversé, et pourtant le plus célèbre, des criminels pendus est Tom Horn, qui occupe la 11e place sur les 20 hors-la-loi lynchés.
Mais l'affaire John Boyer a fait grand bruit dans les médias, car il s'agissait de la première exécution légale de l'histoire du Wyoming.
Tumbleweeds (13/01/2024)
Le tumbleweed (Virevoltant en Français) que l'on remarque souvent dans les films de cowboys, fait parti du paysage, comme le bison, le convoi de chariots, sont des icônes du Far West.
On aime voir ces boules tordues de feuillage mort roulant à travers les déserts, les grands espaces ou traversants la route devant Nous.
Mais l'histoire des tumbleweeds n’est pas si simple. Ils sont peut-être des symboles romantiques de notre histoire d’amour de l'Ouest Américain, mais ce sont également des mauvaises herbes envahissantes appelées chardon russe.
Comment les tumbleweeds sont-ils arrivés ici ?
En 1873, des immigrants Russes sont arrivés dans le Wyoming et le Sud Dakota avec des graines de lin, et apparemment elles étaient contaminés par des graines de chardon russe.
Une fois semés, ces graines venus d’un autre continent ont rapidement germé, sans être gênées par les prédateurs naturels et les maladies. Le chardon russe est magnifique en fleur et épines avant qu’il ne sèche et ne tombe. Vous savez pourquoi les cowboys et cowgirls portent des chaps quand ils sont a cheval.
À l'automne, la plante formant le virevoltant atteint sa taille maximale (entre 30 cm et quelques mètres) et se dessèche. Sa forme avant de casser, ressemble a une Volkswagen Coccinelle.
L'ensemble de tiges ramifiées, de forme approximativement sphérique, casse alors au niveau de la racine et peut se mettre à rouler au gré du vent. C'est là, poussé dans les déserts ou les milieux arides, la partie hors du sol qui, une fois mûre et sèche, se sépare de la racine, ce qui constitue un cas de migration d’une espèce végétale ronde.
Les parties cassantes et touffues se détachent au niveau des racines et s’envolent, dispersant les graines partout où elles tombent (environ 250 000 par plante).
Parce que le chardon russe prospère rapidement et exploite facilement les terres dépourvues d’espèces indigènes, il a pu rapidement s’implanter dans les vastes champs agricoles et les pâturages surpâturés de l’Ouest aride. À la fin des années 1800, cet intrus s’était déjà frayé un chemin à travers la plupart des États de l’Ouest et au Canada, transporté par le vent et même par des wagons de chemin de fer.
La sécheresse en cours dans l’Ouest offre a cette plante la chance de se propager en roulant à travers les prairies, les canyons et les villes, créant même une nouvelle espèce hybride géante qui balaie actuellement la Californie.
Un botaniste du gouvernement est envoyé pour enquêter au début des années 1890. Il pouvait à peine en croire ses yeux, une zone presque continue d’environ 35 000 milles carrés était couverte de chardon russe au cours de la période relativement brève de 20 ans.
Heureusement, de nombreuses espèces animales se nourrissent des nouvelles pousses succulentes, notamment le cerf mulet, l’antilope d'Amérique, les chiens de prairie et les oiseaux. Le foin de chardon russe a en fait sauvé le bétail de la famine pendant le Dust Bowl des années 1930, lorsque d’autres aliments n’étaient pas disponibles.
Les tumbleweeds ne sont pas seulement une nuisance agricole, mais étant très sec ils brulent très vite et les risques d’incendie sont énormes. Souvent ils restent bloqués par des clôtures, faisant un mur de tumbleweeds ressemblant a des barricades. Impressionnant à voir le long des routes.
Ils ont été immortalisés dans 3 films western du 20e siècle. Un film muet de 1925 intitulé "Tumbleweeds" avec William S. Hart un deuxième film d’Audie Murphy de 1953 intitulé "Tumbleweed". Un film de Gene Autry de 1935 intitulé "Tumbling Tumbleweeds" et comportait également une chanson à succès du même nom.
Mais il y a un inconvénient, les tumbleweeds n’ont jamais cessé de se propager et presque tous les États-Unis abritent maintenant ce chardon russe.
Maintenant, quand vous verrez des tumbleweeds dans mon Wyoming ou ailleurs vous ne les regarderez plus pareil.
Le service postale de Mammoth Hot Springs (03/09/2025)
Bien avant que le district de Mammoth Hot Springs voit le jour, il y avait quelques habitants dans le Yellowstone Park, de petits hôtels, des stations relais ou des trappeurs, mais qui ne recevaient pas de courrier.
Dans les années 1800, un facteur fut engagé pour transporter le courrier de la gare de Livingston, dans le Montana, jusqu'à Mammoth Hot Springs, puis jusqu'à Cooke City, dans le Montana, avant de revenir à Livingston, un voyage de plusieurs jours.
Lorsque la distribution du courrier devait être fait, les facteurs livraient à des points précis. Les courriers ou colis arrivaient à la gare la plus proche et les gens devaient se déplacer. Souvent de très loin pour récupérer leur courrier, mais c'était leur seul lien avec le reste du monde.
Il y avait quand même un petit bureau de poste à Mammoth Hot Springs au début des années 1880.
George L. Henderson, de l'Iowa, est nommé directeur adjoint du parc et s'installe avec son épouse et ses 5 enfants, Walter, Helen, Barbara, Jennie et Mary à Yellowstone en mai 1882.
Sa fille, Barbara ouvre le bureau de poste en 1883 dans l'un des anciens bâtiments de l'hôtel de James McCartney. Elle est aidé de sa sœur Jennie commence à vendre des spécimens enrobés et des minéraux fournis par des entrepreneurs locaux. L'entreprise devint alors simplement connue sous le nom de The Post Office Store.
Les courriers et colis arrivaient de temps en temps jusqu'à Mammoth Hot Springs.
Ensuite c'est Jennie qui devient la responsable de poste en avril 1884 et épousa John Dewing. Elle quitte son poste en automne de la même année. Mais redevient maîtresse de poste à l'automne 1888 et reprit la direction du Post Office Store. En 1889, elle vendait un peu de tout dans son magasin.
Jennie épouse George Ash en 1893 et commence la construction d'un nouveau magasin et d'une nouvelle résidence en 1895. Le nouveau magasin ouvre ses portes en 1896 et s'appelle Ash & Henderson, bien que les habitants préfèrent encore appelé Post Office Store.
Jennie et George servent au magasin et gèrent le bureau de poste.
George mourut en 1900 d'une maladie non révélée, laissant Jennie s'occuper de l'entreprise, mais heureusement aidé par sa famille.
Jennie commence à avoir des problèmes de santé et passe plus de temps en Californie. En 1908, elle vend l'entreprise à Alexander et à son frère Walter Henderson.
Quand Mammoth Hot Springs a commencé avec quelques constructions, il a fallu faire appel à l'armée pour protéger le petit bourg et le parc.
C'est en 1886, sous le direction du Lieutenant Général "Philip Sheridan", 50 soldats de l'US Cavalery ont été envoyé dans le parc du Yellowstone pour y établir un camp près de Mammoth Hot Springs. Connu au début comme le Camp Sheridan, le nom a été changé pour Fort Yellowstone lors de la constructions des bâtiments en 1891.
Des bâtiments supplémentaires sont construits, surtout pour les quartiers des officiers, en 1900 et le fort contenait environ 200 hommes, puis plus de 320 en 1910.
Lorsqu'Alden Roseborough accepta le poste de facteur en 1895, il savait qu'il devrait faire une route longue et accidentée à chaque fois. Ce trajet d'environ 100 miles (160km) aller-retour passait par Mammoth Hot Springs.
Il assurait la liaison entre Livingston et Cooke City. Pour faciliter les déplacements réguliers, M. Roseborough loua 2 cabanes le long de la route.
Il construisit la maison du facteur de Mammoth Hot Springs en 1895. Il s'agit de la seule structure en rondins des années 1800 encore debout à Mammoth Hot Springs. Son style rustique est représentatif des constructions de la région de l'époque. C'est une cabane en rondins à 2 étages avec porche et crâne d'élan sous le faîte du toit. La maison du facteur a abrité au fil des ans des facteurs ainsi que des employés des concessions et du Service des parcs nationaux.
Vers 1903, un appentis avec un toit a été construit à l'arrière de la structure pour servir de cuisine et de salle à manger. Dans les années 1930, un vestiaire et une salle de bains ont été ajoutés au nord du bâtiment. Au début des années 2000, le retrait de l'isolation des murs et des plafonds a mis à nu une couche de journaux en dessous, annonçant le vol des frères Wright à Kittyhawk en 1903.
En 1972, le bâtiment était dans un triste état de détérioration. Des experts en structures historiques recommandèrent la démolition de la cabane, justifiant le coût élevé de sa restauration. Cependant, la maison fut inscrite au Registre national en 1982. Malgré son mauvais état, le bâtiment continua d'abriter le personnel du parc pendant encore 2 décennies.
Un nouveau bureau de poste à Mammoth Hot Springs.
La maison du facteur était vieille et devenait obsolète pour la poste, il fallait un nouveau bâtiment et ça tombe bien, parce que le gouvernement fédéral veut construire de nouveaux bureaux de poste dans mon Wyoming dans les années 1930 et début 1940.
Cette étude porte sur plus de 1000 bureaux a travers les Etats Unis et 12 nouveaux bureaux dans l'état carré. Il s'agit des bureaux de poste de Basin, Greybull, Douglas, Lander, Torrington, Buffalo, Powell, Kemmerer, Evanston, Newcastle, Thermopolis et Mammoth Hot Springs à Yellowstone Park.
Le nouveau bureau de poste a été construit en 1936. Il ne fallait pas qu'il choc dans le paysage de la ville de Fort Yellowstone et 2 styles ont été combinés, le style Renaissance française moderne et celui du fort. C'est le seul bureau de poste de l'Ouest des États-Unis à fusionner ces 2 styles.
Le bâtiment en béton est coiffé d'un toit en croupe de style Renaissance française moderne, en harmonie avec le style Art moderne de l'hôtel Mammoth Hot Springs juste a côté. Le hall du bureau de poste est orné de murs en travertin provenant d'une carrière située à l'extérieur de l'entrée nord du parc.
Les 2 ours de 3 tonnes, qui représentent des grizzlis à l'entrée du bureau de poste, ont été ajoutés en 1941 pour embellir les bâtiments fédéraux.
Le bureau de poste de Yellowstone a été inscrit au Registre national des lieux historiques en 1987, avec 11 autres bureaux de poste du Wyoming construits entre 1908 et 1939.
En passant à Mammoth Hot Springs n'hésitez pas a aller voir la vieille cabane du facteur qui est toujours visible sur Stable St.
L'aigle et le monument des vétérans de Laramie (19/07/2025)
Après la première guerre mondiale, le maire de Laramie, Edward Ivinson, mais aussi banquier de longue date de Laramie, grand philanthrope de la communauté et administrateur de l'Université du Wyoming avait dans l'idée un projet visant à honorer les vétérans de la Première Guerre mondiale.
Il y a eu une série de discussions entre Edward Ivinson et Grace Raymond Hebard, éminente historienne de l'Université du Wyoming, au sujet de se projet.
Grace R. Hebard demande à son interlocuteur s'il pouvait faire un don pour une plaque commémorative commémorant les 11 étudiants de l'UW morts pendant la Première Guerre mondiale.
En fin de compte, en octobre 1923, Edward Ivinson et Grace R. Hebard se mettent d'accord pour un monument en l'honneur de tous les vétérans du comté d'Albany ayant servi pendant la Première Guerre mondiale.
On ne sait pas qui a eu vraiment l'idée de ce monument entre Ivinson et Hebard, même si la balance penche plus du côté de Edward Ivinson.
En novembre, le conseil municipal de Laramie accepte l'offre d'Ivinson de construire un mémorial et de l'installer en centre-ville.
On fera appel au grand sculpteur Italien, Giuseppe Moretti, et un contrat est signé en février 1924. Le sculpteur fera un bel aigle en bronze avec une plaque, également en bronze, indiquant les noms des 32 hommes qui ont donné leur vie pendant la guerre.
Petite anecdote; Plus tard dans le mois de février 1924, après que le projet soit accepté, AC Jones, de la First National Bank, a proposé son aide en voulant participé au frais pour la conception de monument. Mais Edward Ivinson refusa l'offre expliquant qu'il était le seul responsable de cette affaire.
Malgré les efforts assidus de Grace Raymond Hebard et Edward Ivinson pour inclure tous les vétérans de la Première Guerre mondiale du comté d'Albany sur le mémorial, certains d'entre eux sont portés disparus et leurs noms n'y figure pas. Grace Hebard a écrit des lettres d'excuses à toutes les familles dont les noms ne sont pas inscrits sur la plaque.
Le monument avait été installé à l'intersection des rues 2nd et Thornburgh, rebaptisée depuis avenue Ivinson. Grace Hebard avait suggéré que le mémorial soit érigé sur le terrain de l'Université, craignant qu'il ne soit endommagé à cet emplacement en centre-ville, au carrefour de 2 rues très fréquentées. Mais l'idée de Ivinson avait été retenue. Il avait personnellement choisi cet emplacement en raison de son importance pour son histoire à Laramie. Il soulignait l'importance de ce carrefour, il avait fait construire des bâtiments en briques aux 3 angles et avait présidé pendant de nombreuses années la First National Bank, qui se trouvait au quatrième angle.
Avant que les noms soit inscrit, projet s'est encore élargie. Il fallait également noté sur la plaque les noms étudiants de l'université ayant servi pendant la guerre. Grace Hebard a contacté le ministère de la Guerre et a ensuite écrit des centaines de lettres à des personnes demandant des informations complémentaires et des précisions sur les personnes ayant servi et même sur l'orthographe correcte de leurs noms.
Dans l'année 1924, une liste de 1006 noms a été publiée dans le journal de Laramie et 57 noms supplémentaires ont été ajoutés grâce aux Laramigos portant le total à 1063.
Hélas, malgré les efforts considérables de Grace Hebard, tous les noms des personnes ayant servi ne sont pas répertoriés. Après la création des listes, elle a reçu plusieurs lettres de familles qui avaient appris tardivement l'existence du projet. Elle a écrit à chacune d'elles une lettre d'excuses.
L'inauguration du monument eut lieu le 7 octobre 1924. Le journal républicain-boomerang de l'époque plaça l'histoire de l'inauguration en haut de la première page. La cérémonie s'est terminée par la lecture des noms des victimes, suivie d'une salve tirée par le peloton de fusiliers du ROTC et de l'hymne national.
Malheureusement, Edward Ivinson, à 94 ans, étant malade, il n'a pas pu être présent ce jour d'inauguration. Grace Hebard lui écrira plus tard expliquant sa tristesse qu'il n'ait pas pu assister aux cérémonies.
Mais le maire Ivinson était quand même un petit peu présent. Le discours qui a été lu par AC Jones avait été écrit par le bienfaiteur Ivinson. Ce discours contenait les plus beaux mots qu'Ivinson ait jamais écrits et témoigne de sa reconnaissance pour les sacrifices de ceux qui sont partis pour la guerre qui devait mettre fin à toutes les guerres. On y lisait notamment :
"Lorsque s'est présentée l'occasion d'honorer et de perpétuer la mémoire des étudiants de l'Université du Wyoming et des jeunes hommes du comté d'Albany qui ont répondu à l'appel de leur pays et ont volontairement risqué leur vie pour défendre son honneur et la liberté humaine, aucun endroit ne m'a semblé aussi approprié que l'endroit où nous nous trouvons maintenant et je suis ici aujourd'hui dans le but de présenter à la ville de Laramie et à travers elle aux citoyens du comté d'Albany, le monument commémoratif sur lequel sont inscrits les noms de ceux qui ont fait le grand sacrifice - les hommes de l'Étoile d'or dont nous honorons la mémoire - arrêtons-nous et inclinons respectueusement la tête lorsque leurs noms sont appelés.
Sur cette plaque sont également inscrits les noms des jeunes hommes courageux qui se sont enrôlés sous le drapeau de notre pays et qui étaient prêts à donner leur vie si nécessaire, en son nom. ….Puissions-nous voir dans l'aigle dont le regard est dirigé vers le soleil levant, qui donne lumière et vie, un symbole de ce que représente notre pays et que ses ailes déployées symbolisent et nous rappellent les bénédictions dont nous jouissons sous la protection de nos États-Unis bien-aimés - une terre qui est chère au cœur de tous les vrais Américains".
Soulignons quand même une petite erreur d'Edward Ivinson dans son discours. Il parle des hommes qui se sont sacrifiés, mais il y avait aussi quelques femmes, qu'il a oublié. Heureusement, sur la liste des noms qui sont gravé sur la plaque, elle sont bien mentionnées.
De nombreuses épouses et mères accompagnées de leurs enfants présentent avaient touché les noms inscrits sur les plaques de bronze.
Le monument a finalement été déplacé à la fin des années 1920 et installé sur la pelouse du palais de justice, par souci de sécurité.
Aujourd'hui encore, il se dresse fièrement à l'angle de l'avenue Ivinson et de la 6nd, près du palais de justice du comté d'Albany. On le trouve en face du manoir Ivinson et l'aigle regarde directement vers le manoir.
Histoire du premier double meurtre de policiers de mon Wyoming (16/07/2025)
Robert Widdowfield et Henri Tip Vincents ont le triste honneur d'être les 2 premiers agents des forces de l'ordre tués en service dans le Wyoming le 19 août 1878.
Avant de venir aux circonstance de leur mort, faisons connaissance avec ces 2 hommes.
Voyons d'abord la bio de Robert Widdowfield, qui est né le 14 février 1846 en Angleterre. Fils de Robert Widdowfield et de Sarah Craggs, mais qui fut élevé par sa belle-mère, Ann Maugham, dès son plus jeune âge. À 15 ans, il travaillait dans les mines du comté de Durham, Angleterre. Selon le récit familiale, c'est la belle-mère, Ann Maugham qui décide d'emmener la famille en Amérique en 1869-1870 qui s'installe dans le Wyoming.
On ne sait rien sur sa vie, dés que je fais des recherches je suis toujours dirigé sur la vie de George Parrott, dit Big Nose.
On retrouve Robert Widdowfield shérif adjoint du comté de Carbon vivant dans la ville minière de Carbon, un lieu établi 10 ans plus tôt, en 1868, lorsque l'Union Pacific a tracé sa route à travers le paysage.
Le vendredi 16 août 1878, à Medicine Bow, 9 hors-la-loi arrivent.
Certains d'entre eux cambriolent une cabane à outils et volent les outils nécessaires pour dévisser les crampons et retirer les éclisses aux rail du chemin de fer pour faire dérailler le train qu'ils veulent dévaliser. Le plan consiste à détruire un wagon qui transporte la paie des employés de l'Union Pacific Railroad en faisant dérailler le train.
Les voleurs étaient Big Nose, Joe Manuse, Frank McKinney, Jack Campbell, Sim Jan, John Wells alias Sandy, Tom Reed, Frank Tole et Dutch Charley Burress.
Ils s'éloignèrent à environ 5 miles (8km) à l'Est de la gare de Medicine Bow. Mais leur timing est mauvais, le train passe alors qu'ils sont encore occupé a détruire le chemin de fer ! Big Nose est sur le pont et la locomotive faillit le percuter avant qu'il ne saute pour se mettre en sécurité. Un train passa à toute vitesse.
La bande, mécontente, campa un peu plus loin jusqu'au soir avant de revenir le soir finir le travail. Après avoir saccagé les rails, un long fil télégraphique est arraché.
Alors que les hors-la-loi sont à l'affût dans les broussailles, hors de vue, le contremaître de section Eric Brown et son équipe arrivent dans leur draisine. Ils découvrent le rail endommagé et le fil télégraphique arraché, et ils réparent la voie.
De leur côté, les voleurs regardent les cheminots réparer le rail, monter dans leur draisine et repartir.
Comme les réparateurs allaient devoir signaler leurs trouvaillent qu'ils ont du réparer, la tentative de vol fut abandonnée. Craignant d'être pris, les hors-la-loi se dirigent vers Elk Mountain, passant à quelques kilomètres au sud du camp minier de Carbon.
Ayant appris la nouvelle de tentative de vol, le shérif du comté de Carbon, Robert Widdowfield, et l'agent spécial de l'Union Pacific Railroad, Henri Tip Vincent se lancent à la poursuite des hors-la-loi.
Ce qui nous amène à voir la bio de Henri Tip Vincent.
Il est né en 1838 à Jefferson County, en Iowa.
Comme pour Robert Widdowfield on ne sait rien sur sa vie avant 1870, qui est sa première apparition dans le territoire du Wyoming lors du recensement de Green River City.
Dans les années 1870, il s'installe à Rawlins, où avec son ami, James Rankin, un homme de loi, il partage sa passion pour la pêche.
Henri Vincent se familiarise avec le paysage du Wyoming et aurait travaillé pour le musée Peabody en 1877, collectant des fossiles de dinosaures dans la région de Como Bluff. Il quitte son emploi en 1878 suite à un conflit salarial, mais se travail l'a mis en contact avec l'Union Pacific, qui transportait les spécimens.
L'été 1878 fut marqué par une intense activité à Rawlins le long de la voie ferrée. De nombreux scientifiques et habitants du comté se rassemblèrent pour assister à une éclipse totale, dont le célèbre inventeur Thomas Alva Edison.
Un soir, un coup violent retentit à la porte de l'hotel d'Edison, et Texas Jack Omohundro entre dans la pièce, tout excité, impatient de rencontrer le célèbre inventeur. Texas Jack voulait juste faire connaissance avec le célèbre inventeur qu'il admirait.
Le lendemain, Thomas A. Edison le chercha, mais apprit que Jack était déjà parti pour guider le Dr Amandus Ferber et le comte Otto Franc von Lichenstein d'Allemagne dans un voyage de chasse et de pêche de trois semaines à travers la Sierra Madre, au sud de Rawlins. Pour ce voyage de guide, Texas Jack était accompagné d'un autre homme qui connaissant bien la région, le célèbre pisteur Henri Tip Vincent.
Otto Franc l'homme qui, 5 ans plus tard, bâtira le célèbre Pitchfork Ranch dans le bassin de Bighorn.
Les 4 hommes, le Dr Amandus Ferber, Otto Franc von Lichenstein, Texas Jack et Henri Tip Vincent étaient partis, parcourant les montagnes, descendant Savery Creek, contournant le Battle Lake et traversant la ligne continentale de partage des eaux jusqu'à la frontière du Colorado.
Le vendredi 16 août, le groupe de 4 retournent au ranch de Beckman, à 16 miles (25km) de Rawlins. Le Dr Ferber et Otto Franc poursuivirent leur route jusqu'à Rawlins, tandis que Texas Jack et Henri Tip Vincent s'occupaient des chevaux de bât, arrivant eux-mêmes à Rawlins le lendemain, le 17 août.
Le Dr Ferber et Otto Franc voulaient repartir le lendemain et que Henri Tip Vincent les accompagne pour un deuxième voyage dans le nord du Wyoming.
Mais Henri Tip Vincent appris la nouvelle quand à la tentative de vol de train. Il demande quelques jours de congé pour répondre à la demande de l'Union Pacific Railroad, lui demandant de servir d'enquêteur.
Il doit traquer les hors la loi.
Otto Franc lui prêta son fusil Sharps pour ce périlleux voyage et prévoyant de le retrouver plus tard sur la route de son deuxième voyage.
Henri Tip Vincent quitte Rawlins dés le lendemain, le 18 aout 1878, accompagné du surintendant de l'UPRR, Ed Dickinson. Durant la nuit ils rejoignent les shérifs adjoints James Rankin et Robert Widdowfield pour élaborer une stratégie de traque contre les hors-la-loi le lendemain.
A l'aube, nous sommes le lundi 19 août 1878, Henri Tip Vincent et Robert Widdowfield partent ensemble pour suivre la piste des hors-la-loi.
Ils ne furent plus jamais revus vivants.
Depuis le matin, les 2 hommes retrouvent et suivirent la bande jusqu'au Rattlesnake Canyon ou ils découvrent leur campement. Mais les voleurs sont déjà parti, du moins c'est ce que pensent Henri Tip Vincent et Robert Widdowfield.
Voici le résumé de leurs morts, d'après les hors la loi qui ont été pris par la suite.
Là, au pied d'un ravin sur le versant nord de la montagne, ils découvrirent un feu de camp encore fumant. Robert Widdowfield descend de son cheval et passe sa main sur les cendres qui sont encore chaude. Il s'est retourna vers son compagnon pour lui dire quelques chose, mais avant qu'un son sorte de sa bouche, il reçu une balle en pleine tête.
Caché dans les buissons, les hors la loi observent quand un coup de feu est tiré par George "Big Nose" Parrott, d'autres disent que c'est Frank Tole qui a tiré.
Robert Widdowfield qui a reçu la balle en pleine tête, est tué sur le coup et tombe dans les braises encore chaudes.
Henri Tip Vincent éperonne son cheval pour s'enfuir au galop et échapper au prochain coup de feu. Mais il n'aura pas de chance non plus, une pluie de balle tiré dans sa direction. Touché, il tombe de cheval, se redresse et tente de sortir son arme pour riposter, mais les bandits sont nombreux a tirer dans sa direction. Lui aussi s'écroule, mort.
Toujours d'après le récit des voleurs, pour effacer la trace de leurs poursuivant, ils leurs enlève leurs bottes et prennent leurs armes, même le fusil Sharps prêté par Otto Franc. Ils passent des sangles autour des jambes des 2 policiers abattus et les cachent dans les broussailles puis recouvrent les corps de broussailles mortes et de branches.
Après avoir volé les armes des 2 hommes et leurs chevaux, ils s'enfuient.
Le gang s'enfuit d'Elk Mountain, se sépare et emprunte des routes différente pour retourner dans la région de Powder River.
D'après Big Nose George lors d'un entretien en prison, il explique que lui et Frank Tole ne s'entendent pas. Frank avait créé un climat de tension au sein du gang.
Pas de chance pour Frank Tole, il se lança seul et fut tué le mois suivant en tentant de cambrioler la Black Hills Stage Line.
Le shérifs adjoint, Robert Widdowfield et Henri Tip Vincent, l'enquêteur de l'Union Pacific Railroad étaient connus et très populaires auprès des habitants du comté de Carbon.
Ne les voyant pas revenir, un groupe mené par un guide expérimenté, John F. Foote, partit à leur recherche.
Ils découvrirent les corps des 2 hommes dans le Rattlesnake Canyon, sur Elk Mountain le 27 août 1878. Le corps de Robert Widdowfield présentait une seule blessure à la tête. Le corps de Vincent fut retrouvé caché à une cinquantaine de mètres. Vincent avait plusieurs impacts de balles à la poitrine et aux jambes. Le corps de Vincent était considérablement gonflé, mais non décomposé, tandis que celui de Widdowfield était déjà en putréfaction.
Si les 2 corps ont été retrouvé, c'est grâce à LM Hampton, un géomètre travaillant dans la région, et a entendu les coups de feu qui tuèrent Vincent et Widdowfield. Il partagea cette information quelques jours plus tard avec le sous shérif du comté de Carbon, James Rankin, et l'agent de l'UPRR, James Adams qui sont partis à la leur recherche.
Les corps furent ramenés à Rawlins et placés dans des cercueils.
Cimetière de Rawlins
Robert Widdowfield et Henry H “Tip” Vincents sont enterrés au cimetière de Rawlins.
L'endroit où les 2 hommes ont péri est marqué par une pierre gravée toujours visible de nos jours, portant des informations sur eux et la date de leur meurtre.
Une petite anecdote; les 2 hommes sont enterrés dans le même cimetière, Henry H “Tip” Vincents a une grande stèle en marbre. Juste a côté, on trouve un petit monument pour Robert Widdowfield. Les livres d'histoire raconte qu'à la fin de l'année 1878, un habitant de Rawlins se rend au cimetière pour rendre hommage aux 2 policiers assassinés.
Voyant la grande stèle en marbre pour Vincents et une toute petite pierre pour Widdowfield sans rien écrit dessus, il trouva ça injuste et décide de faire construire une stèle pour Widdowfield et de l'ériger.
Mais voilà, il y a une petite erreur, le véritable occupant de cette tombe est un berger mort de froid l'hiver précédent. Widdowfield est enterré un peu plus loin, avec une grande stèle en marbre blanc similaire à celle de Vincents.
Par la suite bien sur, les hors la loi sont pris ou tués. Je ne m'attarderai pas parce que ça c'est un autre article que j'ai déjà écrit, mais je dirait seulement que le premier à être arrêté pour les meurtres fut Dutch Charlie et pendu. Etant debout sur un tonneau, ce serait Elizabeth Widdowfield qui donna un coup de pied dans le tonneau, qui se trouvait sous Dutch Charlie, en criant "Ceci vous apprendra à tuer mon beau-frère".
Mais, a vérifier quand même, parce que toujours dans les livres d'histoire que je dévore, je lis quelques fois qu'un grand jury convoqué à la hâte pour le lynchage fut incapable de dire qui avait participé à la pendaison.
Le 19 Août 1878, est le premier double meurtre de policiers de mon Wyoming, Robert Widdowfield qui est tué en premier avait 32 ans et Henry Tip Vincents, 40 ans.
Histoire de la cabane et de la mine perdu (13/07/2025)
Comme souvent, un article écrit m'en amène un autre. c'est le cas avec l'article du 10 juillet 2025 sur Los Cabin. Près d'ici il y a une mine perdue depuis plus de 160 et c'est pas faute d'avoir cherchés, mais elle reste introuvable. On trouve plus de 30 histoires différentes sur cette mine, Plus intéressantes, plus drôles et plus déroutantes les unes que les autres. Au fil des ans, la légende s'est développée, elle est devenue ridicule, vertigineuses, empreinte de secret, de tromperie, d'amour, de haine, d'une ou deux fusillades épiques et, bien sûr, de meurtres.
Si cette histoire de mine perdue est si intéresse, c'est que tous ceux qui l'ont trouvée ont fini par mourir, de causes accidentelles ou tués.
A départ ce serait Albert Hulburt, un Californien, en 1863, il construit un radeau et descend la Big Horn River. Il s'arrête à un ruisseau, connu aujourd'hui sous le nom de Badwater Creek et bâti une cabane en rondins. Il y découvre un filon d'or, mais il est attaqué par des Amérindiens et il s'enfuit de la mine.
Selon les différentes histoires, pour certains les Amérindiens étaient des Cheyennes et pour d'autres des Sioux.
Bref, Albert Hulburt réussit à rejoindre Fort Casper, où il raconta son histoire.
Quelque temps plus tard, il revient avec un groupe d'hommes pour tenter de retrouver la mine. Ils errèrent tout l'été à sa recherche et ne trouvèrent ni la cabane ni la mine. Croyant avoir été trompés, les hommes se retournent contre le pauvre Albert et veulent le tuer. Il réussi à s'enfuir une fois de plus pour sauver sa vie, et la mine resta perdue.
Pendant quelques temps, les Amérindiens sont tranquilles, jusqu'au jour ou 7 Suédois, quittent les Black Hills du territoire du Dakota en 1865 et partent vers l'Ouest. Ils arrivent au pied des Bighorn Mountains, à l'Est de Buffalo. Ils traversent les montagnes et à l'automne arrivent à un ruisseau, Badwater Creek. Tout comme Albert Hulburt, les 7 hommes découvrent de l'or dans le ruisseau. Un endroit ou la rive s’est effondrée, et le sable était facile à fouiller et à trouver les pépites.
Mais c'est la fin de l'automne et l'hiver approche. Les hommes savaient que la neige et les vents froids pouvaient arriver d'un jour à l'autre. Ils construisent une petite cabane et travaillent sans relâche les jours suivants, tout en discutant de la meilleure façon de protéger leur secret. Certains pensent qu'il faut se préparer à un long séjour dans la région et construire une cabane plus grande. D'autres suggèrent de travailler dur et de quitter ce pays hostile le plus vite possible.
Les 7 Suédois discutent des alternatives, et finalement la décision prise est de rester 2 jours supplémentaires avant de partir.
Cependant, le destin allait bientôt s'en mêler et cette décision détermina leur sort.
Le groupe de mineurs a été remarquée par quelques Amérindiens. Ils ne pas nombreux pour attaquer les mineurs, et ils partent chercher des renforts.
Comme pour Albert Hulburt, le lendemain matin, les Amérindiens attaquent le campement Suédois. Les chercheurs d'or se défendent comme ils le peuvent, 4 mineurs furent tués dans l'embuscade, 3 d'entre eux réussirent à s'échapper, mais sont découverts par les Amérindiens le lendemain matin.
Un nouveau combat, de nombreux Amérindiens sont tués et l'un des Suédois est grièvement blessé. Les 3 hommes finirent par se réfugier dans une grotte. Le Suédois blessé meurt et les 2 survivants se retrouve dans un pays sec et hostile, sans nourriture ni équipement. Le temps s'est dégradé, et leur vie était en jeu. Les Amérindiens ont pris leurs chevaux et les abandonnèrent à la mort.
Les 2 hommes, 2 semaines après l'attaque, réussirent à rejoindre Fort Reno en octobre 1865, sur les rives de la Powder River à l'Est de Kaycee. Ils sont épuisés et la seul chose qu'ils ont avec eux est un sac en cuir rempli de beaucoup d'or.
Les 2 Suédois racontent leur aventure, mais ne disent pas tout à fait la même chose. L'un d'eux semble avoir perdu la tête. Le commandant de Fort Reno pense que ce sont des déserteurs et les jete en prison.
Ils sont emmenés à Fort Fetterman pour y être jugés. Durant le jugement, ils furent reconnus comme des civils et libérés. Ils partent à Fort Laramie, où leur or était entreposé au Bureau des Postes, de la Banque et du Commerce. Le contenu de leur sac est estimé à 7 000$, une somme colossale à l'époque.
L'hiver est passé, et l’un des mineurs est vraiment devenu fou. Par contre, l’autre est déterminé à retourner à sa mine d’or. En mai 1866, il organise un groupe de 12 hommes et se dirige vers la région de Big Horn par le même itinéraire qu'il était arrivé.
Etrangement, ce groupe disparut sans laisser de traces. La légende raconte que les Amérindiens parlaient d'une bataille au cours de laquelle tous les Blancs furent tués. Il ne reste plus qu'un seul des 7 Suédois, l'homme mentalement dérangé et qui est retourné dans les Black Hills.
C'est peut être une coïncidence, mais il y a quelques temps j'ai écrit sur 16 squelettes humains découverts près de Badwater Creek. Il y en avait 3 retrouvés dans une grotte avec des impacts de balles, 12 autres étaient des soldats retrouvés dans un bosquet de trembles et le dernier corp a été retrouvé dans une tombe brûlée et avait été transpercé de 5 flèches.
Les 12 seraient ils les hommes de Fort Laramie partis avec le Suédois? On pense qu'il s'agit de soldats, car des boutons d'uniformes de l'armée avaient été retrouvés éparpillés parmi les squelettes.
Au fur et a mesure que les histoires de la mine perdu de Lost Cabin est raconté, on découvre plusieurs versions. Au cours des plus de 160 dernières années, certaines histoires, affirment que la mine perdue se situe le long de Badwater Creek, d'autres, plus vagues, affirment que la mine se trouve quelque part dans les vastes étendues sauvages des Bighorn Mountains.
Une certaine histoire raconte qu'un homme aurait trouvé le filon d'or et la cabane. Mais il serait mort d'une crise cardiaque dès son retour avant qu'il puisse donner des indications. Sa mort soudaine fait garder le secret sur l'emplacement encore une fois.
Il y a dans les archives de mon Wyoming, un habitant de Buffalo, connu pour porter un serpent à sonnette vivant autour du cou, qui aurait localisé le filon légendaire. Jack McIntyre, surnommé Rattlesnake Jack. Il transportait souvent les serpents sous sa chemise.
Rattlesnake Jack gagnait sa vie en organisant des spectacles itinérants de serpents, il manipulait de dangereux crotales, les mettant sur lui et mais aussi sur sa fille Martha et son fils Albert. Ses performances, attiraient des foules à la fois horrifiées et fascinées par son audace, mêlant spectacle et danger. Cependant, son spectacle de serpents finit par lui attirer des ennuis. A un moment il est dans le Nebraska et les autorités s'inquiètent de la sécurité des 2 enfants, en particulier de sa fille Martha, souvent vue aux côtés de son père.
Les autorités du Nebraska interviennent et séparent la petite Martha de son père Rattlesnake Jack, parce qu'il la laisse jouer avec ses crotales. Ils avaient essayaient de lui enlever aussi son fils, mais il n'ont pas réussi. Ils l'autorisent à garder Albert à la seule condition qu'il ne le laisse plus jouer avec les serpents.
Cet évènement le pousse à déménager avec son fils à Buffalo, dans mon Wyoming, en quête d'un nouveau départ.
Il faut faire attention a faisant des recherches sur Rattlesnake Jack.
Il me semble qu'a cette époque dans l'Ouest, le surnom de Rattlesnake Jack était courant. L'une des mines d'or les plus riches découvertes dans les Blackhills était celle d'un prospecteur Californien appelé Rattlesnake Jack. A Weiser City, dans l'Idaho, un hors-la-loi portant le nom de Rattlesnake Jack fut tué en 1882. Un voleur de bétail portant également ce nom fut condamné en 1885. Un chasseur de loups du Colorado portait le même surnom. Lui ce serait suicidé.
Mais pour en revenir à notre Rattlesnake Jack, celui qui nous intéresse dans cet article, il aurait lui aussi trouvé la fameuse mine d'or.
Il serait revenu à Buffalo et un soir ou il est au bar de l'Occidental Hotel. Il commande un verre et dit qu'il a quelque chose d'important à révéler. Au moment de faire la grande révélation avec son verre de whiskey à la main, son serpent à sonnette, du nom de Betty, qu'il portait autour du cou depuis des années l'a soudainement mordu.
Les clients du bar de l'Occidental Hotel furent stupéfaits de voir Betty, les crocs enfoncés dans le cou de Rattlesnake. Le venin toucha une artère et il gisait mort sur le sol en quelques minutes.
Jack McIntyre, alias Rattlesnake Jack, n'était pas à l'abri des morsures de serpents à sonnette. Lui aussi est mort avant de révéler où se trouvait la cabane et le filon d'or.
C'est un personnage bien particulier qui arrive maintenant, le prêtre catholique Jean-Pierre DeSmet, qui entre dans l'histoire en 1873 alors qu'il attend à la gare de Cheyenne pour retourner à Saint-Louis.
Le père DeSmet dit à son ami corbeau Running Deer qu'il connaissait l'emplacement de la mine et de la cabane perdu dans les Bighorns Mountains.
Il a indiqué à son ami corbeau Running Deer où il avait découvert la mine, la cabane d'un mineur près de la mine, son squelette et une quantité substantielle d'or en 1856.
Running Deer retourna à Buffalo et connaissait bien la région, mais son erreur est qu'il décide de partager son secret avec son ami Joe Svenson. La fièvre de l'or est un phénomène qui peut vous faire perdre tout bon sens. Son soit disant ami, Joe Svenson, exige de Running Deer, sous la menace d'une arme pointé sur sa tête, de lui dire où se trouve la mine. Running Deer fut incapable de terminer sa phrase, certainement excité, Joe appuya sur la détente, envoyant une balle de calibre 45 entre les 2 yeux.
Dans son agitation, après avoir tué Running Deer, Joe Swenson ne vit pas la diligence de Deadwood arriver à Buffalo et fut écrasé et tué sur le coup par les roues de la diligence.
Depuis 130 ans, des chercheurs de trésors s'en donnent à cœur joie pour découvrir cet or. Personne, pour l'instant, n'as pu retracer leurs pas, retrouver la cabane ou la moindre concession.
Toutes les versions s'accordent pour dire que la cabane est perdue à jamais, enflammant l'imagination des chasseurs de trésors depuis des dizaines de décennies.
Voilà où les choses deviennent sauvages. Ces survivants n'ont pas simplement disparu, ils ont quand même laissé quelques indices. De temps en temps, on trouve des sculptures abandonnés depuis longtemps entre des rochers et des arbres. Il y a même une carte secrète, gravée sur un rocher qui a été trouvé. Pour l'instant elle n'a rien révélée aux chercheurs.
Mais les Bighorns Mountains ne jouent pas le jeu honnêtement, les tempêtes effacent les sentiers, les rivières changent et les années enfouissent toujours plus profondément ce secret.
On ne peux s'empêcher de voir des similitudes avec Toutankhamon. Une malédiction qui a suivi l'équipe de George Carter après avoir découvert la chambre cachée du roi Toutankhamon en Égypte en 1922. De nombreuses personnes associées à cette découverte sont mortes peu de temps après dans des circonstances mystérieuses. L'histoire de la mine perdu et de sa cabane me fait penser à la même malédiction.
C'est le plus grand mystère du Wyoming, la mine d'or de la cabane perdue. Un vrai trésor bien caché, une légende ou juste une histoire de fantômes ?
Cette histoire de la mine perdu de Lost Cabin est l'une des légendes les plus tenaces des Bighorns Mountains. Aujourd'hui encore, le trésor reste toujours perdu, s’il a jamais existé.
Coïncidence ? Ou malédiction ?
Alors dites moi, pensez-vous que l'or est toujours là ? Le vrai trésor est-il une légende ? Et si jamais vous allez dans les Bighorns, gardez les yeux ouverts. Les Bighorns Mountains vous observent et elles veulent peut être garder ce secret encore longtemps...
Histoire de la Haynes family et Harley Davidson au Yellowstone National Park (23/06/2025)
J’ai trouvé une histoire sur la façon dont les motos sont entrées dans l’histoire du Yellowstone National Park. Il s’avère que 2 hommes, Don DeVore et Jack Haynes ont joué un rôle important dans l’histoire de Yellowstone National Park.
Commençons avec Frank Jay Haynes qui a photographié le Yellowstone pour la première fois en 1881. Il est né le 28 octobre 1853 à Saline, dans le Michigan et très jeune il travaille dans le magasin de son père et occupe divers petits boulots. Il visite les studios photographiques de Mme Gillette à Détroit et la photographie le passionne.
Plus tard, Frank Jay s'installa à Ripon, dans le Wisconsin, et obtint un emploi au Temple de la Photographie du Docteur William H. Lockwood. Il y travaille 16 mois, apprend le métier de photographe et rencontre sa future épouse, une collègue, Lily Snyder.
En septembre 1876, Frank Jay à 23 ans et quitte le studio Lockwood et crée sa propre entreprise de photographie à Moorhead, dans le Minnesota en décembre de la même année.
En janvier 1878, il épouse Lily Snyder à Ripon, Wisconsin. Ils auront 3 enfants, une fille, Bessie Loa, et 2 fils, George et Jack Ellis.
Il commence sa longue et prospère relation avec la Northern Pacific Railway. Les voies de chemin de fer l'amène dans l'Ouest. Mais avant il déménage 2 fois, la première fois début 1879, dans un studio plus grand, mais toujours à Moorhead, puis en fin d'année il décide de partir à Fargo, Nord Dakota ou il emmène sa famille.
Pour pouvoir suivre la progression de la la Northern Pacific Railroad toujours plus a l'Ouest, en 1885 Frank Jay Haynes achète un wagon à la NPR pour qui il travaille toujours et le transforme en studio photo. Il exploita ce wagon studio de 1885 à 1905.
Les voies de chemin de fer passe à Bozeman, Montana, proche du Yellowstone Park. C'est surement comme ça qu'en 1877, Frank Jay fait la connaissance de Philetus Norris, qui est directeur du Yellowstone National Park. Philetus Norris l'encourage à visiter le parc avec lui et à en photographier ses merveilles.
En raison de son travail ferroviaire, il ne peut effectuer ce voyage qu'en 1881et son sens des affaires le pousse, à postuler pour le poste de photographe officiel du Yellowstone National Park. Il n'a pas le poste, mais grâce à Philetus Norris on lui loue un petit studio photographique à l'intérieur du parc.
Environ 2 mois plus tard, Frank Jay Haynes à visiter toutes les principales attractions et pris plus de 200 photographies. A partir de cette année 1881, il est retourné dans le Yellowstone National Park chaque année jusqu'à sa mort en 1921.
Frank Jay Haynes était très apprécié et il est devenu le photographe officiel du Yellowstone National Park.
En mai 1883, le 21e président des États-Unis, Chester Alan Arthur, fait un voyage dans le parc durant 2 semaines. Grâce à sa popularité et sa bonne réputation auprès de la Northern Pacific Railroad et à ses premiers voyages dans le Yellowstone National Park, Frank Jay Haynes fut choisi comme photographe officiel du voyage.
L'explorateur Frederick Gustavus Schwatka (29 septembre 1849 – 2 novembre 1892), fait une excursion hivernale dans le Yellowstone National Park début janvier 1887. Le photographe Frank Jay Haynes fut choisi pour l'accompagner. L'expédition partit de Mammoth Hot Springs à skis et en raquettes le 5 janvier 1887, tirant des traîneaux chargés de matériel. Il y avait dans l'équipe, Frederick Gustavus Schwatka, Frank J. et 11 guides qui firent le trajet de Mammoth à Norris en 2 jours. Ne supportant pas le froid et l'altitude, Frederick Gustavus Schwatka abandonne, mais nomme 4 personnes pour poursuivre l'expédition, 3 guides et Frank J. Haynes sur lesquels il pouvait compter.
L'excursion était glacial, ils ont affrontés des températures variant de −23 °C à −47 °C. Malgré tout, ils sont resté dans le parc 29 jours, restant bloqué pendant 72 heures sur les pentes du mont Washburn, bravant les tempêtes de neige aveuglantes, avec peu ou pas de nourriture ni d'abri. Durant ces 29 jours éprouvants, ils ont parcouru environ 200 miles (320km) et Frank J. a réussi a faire 42 photos, Lower Falls, Upper Falls, les Geyser Basins, Yancey's Canyon etc...
Les 4 hommes faillirent périr plus d'une fois, mais les photographies de Frank Jay Haynes sont les premières jamais prises à cette époque de l'année.
Frank Jay Haynes avait des surnoms, F. Jay ou le Professeur. Ses photographies ont été largement publiées dans des articles, des journaux, des revues, des livres et cartes postales à la fin du XIXe et au début du XXe siècle.
Frank J. prend sa retraite en 1916, et il décède le 10 mars 1921 à l'âge de 67 ans. Le surintendant du Yellowstone National Park a ce moment est Horace Albright, et il a officiellement nommé un sommet dans la région de Madison Canyon en hommage a ce grand photographe, le Mount Haynes. De plus, Horace Albright a fait expédier un gros rocher de granit du Golden Gate Canyon du Yellowstone Park, à St Paul, Minnesota, pour le placer sur la tombe de Frank Jay Haynes.
Aujourd'hui, certaines de ses photos originales coûtent entre 5 000 et 25 000 dollars et certaines pourraient coûter jusqu'à 50 000 dollars.
Passons maintenant à Jack Ellis Haynes, son fils.
Lorsque Frank Jay Haynes a pris sa retraite, c'est son fils Jack a repris l’entreprise et voulait faire des cartes postales et du traitement de photos.
Jack Ellis est né à Fargo, dans le Dakota du Nord, le 27 septembre 1884 et commença à travailler très jeune dans l'entreprise familiale de photographie, et rejoignit son père, en 1897, dans le Yellowstone National Park alors qu'il n'a que 13 ans, mais au début ce n'est que pour les étés.
En 1905, à 21 ans, il prend la direction du studio familial d'Upper Basin entre les semestres universitaires de printemps et d'automne.
Il crée un guide pour le Yellowstone National Park. Il mesurait minutieusement les distances routières, corrigeait les altitudes des montagnes et dessinait lui-même toutes les cartes, une tâche qui l'occupa beaucoup. Pendant 50 ans, Jack Ellis Haynes assuma la responsabilité éditoriale de ce qui allait devenir le guide le plus populaire de Yellowstone, le Haynes Guide.
Dans les années 1910, Haynes épousa sa première femme, Margaret Larkin le 24 mai 1909.
À la retraite de son père Frank Jay en 1916, Jack Ellis, qui a 32 ans, hérite de l'entreprise familiale et c'est lui qui devient le photographe officiel du Yellowstone National Park jusqu'à sa mort en 1962.
A la mort de Frank Jay, Jack Ellis a également hérité du studio situé à l'extérieur du parc et des archives de négatifs photographiques du parc national de Yellowstone de son père.
En 1927, Jack Ellis Haynes construit des magasins de photographie à Mammoth Hot Springs et de Fishing Bridge, près du Yellowstone Lake ainsi qu'une installation plus grande à Old Faithful. Le centre de l'entreprise Haynes se trouvait à Mammoth Hot Springs, il abritait un dortoir, un service de finition de photos de nuit et un espace de vente au détail proposant un assortiment de photographies, de livres, de pellicules photographiques et d'autres fournitures pour les touristes. Au total, Jack Ellis a construit 13 magasins de photographie dans ses propres bâtiments ou à l'intérieur d'hôtels.
Les milliers de photographes amateurs ou professionnels qui visitaient le Yellowstone National Park souhaitaient que leurs photos soient développées rapidement. Jack Ellis se dit qu'il serait bien si les clients laissent leurs pellicules en fin de journée et qu'ils les récupèrent le lendemain.
Puis Jack Ellis découvre rapidement qu’il avait besoin d’un moyen de transport plus rapide pour ses films non développés vers son centre de traitement de photos.
Nous voici arrivé à la partie Harley Davidson.
Nous sommes en 1929, et Jack Ellis achète décide que des motos ce serait parfait. Il faudrait 5 motos pour créer un service de développement de nuit rapide.
Il va chez Cycle and Supply store à Billings, Montana, l'un des premiers magasins de motos et de vélos du Montana. Il savait ce qu’il voulait, pas n'importe quelles motos, des Harley-Davidson, mais avec avec side-cars.
On ne sait pas exactement quelle Harley Davidson il a commandé, mais à l'époque, Harley produisait la JDH. Surnommée la moto qui a fait rugir les années 1920, cette moto était réputée pour sa vitesse de pointe de 85 mph (136 km/h) et sa consommation de carburant exceptionnelle. La JDH était équipée d'un moteur bicylindre en V, vendue environ 400 $ et Jack Ellis venait d'en commander cinq, soit 2000$. Je ne sais pas si dans le prix, les side-cars étaient compris.
À l'époque, les motos étaient considérées comme une mode et beaucoup pensaient que cette nouvelle vague à 2 roues passerait, comme toutes les modes.
Les motos sont arrivées démontées et dans des caisses. Maintenant, on avait besoin de quelqu’un pour assembler les Harley Davidson et former quelqu'un à conduire les motos.
Jack Ellis fait appel à Don DeVore, un passionné de Harley Davidson qui travaille justement chez Cycle and Supply store à Billings. Don DeVore s'intéressait particulièrement au fonctionnement de ces motos.
L'idée de Jack Ellis était de peindre les Harley Davidson et les side-cars en vert olive, probablement pour se fondre dans les couleurs du Yellowstone Park. Don DeVore à rejoint Jack Ellis à Yellowstone Park pour assembler les motos et former leurs nouveaux pilotes.
Les side-cars étaient utilisées pour transporter les films non traité et se rendre plus vite au laboratoire de traitement où le film pourrait être traité et imprimé pendant la nuit.
Les motards récupéraient les commandes des ateliers photo en fin de journée et les apportaient à l'atelier de développement à Old Faithful. Là, elles étaient développées et imprimées pendant la nuit. Les chauffeurs passaient la nuit sur place, puis rapportaient les commandes aux ateliers avant l'ouverture des portes des magasins.
Le lendemain matin, toutes les photos imprimées étaient déjà dans tous les magasins de photographie Haynes du Yellowstone National Park.
À cette époque, les routes de Yellowstone étaient accidentées et pouvaient être en très mauvais état. Jack et Don ne s’inquiétaient pas pour les pilotes. Mais il arrivait que les motards trouvaient parfois des ours, des bisons ou des wapitis au détour d'un virage dormant sur la route plus chaude que dans le fourrés.
Malheureusement, Don DeVore a perdu un cousin dans un accident de moto et a abandonné les Harley Davidson. Mais grâce à ses efforts, Jack Ellis a continué à assembler ses nouvelles motos et a former ses nouveaux pilotes.
Jack Ellis Haynes était très en avance sur son temps et fut probablement le premier développeur de photos de nuit du pays.
Hélas pour Jack Ellis, peu de temps après, la Grande Dépression a frappé a partir de 1929. Une longue phase de crise économique et de récession qui frappe l'économie mondiale à partir du krach boursier américain de 1929 jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.
De plus, Jack Ellis a rencontré Isabel M. Nauerth, née le 25 octobre 1899 et qui avait été durant 5 années employée de la Yellowstone Park Hotel Company et, pendant 3 ans, directrice du Roosevelt Lodge.
Fin mars 1930, Jack Ellis Haynes divorce de Margaret Larkin et rapidement il épouse Isabel M. Nauerth le 10 avril 1930. Ils auront une fille unique, Lida Marie Haynes qui vient au monde le 28 novembre 1931.
Pour revenir à la Grande Dépression, le tourisme du Yellowstone National Park a chuté de façon spectaculaire. En 1929, plus de 260 000 personnes ont visité le parc et en 1931, seulement 157 000 sont entrées dans le plus beau parc du monde.
Mais Haynes ne se laissa pas perturber par ce krach boursier américain. En travaillant avec l’administration du Yellowstone National Park, il a réussi à les convaincre qu’il devrait être le seul fournisseur de photos, de cartes postales, de films, de Kodak et de guides.
Il fut le premier directeur de la Yellowstone Library and Museum Association, siégea parmi les membres fondateurs du Conseil du parc de Yellowstone et participa à de nombreuses décisions concernant l'administration et les concessions du parc. Dans les années 1920 et 1930, Jack Ellis devint éditeur et publia sous sa marque des ouvrages consacrés au Yellowstone Park, notamment des livres sur les plantes du parc, plusieurs éditions d'une œuvre de fiction d'Emmerson Hough et un récit d'exploration classique.
Comme son père, Frank Jay Haynes, Jack Ellis avait lui aussi au sein du parc un surnom, Monsieur Yellowstone.
Mais encore une fois hélas, une tragédie viendra noircir le bonheur familial.
La fille de Jack Ellis et d'Isabel, Lida Marie travail pour son père. Elle est employée comme acheteuse pour le magasin de photo Haynes, dans le parc de Yellowstone.
Le 23 Juillet 1952, 4 employés du Yellowstone National Park ont un accident de voiture à l'intérieur du parc. Le véhicule a percuté une culée de pont et ensuite est tombé dans la rivière Yellowstone. La voiture a atterri sur le toit dans 5 pieds (1,5m) d'eau. Les 4 victimes se trouvaient à l'intérieur de la voiture lorsqu'elle a été sortie de l'eau. Il y avait Ruth M. Borgschatz, J. Bernard Long, William W. Hess, Jr. et Lida Haynes, la fille de Jack Ellis et Isabel, elle avait 20 ans.
Après le décès leur fille, Jack Ellis et Isabel créèrent la Fondation Haynes en 1958 pour offrir des bourses aux étudiants méritants de l'Université d'État du Montana à Bozeman.
Par la suite, Jack Ellis continua a diriger l'entreprise Haynes, mena des recherches et travailla sur sa chronologie de Yellowstone jusqu'à sa mort le 12 Mai 1962 âgé de 77 ans, d'une insuffisance cardiaque, date à laquelle Isabel reprit l'entreprise familiale.
Bien que les affaires de Haynes aient été durement touchées, elles réussirent à se maintenir jusqu'en 1967, bien après sa mort.
Après sa mort, sa femme Isabel a continué à diriger l’entreprise de photographie et à exploiter les magasins de photos pendant 5 ans. Puis à 68 ans, elle a vendu l'intégralité de l'entreprise et de ses actifs à Hamilton Stores.
Isabel vivra jusqu'au 7 Avril 1993, et à 93 ans elle ira rejoindre son mari et sa fille au Sunset Hills Cemetery de Bozeman, Montana.
Birdseye, la ville éphémère (17/06/2025)
Bâtir une ville à cet endroit était un pari risqué. A la fin des années 1890 les diligence faisaient le trajet entre Shoshoni et Thermopolis par un chemin caillouteux. L'armée se servait aussi de cette route sinueuse en passant par Copper Mountain. La route était très accidentée, réservée aux diligences et aux véhicules légers. Des trappeurs, des commerçants et des hors-la-loi intrépides longeaient parfois les rives des Wind River, puis Big Horn River et empruntaient ce chemin, mais c'était un passage risqué.
Les Amérindiens aussi ont utilisé cette route, mais ils ont toujours su qu'il s'agirait d'un transit rapide de 20 miles à travers le canyon par temps clair et sans mauvais temps en vue.
Il fallait faire un arrêt, aussi bien pour les voyageurs que pour les chevaux. Un repos ce faisait souvent à Mountain Pass. Si bien que quelques personnes s'arrêtaient plusieurs jours.
Puis d'un coup, on y construit un bâtiment en bois en 1905, le premier, qui sera le Birdseye Hotel and Halfway House. C'est un homme du nom de Frederick Hagen qui a ouvert le Birdseye Hotel and Halfway House en décembre 1905. Frederick Hagen était aidé de son frère Bill et ils réussissaient à fermer l'hôtel avant les grands froids de l'hiver, sachant qu'il n'y aurait plus de client et ils revenaient ouvrir au printemps.
Comme la ville, les 2 frères Hagen ont exploité l'hôtel que peu de temps de décembre 1905 à août 1907.
Je pense, d'après ce que je lis dans les livres d'histoire dans les bibliothèque du Wyoming, que les murs de l'hôtel appartenait à EJ Richards.
Parce que quand les frères Hagen sont partie, en août 1907, le Birdseye Hotel and Halfway House fut louée à Ben Bader par EJ Richards.
Ce fameux EJ Richards était un homme d'affaire qui possédait les diligences qui faisaient le trajet entre Shoshoni et Thermopolis et qui passaient à Birdseye.
À cette époque, les diligences étaient la cible de hors-la-loi et de bandits depuis des décennies. Ce chemin n'y a pas échappé et était souvent la cible des hors la loi.
John Hulse, un mineur de charbon de Gebo, qui voulait changer d'emploi a accepté un emploi de conducteur de diligence pour EJ Richards lorsque l'activité à la mine a ralenti. Son itinéraire conduisait ses passagers à Birdseye, et cela s'est avéré plus dangereux que de travailler sous terre dans les mines de charbon. En arrivant au sommet il y avait souvent de la neige, en traversant les cours d'eau, les chevaux avaient le ventre jusqu'à l'eau, les chevaux de tête se cabraient souvent et les éboulements fréquents.
La diligence Shoshoni/Thermopolis Stage Line partait tous les jours, sauf le dimanche, à 7 heures du matin et arrivait à destination à 18 heures ce soir-là, un voyage de 11 heures. Malgré le travail dangereux, John Hulse affirmait qu'il pourrait parcourir le parcours en 2 fois moins de temps si le temps était bon, en moins de 6 heures.
Bien que la vie de Birdseye fut brève en tant que ville, elle comprenait un hôtel, une maison de transition, un saloon, un magasin, un bureau d'analyse et un journal. Elle était situé a une distance égale de 18 miles (29 km) entre Shoshoni-Thermopolis.
Nichée près du sommet de Copper Mountain, Birdseye, était un centre d'activité dynamique. Avant la construction du chemin de fer de Burlington à travers le canyon de Wind River, elle constituait une artère vitale pour les déplacements entre Thermopolis et Shoshoni, et accueillait un trafic intense.
On y trouve de l'or et du cuivre, il en fallait pas plus pour attirer encore plus de monde. En quelques jours, plus de 2000 personnes sont arrivées et plus de 500 concessions minières avaient été déposées.
Même le 7ème gouverneur du Wyoming, Bryant Butler Brooks, en fonction du 2 janvier 1905 au 2 janvier 1911, avait annoncé que ce serait l'une des plus grandes ruées vers l'or du siècle.
Tout les nouveaux arrivant à Birdseye n’étaient pas que des mineurs, il y avait les opportunistes et des entrepreneurs.
Très vite Birdseye vendait des terrains et on construisait des maisons.
En plus de Birdseye Hotel and Halfway House, d'autres hôtels se sont construits, au début il n'y avait qu'un seul saloon, mais très vite plusieurs ont ouverts, des restaurants, des écuries, des forges, des magasins, une pension de famille en autres. La Halfway House proposait des repas et abritait une petite épicerie.
Inutile de préciser que le bâtiment, à quelques mètres de là, abritait un saloon. Chose inhabituelle, Il n'y a jamais de nom pour ce saloon, juste une grande enseigne manuscrite indiquant Saloon, tout simplement.
Il y avait toujours le journal, le Copper Mountain Miner, c'est Leslie Davidson, journaliste chevronné du Wyoming, qui avait déménagé toute sa presse et sa famille à Birdseye. Il tenait un journal crédible, et jouissait d'une réputation de journaliste digne de confiance dans tout mon Wyoming.
Leslie Davidson était déterminé à ne pas publier de rumeurs ou de grandes histoires, alors lorsqu'une histoire incroyable lui a été racontée à propos de la concession de Little Gypsy, il a hésité à partager l'étrange histoire de mineurs et d'une vache qui explosait.
Ce qui m'amène a ma petite anecdote; La vache qui explose...
C'est un sujet qui revient souvent quand je parle de Birdseye avec les anciens Wyomingites.
Nous sommes en septembre 1907 lorsque Billy Osborn et Shell Felt, 2 mineurs connus arrivent à Birdseye, en provenance de Copper Mountain. Ils effectuaient des travaux d'évaluation sur la concession de Little Gypsy, et Felt se présenta au journal pour raconter une histoire de calamité que Leslie Davidson prit d'abord pour une plaisanterie.
Mais Shell Felt avait la réputation d'être un franc-parler et de toujours dire la vérité.
Le journaliste Leslie Davidson a donc décidé de laisser ses lecteurs décider eux-mêmes s'il s'agissait de vérité ou de fiction.
Le prospecteur Ketchum avait une vache qu'il laissait errer librement dans les collines verdoyantes de Copper Mountain pendant qu'il était à sa mine. Billy Osborn et Shell Felt ne se souciaient vraiment de la vache errante, jusqu'à ce qu'il soit trop tard. Les 2 hommes travaillent dur dans leur mine et quand Shell Felt est sorti avec un chargement de fumier, il a vu leur 19 bâtons de poudre pour dynamite disparaître dans le ventre de la vache. Shell Felt ramassa une pierre et la lui lança.
Soudainement, la vache qui reçu la pierre explosa en 1000 morceaux.
A part cet évènement explosif, le journal Copper Mountain Miner, de Leslie Davidson, rapportait des bagarres, des vols et quelques meurtres qui avaient lieu en ville et aux alentours de Birdseye.
Les alentours étaient couvert de minuscules morceaux de vache.
A la suite de cette déflagration, Ketchum a réclamé un dédommagement de 50$ pour sa vache. Billy Osborn et Shell Felt on du payer 45$. Dans un élan de gentillesse, le mineur Ketchum a déduit les 5$ de poudre explosive que sa vache avait avalée.
Si la vache a explosée, c'est surement quand machant la poudre, avec ses dents, elle a certainement heurtait la capsule à percussion.
Même si cette petite anecdote fait rire aujourd'hui, à l'époque on lisait souvent dans les journaux des animaux qui explosent. Souvent ce sont des vaches ou des chèvres qui paissent à côté de dynamites ou de poudre.
Dans les alentours de Birdseye, on ne trouve pas assez d'or ou de cuivre pour faire fortune. Dés 1909, la ville commence déjà à être désertée. Seul quelques irrésistibles restent en ville. Les véhicules à moteur commencent à passer sur cette route sinueuse mais seulement par beau temps.
Mais avec l'arrivée du chemin de fer, la diligence passe moins souvent sur ce trajet.
En 1913, les voies ferrées de Burlington Northern furent dynamitées à travers le canyon de Wind River, reliant Shoshoni et Thermopolis beaucoup plus rapidement, ce qui met fin définitivement à la diligence qui passait à Birdseye.
La ligne de diligence de Shoshoni/Thermopolis a été ouverte le 1er août 1906 au 20 octobre 1913. Elle a connu un bon succès, mais le modernisme l'a conduit à sa disparition. Cependant, la diligence connut un dernier essor à l'automne 1923, lorsqu'un éboulement bloqua la voie ferrée pendant quelques semaines.
Même les irréductibles qui restent en ville sont de moins en moins nombreux.
Au début des années 1920, date à laquelle la route traversant le canyon fut ouverte, la route magnifique que nous empruntons aujourd'hui, mis un terme à la ville éphémère de Birdseye et elle tomba en désuétude.
Avant son abandon, il fallait un certain courage pour faire cette route avec les premiers véhicules. Parce que j'ai fait l'ancienne route de Shoshoni à Thermopolis avec mon Chevy 4X4 et la route est parfois presque impraticable, et c'est long, très long, et attention, le sentier traverse une propriété privée.
C'est bien en 1909, que Birdseye et ses commerces furent abandonnées et les mines fermées. Seul un vague souvenir subsiste de cette ville minière autrefois dynamique. Ville que je n'ai pas trouvée, il n'y a surement plus aucune trace.
Le boom du bétail dans mon Wyoming dans les années 1860 (01/04/2025)
Cette importante progression bétaillère a commencé quand les pionniers voyagent vers l'Ouest. Ces nouveaux arrivants provoquent des conflits avec les Amérindiennes des Plaines, principalement les Sioux Lakotas, les Arapahos et les Cheyennes du Nord.
En 1849, pour protéger ces émigrants, le gouvernement américain acheta Fort Laramie, situé près du confluent des Laramie River et North Platte River, à l'American Fur Company pour 4000$. Il y a presque 400 soldats, plus ceux qui arrivent, pionniers, trappeurs, mormons, chercheur d'or etc... Mais pour nourrir tout ce petit monde il faut de la nourriture.
Il y avait les vivandiers, qui étaient autorisés à suivre l'armée pour vendre de la nourriture et des boissons. A Fort Laramie, il y en avait un du nom de Seth Edmund Ward. Un Virginien né le 4 mars 1820, son père décède alors qu'il a 12 ans et il se lance très jeune dans le travail. Il est trappeur et se rend à Fort Lupton, dans le Colorado. A la fin des années 1840, c'est l'effondrement du commerce des fourrures, il s'associe à William Guerrier pour créer la société Ward and Guerrier afin de fournir des fournitures aux colons du Colorado et du Wyoming.
Au Fort Laramie, Seth Edmund Ward échangeait des marchandises contre des bœufs auprès des colons. Ce qui lui permettait d'avoir toujours de la viande a proposé aux soldats.
Il se retrouve avec un bon troupeau bovin et on dit qu'il serait le premier éleveur du Wyoming.
C'est à cause de lui, ou grâce à lui, que le bétail arrive dans le Wyoming. Vous connaissez l'expression l'herbe bien grasse du Wyoming. Et bien cela se révèle durant l'hiver 1852-1853. Le froid arrive très vite et Seth Edmund Ward n'a pas eu le temps de mettre ses bêtes à l'abri. Ses bêtes qu'il n'appelait pas mon troupeau, ou mes vaches, mais il disait toujours ses bœufs. Son troupeau est laissé tout l'hiver à paitre dans les pâturages le long de la Chugwater Creek, à l'Ouest du fort.
Au printemps, il est allé voir et pensait trouver des carcasses, mais au lieu de ça, il trouva ses bœufs en pleine forme.
Une aventure similaire est raconté à Fort Bridger. Là, c'est Alexander Majors, un Missourien né en 1814. Ce nom, Alexander Majors, vous dit peut être quelques chose, c'est l'un des fondateurs du Pony Express.
Un peu comme Seth Edmund Ward, il est commerçant pour Fort Bridger et laisse son bétail dehors tout un hiver qu'il retrouve également en excellente santé.
C'est 2 histoires en sont venues aux oreilles des ranchers du Sud qui voulaient emmener du bétail vers le Nord. Avec l'évolution démographique, ils savent que l'on a besoin de viande la haut.
L'historien de l'Université du Wyoming, Phil Roberts, estime qu'entre 1841 et 1860, environ 350 000 personnes ont traversé le Wyoming. Des pionniers, des transporteurs de marchandises, des mormons qui traversent le Wyoming en route vers l'Utah. La découverte d'or en Californie, en 1848, a considérablement accru le trafic.
Il y a aussi les chemins de fer qui commencent à révolutionner le transport. Surtout que les géomètres ferroviaires avaient décidé de faire passer les voies de l'Union Pacific par Cheyenne, et non Denver. Ce qui a eu bien plus d'influence sur l'établissement de l'industrie bovine du Wyoming ou il sera plus facile d'envoyer de la viande du Wyoming vers l'Est, vaches ou moutons.
Les ranchers du Sud se lancent dans le convoyage de bétail vers le Nord, sans savoir à l'avance si les animaux pourraient survivre à l'hiver sans complément alimentaire. Ils ont commencé juste parce qu'ils ont entendu les histoires de Seth Edmund Ward et Alexander Majors.
Puis vint la guerre de Sécession. Une aubaine pour les éleveurs.
La guerre civile a entraîné une demande sans précédent de bœuf, entier, en barriques, puis en conserves. Les entreprises, principalement basées à Cincinnati et à Chicago, ont créé ce qu'ils appelaient des usines de démontage, pas d'abattage.
De plus, de jeunes cow-boys quittèrent leurs ranchs pour se battre pour la cause du Sud ou du Nord.
Paradoxalement, alors que la demande de bœuf diminuait au Texas, elle augmentait au Wyoming. De bonnes vaches bien plus grasse se vendent mieux et plus cher. Au Texas, commença une époque où la pauvreté d'un homme s'évaluait au nombre de têtes de bétail qu'il possédait. Alors que dans le Wyoming, les ranchs étaient de plus en plus nombreux.
Après la guerre de Sécession, les troupeaux laissés sans surveillance s'étaient agrandis, multipliés.
Quelques hommes ont compris l'importance de gagner de l'argent avec du bétail.
Le Wyoming est idéalement situé entre le Texas et le Montana. En 1866, Nelson Story, un chercheur d'or et commerçant originaire de l'Ohio, a amassé une petite fortune sur une concession de la faille d'Alder Gulch, près de Virginia City, dans le Montana.
Il a cousu 10 000$ en billets dans son manteau et partit pour Fort Worth, au Texas et repris la route vers le Nord avec 600 têtes de bétail afin de les revendre dans le Montana. Un voyage de 1500 miles (2400km), dont 460 miles (740km) à traverser le Wyoming.
Malgré les attaques Amérindiennes et le harcèlement des troupes américaines qui leur interdisaient d'aller plus loin pour leur sécurité, Nelson Story et ses hommes parvinrent jusqu'au Montana.
Cependant, en traversant le Wyoming, ils découvrirent une région en grande partie constituée de pâturages libres et son potentiel pour l'élevage bovin.
Parmi les grands ranchers, il y a eu John Wesley Iliff qui a ouvert un camp d'élevage de vaches à 5 miles au Sud de Cheyenne en 1867, John Chisum, qui a emmené de grands troupeaux au Wyoming, son associé Charles Goodnight qui fit de même avec du bétail, Alexander Swan, qui constitut la Swan Land and Cattle Company dans le Wyoming avec ses 3 frères et je pourrais en citer encore bien d'autres.
C'est ainsi que mon Wyoming a connu un essor bovin.
Ce n'est pas pour rien que mon Wyoming est toujours surnommé l'État des cow-boys. Cette époque n'a jamais disparu, et on trouve toujours de grands ranchs de bovins et même de bisons à travers l'état carré.
Massacre de Rock Springs du 02 Septembre 1885 (15/03/2025)
Le massacre de Rock Springs , également connu sous le nom Rock Springs Riot (émeute de Rock Springs).
En 1884, un journaliste écrivait que les immigrants Chinois étaient d'environ 100 000, regroupés dans l'Ouest Américain et principalement en Californie, Nevada, Oregon et le territoire de Washington.
Mon Wyoming repose sur le charbon, on en trouve un peu partout dans l'Etat.
C'est l'expedition Fremont qui découvre en premier cette richesse noir.
Le charbon subsista jusqu'à sa découverte par l'expédition Fremont en 1843. L'expédition scientifique débuta à l'été 1842 et devait explorer la Wind River des montagnes Rocheuses, et décrire les montagnes au-delà dans le Wyoming.
Quand du charbon en grande quantité est découvert, mineurs et entreprises arrivent en nombre, surtout avec l'arrivée du chemin de fer. Au début, les mines de charbon étaient détenues par la Wyoming Coal and Mining Company, les premières à Carbon, à l'ouest de Medicine Bow, et à Rock Springs. Les premières habitations à Carbon se résumaient à des abris et des shoddies (bâtiments de bois dressés, calfeutrés avec de la tourbe et coiffés de toits en tourbe).
C'était surtout des Ecossais, Irlandais, suédois et gallois qui arrivent.
La Wyoming Coal and Mining Company détenait 90% des actions, détenues par certains administrateurs de l'Union Pacific, dont Oliver Ames. La compagnie louait les terres au chemin de fer, puis le charbon lui était vendu avec un bénéfice garanti.
Grâce à son contrôle sur le seul moyen de transport, l'Union Pacific a pu conserver le monopole de la production de charbon et gagnait beaucoup d'argent. En 1875, elle réduisit le salaire des mineurs. Lorsque les mineurs se mirent en grève, la Compagnie réagit en les remplaçant par des Chinois. L'Union Pacific avait déjà embauché des Chinois comme ouvriers d'entretien des voies ferrées. Les chinois travaillent plus longtemps et pour un salaire inférieur aux autres ouvriers.
Les ouvriers chinois devinrent rapidement un atout pour l'UP pour travailler dans les mines de charbon de Laramie à Evanston. La plupart des ouvriers chinois du Wyoming finirent par travailler dans le Sweetwater County, mais beaucoup s'installèrent dans les comtés de Carbon et d'Uinta.
Pratiquement tous les Chinois travaillaient dans les mines. Ils étaient mal vus en raison, selon les Wyomingois de l'époque, de la différence de leur race asiatique, étrangère par le sang, leurs habitudes et leurs façons de vivre autrement.
Tout au long des années 1870, la population chinoise de tout le Wyoming a augmenté régulièrement. Au cours de cette décennie, la population totale du Wyoming est passée de 9 118 à 20 789 habitants.
La plupart des immigrés chinois du comté de Sweetwater vivaient à Rock Springs.
Les chinois travaille pour la plupart dans les mines, mais ils commencent a trouver d'autres emplois en ville, joueurs professionnels, un prêtre, cuisiniers, domestiques, serveurs et barbiers ect...
Les chinois étaient prêts à travailler pour des salaires inférieurs à ceux de leurs homologues blancs, ce qui a provoqué une émeute et la colère des mineurs blancs. Il y avait déjà du racisme envers les chinois, de l'animosité et de la violence.
En 1882, une loi d'exclusion des Chinois stipulait que l'entrée de travailleurs chinois aux États-Unis soit suspendue et pour une durée de 10 ans. Cette loi a été signée par le 21è président des États-Unis, Chester A. Arthur, le 6 mai 1882.
Dans les années précédant le massacre de Rock Springs, l'importation de main-d'œuvre chinoise était considérée pire que de l'esclavage. Les mineurs blancs de Rock Springs, pensaient que s'était a cause des travailleurs chinois, moins bien payés, qui faisaient baisser leurs salaires.
Les Chinois de Rock Springs étaient conscients de l'animosité et de la montée des tensions raciales avec les autres mineurs blancs, mais n'avaient pris aucune précaution, rien n'annonçait qu'une émeutes sanglante était sur le point de se produire.
L'arrivée de nouveaux Chinois à Rock Springs augmenta l'amertume des autres mineurs.
Au cours des 2 années précédant le massacre, Rock Springs avait mis les chinois a part, Chinatown et une ville de Blancs fut établie.
En 1883, les mineurs blancs y organisèrent une section qui fut l'un des principaux groupes à la tête de l'opposition au travail chinois dans les années 1880. Ils ont œuvré pour l'adoption de la loi d'exclusion des Chinois que le président Chester A. Arthur avait signé.
En août 1885, des avis furent affichés à Rock Springs, exigeant l'expulsion des immigrants chinois, ont trouvé même des affiches jusqu'à Evanston.
La veille des violences, le 1er septembre 1885, des mineurs de longue date de Rock Springs tinrent une réunion secrète au sujet des immigrants chinois. Des menaces avaient été proférées cette nuit-là contre les Chinois.
A ce moment, à Rock Springs, on comptait environ 150 mineurs blancs et 331 mineurs chinois.
Le 2 septembre 1885, à 7 heures du matin, 10 Américains, en tenue ordinaire et uniforme de mineur, arrivèrent à la mine de Rock Springs et déclarèrent que les ouvriers chinois n'avaient pas le droit de travailler.
Une bagarre éclata et 2 ouvriers chinois furent violemment battus. L'un d'eux succomba plus tard à ses blessures. Les mineurs américains quittèrent la mine et rejoignirent d'autres mineurs blancs en ville. Ils marchèrent jusqu'à Rock Springs par le chemin de fer, armés. Vers 10h, une cloche sonna et de nouveaux mineurs sont venus se joindre au groupe déjà nombreux. Certains mineurs choisirent d'aller dans les saloons plutôt que de se joindre à la foule énervé, mais à 14h, un responsable de l'Union Pacific persuada les saloons et autres de fermer.
Tout étant fermés en ville, environ 150 hommes armés de fusils Winchester se dirigèrent vers Chinatown à Rock Springs. Ils se dirigèrent en 2 groupes et entrèrent dans Chinatown en traversant des ponts séparés.
Ensuite les groupes furent divisés en escouades, dont quelques-uns restèrent à côté du pont, pour éviter toute fuite chinoise.
Ils prévinrent les chinois qu'ils avaient 1h pour plier bagage et quitter la ville.
Mais après seulement 30 minutes, des coups de feu furent tirés, suivis d'autres ou un premier ouvrier chinois, fut touché et tomba au sol.
Puis, l'horreur, plusieurs chinois avaient déjà été tués.
Les Chinois, étaient effrayés, désemparés et essayaient de prendre la fuite. Ils coururent dans toutes les directions pour se trouver un abri, en haut d'une colline, derrière une mine ou à l'extrémité de la ville.
Un groupe de femmes de Rock Springs s'était rassemblé à l'entrée de Chinatown et criaient pour encourager les ouvriers blancs. Certaines d'entre elles auraient même tiré sur les Chinois.
Toute la journée, le massacre continuait et l'émeute se poursuivait dans la nuit.
À 21 h, toutes les maisons du camp chinois, étaient complètement incendiées. Une seule a été épargnée.
Certains Chinois sont morts en fuyant, d’autres sont tués directement chez eux.
Les émeutiers ont jeté les Chinois morts dans les flammes des maisons en feu. D’autres immigrants chinois, qui s’étaient cachés chez eux au lieu de fuir, ont été assassinés, et également brûlés avec leurs maisons.
Les mineurs blancs n'ont aucune pitié, ceux qui sont trop vieux pour courir, ou les malades, ont aussi été brûlés vifs dans leurs maisons.
Un immigrant chinois qui tenait une blanchisserie, pensait qu'il aurait été épargné, ne travaillant pas à la mine, mais il a été retrouvé mort dans sa blanchisserie de Whitemen’s Town, et toute sa maison démolie par les émeutiers.
En plus de ceux qui sont brûlés vifs, des chinois sont scalpés, mutilés, marqués au fer rouge, décapités, démembrés et pendus à des gouttières. Le pénis et les testicules d'un mineur chinois furent coupés et grillés dans un saloon voisin comme trophée de chasse.
Les attaques de Rock Springs du 2 septembre 1885, ont été d'une rare violence. L'horreur dans toute sa splendeur, le summum de ce que l'on peut imaginer.
Des chinois immigrés massacrés par des blancs, immigrés eux même. Le résultat de préjugés raciaux envers les mineurs chinois, qui étaient perçus comme prenant des emplois aux mineurs blancs.
À la fin des émeutes, au moins 28 mineurs chinois étaient morts et 15 blessés, et 79 maisons chinoises ont été détruites par le feu.
Mais avec ceux qui n'ont jamais été retrouvés, le chiffre de 40 à 50 décès pourraient être un nombre plus précis.
Après l'émeute et les meurtres de Rock Springs, 16 hommes ont été arrêtés et emmenés en prison à Green River. le grand jury a déclaré qu'il n'y avait pas lieu de poursuivre les 16 hommes en justice, personne n'a témoigner d'un seul acte criminel n'a été commis par une personne blanche connue ce jour-là.
A leur libération, ces 16 hommes ont été attendus par plusieurs centaines d'hommes, de femmes et d'enfants, et ont reçu une ovation. Aucune personne n’a jamais été condamnée pour les violences à Rock Springs.
Des troupes de l'armée américaine ont été envoyées à Rock Springs pour escorter les mineurs chinois survivants, dont la plupart avaient fui à Evanston, et étaient de retour à Rock Springs une semaine après l'émeute.
La loi d'exclusion chinoise du 6 mai 1882 du président Chester A. Arthur, a suspendu.
La tension entre les Blancs et les immigrants chinois à la fin du XIXe siècle dans l'Ouest américain était particulièrement élevée.
A Evanston, qui est à 160 km de Rock Springs, les chinois qui s'étaient réfugiés ont également été menacés de meurtre et d'autres crimes. Evanston était une autre région du Wyoming où le sentiment anti-chinois était élevé.
En 2023, les autorités de la ville de Rock Springs ont approuvé 154000$ pour une sculpture à la mémoire des chinois assassinés. Une statue en bronze représentant un chinois, connu sous le nom d'Ah-say, tenant une bannière en lambeaux, laissant à ses pieds les vestiges épars de sa culture et de sa maison incendiée. Elle devait être érigée face à Bridger Street. La sculpture sera baptisée Requiem, mais pour l'instant, la seule sculpture hommage aux chinois que je connaisse à Rock Springs est un gros rocher situé à l'angle de Main Street et de Pilot Butte Ave. C'est un triste monument.
Deux très grandes catastrophes minière à Hanna (12/03/2025)
En 1889, l'Union Pacific Coal Company a besoin de charbon pour alimenter ses imposantes locomotives. Elle crée Chimney Springs, une ville minière, qui fut rebaptisée Hanna.
À cette époque, le charbon est extrait à la dynamite et chargé dans des charrettes tirées par des ânes. Les hommes travaillaient de longues heures dans le noir, le visage couvert de poussière noire avec pour seule lumière une bougie.
J'ai déjà visité ces mines de charbon avec une simple bougie comme éclairage et je peux vous dire que l'on ne vois rien.
Depuis plusieurs années, les mineurs descendent dans le fond des mines de Hanna. Il y a eu quelques petits incidents, mais pas aussi grave que ceux que je vous raconte.
Voici le premier drame;
Nous sommes le mardi 30 juin 1903, et la première catastrophe arrive doucement. Dans la mine Hanna N°1, qui est éclairée par de petites bougies, les mineurs travaillent sans savoir ce qui les attends.
Il est 10h30 ce matin là, le méthane, le gaz de mine de charbon s'est enflammé d'un seul coup, provoquant une violente explosion et un écroulement de la mine, bloquant plus de 200 hommes à l'intérieur.
Les mineurs qui ne sont pas descendu dans la mine à cette heure là, les familles et les habitants de Hanna et les environs se sont précipités pour aider.
Dans les trente minutes qui ont suivi l’explosion de la mine, les commissaires du comté de Carbon ont loué un train spécial pour envoyer tous les médecins de Rawlins pour aider à l’effort de récupération et fournir une assistance médicale.
A peine arrivée à Hanna, les médecins ont été conduits directement sur les lieux, ou les mineurs et les membres de la communauté tentaient désespérément de dégager leurs collègues et leurs proches ensevelis sous terre.
On sortira dans un premier temps, 46 mineurs, des survivants, qui ont échappé à l'explosion et réussissent à sortir. Ils ont été sauvés parce qu'ils se trouvaient par hasard près d'un puits d'aération au moment de l'explosion.
Malheureusement, 169 hommes manquent à l'appel. Les recherches durent longtemps, l'année suivante, en 1904, on sort encore des corps. Il y avait aussi, environ 45 mules et chevaux dans l’écurie de la mine à l’intérieur de l’entrée de la mine ont également été piégés.
Le 2 juillet 1903, 23 hommes morts ont été retrouvés.
Mais le lendemain, les sauveteurs, dont une trentaine de pompiers expérimentés venus spécialement de Rock Springs pour prêter main-forte, avaient abandonné tout espoir de récupérer des mineurs vivants.
Les pauvres hommes retrouvés qui ont perdu la vie dans cet accident sont enterrés dans le cimetière Hanna. Les écuries dans la mine étaient toujours en feu, beaucoup de fumée noire rendait la visibilité nul, le charbon en combustion et le gaz de mine encore présents rendait incroyablement dangereux et presque impossible la poursuite des efforts de récupération, craignant sans cesse une nouvelle explosion, mais les efforts pour trouver des corps se sont néanmoins poursuivis.
Le feu souterrain a continué à brûler pendant des jours, rendant la récupération et sauvetage encore plus difficile. Ils déterminèrent qu'il était impossible d'éteindre l'incendie dans la mine et d'attendre que le feu s'arrête de lui même.
Notre Amérique que l'on connait aujourd'hui, est toujours présente en cas de malheur et prête à aider, et c'était déjà comme ça au début du 20è siècle. Des dons privés provenant de la côte Est à la côte Ouest ont été collectés pour les familles. Des vêtements ont été fourni, de la nourriture, des médicaments et même des wagons remplis de cercueils.
Beaucoup sont morts sur le coup, et d'autres ont perdu la vie par asphyxies avant que les secours ne puissent les atteindre.
Cette tragédie a été la plus grande perte de vies humaines dans une catastrophe minière de mon Wyoming. Les patrons de la mine ont besoin d'un coupable, la catastrophe sera imputé à un mineur négligent et décédé.
Beaucoup des hommes décédés étaient mariés, ce qui signifiait qu’ils laissaient un grand nombre de veuves et environ 600 enfants sans père lorsqu’ils ont été tués. Comme beaucoup de mineurs étaient des immigrants de Finlande, de Suède, d'Allemagne et d’autres pays européens, et même des Japonais, certains d'entre eux se retrouvèrent sans aucun parent vivant aux États-Unis, voire même quelques enfants sans aucun parent.
La liste des victimes de l'explosion de la mine de Hanna le 30 juin 1903 incluait 97 mineurs finlandais, 25 mineurs noirs, 21 mineurs britanniques, écossais ou gallois, 1 mineur allemand, 12 mineurs italiens, 4 mineurs irlandais, 1 mineur belge et 8 mineurs suédois, soit un total de 169 morts.
L'Union Pacific Coal Company, l'entreprise responsable de la mine a été condamnée pour avoir refusé d'indemniser les survivants au-delà d'une somme dérisoire pour les frais d'enterrement.
Dans les journaux du Wyoming et ailleurs aux Etats Unis, les titres disaient, "213 hommes enterrés vivant dans le Wyoming", "Désastre à Hanna, Wyoming", "Un incendie fait rage dans la mine Hanna", "Un désastre épouvantable", pour ne citer que ceux là.
Elle reste la catastrophe minière la plus meurtrière du Wyoming.
Quelques mois plus tard, le mercredi 4 mai 1904, l'Union Pacific Coal Company a rouvert la mine n°1. De nombreux corps sont récupérés au cours de cette année par les nouveaux mineurs. Les corps sont enterrés dans le cimetière voisin de Hanna.
La ville de Hanna à alors récupéré ce triste surnom de "Ville de veuves".
Une nouvelle catastrophe 5 ans après;
Alors que le cours de la vie a repris doucement à Hanna, les mineurs redescendent dans la mine jour après jour. Le samedi 28 mars 1908, toujours dans la mine N°1, une nouvelle explosion bloque 18 hommes à l'intérieur.
Après le triste accident de 1903, les sauveteurs sont mieux organisé et sont là plus rapidement, hélas. Pourquoi, hélas, vous comprendrez plus loin.
Mais ce ne sont pas tous des mineurs qui sont dans la mine au moment de la première explosion.
Le 20 mars 1908, 8 jours avant l'explosion de la mine Hanna n° 1, 2 mineurs, John Burton et William Bailey, travaillent dans la mine. Vers 23 heures, ils tirèrent un coup de feu qui mit le feu au charbon. Ils tentèrent de trouver de l'eau pour éteindre les flammes, mais la canalisation étant hors service. Ils tentèrent alors d'éteindre l'incendie en répandant le charbon enflammé sur le sol. Croyant avoir éteint l'incendie, ils quittèrent la mine.
En chemin, ils rencontrèrent le chef des pompiers, John Evans, et l'informèrent de la situation. Evans mena une enquête et informa plus tard Burton et Bailey que l'incendie était éteint.
Mais le lendemain, le samedi 21 au soir, John Evans, lors de sa ronde, découvrit un incendie à cette même mine. À ce moment-là, l'incendie avait pris une telle ampleur qu'il fallut l'éteindre. Les incendies de ce type étaient si fréquents qu'aucune appréhension particulière ne se faisait sentir.
L'effectif de cette mine, était d'environ 200 mineurs. Mais la demande de charbon a été faible cet hiver et, par conséquent, les mines sont généralement inactives les mardis et jeudis depuis plusieurs mois et ce samedi 20 mars 1908.
Profitant de l'inactivité de la mine ce samedi, le surintendant Briggs, accompagné de 17 hommes d'élite, s'attaqua à l'incendie qui couvait depuis plusieurs jours dans la mine. La méthode d'attaque adoptée restera probablement inconnue.
Selon les rapports, il est possible qu'en avançant dans la mine et combattant le feu, l'équipe ait été submergée par une humidité blanche, permettant à l'air d'entrer en contact avec le gaz en trop grande quantité, formant ainsi un mélange explosif.
Ce samedi 20 mars 1908, à 15h05, un grondement accompagné d'un tremblement de terre secoua la ville d'Hanna annonçant l'explosion.
L'enquête a montré que la mine était complètement détruite et irrémédiablement effondré.
Les familles, les amis , les voisins sont venus rapidement pour aider et sortir les survivants...
L’inspecteur des mines de l’État et 40 sauveteurs sont entrés rapidement dans la mine pour sauver leurs camarades. Comme écrit plus haut, après le triste accident de 1903, les sauveteurs sont mieux organisé et sont là plus rapidement, hélas. Pourquoi, hélas, parce qu'une seconde explosion est survenue peu après 22h et tuant 59 personnes à l’intérieur.
Le même engouement pour aider ce produit alors. Des centaines de sauveteurs de tout le Wyoming arrivent et même des Etats voisins. On craint toujours qu'une nouvelle explosion arrive, mais il faut avant tout sortir les survivants, s'il y en a...
Les équipes de secours ont finalement retiré 27 corps, mais 32 autres ont été laissés dans la montagne. Il semble probable qu'au moins 4 membres de l'équipe, aient senti le souffle de l'explosion, et se sont jetés face contre terre, car leurs corps ont été retrouvés allongé comme pour ce protéger.
Avec les 169 hommes jamais retrouvé et laissés au fond de la mine après l'explosion de 1903, ils sont tristement rejoints par 32 de leur camarades restaient également dans la mine N°1 ce jour de 1908.
Avec ces 3 explosions, dans la montagne, il y a toujours 201 hommes qui y sont encore enterrés aujourd’hui.
Les doubles explosions de ce samedi 20 mars 1908 ont de nouveau laissé 31 veuves et 103 enfants orphelins.
La ville de Hanna a alors récupéré son triste surnom de "Ville de veuves".
Le lieu de sépulture d’origine de la ville était beaucoup trop petit pour gérer un si grand nombre de corps récupérés, et la ville a été forcée d’établir un nouveau cimetière à Hanna pour enterrer les corps, à 3 miles (5 km) à l’extérieur de la ville. Hors de la vue du public et profondément dans les Prairies.
Depuis sa création en 1890 jusqu’à la fermeture de ses mines à Hanna en 1954, l’Union Pacific Coal Company a ouvert 6 mines, certaines de simples trous de prospection, d’autres des mines à longue durée de vie. Par la suite, toutes les mines à Hanna ont fermé en 1954 en raison du passage de l’Union Pacific Railroad aux locomotives diesel.
Les accidents dans les mines étaient fréquentes à cette époque. Des mineurs perdirent la vie en grand nombre avant que les autorités gouvernementales ne prennent conscience des véritables dangers. Souvent, c'était à cause des effondrements, 1 ou 2 mineurs mouraient écrasés, mais en 1881, une explosion et un incendie tuèrent 38 hommes dans une mine d'Almy, près d'Evanston, 5 ans plus tard, 13 autres hommes périrent de la même manière dans la même mine. Toujours proche d'Evanston, en 1895 ce sont 62 hommes qui furent tués dans une explosion. A Diamondville, près de Kemmerer, après un effondrement de la mine, 26 mineurs périrent, en février 1901. Dans la même mine, 8 mois plus tard, 22 autres furent tués dans les mêmes circonstances.
Après ces 2 graves accidents de 1903 et 1908, le parlement adopta enfin de nouvelles lois. L'inspecteur des mines de l'État fut autorisé à engager des adjoints. Des inspections étaient obligatoires même après des accidents non mortels.
Après ces catastrophes de 1903 et 1908, il était difficile d’identifier les nombreuses personnes qui avaient péri, en particulier les Finlandais, parce que certains portaient 4 ou 5 noms différents. Ils avaient leur nom finlandais, un nom d'homologation délivré par l'immigration, un nom inscrit au registre de la mine et un nom de journal. Et vous aviez probablement aussi un surnom donné par les autres mineurs.
Au total, 110 mineurs de la catastrophe de 1903 et 17 de 1908 ont été enterrés dans des tombes anonymes au cimetière de Hanna.
Pendant des années, ces tombes n'avaient que de simples croix de bois, comme on le faisait à cette période.
En 1940, une habitante de Hanna, Mary Ford, a marqué toute les tombes de croix en fer forgé.
En 2000, elles ont été remplacées par de simples stèles carrées en marbre. Chacune porte l'image d'une pioche et d'une pelle, ainsi que l'inscription "Unknown Miner" (Mineur inconnu). Il existe plus de 20 pierres japonaises portant uniquement des marquages japonais.
En tout, 228 personnes étaient mortes dans ces 2 catastrophes minières dans la mine N°1. Un simple et petit mémorial aux mineurs tués est érigé à Hanna et en plus difficile à trouver. Je pense qu'il serait temps qu'ils aient un vrai monument.
Doc Holliday à Cheyenne (05/02/2025)
Avant que John Henry "Doc" Holliday ne devienne l’un des personnages les plus légendaires de l’histoire du Far West, le célèbre joueur a passé un hiver dans le Wyoming il y a presque 150 ans.
On lui avait déjà diagnostiqué une tuberculose et désireux d'un climat plus sec, il a continué à venir dans cette direction et a fini par passer un bon moment un hiver dans le Wyoming.
Il est arrivé en février 1876, en passant avant par Denver, Colorado. A cette époque, Doc Holliday se faisait appeler Tom Mackey, mais a abandonné se pseudonyme à Cheyenne.
Il a trouvé du travail comme croupier au Bella Union, sur 16Th Street. C'était un saloon, salle de jeux et un théâtre. L'endroit était bien connus des joueurs de tout l'Ouest depuis son ouverture en 1872.
Le nom de Bella Union a également honoré les légendaires salons de jeu de Deadwood et de Denver, bien qu'ils aient chacun eu des propriétaires différents.
En mai 1876, le Bella Union fut vendu à l'homme d'affaires de Cheyenne James McDaniel, qui le rebaptisa "New Dramatic Theatre" puis "McDaniel's Theatre". L'empire de McDaniel s'étendait sur un pâté de maisons du centre-ville. Mais ne cherchez pas après le vieux bâtiment, comme souvent à l'époque, le théâtre fut détruit par un incendie. Aujourd'hui, c'est le parking du restaurant Arby's
Bien que l'on ne sache pas exactement quand Doc Holliday a quitté Cheyenne, mais il est arrivé à Fort Griffin, au Texas , à l'automne 1877 avant d'arriver à Tombstone, Arizona. Mais ça, c'est une autre histoire.
Il est venu mourir à Glenwood Springs, Colorado, à l'âge de 36 ans le 8 novembre 1887. Il est enterré au Pioneer Cemetery de Glenwood Springs.
Plagia ou pas ? (24/01/2025)
Toujours plongé dans les livres d'histoire du Wyoming, je fais toujours de nouvelles découvertes.
Il y a quelques semaines, j'ai parlé du roman The Virginian et un échange de paroles dans un bar entre le Virginien et Trampas.
Cet échange le voici; Trampas, le méchant, lors d'une partie de poker, traite le Virginien de "fils de pute" et avant que Trampas sort son arme, le Virginien a été plus rapide et lui pointant son arme sur le ventre lui dit calmement "When you call me that, smile!" (Quand tu m'appelles comme ça, souris).
Mais je viens de lire dans un livre d'histoire sur mon Wyoming, que cette scène s'est réellement passé à Thermopolis.
Lorsque le livre d'Owen Wister The Virginian fut publié en envoya une première édition à ses amis de Owl Creek. La communauté de Thermopolis lut avec impatience le roman pour voir s'ils reconnaissaient l'un des personnages. Après l'avoir lu, beaucoup affirmèrent qu'une scène célèbre avait été directement inspirée par leur ancien shérif Virgil Rice. La scène attira l'attention des habitants de Thermopolis.
Virgil Rule Rice, fut le premier shérif du bassin de Bighorn et n’avait pas peur d’affronter les voleurs de chevaux. Dans un saloon de Thermopolis, Virgil Rule Rice jouait au poker et après une brève dispute, en sortant son arme rapidement, il avait murmuré les mêmes mots à un joueur de cartes impatient "When you call me that, smile!" (Quand tu m'appelles comme ça, souris). Cette partie de poker avait eu lieu de nombreuses années auparavant et avait été rapporté dans les journaux locaux.
Le vieil ami de Virgil Rule Rice, Walt Punteney, a confirmé que ces mots avaient été prononcés.
L'auteur du roman, Owen Wister prétendit qu’il ne connaissait pas l’origine de l’histoire originale.
Mais les gens de Thermopolis disaient que l'auteur connaissait l’homme qui avait prononcé ces mots.
Alors, plagiat ou pas ?
La momie de Pedro Mountain et sa malédiction (17/10/2024)
Pour la période d'Halloween, j'ai toujours de beaux articles à vous proposer.
Une découverte incroyable par 2 chercheurs d'or en 1932.
Cecil Main (parfois mal orthographié Mayne) et Frank Carr étaient 2 chercheurs d'or amateurs qui fouinaient dans les Pedro Mountains à environ 55 miles au sud-ouest de Casper. Ils ont posé une charge de dynamite et ont fait exploser une partie d'une colline dans l'espoir de découvrir un filon de minerai.
Lorsque la fumée s'est dissipée, une petite grotte a été découverte.
Ils y trouvèrent un petit homme ratatiné, semblable à un bouddha, aux yeux exorbités, assis en position du lotus. Son crâne semblait aplati, son visage tordu en un sourire sardonique.
Les 2 chercheurs ont montré leur découverte à Casper le lendemain, Mais ils ont été ridiculisés pour avoir tenté de colporter de telles absurdités. Malgré tout, la découverte a fait la une des journaux à Casper le 23 octobre 1932.
Le petit homme momifié, mesurait peut-être 16,5 cm assis et probablement pas 43 cm s'il était debout. Il pesait un peu plus d'une livre.
L'étrange créature semblait regarder les 2 chercheurs en leur faisant un clin d'œil. Il avait une peau bronzée mais ridée, de grandes mains, de longs doigts, un front bas, une bouche très large avec de grandes lèvres et un nez large et plat. De plus, son pénis était bien conservé.
Les chercheurs ont découverts que la mort du petit homme avait du être violente, sa tête était anormalement plate et était recouverte d'une substance gélatineuse sombre qui était du sang coagulé. Son crâne avait peut-être été brisé par un coup extrêmement brutal. Il avait une clavicule cassée, ainsi que des vertèbres brisées et des dents de devant pointues, comme usées.
Cette découverte remarquable fut rapidement surnommé Pedro par les médias. La montagne porte ce nom, ce que je ne sais pas c'est si la montagne avait ce nom avant la momie ou a t'elle eu ce nom grâce à la découverte.
Le canular fut largement dénoncé, même si certains habitants pensaient qu'il s'agissait peut-être de l'un des petits personnages que la tradition traditionnelle avait longtemps cru exister dans les montagnes. Effectivement, des récits concernant de mystérieuses entités humanoïdes de type nain ou pygmée qui ont été signalées dans toute l'Amérique du Nord et qui sont souvent appelées familièrement petits pieds.
En avril 1934, Cecil Main vend Pedro à Homer F. Sherill de Crawford, dans le Nebraska, qui l'exposa ensuite enfermé dans un grand dôme de verre comme curiosité dans un cirque.
Quelques temps après avoir vendu sa découverte, le chercheur Cecil Main, mourut avant de toucher son argent.
Serait ce le début d'une malédiction ?
Homer F. Sherill, qui a acheté la momie, en a été propriétaire le Pedro pendant au moins 7 ans.
Pedro a ensuite fait son apparition au Jones Drug Store de Floyd Jones à Meeteetse, Wyoming. Floyd Jones a acheté la pharmacie en 1937, qui a ensuite vendu l'entreprise sous le nom de Pioneer Pharmacy à Harlow Bassett dix ans plus tard en 1947.
Mais en 1940, un vendeur de voitures d'occasion de Casper, Ivan Goodman, aperçois Pedro qui est exposé. Il achète la petite entité anormale pour plusieurs milliers de dollars.
Goodman a utilisé l'apparence accrocheuse de Pedro, qui est devenu un genre de mascotte, pour attirer les clients vers son parc automobile.
En 1950, Yvan Goodman a apporté la momie au Musée américain d'histoire naturelle de New York, pour vérifier si elle était réelle.
Elle a été confiée au Dr Harry Shapiro, conservateur du département d'anthropologie biologique du musée. Selon son rapport, cette étude confirma que Pedro n'était pas un faux mais contenait en effet un squelette complet, bien que minuscule, un crâne entièrement fusionné (ce qui semble confirmer qu'il s'agissait d'un humanoïde adulte et non d'un nourrisson), ainsi qu'une dentition complète. Pedro avait environ 65 ans au moment de sa mort.
Cependant, certains affirment que c'est peu probable et que Goodman
était rusé, et que tout ceci était peut-être pour faire connaître encore plus son entreprise automobile. Malheureusement, Yvan Goodman, après avoir apporté sa mascotte, est décédé un peu après.
Est-ce le mauvais œil qui s'acharne ?
A partir de là, Pedro disparait. On raconte, qu'en 1950, peu avant sa mort, Goodman l'a perdu à New York ou, selon un article du Casper Star Tribune en 1979, il l'a vendu à Leonard Wadler, qui a ensuite déménagé en Floride. On dit aussi que Goodman a emmené la momie à New York et l'a perdue aux mains d'un escroc.
Un rapport affirme que la famille de Wadler a été contactée par des enquêteurs pour savoir ou était Pedro. Mais la famille de Wadler n'en avait aucune idée. De plus Leonard Wadler était lui aussi décédé.
La malchance continue t'elle ?
D'autres conclusions du Dr Martin en 1950, qui avait lui aussi examiné le célèbre Pedro, indiquent que la momie était certainement un bébé humain, mort-né ou mort peu de temps après sa naissance. L'enfant est probablement mort d'anencéphalie, l'absence congénitale d'une grande partie du cerveau.
Cependant, ou est Pedro ?
Des films qui ont été tournée pour garder des preuves des radiographies ou scanner, des recherches, et les écrits de plusieurs chercheurs ont également été perdus.
Pedro a disparu mais fait toujours autant parler de lui. Il faudra attendre 2005 pour que John Adolfi de New York, propriétaire du site Bibleland Studios, offre une récompense 10000$ afin de retrouver Pedro, s'il existe encore quelque part.
John Adolfi soumettrait ensuite Pedro à des analyses ADN, à d'autres examens aux rayons X et à une imagerie par résonance magnétique afin de déterminer une fois pour toutes son identité précise.
Mais toujours pas de Pedro, la momie est restée cachée.
D'autres petites momies ont parait il été découverte un peu partout aux Etats Unis, et surtout dans mon Wyoming.
De plus, peu de temps après la découverte initiale de Pedro par les deux prospecteurs, un berger mexicain appelé José Martinez aurait trouvé une autre momie et six crânes différents dans un ranch du même secteur. Cependant, après avoir rapidement subi un certain nombre de mésaventures, Martinez a estimé qu'ils étaient maudits et il les a rapidement replacés là où il les avait trouvés.
Deux hommes, un jour de congé de 1933, sont tombés sur un pygmée mort aux dents acérées dans les montagnes Wind River du Wyoming. Hélas, une fois de plus, les 2 hommes sont morts peu de temps après, et d'autres personnes qui l'ont vu seraient morts de maladies graves.
Une autre momie, appelé Chiquita, a été découverte en 1929 dans le Wyoming. Cette curiosité a été racheté à un berger. Elle avait apparemment été retrouvée enfouie dans une grotte en position fœtale verticale et bien préservée.
Des radiographies originales de Pedro ont depuis été retrouvées et sont cette fois ci soigneusement conservées.
L'histoire de Pedro, la mini momie du Wyoming, est sans aucun doute l'une des histoires les plus connue de nos jours, même après plus de 90 ans, ce pygmée, ce minuscule, ce lilliputien, bref appelez le comme vous voulez, fait toujours autant parler de lui et la récompense de 10000$ de John Adolfi n'a toujours pas été réclamée.
La momie de Pedro Mountain a-t-elle disparu pour de bon ?
Savez vous qu'il y a trois statues de la liberté dans mon Wyoming ? (25/02/2022)
Cheyenne, Torrington et Rawlins ont les statues que l'on appel ici les trois sœurs.
Histoire du Sheridan Wyo Rodeo (15/03/2024)
Le premier Rodeo a eu lieu en 1928, mais n'avait pas encore le nom qu'on lui connait aujourd'hui. Le rodéo se faisait dans un ranch, le PK Ranch. Il était normal que l'on appelle cette première manifestation le PK Ranch Rodéo.
Sheridan à une forte culture du rodéo qui s’inspire de l’histoire de l’élevage avec beaucoup de ranch dans la région. Plus de 17 000 spectateurs enthousiastes se sont présentés au tout premier rodéo au PK Ranch. C'est un exploit exceptionnel, le rodéo au PK Ranch s’est déroulé le même jour que la finale des Cheyenne Frontier Days de 1928.
Le PK Ranch, appartenait à la famille Patrick entre 1889 et 1913. En 1925, le ranch est racheté par P. J. Morgan de Cleveland, Ohio. La famille Morgan qui aimait la région, voulait faire de la publicité et redonner à Sheridan un peu de cette vigueur du Far West.
Sans demander d'aide financière, la famille Morgan organise le premier rodéo au ranch PK ce 28 juillet.
Pas d'affiche, juste un encart dans le journal "Sheridan Post-Enterprise". C'est peut être les prix pour les 3 gagnants qui a attiré la foule. Ils comprenaient 1000$ en espèces pour le troisième, une selle montée en argent pour le deuxième, et le grand prix était un Hupmobile Roadster.
La belle voiture est restée dans le Wyoming. C'est Bill Kingman, un Wyomingois de Cheyenne qui a gagné ce lot.
Coïncidence ou peut être que c'est voulu, mais le PK Ranch était sur 5th W Street (ou la 330 Rd) et les arènes du Sheridan County Fairgrounds ou ce passe le rodéo aujourd'hui est sur la même route.
Après la réussite et surtout le succès des premiers rodéos, le nom est trouvé en 1931, ce sera Sheridan Wyo Rodeo. Une prime de 15000 $ a attiré des concurrents de rodéo professionnels de tous les États-Unis.
Le Sheridan-Wyo-Rodeo était bien installé pour duré.
Pour cette année 1931, les organisateurs veulent une affiche, mais une belle affiche. Ils demandent à l'artiste peintre Elling William "Bill" Golling d'en dessiner une.
Elling William Gollings n'est pas du Wyoming, mais il s'y est installé. Il est né le 17 mars 1878 à Fort Pierce, dans l’Idaho. Après un passage dans le Sud Dakota, il arrive à Sheridan. Très connu pour ses peintures représentant la vie de l'Ouest Américain, aussi bien les Cowboys que les Amérindiens. Quand la demande de créer l'affiche lui arrive, c'est avec enthousiasme qu'il accepte.
Elling William "Bill" Golling peint un tableau pour la première affiche Sheridan-Wyo-Rodeo de 1931. On imprime 10 000 affiches qui sont données aux Sheridaniens qui partient en vacances pour être distribuées partout aux États-Unis et même au-delà.
Hélas, Elling William "Bill" Golling meurt l'année suivante à l'âge de 54 ans, le 16 avril 1932. Ces oeuvres sont visibles dans plusieurs musées, au Buffalo Bill Historical Center à Cody, au National Museum of Wildlife Art à Jackson, Gilcrease Museum en Oklahoma.
La capitale, Cheyenne, n'est pas restée indifférente au talent du peintre, 4 des grandes peintures à l’huile de Elling William "Bill" Golling, datant de 1918, sont accrochées dans le Capitole. Il a aussi sa statue juste devant l'entrés principale de Capitole.
En 1931, un défilé de rodéo dans Main Street attira des milliers de spectateurs, et une parade au champ de foire et la participation de centaines d’Indiens à des spectacles nocturnes offrirent encore plus de divertissement.
Pour les rodéos, les américains élisent une reine, et Glady Accola a été la première miss rodéo du Sheridan Wyo Rodeo en 1932.
Chaque année depuis 1931, l'évènement attire toujours plus de monde et de participant. En raison des conditions de la 2è guerre mondiale, le conseil de rodéo a été dans l'impossibilité d'effectuer le Sheridan-Wyo-Rodeo en 1942 et 1943.
Mais en 1944, le rodéo a été réactivé avec un certain nombre de changements. On change le nom pour le rebaptisé Bots Sots Stampede pour évoquer la mémoire d'une série de rodéos en 1914-1916 appelée le Sheridan Stampede.
Bots Sots est un terme Amérindien Crow qui veut dire "très bon" et le terme a été utilisé pour annoncer les Sheridan Stampedes d'antan.
Le concours de miss rodéo a également été réactivé ainsi que la parade en ville. De 1944 à 1951, le rodéo a pris de l'ampleur en termes de nombre de participants et d'événements et certains des plus grands chiffres de fréquentation du rodéo ont eu lieu au cours de ces années.
Le rodéo a changé de statut, de rodéo professionnel est venu à être un rodéo local. Chaque année, les représentants du rodéo avaient un problème. il avait du mal à maintenir l’appui des commerçants et de la communauté, et la situation financière du rodéo était généralement tendue.
Il luttait toujours pour maintenir le soutien de la communauté et des commerçants. Mais l'année 1951 a été une année décevante pour un certain nombre de raisons. La première était que le soutien du public semblait apathique et, par conséquent, le rodéo a presque du être annulé.
Un sondage public a été mené pour déterminer si les Sheridaniens voulaient que le rodéo se poursuive. Le public a voté pour la poursuite et a également voté pour restaurer le nom Sheridan-Wyo-Rodeo.
Depuis, le nom est resté le même.
Un autre événement important en 1951 au sujet des miss. C'est une Amérindienne Crow, Lucy Yellow Mule, qui a été élue reine du rodéo.
Lucy Yellow Mule avait 16 ans et été une jeune coureuse de barils, elle était originaire de Wyola, dans le Montana.
Normalement, les miss étaient des filles d’éminents commerçants ou de familles d’éleveurs de Sheridan, mais cette année, 2 Amérindiennes Crow s'étaient inscrites, Lucy Yellow Mule
Yellowmule et Margo Real Bird.
Le Sheridan WYO Rodeo attire toujours, plus de monde, participants et spectateurs de tout le pays. C'est devenu un trop grand rodéo, trop coûteux et trop long pour être reconnu comme rodéo local. Dans les années 1960, il est redevenu professionnel, et avec ce changement le Sheridan WYO Rodeo a limité le nombre de concurrents et a permis d’améliorer les performances.
Les tribunes vieillissantes, il a fallu en reconstruire une nouvelle. Cette tribune a été construite et est utilisée depuis 1992.
En 2020, le Sheridan WYO Rodeo est de nouveau annulé en raison de la pandémie de COVID-19. La seule fois ou le rodéo avait été supprimé avait été pendant la Seconde Guerre mondiale.
Le Sheridan WYO Rodeo et plusieurs autres rodéos du Wyoming font partie du circuit PRCA et WPRA (Women’s Professional Rodeo Association).
j'y suis allé plusieurs fois et a chaque fois c'est une grande fête réussis.
De 1931 a 2024, cela fait 93 ans que le Sheridan WYO Rodeo existe, et on pourrait même dire 96 ans si on compte le premier rodéo de 1928 organisé par la famille Morgan.
Batailles de Simpson’s Hollow du 6 octobre 1857 (26/03/2024)
En automne 1857, un convoi de chariots de ravitaillement de l’armée dirigés par le capitaine Lew Simpson est en route pour l'Utah.
Il y avait plusieurs convois de wagons de ravitaillement partis en petit groupe. En tout, il y avait 2 500 soldats, avançant sur l’Utah depuis l’été 1857 pour faire respecter la loi fédérale dans le territoire de l’Utah.
Les mormons étaient arrivés dans la vallée du lac Salé en 1847. Brigham Young, président de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours (Mormons), était également gouverneur territorial et chef du gouvernement fédéral chargé des Affaires indiennes.
Des frictions entre mormons, juges fédéraux et d’autres fonctionnaires territoriaux ont lieu au cours des années 1850.
Le 15è président américain, James Buchanan (1791-1868), à nommer Alfred Cumming comme nouveau gouverneur de l’Utah. Le président Américain Buchanan ordonna à l’armée, sous le commandement du colonel Albert Sidney Johnston, de s’assurer que Cumming et d’autres fonctionnaires fédéraux puissent prendre leurs nouvelles fonctions.
Le président Américain et d’autres s’attendaient à avoir du mal à déloger Brigham Young. Même si son mandat avait pris fin en 1854, il avait conservé son poste parce que le seul remplaçant nommé avant Cummings avait, soit disant, refusé son poste.
Brigham Young, voulait retarder l’avance de l’armée vers l’Utah.
Il nomma une milice, sous le commandement du capitaine Lot Smith, qui a reçu l’ordre des autorités ecclésiastiques de harceler et de résister à l’armée, si possible sans effusion de sang. Ils ont incendié les trains de ravitaillement, volé le bétail et brûlé autant d’herbe que possible, pour priver les animaux de nourriture.
C'est à cet endroit, aujourd'hui nommé en l'honneur du capitaine Lew Simpson, que ce déroulèrent des combats.
Aux premières heures du 4 ou 5 octobre 1857, le mormon, major Lot Smith et une quarantaine hommes capturèrent et brûlèrent deux trains de ravitaillement, totalisant 52 chariots, à l’Ouest d’ici, près de la Green River.
Le lendemain, le 6 octobre 1857, des chariots de ravitaillement de l’armée américaine ont été attaqué par le major Lot Smith et ses miliciens de l’Utah.
Aucun homme ne fut tué, mais un a été blessé quand son pistolet se déchargea accidentellement.
Avec ces batailles, la perte de 3 mois de rations et de bétail, ainsi qu’un hiver précoce et rigoureux, bloquèrent l’armée au fort Bridger. Le mauvais temps a séparé obligé la milice a retourner dans le territoire de l'Utah.
Pendant cette accalmie, Thomas Leiper Kane (27 janvier 1822 - 26 décembre 1883), avocat, abolitionniste, philanthrope et officier militaire américain, négocie un règlement pacifique du conflit.
Au printemps de 1858, l'armée entra à Salt Lake City et Alfred Cumming fut nommé gouverneur territorial de l’Utah.
Kane est devenu un ami personnel de Brigham Young et est resté en contact avec le dirigeant de l’Église pendant de nombreuses années.
A Simpson’s Hollow, qui se trouve près de Farson, dans Sweetwater County, sur l'Highway 28, on trouve des marqueurs historiques et des panneaux expliquant les batailles et le passage du Pony Express. Ce qui en fait un endroit historique de mon Wyoming.
Le joyau des Rocheuses (11/11/2023)
C'est ainsi que William Frederick Cody alias Buffalo Bill nomait Pahaska Tepee.
Pahaska Tepee était le pavillon de chasse et hôtel de Buffalo Bill dans mon Wyoming. Il est situé à 80 km à l’ouest de la ville de Cody et à 2 kilomètres de l’entrée Est du Yellowstone National Park.
Buffalo Bill avait déjà fréquenté la région lors de voyages de chasse dans les années 1880. Une vingtaine d’années plus tard, au début du 20è siècle, on lui demande de construire 2 hôtels. Il accepta, et fit construire l’Irma Hotel à Cody et le Pahaska à l’entrée du Yellowstone Park, tous deux maintenant inscrits au registre historique national.
C'est William Frederick Cody alias Buffalo Bill qui, en 1901, a délimité à la hache le site précis ou serait construit Pahaska Tepee.
Irma Hotel ouvrit le 18 novembre 1902 et l'inauguration officielle de Pahaska Tepee a été le 5 juillet 1904. Mais la construction de Pahaska Tepee n'était pas achevée, elle s'est terminée en 1905 et le lodge a été ouvert aux invités.
L’architecte du Pahaska Tepee était Abraham Archibald Anderson, considéré comme le père du Service des forêts. Anderson avait déjà construit sa maison en 1890. Palette Ranch à Meeteetse qui est devenue le premier siège administratif de la réserve forestière de Yellowstone en 1902.
L’architecte Abraham Archibald Anderson a été aidé par un ami de Buffalo Bill, le Dr Frank Powell.
La construction de Pahaska Tepee à 2 étages, en rondins, tous récupérés dans la Shoshone Forest. La quincaillerie et le verre ont été transportés de Cody par chariots sur la nouvelle route North Fork. Construit en forme de T avec un grand porche enveloppant sur trois côtés.
Le 1er étage, ou rez-de-chaussée, comprend 7 chambres à coucher, une cuisine, une salle à manger et un grand salon avec une cheminée massive en pierre. Le 2ème étage abrite la suite privée de Buffalo Bill, qui s’étend sur le porche, ainsi que 6 autres chambres et 2 salles de bains.
Pour le nom, c'est Iron Tail, ami de Buffalo Bill, qui l'a trouvé. Il était chef Oglala Lakota et vedette du Buffalo Bill Wild West Show. Pahaska vient du mot "pahinhonska", qui était le nom Lakota de Buffalo Bill, et qui signifiait longs cheveux. Tepee en Lakota veut dire lodge.
Pahaska Tepee n'avait que le pavillon de chasse principal, mais par la suite d’autres bâtiments ont été ajoutés en 1909, 4 cabanes en rondins de deux pièces.
Par la suite, ont été ajoutés, 1 pavillon de danse en rondins recouvert d’un toit en toile, 1 bâtiment de blanchisserie en rondins, un champ de tir, des courts de tennis et de croquet ont été ajoutés en 1911.
En 1920, une cuisine salle à manger a été agrandie, hélas, en 1962 elle a été démolie.
Bien que Pahaska Tepee ait été construit comme hôtel et pavillon de chasse d’automne de Buffalo Bill où il pouvait divertir son cercle d’amis du monde entier. Mais William Frederick Cody alias Buffalo Bill ne serait venu que 6 fois.
Pendant la construction de Pahaska Teppee, un autre hôtel était également construit a quelques miles. Le Wapiti Inn, pour Buffalo Bill, sur la même route, à environ 30 miles de Cody. Buffalo Bill avait un plan, promouvoir ses intérêts et aider à développer la ville qui portait son nom. Il trouvait qu'un troisième hôtel serait très bien.
La carrière du Wapiti Inn fut courte, en 1913, il a été démoli, ou plutôt démonté et son bois a été transporté à Pahaska Tepee où il a été utilisé pour construire un dortoir.
La visite du prince de Monaco en 1913 a passionné les foules et les journaux. Mais Buffalo Bill ne chassait pas, il jouait plutôt le rôle d’hôte. En 2013, le Prince Albert II de Monaco s’y est également rendu, commémorant la visite de son arrière-arrière-grand-père en 1913.
Après la mort du maitre des lieux, Buffalo Bill, en 1917, Pahaska Tepee a eu plusieurs propriétaires jusqu’en 1926, année ou il a été repris par Alberta Wilkinson. En 1929, avec son fils, Willard, ils ont ajouté un magasin en bois. Ils ont fermé la salle à manger et en ont fait un musée en 1939-1940.
En 1946, Mme Wilkinson a vendu son entreprise à Henry H.R. et Peg Coe, qui ont élargi les activités hivernales à Pahaska.
Aujourd’hui, l’ancienne loge Pahaska Tepee est toujours debout dans toute sa splendeur. Bien qu'elle semble abandonnée si on en fait le tour. Franchir la porte d’entrée me donne toujours des frissons. C’est comme revenir au début du 20è siècle, avec les rondins brunies, l’architecture historique, les vieux meubles, nous sommes bien au cœur du vieil ouest.
De nos jours, Pahaska Tepee est une station de vacances avec service complet en été et en hiver un centre de ski et de motoneige. Des hébergements dans des cabanes en rondins, un magasin souvenir, un restaurant etc... Il appartient toujours à la famille Coe et est géré par Robert Coe II.
Pahaska Tepee a été inscrit au registre national des lieux historiques en 1973.
Photos en noir et blanc pour faire plus ancien.
La disparue du Wyoming (26/11/2023)
Ou est passé Olga, tombée accidentellement dans un ravin, un suicide, meurtre, une attaque d’ours ? Où était donc le corps ?
Revenons sur l'histoire qui date du 17 septembre 1934.
Carl Mauger était un pétrolier vivant dans le Wyoming, où et sortait avec une femme nommée Ella Tkach depuis 5 ou 6 ans. Ella voulait absolument épouser Carl, mais celui-ci l'a repoussée régulièrement prétextant qu'il voulait d'abord être plus stable financièrement. Mais Ella insistait jusqu'à le harcelé.
Lorsqu'un jour, Carl et Ella étaient a un bal, Carl a remarqué Olga Schultz et en est tombé amoureux immédiatement. Ella, en colère, est sortie en trombe, mais cela n'avait pas d'importance pour Carl qui était tombé sous le charme d'Olga.
Olga est née le 11 mars 1913 (ou 03 novembre 1913 selon les livres d'histoires) à Lead, Sud Dakota, de parents Russes. À partir de ce jour de bal, Carl et Olga ont commencé une romance qui a fini très vite par un mariage le 11 septembre à Harrison, dans le Nebraska.
Son ancienne fiancée Ella ait accepté de se retirer pour laisser la place a Olga, sans envoyer une lettre à la sœur d'Olga, menaçant de se suicider...
Néanmoins, après le mariage, le jeune couple est parti en lune de miel à la chasse au wapiti. La mariée, Olga Schultz, maintenant Olga Mauger, a grandi dans la région, pêchant, chassant et connaissait parfaitement la région. On disait même a l'époque qu'elle était une descendante de la légende, Beaver Dick Leigh, trappeur, éclaireur et guide anglo-américain de la fin du XIXe siècle, principalement dans la région de nom de Jackson Hole. Mais les rumeurs se sont toutefois avérées fausses.
Nous sommes le 17 septembre 1934, lorsque Carl et Olga se sont arrêtés pour se reposer après avoir parcouru des kilomètres au-dessus d’Angle’s Camp, aujourd’hui connu sous le nom de Togwotee Mountain Lodge, entre Moran et Dubois.
Carl Mauger, suggérait de gravir une petite colline, vers le Great Divide, et d’y repérer les wapitis. Olga était fatiguée et a dit à Carl d’aller en avant et qu'elle le rejoindra plus tard. Carl trouva cela étrange car Olga adorait les bois et était toujours partante pour une randonnée ou une escalade ardue.
Alors que Carl grimpait, il se retourna pour vérifier qu’Olga allait bien. Il l'a voyait assise sur un rocher proche de la route du col Togwotee, construite en 1921.
Lorsqu'il est redescendu au bout d’une demi-heure. Olga n'était plus là. Carl la chercha énergiquement, criant le nom d’Olga dans les bois.
Olga avait bel et bien disparu sans laisser de traces et Carl n’a jamais revu sa femme.
Il a prévenu les autorités de la disparition de son épouse et c'est le garde forestier KC "Sunny" Allan qui a reçu l’appel ou il est venu au camp de chasse de Stalnaker à 13 heures ou se trouvé Carl.
Olga était une experte de la forêt et tout le monde savait qu’elle ne pouvait pas se perdre, surtout si près de la route.
Le garde forestier organise les recherches, fait venir plus de 300 hommes, dont des dizaines de membres du Civilian Conservation Corps travaillant à proximité, d'autres gardes-chasse qui connaissent bien la région, des résidents privés, le shérif JA Francis du comté de Teton, et une vingtaine d’Amérindiens Washakie qui étaient des pisteurs experts. Ce fut la plus grande chasse à l’homme de l’histoire de l’État.
Elle faisait 1m75, cheveux roux foncé, et lors de sa disparition elle portait un pull gris, une chemise bleue d'homme, un pantalon d’équitation beige, des bottes à lacets hauts et un tam o’shanter (Berret) en feutre vert. Elle avait un sac de sandwichs, 30 $ en poche et une hache.
Les pisteurs Amérindiens Washakie disent qu'un sac vide de sandwichs a été retrouvé et prétendent qu’il est impossible de disparaitre, sans même laisser une trace.
Une tempête de neige a interrompu les efforts de recherche. Pendant ce temps, Carl Mauger est emprisonné sous les ordres du procureur du comté, Wilford W. Neilson, afin de l'interroger. Carl restera détenu à la prison plusieurs mois.
Faute de preuve et de corp, Carl a finalement été libéré. La police a finalement conclu qu'Olga avait disparu de son propre gré.
Le veuf présumé retournera ou son épouse a disparu accompagné de deux des frères d’Olga pour continuer à chercher sa fiancée perdue. Sans plus de chance de retrouver Olga.
Malgré tout, l'enquête continu. On a appris par la sœur d’Olga, Edith Thompson, qu'après le mariage, Ella, l'amante jalouse et délaissée, lui avait envoyé une lettre menaçant de se suicider.
C'est toujours la sœur d'Olga qui affirme que pendant qu'elles préparaient les valises ensemble pour la lune de miel, Olga l’a suppliée de venir avec eux. Elle pensait que sa sœur regrettait son mariage à la hâte à partir du moment où la bague lui avait été placée au doigt. Elle a répondu que trois personnes ne partent jamais en lune de miel. Edith se rappelle aussi l’expression d’Olga était terriblement triste, pas du tout comme celle d’une nouvelle mariée.
Durant l'enquête, on apprend qu'Olga, la jeune disparue et Ella, l'ancienne maitresse, étaient très amies même après le mariage, et que c’est Olga qui a écrit à Ella sur son intention de se suicider par culpabilité d’avoir volé Carl.
La sœur d’Olga, Edith, a déclaré aux autorités qu’elle pensait que sa sœur avait probablement fait de l’auto-stop pour quitter Jackson Hole une fois hors de la vue de Carl.
Olga avait environ 30 $ en poche, ce qui pas mal pour l'époque et avait une formation de sténographe. Elle aurait pu facilement trouver du travail n’importe où dans le pays et commencer une nouvelle vie. Edith a déclaré que chaque jour où elle se rendait à la boîte aux lettres, elle s’attendait à recevoir une lettre d’Olga expliquant tout, mais aucune n’est jamais venue.
Finalement, sept ans après la disparition d’Olga à Togwotee Pass, Carl a officiellement divorcé et s’est remarié à Ella...
Les nouveaux mariés ont déménagé à Redding, en Californie, où Carl est décédé en 1978 à l’âge de 72 ans. Ella a vécu jusqu’à l’âge de 92 ans et est décédée le 19 mars 1998.
Un meurtre, un suicide, une chute dans une crevasse, une attaque d’ours ? Où était donc le corps ? Pendant des années, les chasseurs de cette région ont gardé un œil attentif sur tout signe de la femme disparue. En vain.
Olga Schultz Mauger avait tout simplement disparu. Elle est officiellement le plus ancien cas de personne disparue dans les archives du Wyoming.
La disparition d’Olga Mauger restera assez étrange.
(16/11/2023)
Reconnu comme étant la plus vieille église du Wyoming encore debout, First United Methodist Church, à Cheyenne. Elle a commencé à être construite en 1890, à l’angle Nord-Est de la 18e street et de Central Ave à Cheyenne. Avant ça, le premier service religieux méthodiste à Cheyenne date du 29 septembre 1867 et a été fait à l’hôtel de ville. Ensuite une petite église a été construite en 1869 à l'endroit actuel de la First United Methodist Church. Elle était appelée la "Little White Church".
Normalement c'est cette église qui aurait du être la plus ancienne de mon Wyoming. Fabriquée en bois d’œuvre de Chicago et à charpente blanche. Elle a été déplacée au milieu de l’avenue Central pour construire la nouvelle église. Même si elle a été détruite par la suite, une réplique est toujours visible lors des parades à Cheyenne.
First United Methodist Church est fabriqué par l’architecte J. P. Julien et construite par Moses Patrick Keefe pour 25 000 $. Un toit à forte pente pour l'époque, une tour de trois étages surmontée par quatre petites tourelles.
Lors de sa construction en 1869, elle mesurait 97 pieds de long, soit environ 29,5 m. En 1928, un ajout à l’arrière a porté la longueur à 126 pieds, qui est 38,4m. Il y a vingt-sept vitraux, que je n'ai pas compté personnellement.
Une visite est toujours agréable, surtout que pour une église elle est très lumineuse à l'intérieur. A l'extérieur, ce sont ses briques rouge attire le regard. Son orgue impressionnant vous fascine dés votre entrée.
Son emplacement est facile à trouver, c'est la même rue que le Plains Hotel. Sur une photo, qui date de 2017, j'ai pris l'ancienne "Little White Church" qui passe devant First United Methodist Church durant la parade.
Prise d'otages dans mon Wyoming (17/09/2023)
Ce vendredi 16 mai 1986 ne sera jamais oublié des habitants de Cokeville. Un couple, David et Doris Young, à ramené l'horreur dans une petite école de la ville.
Des livres ont été écrits sur ce fait divers et un film est tourné en 2015.
En 1986, environ 500 personnes vivaient à Cokeville, une petite ville paisible situé dans Lincoln County, sur la highway 30. Il fait bon vivre ici et c'est un endroit sécurisé pour les familles et enfants. Hélas, un drame que nous ne pouvions éviter s'est produit. Revenons sur cette histoire.
David Young est né le 12 juin 1943 en Californie. Formé au Chadron State College du Nebraska, il a obtenu un diplôme en justice pénale et a été embauché comme policier de la ville de Cokeville en 1979. Il est licencié pour inconduite au bout de 6 mois et ne le supporte pas. David Young avait des liens avec des groupes suprémacistes blancs, y compris le Posse Comitatus et les Nations aryennes.
Doris Waters est née en 1938, le12 septembre, en Idaho. Elle vit à Cokeville et gagne sa vie en tant que serveuse et chanteuse dans un bar local. Doris rencontre David et se marient, avant de partir vers Tucson, en Arizona. Ils vivent dans une maison mobile, ou bungalow, avec Princess, la plus jeune fille de David d'un premier mariage. Il était père de deux enfants, mais était séparé de sa fille aînée. Doris avait aussi une fille.
Doris a pris des emplois à temps partiel, femme de ménage et serveuse, pour soutenir leur maigre style de vie. David est devenu de plus en plus solitaire, se concentrant sur ses lectures philosophiques et ses écrits.
C’est là, dans leur bungalow à Tucson, que David a imaginé un plan pour devenir riche rapidement. Ce plan impliquait les amis de longue date de David, Gerald Deppe et Doyle Mendenhall, qui croyaient qu’en investissant dans le plan de David, ils deviendraient riches, eux aussi. Mais David a refusé de révéler entièrement ses plans jusqu’à quelques instants avant qu’ils ne se déroulent à Cokeville. Mais quand les 2 amis ont appris les idées de David et Doris, ils n'étaient plus d'accord.
Le plan du couple est de prendre le contrôle de l’école primaire de Cokeville, tenir les enfants en otage pour 2 millions de dollars chacun, puis faire exploser la bombe, transportant l’argent et les enfants dans son "Meilleur des mondes", où il serait "Dieu". Bien que David et Doris Young n’étaient pas religieux, ils étaient profondément spirituels et croyaient en la réincarnation, ce qui a probablement conduit, en partie, à la création de l’idée du "meilleur des mondes".
Les 2 amis qui ont ont refusé de participer à la prise d'otages ont été menotter à l’intérieur de leur camionnette. David, Doris et Princess qui risquaient qu’ils le dénoncent aux autorités, les ont attachés en les tenant sous la menace d’une arme.
Heureusement, peu de temps après être entrée dans l’école, Princess a changé d'idée et a fui le bâtiment. Elle a conduit la camionnette du couple youngs, avec les amis, Deppe et Mendenhall toujours attaché à l’intérieur, jusqu'à à l’hôtel de ville, où elle a rapporté le plan de son père. Parce qu’ils ont refusé de participer, Princess, Deppe et Mendenhall n’ont jamais été accusés de ce crime.
Nous somme le 16 mai 1986, David et Doris sont déjà à l'intérieur de la petite école et ont rassemblé 136 enfants, des enseignants, le personnel et les visiteurs de l’école primaire dans 2 pièces.
Ils avaient avec eux une bombe à essence, ainsi que 4 fusils et neuf armes de poing. David disait que cela n'avait rien a voir avec une vengeance d’avoir été licencié, mais que c'était plutôt une philosophie faisant référence à un "Meilleur des mondes" où il voulait régner sur des enfants intelligents.
Dans une seule pièce, ils ont entassé en tout, 154 personnes, 136 enfants, 6 professeurs, 9 enseignants et 3 autres adultes, dont un demandeur d’emploi et un chauffeur UPS. Les enseignants et le personnel de l’école de Cokeville ont essayé de garder les élèves le plus calmes possible. Pour les divertir dans la petite salle de classe, ils regardaient des films, jouaient à des jeux, priaient.
David tenait une bombe à essence, avec le mécanisme de déclenchement attaché à une ficelle attachée autour de son poignet. Il exige une rançon de 2 millions de dollars par otage, soit 308 millions de dollars et un entretien avec le président Ronald Reagan.
Beaucoup d’enfants ont montré des signes de détresse par des pleurs, se plaignant de maux de tête à cause de l’odeur d’essence de la bombe, ou voulant simplement rentrer chez eux. Les fenêtres ont été ouvertes pour débarrasser la pièce des vapeurs d’essence.
David est devenu de plus en plus agité et irritable.
La mort des preneurs d'otages.
Environ 2 heures et demie après le début de la prise d'otages, David Yougs a transféré le mécanisme de déclenchement de la bombe au poignet de sa femme, Doris, et s’est rendu dans les toilettes juste a côté. Doris a développé aussi un gros mal de tête à cause des vapeurs d’essence.
C'est a ce moment que Doris a levé la main vers son front ou a voulu faire signe a un otage. Ce geste a involontairement activé le mécanisme de déclenchement et la bombe a explosé, blessant gravement Doris qui a été expulsé par la fenêtre absorbé par les flammes. La bombe a hélas brûlé de nombreux enfants à proximité. Très vite la pièce est pleine de fumée noire et de feu.
Immédiatement après la détonation, les enseignants ont vite réagi, ils ont commencé à pousser les enfants dans le couloir et à travers deux fenêtres ouvertes sur l’herbe à l’extérieur de l’école, provoquant le chaos alors que des parents paniqués tentaient de percer les lignes de police.
David est revenu très vite de la salle de bain pour trouver sa femme étendu sur la pelouse dans une douleur atroce. Sans hésiter, il lui a tiré une balle dans la tête et l’a tuée.
Dans le chaos total et peut être de rage, David tire dans le dos de John Miller, un professeur de musique qui tentait de fuir.
Puis, David Young est retourné dans les toilettes, a fermé la porte et s’est tué d’un coup de pistolet à la tête.
Heureusement, deux des trois détonateurs n’ont pas explosé lorsque l’interrupteur a été accidentellement déclenché par Doris.
Au total, 79 des otages ont subi des blessures, principalement des brûlures, l’inhalation de fumée et d’autres blessures causées par l’explosion de la bombe. Les blessés ont été envoyés dans plusieurs hôpitaux du Wyoming et de l’Idaho. A part David et Doris Young, les preneurs d'otages, personnes n'a été tuées, même le pauvre John Miller, qui a reçu une balle dans le dos, s'en est sorti.
Quelques livres ont repris le fait divers de Cokeville et un film a été tourné, "The Cokeville Miracle", a été réalisé par le cinéaste T. C. Christensen et est sorti le 5 juin 2015.
Une bien triste histoire, qui a part quelques blessés, se termine bien.
(02/06/2022)
Saviez vous que la patrouille du Wyoming relaie les fournitures médicales essentielles aux hôpitaux de tout l'État, y compris les transfusions sanguines d'urgence ?
Déjà dans les années 50, les directeurs médicaux ont commencé à demander de l'aide aux forces de l'ordre pour livrer des fournitures essentielles dans notre État éloigné. Le moyen le plus rapide et le plus efficace était que les policiers transportent les fournitures émergeant d'un comté à l'autre, les livrant à l'établissement médical. La tradition livrant des fournitures médicales se poursuit aujourd'hui sous la forme d'un relais.
Train Merci (18/07/2023)
Vous aimez les belles histoires, et bien en voici une magnifique.
Avez vous déjà était voir le Train Merci à Cheyenne ?
Ce train était un cadeau des Français en reconnaissance du train de l’amitié américaine qui fournissait de la nourriture aux Français pendant la Seconde Guerre mondiale.
Lors de sa tournée de remerciement, le train Merci a déposé un wagon rempli de cadeaux dans chaque capitale des Etats Unis.
Nous connaissons l'histoire du débarquement, ou des tas de jeunes soldats sont venu mourir sur nos plages. Mais après la guerre, nos frères Américains ont encore aidé la France (et l'Italie).
Début de l'histoire.
Tout à commencé avec le train de l’amitié américain de 1947.
Drew Pearson, un journaliste, a proposé l’idée du train dans sa chronique quotidienne "The Merry-Go-Round" pour venir en aide aux Français, et d’autres journaux à travers les États-Unis ont repris la cause.
Drew Pearson pensait qu’un train, traversant les États-Unis d’Ouest en Est, recueillant sur son chemin des dons du peuple américain pour le peuple Français et Italien représenterait une aide concrète. Sa plus proche collaboratrice était sa femme Luvie Pearson, qui partageait son idée grandiose.
L'idée était tellement apprécié des Américains, qu'il a fallu deux trains. Sa femme, Luvie, est parti avec le train à travers le nord des États-Unis, et Drew s'est lancé la route du sud. Tous deux se sont arrêtés dans chaque village pour obtenir des contributions. Ils ont recueilli suffisamment de nourriture pour remplir deux longs trains de marchandises. Et puis ils l’ont emmené en Europe, avec les clés des villes présentées à chaque arrêt.
Je ne vais pas parler des arrêts dans chaque Etat, mais dans mon Wyoming, le train est arrivé à Green River, Rawlins, Laramie et Cheyenne. Tout ces trajets, et Drew et Luvie se sont rejoint à New York.
Le gouverneur de la lointaine Hawaï est venu transmettre, au nom de ses concitoyens, 72 tonnes de sucre. Les camionneurs de Los Angeles ont assuré eux-mêmes et gratuitement le transport de la nourriture collectée. À Fresno, en Californie, des enfants ont arrêté le train et ont présenté des boîtes de lait et de biscuits. Oakland a ajouté sept voitures à la locomotive. Tout au long du trajet, des gens ont fait la queue pendant des heures pour donner de l’argent au fonds. L’État du Dakota du Nord, situé à l’écart de la route, a télégraphié qu’il formait un train spécial, qui se connecterait à Chicago.
Les compagnies de chemin de fer se sont engagées à faire circuler des trains gratuitement. À son arrivée à Chicago le 14 novembre 1947, le train qui se composait désormais de 80 wagons devait continuer sur trois itinéraires différents, convergeant vers la gare terminale de New York. Seulement un jour plus tard, la ligne principale comptait déjà 160 wagons. Le Texas envoyaient en plus un train de 12 voitures jusqu'à New York.
Enfin, le 18 novembre 1947, le train principal atteint New York, ses locomotives tractant 240 wagons de nourriture et de médicaments et a été accueilli par une foule de 25'000 personnes. Avant de transporter le premier chargement de la cargaison vers le Havre, en France, l’American Leader de l’United States Lines a été rebaptisé "Friend Ship" (Amitié).
Espérant à l’origine recueillir 80 wagons remplis de nourriture, le train a finalement recueilli plus de 700 wagons (valeur de 40 millions de dollars) de nourriture, de vêtements et de carburant, payés en partie par des dons monétaires. Chaque colis distribué en Europe était accompagné d’un message personnel des donateurs américains, "On compte dans ce vaste creuset qu’est l’Amérique, bien des races différentes, et bien des fois religieuses. En un esprit de bonne volonté démocratique et chrétienne, nous, Américains, avons travaillé pour envoyer dans vos foyers ces produits de nos champs. Nous espérons qu’ils vous aideront jusqu’au jour où vos moissons seront à nouveau abondantes et belles".
Nous ne remercierons jamais assez nos frères et sœurs du pays de l'oncle Sam pour ce geste merveilleux.
Le train Français de l’amitié a été réciproque par le "train Merci" 49 wagons couverts de la Première Guerre mondiale offerts aux États-Unis par la France, qui est arrivé dans le port de New York le 2 février 1949. Beaucoup de cadeaux restent exposés dans les sociétés historiques locales et les musées à travers les États-Unis.
L’idée d’envoyer un cadeau de remerciement aux États-Unis est venue d’un cheminot français et vétéran de la Seconde Guerre mondiale, nommé André Picard.
Les dons du Train Merci provenaient de plus de six millions de citoyens français et italiens sous forme de poupées, de statues, de vêtements, d’objets représentant la France ou l'Italie, de meubles et même d’une médaille de la Légion d’honneur censée avoir appartenu à Napoléon.
Les wagons utilisée étaient des "quarante et huit" utilisés pendant les deux guerres mondiales. Ce nom, "quarante et huit", fait référence à la capacité de charge des voitures, qui serait de 40 hommes ou huit chevaux.
En 1949, la France a envoyé 49 de ces wagons aux États-Unis (un pour chaque État et le territoire d’Hawaï) chargés de divers trésors, en signe de gratitude pour la libération de la France et du cadeau envoyé en 1947.
Ce train s’appelait le "Train Merci" en réponse à des trains de 700 wagons de fournitures connues sous le nom de "friend Ship" envoyés par le peuple américain en France. Chacun des wagons couverts du train Merci transportait cinq tonnes de cadeaux, tous donnés par des particuliers.
Le train et les 49 voitures sont arrivés à bord du Magellan le 3 février 1949, avec plus de 25 000 spectateurs présents pour l'accueillir. Sur le côté du cargo français chargé de cadeaux était peint, "MERCI AMERICA".
Immédiatement, les trains ont été répartis entre les États. On retrouve 43 wagons qui sont exposés au public dans chaque État. Le musée du Wyoming possède une collection de cadeaux français du wagon couvert et le wagon se trouve devant le bâtiment "American Legion" à l'angle de E Lincoln Way et Big Horn Ave.
Dommage qu'il ne soit pas mieux placé pour que tout le monde puisse le voir. Il est dans une petite rue à l'écart.
Comment ne pas aimer l'Amérique et nos Américains. God Bless USA.
Trappers Point (03/07/2022)
C'est un site archéologique situé près de Pinedale, le long de la Duck Creek. L'un des endroit dans mon Wyoming ou il y a le plus de pronghorns. C'est ici, a l'époque, que l'on chassait en masse d'antilopes cornes. D'ailleurs il y en tellement, que sur cette route un large pont a été construit pour éviter que les antilopes traversent la route et depuis on en voit beaucoup moins écraser sur le bord de l'US 191.
Pourquoi y a t'il autant de pronghorns sur cette route ?
C'est le chemin qu'elles suivent depuis toujours pour leur migration et même si beaucoup continuent leur chemin, d'autres choisissent cet endroit pour l'herbe en abondance et les rivières. Avant que la route 191 soit construite, il y a eu un nombre d'archéologues qui sont venu faire des recherches. Un grand nombre de pointes de projectiles ont été trouvées sur le site, pointes utilisés par le Amérindiens, mais aussi des pointes de la période archaïque. En passant à Trapper Point, vous pouvez encore voir par moment des chercheurs, toujours à quatre pattes a fouiller la terre.
Le site a été qualifié de découverte majeure dans l’archéologie du Wyoming et l’un des sites clés du Wyoming. Trapper Point a été ajouté au Registre national des lieux historiques le 14 mai 2007. Un arrêt sur le parking sur la route 191 des États-Unis à l’Ouest de Pinedale surplombe le site, avec des panneaux d’interprétation qui explique très bien et même mieux ce que je vient d'écrire.
(31/03/2022)
Saviez vous que le parc Yellowstone avait autrefois un endroit spécifique pour nourrir les ours ? Oui, vous avez bien lu, les ours étaient nourris par des mains humaines.
Cet endroit s'appelait "ours comptoir-lunch". Alors que les visiteurs d'aujourd'hui doivent transporter leurs déchets hors du parc ou les mettre dans des poubelles spéciales, il n'en a pas toujours été ainsi. Pendant une grande partie de son histoire, Yellowstone Park a eu des décharges extérieures situées dans le parc.
Les tas d'ordures étaient peut-être une horreur, mais parce qu'ils attiraient les charognards, ils sont devenus un lieu de rencontre familier pour les ours. Cela a permis d'attraper plus facilement des ours noirs et des grizzlis pour les marquer au milieu d'une frénésie alimentaire.
Dans les années 1920 et 1930, les exploitants du Yellowstone Park ont même installé des gradins pour les touristes et affiché des panneaux au-dessus des fosses à ordures indiquant;
"Comptoir à lunch - Pour les ours uniquement".
Alors que le crépuscule tombait sur le Yellowstone, les ours noirs et les grizzlis ont lentement émergé des bois voisins et se sont dirigés directement vers le tas d'ordures. Les dépotoirs ont finalement été fermés au public pendant la Seconde Guerre mondiale, mais pas avant que plusieurs touristes imprudents aient été blessés lors d'attaques d'ours.
Yellowstone Park exploitait encore une décharge dans le parc jusqu'en 1970, date à laquelle la dernière des décharges a été fermée.
Taco John's (18/06/2020)
Le Fast Food "Taco John's" est très connu aux Etats Unis.
Mais saviez vous que Taco John's, a été créé à Cheyenne, dans mon Wyoming ? Le Fast Food "Taco John's" est très connu aux Etats Unis. On en rencontre partout.
John Turner a ouvert le premier restaurant sous le nom de "Taco House" le 14 mars 1968 à Cheyenne. C'était juste un genre de petit bungalow (photo) à l'angle de Carey Ave et la 23Rd st. A cet emplacement il y a toujours un restaurant Taco John's.
John Turner était soldat à la base aérienne de F.E. Warren à Cheyenne et à servi dans l’armée de l’air des États-Unis pendant la guerre de Corée.
Le petit tacos de Cheyenne, va devenir l'une des chaînes alimentaires mexicaines les plus grandes et les plus appréciées du pays ?
un succès et ont rapidement attiré l'attention de
Deux locaux avertis en affaires, James Woodson et Harold W. Holmes, sont rapidement attiré par le succès de "Taco House".
John Turner leur vend les droits de franchise l'année suivante. En 1969, James Woodson et Harold W. Holmes, ont changé le nom en "Taco John's". Ils ont créé Woodson-Holmes Enterprises et le nom a été changé en "Taco" et "John" en reconnaissance au créateur John Turner.
Par la suite le siège social de l'entreprise a été au 714 W 20th Street, à Cheyenne, là ou il y a aujourd'hui Westby Edge Brewing.
Le nom de la société est devenu Taco John’s International. Alors que Taco John ciblait les petites communautés du Midwest comme Le Nord Dakota, Sud Dakota, Illinois, Nebraska ou encore les 8 autres Etats du Midwest, "Taco John's" a dépassé ses rêves en ouvrant aussi des restaurants dans le Colorado.
L'année 1973 marque un changement qui sera bénéfique, ils introduisent le service au volant, et réalisent une augmentation des ventes de 20 à 40%. C'est dans le Nebraska, à Scottsbluff, que le 100e magasin à ouvert en 1975.
"Taco John's" a eu des mascottes, la première, qui date avant 1970, a représenté un personnage diabolique avec écrit dessous "The Hottest Spot In Town (L'endroit le plus chaud de la ville). Quand on leur posait la question, pourquoi une mascotte représentant un petit diable ? Ils répondaient que c'était parce qu'ils avaient passé un marché avec lui pour le secret des "Potato Olés", leur spécialité.
Dans les années 1970, la mascotte a changé, elle représentait un personnage mexicain nommé Juan avec un sombrero géant et un âne nommé Pépé, coiffé lui aussi d'un sombrero, jusque dans les années 1990. depuis plusieurs logos ont suivi.
En 1985, le quartier général de Taco John's a déménagé du la 714 23Rd st. Pas loin, ils ont juste traversé les voies ferrées et ils se sont installés dans la même rue, au numéro 808. Le siège Taco John's est toujours a cette adresse.
En 2018, l'année ou "Taco John's" fêtait ses 50 ans, la chaîne de restaurants comptait presque 430 établissements aux États-Unis. "Taco John's" est un fast-food d’inspiration mexicaine qu’on appelle aussi "West-Mex". Sa spécialité, Les pommes de terre Olés, c'est le plat signature de l’entreprise, des pépites de pommes de terre frites de la taille d’une bouchée, enrobées d’un mélange exclusif d’épices et d’assaisonnements.
L'année suivante en 2019, "Taco John's" s'offre un nouveau design, les restaurants ont un nouveau style et un nouveau logo. Il faut choisir lequel des restaurants sera changé en premier.
Bien sur, le tout premier a recevoir ce changement sera celui de Greeley, à Cheyenne. A Cheyenne il a 6 "Taco John's", mais celui de Greeley est le tout nouveau à être construit en 2019.
Taco John’s est toujours aussi fière de servir des portions généreuses, des plats préparés frais à votre commande, des ingrédients de haute qualité et des recettes spéciales, des assaisonnements et des sauces.
Le siège social est toujours à Cheyenne, Wyoming.
(09/04/2021)
Un accident d’avion en 1943 dans les montagnes Big Horn du Wyoming sont encore un mystère aujourd’hui.
Un bombardier B-17F-55-DL Flying Fortress de la Seconde Guerre mondiale a disparu pendant 2 ans au-dessus du Wyoming lors d’un vol transcontinental
et de nos jours les détails de l’accident sont encore inconnus.
L'avion, surnommé "Scharazad", quitte la base aérienne de Pendleton en Oregon avec 10 membres d’équipage, à destination de la grande Bretagne en
passant par Grand Island, dans le Nebraska.
Vers minuit, le capitaine annonce par radio leur position, ils sont près de Powder River, dans le Wyoming. Ensuite plus rien, silence, on n’a plus
eu de nouvelles de l'avion.
Seulement, à minuit, le B-17F-55-DL Flying Fortress devait déjà être à Grand Island, Nebraska. Alors que faisait il encore au dessus du Wyoming
?
Ne sachant pas où trouver l’avion, ou il pourrait se trouver, l’armée ne pouvait que deviner le meilleur endroit pour commencer les recherches lors
de son message a minuit, les Big Horn.
Pendant une semaine, ils ont passé au peigne fin les montagnes Big Horn, mais ne trouvant pas l'avion, les recherches ont continué de frontière en
frontière, du Sud Dakota à l’Idaho.
Après plusieurs jours de recherches infructueuses, l'armé a déclaré l’avion perdu, disparu et malgré tout, l’armée a lancé un nouvel effort de
recherche, sans résultat.
Un an plus tard, l'armé se posait toujours la question "ou est passé l'avion?" si bien que 1 an plus tard, en 1944, d'autres recherches de plusieurs
chaînes de montagnes du Wyoming ont été tentée. Absaroka Mountain, Big Horn Mountain et Wind River, sont fouillées. Encore une fois, aucun morceau d'avion ou d’épave n’a été trouvé.
Finalement un dimanche après-midi d’août 1945, deux cow-boys remarquent quelque chose qui brille au soleil sur un flanc de montagne près de Cloud
Peak et, lorsqu’ils sont montés pour voir de quoi il s'agissait, ils ont trouvé les restes de l’avion et de l’équipage. Pourtant cette zone avait été fouillée, sans rien trouver. On pense que
lors des efforts de recherche antérieurs, la couleur de la peinture de l’avion se fondait étroitement dans le flanc de la montagne, rendant l’épave difficile à repérer.
Les deux cow-boys ont contacté les autorités, et ont mené une opération avec les sauveteurs pour récupérer les corps de l’équipage et les rendre à
leurs familles.
Bien que les 10 membres de l’équipage aient péri, les sauveteurs pensent que l’un d’eux aurait pu survivre à l’accident. A côté d'un corp, il y
avait une bible ouverte et des photos de famille gisant à côté de lui.
Après quelques années, la peinture s’est usée et l’aluminium brillant en dessous a rendu l’avion plus visible. Aucune cause officielle de l’accident
n’a jamais été déterminée, mais il est présumé que le dysfonctionnement de l’équipement de navigation et une nuit sombre sans lune et le mauvais temps ont empêché le pilote de voir la crête
devant lui avant qu’il ne soit trop tard.
En 1946, à la demande des Sheridan, Wyoming War Dads Auxiliary, le Service des forêts a nommé la montagne "Bomber Mountain" en l’honneur des 10
hommes qui y sont morts le 22 Aout 1946, et une plaque a été installée sur la rive du lac Florence à environ 1 1/2 miles au sud-ouest du site de l’accident.
L’épave de l’avion est toujours sur la montagne.
Chanson de l'État du Wyoming (03/04/2025)
Alors qu'il voyage alors en train en Pennsylvanie, Charles Edwin Winter, compose les paroles de "Wyoming", qui deviendra l'hymne officiel de l'État carré.
Charles E. Winter est né à Muscatine, dans l'Iowa, le 13 septembre 1870. Ses parents étaient William Winter, né le 31 Juillet 1825 et sa mère, Wilhelmine (Fiegenbaum) Winter, née le 27 Juillet 1833, tous deux originaires d'Allemagne.
Il fréquenta les écoles publiques et l'Iowa Wesleyan College de Mount Pleasant et s'installe à Omaha, dans le Nebraska. Il étudie le droit à l'Université et l'âge de 22, en 1892, il est diplômé de l' Université Wesleyenne avec une licence de philosophie.
En 1895 il est admis au barreau ou travaille son frère ainé, Phillip.
L'année suivante, il devint greffier du tribunal de comté d'Omaha, poste qu'il occupa pendant 4 ans, jusqu'en 1900, date à laquelle il s'installa en cabinet privé.
Pendant son séjour à Omaha, le 11 juin 1896, il se mari à Augusta Pittman Hutchinson, d'Omaha, et ils ont eu 3 fils, Stanley, Warren et Franklin.
Charles E. Winter déménage dans mon Wyoming en 1902, et s'installe à Encampment où il continue d'exercer le droit.
Il s'intéresse à la politique, devient républicain et membre du Convention nationale républicaine. L'objectif de la Convention nationale républicaine est de désigner officiellement un candidat à la présidence et à la vice-présidence des Etats Unis en autres.
Le siège de la Convention nationale républicaine est à Pittsburgh, en Pennsylvanie et Charles E. Winter doit régulièrement faire le voyage du Wyoming à la la ville de l'acier, qui est le surnom de Pittsburgh.
C'est justement durant l'un de ses voyage à l'été 1903, alors qu'il voyageait en train en Pennsylvanie, qu'il composa les paroles de Wyoming, un superbe poème.
Il écrit des romans, En 1907, il publie un roman sur le Wyoming, intitulé "Grandon of Sierra", qui en est aujourd'hui à sa 6è édition. Une histoire western, qui raconte la vie d'un cow-boy qui abandonne la campagne pour devenir prospecteur lors de la ruée vers le cuivre d'Encampment.
Il a d'autres livres connus, comme "Ben Warman", qui sera adapté au cinéma en 1920 par le film "Dangerous Love". "Gold of Freedom" ou l'histoire se déroule dans le col Sud du Wyoming.
Pendant une partie de son séjour à Encampment, Charles était associé à Spencer Eugene Phelps, un autre natif de l'Iowa, dans le cabinet d'avocats Phelps & Winter.
Il y exerce le droit jusqu'en janvier 1913 à Encampment, date à laquelle il s'installe à Casper.
Malheureusement, sa femme Augusta décède jeune, à 43 ans, le 29 Avril 1913. Elle est inhumée au Forest Lawn Memorial Park, à Omaha, Douglas, Nebraska.
La même année, il est nommé juge du sixième district judiciaire du Wyoming.
Il fait la connaissance de Alice Reunah Maltby, une infirmière de Spokane, Washington, qu'il épouse le 23 février 1915. Elle a 26 ans et Charles, 44.
Il démissionne de son poste de juge et reprit sa pratique du droit à Casper en 1919.
Actif politiquement, il est élu représentant au Congrès en 1922 sous la bannière républicaine. Il fut réélu en 1924 et en 1926. En 1932, Charles est nommé procureur général de Porto Rico par le président Hoover et occupa ce poste pendant 19 mois.
Il est même gouverneur par intérim. Il reprend ensuite la pratique du droit dans le Wyoming et mourut à Casper le 22 Avril 1948 à l'âge de 77 ans. Il est enterré à Highland Cemetery de Casper.
Pour l'instant le poème n'est pas une chanson.
Earl Ross Clemens est né le 8 novembre1878 dans le Michigan et vit également à Encampment, et crée le journal "Grand Encampment Herald" en 1903.
Quand son ami Charles Edwin Winter rentre de son voyage en Pennsylvanie, il lit les paroles de son poème. Il a une idée, composer une musique et en faire une chanson. Ce sera fait rapidement cet même année de 1903.
Fenimore Chatterton (21 juillet 1860 - 9 mai 1958) 6e gouverneur du Wyoming du 28 avril 1903 au 2 janvier 1905, est crédité comme étant le premier à avoir annoncé la chanson "Wyoming" comme chanson officielle de l'État, lors de la Convention industrielle de 1903.
Fenimore Chatterton était un homme d'affaires, homme politique et avocat américain. La chanson a ensuite été approuvée comme chanson officielle par l'association de presse de l'État, la convention industrielle de l'État et l'université de l'État.
La chanson devient alors la chanson non officielle de l'État du Wyoming.
De leur côté, Charles Edwin Winter le parolier et Earl Ross Clemens, le compositeur de la musique tardent à déposer les droits d'auteurs de la chanson, mais le font quand même en 1913. Le journal "Wyoming Publishing Company" de Casper la publia la même année.
En 1920, 7 ans plus tard, George Edwin Knapp (1886-1967) composa une nouvelle mélodie pour le poème du juge Winter. Il a été baryton, chef de chœur, professeur de chant et directeur du département de musique de l'Université du Wyoming de 1920 à 1930.
Il a protégé par le droit d'auteur et l'a publié par la Richter Music Company de Casper.
La chanson "Wyoming" fut adoptée comme chant officiel de l'État le 15 février 1955.
La première musique de la chanson créé par Earl Ross Clemens a été mis de côté et celle que l'on trouve aujourd'hui est de Charles Edwin Winter.
Voici le paroles;
Dans le lointain et puissant Ouest,
Là où le soleil cramoisi cherche le repos,
Il y a un état splendide en pleine croissance qui se trouve au-dessus.
Sur la poitrine de cette grande terre,
Là où se dressent les immenses Rocheuses,
Voilà le Wyoming jeune et fort, l'État que j'aime !
Dans les fleurs sauvages et douces,
Couleurs rares et parfums se rencontrent.
Il y a l'ancolie si pure, la marguerite aussi,
La rose est sauvage et rouge elle jaillit.
Blanc le bouton et ses anneaux,
Tu es loyal car ils sont rouges, blancs et bleus.
Où tes pics à tête couronnée,
S'élevant jusqu'au ciel, ils se marient.
Assieds-toi comme des reines des neiges régnant sur les bois, les ruisseaux et les plaines.
Sous tes profondes bases de granit,
Sous l'étendue élargie de ta poitrine,
Se trouvent les richesses qui t'ont apporté la gloire.
Tu détiens d’autres trésors.
Tu façonnes des hommes et des femmes.
Vraies et sérieuses sont les vies que tu suscites.
Tu enseignes la force à tes enfants,
Tu donnes à chacun la vérité de la nature,
Tes œuvres et tes voies sont libres et nobles.
Dans la bannière de la nation libre
Il y a une étoile qui a quelque chose pour moi
Un éclat pur et une splendeur comme le soleil.
C'est à moi, l'étoile du Wyoming,
À la maison, elle me conduit près ou loin ;
Ô Wyoming ! Tu as gagné tout mon cœur et tout mon amour !
Chœur
Wyoming, Wyoming ! Terre de soleil éclatant !
Wyoming, Wyoming ! Une terre qui nous est si chère !
Wyoming, Wyoming ! Tu es précieux, toi et moi !
Wyoming, Wyoming ! Mon État bien-aimé.
Vous pouvez écouter la chanson sur le lin ci dessous;